Union pour le Travail et le Quête du Savoir

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Photos from Union pour le Travail et le Quête du Savoir's post 05/12/2019

Bonne nouvelle aux lecteurs de la Fayda !!

Toute la collection est disponible dans les pays suivants: Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali, France, Burkina, Togo, Benin, Cameroun, RDC, Maroc (dans la librairie tidjaniyya de Fès à côté de la Zawiya)...

Photos 26/05/2017

Sagesse du jour: Mérites du mois de Ramadan par Baye NIASS
Le jeûne (quatrième pilier de l’Islam) est une excellente école qui nous apprend la patience, la compassion, la générosité, l’altruisme, l’amour du prochain,le bon comportement,la réconciliation…Elle suscite la fraternité et l’amour loin de tout égoïsme et de tout matérialisme.
Le jeûne ne doit pas s’effectuer seulement par le corps mais aussi par la langue,les sens et l’esprit:
ainsi la langue par exemple doit éviter la mauvaise parole, les mensonges et les médisences et doit s’occuper par l’invocation de Dieu, la lecture du Coran et la bonne parole. L’esprit(le coeur) doit être occupé par Dieu et ne s’attacher qu’à Lui: c’est là le jeûne parfait.
Le mois de Ramandan n’est pas un mois d’amusement ou de jeu ou de perte de temps dans l’inutile: mais une occasion précieuse pour se rapprocher de Dieu et mériter Son pardon: en multipliant les bons actes et en remplaçant les mauvaises habitudes par les bonnes.
C’est le mois du repentir, du Pardon, de la Miséricorde et de l’abolution de l’Enfer. Les mérites y sont multipliés.
Le croyant doit absolument profiter de ce mois pour s’approvisionner et continuer ensuite sur le bon chemin toute l’année.
*Le mois de Ramadan est celui de la révélation du Coran.
*Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Lorsque vient le mois de Ramadan, tout démon est enchaîné. Toutes les portes de l’Enfer sont fermées et toutes les portes du Paradis sont ouvertes. On appelle : »O Toi qui veut faire du bien, accours ! O toi qui veut faire du mal, cesse ! Cet appel est renouvelé chaque soir et chaque soir Dieu sauve de l’Enfer un certain nombre de Croyants »[1]
*Le Prophète (paix et salut sur lui) a mis en valeur à travers plusieurs hadîths les mérites du jeûne :
Il dit (paix et salut sur lui) : « Le jeûne préserve de l’Enfer tel un bouclier au combat »[2].
« Quiconque jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés. »[Rapporté par Al-Bukhari et Muslim].
Abdallah Ibn ‘Umar (que Dieu l’agrée) rapporte que l’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Le Jeûne et le Coran intercèderont en faveur du serviteur le Jour de la Résurrection. Le Jeûne dira : »Ô Mon Seigneur ! Je l’ai empêché de se nourrir et de satisfaire son désir, prends moi donc comme intercesseur en sa faveur. Et le Coran dira : » Je l’ai empêché de dormir la nuit, prends moi donc comme intercesseur en sa faveur. Et ils intercèderont. » [3]
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit aussi : « L’invocation de celui qui jeûne sera exaucée chaque fois qu’il rompt son jeûne (le soir) »[4].
Il dit aussi : « Celui qui jeûne un jour pour l’amour d’Allah sera éloigné du feu d’une distance parcourue en 70 années »[5]
Il dit aussi : »Une des portes du Paradis est appelée « Bâb ar-Rayyân », la porte des rafraîchissements. Seuls ceux qui jeûnent la franchissent. Il sera dit : »Où sont ceux qui jeûnaient ? Ils se lèveront alors et entreront. Aucune autre personne ne la franchira et elle sera refermée à jamais ».
Il dit aussi : « Jeûnez et vous acquerrez la santé ».
Dieu à Lui la Puissance et La Gloire a dit : »Tout acte du fils d’Adam lui appartient, à l’exception du Jeûne qui M’appartient et c’est Moi qui accorde sa récompense, car le serviteur jeûneur abandonne pour Moi sa nourriture et son désir. Le jeûneur a deux joies : lorsqu’il rompt son jeûne, il se réjouit, et lorsqu’il rencontre Son Seigneur, il se réjouit d’avoir jeûné. L’haleine du jeûneur est plus parfumée auprès de Dieu que l’odeur du musc ».[6]
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « C’est un mois où vous êtes les Invités d’Allah et Ses honorés ».
Le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) a dit : « La meilleure charité est celle accomplie pendant le mois de Ramadan. »[Rapporté par At-tirmidhî].
Ibn ‘Abbâs a dit : « Le Prophète d’Allah était le plus généreux des hommes, et particulièrement au mois de Ramadân, lorsque le rencontrait l’Ange Gabriel avec la révélation et lui enseignait le Coran. Sa générosité était ininterrompue comme le souffle continu du vent bénéfique. » al-Bukhârî(1/5 ;3/33 ;4/137)
[1] Rapporté par At-Tirmidhî
[2] Rapporté par l’Imam Ahmad
[3] Rapporté par l’Imam Ahmad
[4] Rapporté par Ibn Mâja
[5] Bukhâri et Muslim
[6] Hadith Qudsî rapporté par Muslim.

