11/08/2023
C’est intéressant ce désir qui émerge aujourd’hui chez pas mal de jeunes de transformer une camionnette ou acheter un camping-car et parcourir le monde, en famille, en couple, cet élan vers le nomadisme, se balader, improviser, s’arrêter là où on se sent bien, en prenant le temps de participer à la vie locale, de brouter la beauté des paysages. Dans les années 50 et 60, les beatniks, les hippies faisaient déjà la route et voyageaient en stop jusqu’en orient, refusant la société de consommation, le matérialisme. C’est vrai qu’en se sédentarisant, les hommes ont commencé à établir des villes et une grande partie de la solidité de la vie consiste aujourd’hui à fonder une famille, construire ou acheter sa maison. S’installer dans la vie, comme on dit. Quelle expression ! Comme si la vie était une sorte de fauteuil, d’endroit. Et le matérialisme a fait que la vie consiste à remplir cet endroit de plus en plus de choses, pour se sentir en sécurité, en accumulant pour bien montrer qu’on a réussi.
Maintenant les jeunes qui veulent voyager ressentent cette urgence de voir ce monde fugace tant que c’est possible, politiquement car de nombreux pays sont aujourd’hui inaccessibles ou trop dangereux (Afghanistan, Iran par exemple) et mais aussi pressés par les problèmes climatiques.
En recherche d’une autre manière de vivre, plus libre et légère, en s’émancipant de l’école, du travail, des routines familiales et amicales habituelles. On improvise, on s’élance vers l’inconnu, ces rencontres fortuites, intenses, qui n’ont pas le destin de durer, que ce soit d’un lieu ou de personnes. On ne s’installe pas, on ne s’attache pas, on arpente la planète, libre et léger.
S’autoriser une tranche de vie différente et nomade pour mieux savourer la vie !