01/12/2024
Enfin les lignes bougent, les fondement s'écroulent. Telle une toile d'araignée la nouvelle Afrique déconstruit et se réconstruit.
C'est "l'Afrique des altérités", dixit l'autre...
L'un après l'autre, les deux pays ont annoncé le départ des militaires français de leur territoire. “Le Sénégal est un pays indépendant, c’est un pays souverain et la souveraineté ne s’accommode pas de la présence de bases militaires dans un pays souverain”, a déclaré le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
Le Tchad évoque de son côté une décision qui “marque un tournant historique”, 66 ans après son indépendance. “Il est temps pour le Tchad d'affirmer sa souveraineté pleine et entière, et de redéfinir ses partenariats stratégiques selon les priorités nationales”, a déclaré Abderamane Koulamallah, porte-parole du gouvernement tchadien.
Pour autant, les deux États ne remettent pas en cause les relations diplomatiques avec la France. Le Tchad assure rester “déterminé à entretenir des relations constructives” tandis que le Sénégal affirme qu'il ne s'agit pas d'un acte de “rupture” mais plutôt d'un “partenariat rénové”.
“La France a esclavagisé, colonisé, et est restée. Si vous inversez les rôles, vous concevrez très mal qu'une autre armée puisse avoir une base militaire en France”, a souligné Bassirou Diomaye Faye, dans un entretien au journal de France 2.
“La France est un partenaire essentiel mais elle doit aussi considérer désormais que le Tchad a grandi, a mûri et que le Tchad est un État souverain et très jaloux de sa souveraineté”, a déclaré pour sa part Abderaman Koulamallah, suite à la rencontre entre le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno et Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères.
Ni le Quai d'Orsay, ni l'Élysée n'ont pour le moment réagi.