Photos 10/04/2017

HISTOIRE DE TAÏBA NIASSENE
L’histoire de Cheikh Ibrahima NIASS commença dans l’après midi du Jeudi 8 Novembre 1900 à l’ombre de ce baobab qui surplombait la case de sa maman dans la concession de El hadji Abdoulaye NIASS au village de Taïba Niassène.
Baye NIASS ! Nul personnage plus que lui n’éveille tant les passions des uns par excès de zèle, ou des autres par incompréhension, méconnaissance, jalousie, dénigrement, hypocrisie voire même méchanceté.
Son nom de baptême est IBRAHIMA NIASS, fils d’El hadji Abdoulaye NIASS et d’Aissatou DIANKHA, il est l’homonyme de son grand oncle Ibrahima THIAM dit Serigne Kéllel.
Mais généralement ,au Sénégal , les intimes attribuent un pseudonyme aux enfants ou déforment totalement leur nom au profit d’ une appellation plus affective: par exemple : Modou pour Mohammed , Mbaye pour Ababacar ,Daba pour Rokhaya, Kiné pour Fatimata… ou ,l’associent au prénom d’un des parents, d’ un lieu ou encore, d’un objet( Amath Yacine , Fatou Dame, Sokhna Dimbou)
Les gens de la même génération qu’Ibrahima NIASS, l’appelaient Ibra, qui est une simple contraction d’Ibrahima. Certains qui lui sont très familiers, parlaient de IbraAstou (c’est à dire Ibra, fils de Astou, Astou étant un diminutif de Aïssatou le nom sa mère), d’autres lui donnèrent le nom de Sidy Ibra, Sidy qui signifie Monsieur.
Vers 1925, lorsqu’il commença ses enseignements sur l’exégèse du Saint Coran, un Mauritanien le qualifia de Bahrul Aam c'est-à-dire en arabe, un océan sans limites, la contraction engendraBarham.
Au début des années 1930, un de ses disciples du nom de Omar Mallé THIAM lui aurait donné le très respectueux surnom de BAYE (Papa).C’est le nom le plus populaire au Sénégal et il figure dans l’état civil de certains de ses homonymes. Même sa propre mère l’appelait par le nom de BAYE.
Sur son passeport, ses papiers avec en-tête et certaines de ses cartes de visite, on trouve le nom de El hadjiIbrahima NIASS, nom adopté en 1937, après son retour au pèlerinage à La Mecque.
Le nom de Cheikh Al Islam est un titre que Cheikh Mahmoud SALTOUT, Recteur de l’Université Al Azhar lui attribua au cours d’une rencontre dans ce haut lieu du savoir, où, il fit preuve d’une érudition exceptionnelle et d’un comportement qui le plaça au dessus des sectes et des confréries du monde musulman.
En outre, Cheikh Ibrahima NIASS est le Khoudbou (Sommité suprême chez certains soufis), le Khalife de Cheikh Ahmed Tidiane (RTA) l’héritier du Prophète Mohammed (PSL).
Le soleil qui apparut à TAIBA NIASSENE en 1900, atteignit le zénith en 1929 à KAOLACK et se coucha en 1975, à LONDRES après une trajectoire de 26550 jours.
Ibrahima, Imam de la FAYDATOU AL TIDIANIA,
Bâtisseur d’un temple où se côtoient différentes nationalités,
Restaurateur d’un dogme enseveli par des pratiques païennes,
Assistant qui soulage et apporte l’espoir qui est au-delà du désespoir.
Héros et, à la fois, héraut dans le grand jihad
Infatigable soldat, toujours au garde à vous, devant le Prophète
Missionnaire, vecteur de la Sunna de Mohammed à travers le monde
Avocat de la concorde entre les peuples, ciment de l’ummah
Cheikh Ibrahima NIASS fut un homme aux qualités exceptionnelles. Personne ne l’égala par son érudition, par la richesse de son œuvre littéraire, par les pays visités dans le seul but d’y répandre l’Islam, par les autorités étrangères qu’il rencontra, du Président gambien Sir Daouda DIAWARA au Premier Ministre chinois Zou En Laï en passant par NASSER l’Egyptien, NKRUMAH, le Ghanéen, DE GAULLE, le Français…
Musulman clairvoyant et conséquent, Tidiane convaincu et convaincant, apôtre de la paix…, Cheikh Ibrahima NIASS fut incontestablement la plus grande figure de l’Islam connu et reconnu par tout le monde musulman du XX siècle.
Incontestablement, il est le Cheikh El Islam.

