01/05/2026
Serigne Abdoul Khadim Fall
Fils de Serigne Mor Talla Fall, petit-fils de Mame Cheikh Ibrahima Fall, Baboul Mouridina
Fils de Serigne Mor Talla Fall, deuxième Khalife général des Baay Faal (1950–1954), et petit-fils de Mame Cheikh Ibrahima Fall Baboul Mouridina,il a grandi dans l’héritage d’une haute spiritualité et d’un dévouement total au service de Dieu et du Mouridisme.
Homme de science islamique, Serigne Abdoul Khadim Fall s’est distingué par sa piété, sa connaissance religieuse et son attachement aux valeurs de travail et de discipline héritées de son grand-père. Bien qu’il n’ait pas vécu longtemps, sa mémoire demeure vivante parmi ceux qui l’ont connu, et à travers les actions de ses descendants.
Parmi eux, son fils Serigne Mame Cheikh Fall Khadim s’illustre en perpétuant l’œuvre de son père et en magnifiant la mémoire de Mame Cheikh Ibrahima Fall. Chaque 1er mai journée symbolique de la fête du travail à travers le monde — il organise au Stadium Marius Ndiaye une grande rencontre spirituelle dédiée à revisiter la vie et l’œuvre du Baboul Mouridina.
Cet événement est un moment de communion, de transmission et de reconnaissance du legs immense laissé par les pionniers de la voie Baay Faal, dont Serigne Abdoul Khadim Fall fut un digne héritier.
Lampe Leeral
29/04/2026
Serigne El Hadji Ibrahima Mbacké Astou Thiam
Héritier spirituel, fédérateur de Gawane, miroir de fidélité et d’érudition
Né en 1912 à Gawane, Serigne El Hadji Ibrahima Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Ibrahima Mbacké Astou Thiam, fut une figure centrale et lumineuse dans la lignée de Borom Gawane, son père, Mame Cheikh Anta Mbacké. Sa mère, Soxna Astou Thiam, était issue de la noble localité de Niakhéne. Dès sa naissance, son père le plaça sous l’égide spirituelle du grand théologien mouride Cheikh Ibrahima Fall, en lui donnant son nom un acte hautement symbolique qui marquait déjà son destin.
Parmi les nombreux fils de Borom Gawane, Serigne Ibrahima Mbacké se distingua par sa capacité à rassembler, à unir, et à porter la charge spirituelle et morale de la famille. Il incarnait l’âme fédératrice de Gawane. Très proche de Serigne El Hadji Tacko Mbacké, ils partageaient une résidence permanente à Gawane, témoignant d’une fraternité exemplaire et d’un engagement constant. Il entretenait également une relation toute aussi fraternelle avec Serigne Dame Mbacké, autre fils émérite de Mame Cheikh Anta.
Érudit raffiné, d’une piété profonde et d’une mystique intérieure rare, Serigne Ibrahima fit ses études coraniques et islamiques au daara de Thiakamé, sous l’égide directe de son père. Il deviendra par la suite un pilier de l’enseignement religieux à travers plusieurs daaras implantés entre Gawane, Niakhéne et Thiakamé. Sa pédagogie, empreinte de sagesse et de profondeur, laissait une empreinte durable chez ses disciples.
Son amitié étroite avec Serigne Abdou Khadre Mbacké, fils de Khadim Rassoul, était connue et respectée. En témoignage de cette fraternité sincère, Serigne Ibrahima Mbacké Astou Thiam donna à son propre fils le prénom de Serigne Abdou Khadre Mbacké – un geste lourd de sens dans la tradition mouride.
Considéré comme le « Baay Faal » de Borom Gawane, il incarnait l’humilité, l’intuition spirituelle et la capacité rare à scruter les profondeurs de l’âme humaine. Cheikh Ahmadou Bamba lui révéla qu’il ne recevrait pas l’assistance de ses semblables, mais qu’il serait, par essence, celui qui répondrait aux besoins des autres – un serviteur au cœur noble, au service de l’humain et du divin.
Il retourna à son Seigneur en 1984, le 27e jour du mois béni de Rajab, laissant derrière lui un héritage spirituel dense et une postérité marquée par l’amour, la transmission et la fidélité à la voie de Serigne Touba.
Qu’Allah l’accueille en Sa lumière, lui accorde Son agrément, et qu’il nous gratifie de sa baraka. Amin.
Lampe Leeral