21/11/2022
« Il est arrivé que dans un des pays du tiers monde, le corps enseignant d’une faculté des sciences devrait se rendre à une rencontre scientifique à l’étranger. Il fallait qu’il s’y rende en avion. Le jour du voyage, du doyen aux enseignants, ils embarquèrent et le pilote Commandant fait l’annonce suivante : Bonjour à tous ! Nous vous souhaitons un bon vol dans cet appareil entièrement construit par vos étudiants de la faculté des sciences.
Juste après, dans une bousculade monstre, les enseignants détalaient les uns après les autres de l’avion. Seul le doyen est resté serein à sa place. Sa secrétaire coincée comme entre deux eaux ne sachant pas quoi faire : sortir ou attendre les ordres de son chef, osa quand même poser la question au doyen de savoir pourquoi il n’était pas lui affolé et pressé de sortir de l’avion comme ses collègues enseignants. Il répond toujours sans panique en disant : s’il est vrai que cet avion est construit par les étudiants de notre faculté des sciences, tu peux être certaine d’une chose, il n’arrivera même pas à décoller. » (Histoire anonyme)
Attitude des enseignants et certitude du doyen qui font peur et interpellent à plus d’un titre quant à l’avenir de notre collaboration (nous enseignants) avec vous que nous formons (les étudiants) :
-Ces enseignants ont-ils conscience d’avoir mal formé ces étudiants ?
-Est-ce plutôt que ces étudiants ont mal assimilé les connaissances ?
-Plus encore : comment ont-ils fait pour avoir leur diplôme de fin de formation ?
S’il est fréquent d’entendre de nos jours sur les médias, dans des débats etc… que le niveau des formés baisse car le niveau de l’éducation baisse, nous devons nous poser une question : quelle est notre part de responsabilité dans tout ceci ?
Formons-nous pour la forme ou pour la réalisation des personnes épanouies capables de servir valablement leurs semblables, de fleurir là où elles seront semées ?
Et vous, chers étudiantes et étudiants, êtes-vous à la quête de la connaissance ou pourchassez-vous (par des moyens négociés) des diplômes ? Et après ? Car oui, il y aura un après où il faut donner à votre tour du fruit de votre formation à ceux qui vous suivent.
Votre avion va-t-il pouvoir décoller et conduire à bon port, pour ne pas dire à bon aéroport ?
Chers ambassadeurs de la USQUE AD VERTICEM INSTITUT, allons-nous faire la différence ? Pouvons-nous ensemble collaborer à faire la différence ? Le prix à payer : c’est le travail !
Si vous trouvez que c’est trop cher, payer le prix de l’ignorance est une addition plus que salée.
Un homme avertit en vaut plus qu’un !
Je vous souhaite une bonne journée et une bonne semaine de travail !
Mots du Directeur des études de l' ISDB Lomé le Dr AMEVOR.
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