Photos 24/02/2017

Baye au niveau international
Baye et l’international
LES EXEMPLES DE LA MECQUE, DU MAROC (FEZ), DU NIGERIA (KANO), EGYPTE…
L’année 1937 marque un tournant décisif dans la vie de Cheikh Ibrahim Niass. C’est à cette date qu’il effectua son premier voyage hors du Sénégal et se rend en pèlerinage à la Mecque. Il fait une escale à Fez. Le Shaikh Abd al-Salam al-Sa’id qui, en 1937, était le muqaddam de la zawiya de Fez, après s’être entretenu avec lui, lui dit qu’il était « le successeur (Khalifa) d’Ahmad al-Tijani et l’intermédiaire entre le Prophète, les hommes et Ahmad al-Tijani ».
BAYE AU NIGERIA
Fort de cette reconnaissance de la maison mère, Cheikh Ibrahim Niass continue sa route vers la Mecque. Il y fera la rencontre de l’Emir de Kano Abdullahi Bayero, une rencontre, qui non seulement transformera sa vie, mais entraînera une redistribution des cartes dans le champ confrérique ouest africain. De nombreux auteurs sont unanimes sur l’idée que l’émir Abdullahi Bayero vivait une crise psychologico-mystique intense et qu’il s’était rendu au pèlerinage dans le but de rencontrer le qutb al-zaman (pôle du temps). Il se laissa persuader que Cheikh Ibrahim Niass était bien le qutb al-zamanqu’il recherchait. Abdullahi Bayero, après avoir renouvelé son affiliation à la Tijaniyya auprès d’Ibrahim Niass, l’invite à lui rendre visite à Kano, au Nord Nigeria. Ce qu’il fit, non pas en 1937, comme l’ont dit certains auteurs, mais en 1946, soit neuf ans après le pèlerinage. La guerre qui a eu lieu entre-temps a dû l’empêcher d’effectuer le voyage.
Lors de sa première visite privée de 1946 qui n’a duré que quelques jours, Cheikh Ibrahim Niass ne rencontre pas la plupart des ulémas de Kano. Toutefois, il avait laissé quelques exemplaires de son ouvrage Kashifoul-albas. A la lecture du Kashifoul-albas qui est une énorme fiche de lecture de la plupart des traités de tasawwuf, les ulémas furent très impressionnés par l’érudition de Cheikh Ibrahim Niass et sa connaissance des plus fines subtilités du tasawwuf. De là, à ce qu’ils se convainquent qu’il était le Qutbou-zaman, il n’y avait qu’un pas à franchir. Ce pas sera vite franchi du fait de l’adhésion de l’émir lui-même et de sa cour, mais aussi des ulémas Salgawa, à la Faydha.
A la différence de Zaria et Katsina, réputées pour l’enseignement de la grammaire arabe. Borno pour la mémorisation du Coran, Sokoto pour le mysticisme, Kano était un centre réputé d’apprentissage de la jurisprudence (fiqh). Le shaikh Mahmud Salga (m. 1937/1356), fondateur de l’école de Salga, était un des spécialistes les plus réputés du fiqh maliki à Kano.
Un nombre important d’ulémas du Burkina Faso, du Niger, du Cameroun, du Tchad et du Nigeria (Sokoto, Kaduna, Zaria, Katsina), ont fréquenté l’école et sont devenus disciples des Salgawa. Après l’allégeance des fils de Salga à Ibrahim Niass à la fin des années 1940, la plupart de leurs disciples et anciens élèves vont reconnaître l’autorité de Cheikh Ibrahim Niass.Ceci a facilité la présence du mouvement de Baye Niass dans beaucoup de pays de la sous région.
Les Salgawa, par leurs écrits, leur prosélytisme, vont contribuer plus que tous les autres à faire connaître Cheikh Ibrahim Niass dès la fin des années 1940 au Nord du Nigeria, au Niger, au Tchad, au Ghana et au-delà. Le mouvement Fityanoul-Islam, fondé par Mahmud Salga au début des années 1960, deviendra par la suite un relais particulièrement actif de la Tijaniyya au Nigeria.
Entre le début des années 1950 et le début des années 1960, le mouvement de Cheikh Ibrahim Niass se diffusa dans tout le Nigeria comme le décrit John Paden :
