19/09/2013
Elearning 2.0
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L'expression E-Learning 2.0 est un néologisme désignant les systèmes de CSCL (Computer-supported collaborative learning) nés de l'émergence du Web 2.0.
Tendances : Avant le Web 2.0, l'informatique était surtout un « lieu de stockage» de données, et un moyen de les médiatiser ; Des « paquets de connaissance » étaient ainsi délivrés en classe (dans les universités essentiellement dans un premier temps, dans les années 1990), par disciplines et par « niveaux de formation », avec des didacticiels améliorés. L'informatique était aussi un moyen d'évaluer et noter le niveau de connaissance de l'élève, par son professeur ou de permettre, via les mails des échanges plus rapide et plus interactifs, dont en formation continue et formation de formateurs (formation des maîtres d'école par exemple). Ces outils, et notamment les mails ont rapidement montré des limites éducatives, notamment en termes de déperdition, temps passé et de surcharge informationnelle nécessitant une pédagogie de la gestion des messagerie électronique, alors que dans le même temps, la puissance des moteurs de recherche augmentait de manière exponentielle l'accès à l'infosphère.
Le Web 2.0 a ensuite permis un changement de paradigme, avec l'émergence, l'auto-organisation et autogestion de formes et de plus en plus complexes de réseaux de communautés apprenantes. Certaines ont construit leurs propres outils collaboratifs, éventuellement multilingue (comme Wikipédia et ses projets-frères), parfois plus vite et mieux que les entreprises et systèmes éducatifs existants. Les pédagogues utilisant ces outils s'appuient sur l'efficacité d'une connaissance et compréhension coconstruite et socialement construites ; Les apprenants (avec ou sans formateurs) participent à l'amélioration continue des savoirs et savoir-faire. Ils les explorent, mais ils peuvent aussi les reclasser, les réorganiser et les traduire en langues étrangère.
L'apprentissage donne alors plus de place aux conversations sur le contenu, le sens et la forme, aux l'interaction à la terre sur les problèmes et les actions, et cherche à produire de la « donnée ouverte », qui pourra à son tour librement être exploitée et améliorée par d'autres.
Les promoteurs de ce que les anglophones appellent l'« apprentissage social » (social learning) estiment que l'un des meilleurs moyens d'apprendre quelque chose, et de bien le comprendre, est de l'enseigner à d'autres. Ils ont d'abord utilisé les blogs, puis les wikis, le podcast et une large palette d'outils informatiques permettant les interactions entre apprenants, une meilleure valorisation des données archivées et une autre gestion du temps de l'apprentissage et de la production de savoir.
Parmi les premiers « cours en ligne », tels que ceux développés par Murray Turoff et Starr Roxanne Hiltz dans les années 1970 et 80 au Nouveau Jersey Institute of Technology, des cours à l'Université de Guelph (Canada), la British Open University, et les cours à distance en ligne de l'Université de Colombie-Britannique (où le Web CT, maintenant incorporé dans le Blackboard Inc. a été inventé), nombreux étaient ceux qui ont toujours fait un usage intensif de discussion en ligne entre étudiants, si ce n'est avec les formateurs. En outre, dès le début, les praticiens comme Harasim (1995) ont mis fortement l'accent sur l'utilisation des réseaux d'apprentissage pour la construction des connaissances, bien avant le terme e-learning, et encore moins d'e-learning 2.0, a même été considéré. Le Web 2.0 a cependant considérablement élargir les potentialités de l'apprentissage collaboratif et le nombre des apprenants-sachants connectés.
On assiste aussi à un usage croissant des plates-formes numériques de travail, et des salles de classe virtuelles (présentations en ligne livrées en direct, plus ou moins organisées) utilisées comme plateforme d'apprentissage en ligne par et pour un ensemble diversifié de fournisseurs de services éducatifs tels que (aux États-Unis, parmi les précurseurs) les collèges d'État et université du Minnesota ou le district scolaire de Sachem.
Outre les environnements de classe virtuelle, les réseaux sociaux prennent dans les années 2000 une importance grandissante dans le E-learning 2.0.
Ils ont été testés et parfois encouragés avec des communautés d'apprentissage en ligne autour de sujets aussi divers que la préparation aux examens ou l'enseignement des langues (projet « Linguanet Europa »). L'apprentissage assisté et mobile des langues (ou Mobile Assisted Language Learning (MALL), pour les anglophones) est l'expression qui désigne l'utilisation d'ordinateurs portables et/ou de téléphones cellulaires pour faciliter l'apprentissage des langues.
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