Reformed Tijaniyya also spread to non-northern urban centers, such as Lagos and Ibadan, owing largely to the influence of Kano traders in those cities and to the devotion of certain key Yoruba leaders to Ibrahim Niass. Reformed Tijaniyya spread to the non Muslim towas of the Middle Belt, such as Wukari. Makurdi and Lokoja. In the Eastern Region, Afikpo became the major center, but there were significant zawiyas in Enugu, Onitsha, and Nsukka. In the Western Region,
Reformed Tijaniyya spread to Yoruba towns such as Agege, Shagamu, and IFo. In the mid-west, many of the urban Beni and Itsekiri peoples converted to Islam and followed the leadership of Ibrahim Niasse. Such towns as Yola, Gwambe, and Shellam became predominantly associated with Reformed Tijaniyya… (it) also spread to Muslim cities that had traditionally been opposed to Sokoto, such as Gusau (the center of Zamfara Hausa), Argungu (which fought Sokoto most of the nineteenth century), and Maiduguri, a successor city to Kukawa, which resisted the Fulani jihad.
A la fin de la période coloniale, Cheikh Ibrahim Niass comptait plusieurs millions de disciples dans tous les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment en Mauritanie, au Niger, au Togo, Guinée, Ghana, Burkina Faso, Tchad, mais aussi au Nord du Cameroun.
En Mauritanie, et où de nombreux descendants directs de Muhammadoul-Hafiz ont fait allégeance à Niass:
The movement rapidly took hold and by the end of the colonial period its spread had transformed the socio-religious geography of several regions of the country. In the post independence period this success has continued, and today the Niassiyya is the most dynamic and controversy of the sufi branches in Mauritania, playing a highly visible socio-political and economic role in rural and urban contexts.
En ce qui concerne le Ghana, les disciples de Cheikh Ibrahim Niass se sont surtout basés à Accra, Takoradi, Kumasi et Tamalé. Au nord de Tamalé et notamment dans les zones de l’Islam jula, la Tijaniyya omarienne avait d’importants bastions qui n’ont pas répondu favorablement à l’appel de Cheikh Ibrahim Niass. Au Togo où l’Islam est minoritaire, ses disciples sont quelques milliers de personnes, répartis entre les principaux centres de Tchamba, Bafilo, Kri-Kri, Atakpamé, Palimé et Lomé. Ils appartiennent souvent à l’ethnie Kotokoli et sont constitués en grande partie de jeunes. Dans une étude relativement récente sur la Tijaniyya au Soudan, Sidi ‘Awad Al-Karshani signale que Cheikh Ibrahim Niass compte un nombre important de disciples dans le Darfour et invite à ce que des recherches soient menées à ce sujet. Sean O’Fahey par ailleurs fait valoir que le mouvement de Baye Niass continue à l’heure actuelle d’accueillir des disciples au Darfour et à Kordofan.
Un nombre important de disciples ou de sympathisants de Cheikh Ibrahim Niass le vénérait en raison de leur croyance à ses pouvoirs surnaturels.
Baye et le Président Kwamé Nkrumah
Il en est ainsi certainement de Kwame Nkrumah l’ancien président du Ghana à qui, il avait été présenté par son disciple Alhaji Noga. Le leader panafricaniste lui vouait une profonde admiration, parce que convaincu de ses pouvoirs exceptionnels. C’est d’ailleurs Kwame Nkrumah qui, au début des années 1960, l’a recommandé à Gamal Abdal Nasser en écrivant à ce dernier pour l’informer de l’arrivée prochaine de Cheikh Ibrahim Niass en Egypte. Nasser reçut Cheikh Ibrahim Niass à son arrivée au Caire. Le président égyptien fut fortement impressionné par la grande érudition et l’arabophilie de Cheikh Ibrahim Niass. Nasser était convaincu d’avoir rencontré l’homme qui relayerait sa pensée, sa vision panarabe et anticoloniale en Afrique subsaharienne.
A partir de cette période, commença entre les deux hommes une coopération à la faveur de laquelle le prestige de Cheikh Ibrahim Niass ne cessera de se renforcer dans le monde arabe où il fut nommé Shaikh al-Islam.
Il dirigea la prière de vendredi dans la mosquée arabe d’Al-Azhar en 1961, privilège qui auparavant n’avait été donné à aucun Africain noir de l’Ouest. Au début des années 1960, il fut nommé membre de l’Académie de recherches de l’Université d’Al-Azhar, ensuite Secrétaire Général adjoint de la Ligue Mondiale Islamique basée à la Mecque dont il avait été membre fondateur, puis Vice-président du Congrès Mondial Islamique basé à Karachi.
Baye et le Président Gamal Abdal Nasser
Dans sa mission de défenseur de l`Islam, le Cheikh n`a jamais accepté que la religion soit détournée à des fins politiques. Nous regrettons son absence physique en ces moments tumultueux de l`histoire de l`humanité.
Cheikh Ibrahim, avait évité que le nom de l`Islam soit associé à des bains de sang pendant les années sombres du règne de François Tombal Baye, Cheikh Ibrahim est parti en Haute Volta parler à la communauté musulmane et aux autorités temporelles de ce pays, ce qui a conduit à la concorde civile.
Les Egyptiens des classes supérieures se demandent aujourd’hui encore si Gamal Abdel Nasser aurait réussi à mobiliser le monde arabe autour de sa cause, sans les prestigieux conseils du saint homme.
Les princes Wahhabites avaient, à l`époque, émis le vœu de déplacer la stèle appelée Makhama Ibrahim qui se trouve dans l`enceinte de la Kaaba, grâce à la détermination de Cheikh Ibrahim, les princes ont dû ajourner sine die leur décision après l`avoir écouté. Tout son argumentaire était fondé sur les préceptes du Coran et de la Sunna. A la suite de ces rencontres, le roi Fayçal Ben Abdel Aziz d`Arabie prenait son avis avant toute décision relative aux réformes touchant les deux lieux saints de l`Islam.
Au cours d`une audience durant le mois de Mai 2004, le Prince Abdallah d`Arabie avait rappelé à Cheikh Mamoune Ibrahim Niass (RA), l`apport du saint homme dans la propagation d`un Islam civilisé, ouvert aux mutations contemporaines qui tire sa source dans ce que le Prophète Mouhamad P.S.L a dit à ses compagnons.
Au Cameroun, Baye Niass va trouver des adhérents auprès des Jeunes du Pays Bamoon où son mouvement prend la forme d’une opposition larvée aux Lamidos.
Parmi les différents facteurs ayant été déterminants dans la popularité d’Ibrahim Niasse en Afrique de l’Ouest, il faut mentionner son pouvoir charismatique. Selon Mervyn Hiskett, « there is no doubt that the power of his du’a to save or damm was one of the things that laya t the root of Shaykh Ibrahim ‘s influence over his millions of followers ».
Baye Niass s’est ainsi fait remarqué à l’occasion de toutes ses pérégrinations à travers maints pays, son bâton de pèlerin à la main, semant la bonne parole axée sur les dogmes de la religion. Que ce soit au Nigeria, en Arabie Saoudite, en Chine, au Ghana, au Nigeria, en Mauritanie, il s’est taillé une renommée qui tire sa source dans sa vaste culture puisant à tous les domaines. Un trait à son honneur: il a converti, contre vents et marées des milliers de gens de races différentes, à la religion musulmane.
Baye Niass a donc, toute sa vie durant visiter tous les coins et recoins du monde. Un monde en quête de civilisations et de valeurs. Ainsi De l’Afrique (Maroc, Nigeria, Egypte, Ghana…) à l’Europe (France, Angleterre…) et même jusqu’en Asie (Chine, Arabie Saoudite…) le Cheikh Al Islam a su lever haut le drapeau de l’islam et répandre la sunna du Prophète (P.S.L) avec brio.
Comme pour dire que c’est un homme qui a devancé sa génération car c’est plusieurs décennies après sa disparition qu’on parle de « village planétaire », de mondialisation et ce n’est pas pour rien que le président Senghor après un tête-à-tête avec le saint homme lui dit « il n y’a aucun doute que vous êtes l’ambassadeur du Sénégal dans le monde entier.»

Photos 18/08/2016

3ème partie de la lettre numéro 3 de Baye dans Jawahirou Rassahil!
Sachez, avec la miséricorde d’Allâh, que beaucoup de prêcheurs détournent les hommes des voies d’Allâh par leur manque de droiture. Celui qui se réclame d’Allâh et s’active à empêcher d’aucuns à suivre Sa voie, a défié Allâh à un combat. Ainsi, par son geste, il devient un adepte de la ligue opposée aux Saints.
Donc, il vous est obligatoire d’assister à nos prêches la plupart de votre temps et , ce, aux fins de vous pénétrer de la discipline indispensable à la marche vers Allâh ; d’autant que vous avez reçu l’Essence de l’initiation gnostique. Celui qui veut en tirer profit doit forcément mémoriser tout ce qui émane de nous comme écrits et conseils, à savoir : lettres, poèmes ou proses.
En ce qui concerne cette correspondance, sa mémorisation est une obligation pour tout disciple : celui qui la voit, doit en avoir une copie et la lire quotidiennement.
Accomplissez la prière, donnez la Zakat, jeûnez le mois de Ramadan et effectuez le pèlerinage pour ceux qui en ont la possibilité.
Donnez-en de vos biens en guise d’aumône pour Allâh. Al Imam Mouslim rapporte dans un Hadith que le prophète (PSL) a dit : « La purification représente la moitié de la foi ; dire ‘Al Hamdoulilâh ’ (gloire à Allâh) remplit la balance de l’au-delà, ‘Soubhana-llâhi’ remplit l’espace compris entre les cieux et la terre ; la Salât (prière rituelle) est lumière. La patience éclaire. Le coran est un argument en ta faveur ou à ton détriment. Chaque matin, tout homme œuvre pour son âme, soit pour son salut, soit pour sa perdition. »
Allâh, le plus Véridique a dit : «Certes, Allâh commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez.» (Sourate 16, verset 90)*.
Malheur et encore malheur à celui qui ne se soumet pas aux lois d’Allâh et de Son Messager, avec un total consentement.

Photos 11/08/2016

2eme partie de la lettre numéro 3 de Baye dans Jawahirou Rassahil!
Ainsi, je n’hésiterai pas à retirer l’autorisation de tout mouqaddam (guide dans la confrérie) qui, dans son entourage, permet l’accomplissement d’actes interdits par Allâh, sans qu’il ne prenne ses responsabilités et impose son devoir de faire respecter les dogmes religieux. S’il n’arrive pas à ramener les égarés à l’ordre, qu’il s’exile alors vers Allâh, son Prophète (PSL) et vers nous !
Je jure par Allâh, que rien n’a freiné la marche de ces disciples vers Allâh au point qu’ils retournent aux jouissances mondaines que leur manque de réchauffement du pacte nous lie à eux ou leur longue attente de venir nous rendre visite.
Celui qui nous accompagne, le plus clair de son temps, finit par oublier le goût du plaisir charnel. Il y a ici des jeunes qui ont oublié le goût des plaisirs au point que certains parmi eux oublient même leurs épouses et ne vont vers elles que sur autorisation et par contrainte.
Voilà, en substance, le profil de mon disciple ; celui qui ne se reconnaît pas dans cette description, n’en fait pas partie.
Ainsi, il est indispensable de retourner à Allâh par la repentance, en suivant les recommandations, en évitant les interdits d’Allâh et les actes répréhensibles, en se contrôlant et en s’instruisant. Allâh a dit au Saint des Saints (PSL) : « Dis, Ô mon Seigneur, accrois mes connaissances ! » (Sourate 20, verset 114).
Il sied au disciple de ne pas interrompre sa marche vers Allâh jusqu’à ce qu’il me rejoigne. S’il constate que je n’ai pas de solution pour ses besoins en Allâh, alors qu’il nous quitte pour un maître dont le niveau de savoir est plus élevé que le nôtre.

Photos 09/08/2016

1ere partie:
Au nom d’Allâh, le Clément, le Tout Miséricordieux, le Tout Puissant, l’Impérieux, le Fier.
Que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, serviteur d’Allâh, qui a dit : « Oh ! Fatima fille de Mouhammmad, auprès d’Allâh je ne peux rien faire pour toi ».
Après mes remerciements, je souhaite que mes salutations parviennent à mes fils Ahmad THIÂM et Malick SOW, ainsi qu’à toute personne qui verra cette missive, parmi ceux qui se considèrent comme mes disciples ou qui s’identifient à nous.
J’entends que cette lettre soit portée à la connaissance de tous.
Louanges et prières sur le Prophète (PSL.). Sachez que deux types d’individus ne sont ni des miens ni de la târiqa tidjâne : « le majzoub » ou initié qui adore Allâh mais ne respecte pas la sounnah, et le sâlik (sympathisant non encore initié) au cas où chacun d’eux s’arrête à sa station initiale respective en mettant fin à son ascension spirituelle.
En ce qui me concerne, comme vous le savez, celui qui désire être avec moi doit suivre ma voie par la parole et par les actes tout en respectant les recommandations d’Allâh et en s’abstenant de Ses interdits dans le visible et dans le caché. Il doit être animé d’une soif inextinguible d’obtenir l’agrément d’Allâh et de son Prophète (PSL).
Celui qui déclare être de mes disciples et qui s’adonne à des actes contraires à la pure et noble Charia par l’accomplissement d’actes interdits et la désobéissance aux recommandations d’Allâh, j’atteste devant Allâh, et je vous prends à témoin, que rien ne me lie à celui-ci ; et par conséquent je n’ai aucune responsabilité sur lui. Ô Allâh, je me réfugie auprès de vous et me désengage d’être son maître. Allâh a dit : « Ô vous qui avez cru ! Ne suivez pas les pas du Diable. Quiconque suit les pas du Diable, (sachez que) que celui-ci ordonne la turpitude et le blâmable. Et n’eussent été la grâce d’Allâh envers vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous n’aurait jamais été pur. Mais Allâh purifie qui Il veut. Et Allâh est Audiant et Omniscient.» (Sourate 24 verset 21) ; « …Et repentez-vous tous devant Allâh, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.» (Sourate 24 verset 31).

Photos 26/07/2016

26 JUILLET 1975 - 26 JUILLET 2016 : 41 ANS APRÈS, BAYE TOUJOURS PRÉSENT DANS LES CŒURS

Le soleil qui apparut à TAIBA NIASSENE en 1900, atteignit le zénith en 1929 à KAOLACK et se coucha en 1975, à LONDRES après une trajectoire de 26550 jours.
Trois semaines après son départ de KAOLACK, Cheikh Ibrahima NIASS s’éteignit le Samedi 26 Juillet 1975. (16 RAJAB 1395) à LONDRES.
Comment la nouvelle de la disparition de cet illustre homme, est-elle parvenue aux Sénégalais ?
D’abord dans la nuit du Samedi 26 au Dimanche 27 Juillet, une forte pluie s’abattit sur l’étendue de la région du Sine Saloum. Alors que l’on épiloguait sur l’intensité de la pluie, une vieille dame, Fatou NIASS (surnommée Mame Lawa) ne cessait de s’exclamer : « Pourtant la pluie est rythmée par des chants religieux (Zikr) ».
D’autres disaient avoir rêvé « une perte de dents de la mâchoire supérieure », « un transfert de la Kaaba à l’est de la grande mosquée », « des chars de combat venir attaquer Médina »…
A l’état actuel des recherches, il n’y eut ni un communiqué nécrologique à Radio Sénégal ni une quelconque déclaration d’un membre de sa famille pour annoncer le décès de Cheikh Ibrahima NIASS.
Mais certaines sources concordantes parlent d’une information livrée par Ahmed Sékou TOURE, ancien Président de la GUINEE. Dans cette période de crise diplomatique entre la Guinée et le Sénégal, les Sénégalais, surtout ceux favorables aux idées de la Gauche marxiste et léniniste, suivaient régulièrement les programmes de la Voix de la Révolution (Radio Guinée).
Dans la nuit du Dimanche 27 au Lundi 28 Juillet 1975, certains auditeurs apprirent par la voix d’Ahmed Sékou TOURE, qui présenta ses condoléances les plus émues au peuple du Sénégal, la perte cruelle que la Ummah venait de subir avec le rappel à Dieu de Cheikh El Islam El hadji Ibrahima NIASS.
L’absence d’une information officielle installa tout le monde dans l’expectative. Dans la matinée du Lundi 28 Juillet 1975, par une annonce parue dans le quotidien national (Le Soleil), la nouvelle se répandit comme une trainée de poudre.
Dans la nuit du Lundi 28 au Mardi 29 Juillet 1975, Cheikh Ibrahima NIASS fut inhumé à l’est de la grande mosquée de Médina Baye NIASS. A cette occasion, un seul témoigne fut enregistré, celui de Serigne Aliou CISSE qui déclara «Ibrahima qui est là, gisant devant nous, fut un musulman ».
Dès que la date, l’heure et le lieu de l’enterrement furent communiqués, sur ordre de Serigne Aliou CISSE, Baye Elimane NIASS organisa de main de maître, la cérémonie de l’inhumation de Baye NIASS.
Pour le creusage de la fosse qui accueillit la dépouille mortelle, on fit appel à des hommes dont :
El hadji Abdoulaye Mahmoud NIASS, Abdou Khadre ( assistant qui accompagnait Baye NIASS lorsqu’il se rendait à la mosquée), Amath THIAM,( village Keur Yoro Khodia) Barham Seynabou THIAM, ( au village de SanthieThiamène) , Ismaila SYLLA(actuel gérant du puits situé devant la grande mosquée, Cheikh BITEYE ,( menuisier demeurant à coté de l’école de Médina) Assane TANN, ..
La confection de ce mausolée démontable, fut confiée aux menuisiers ci-dessous :
Ousmane CISSE , chef d’atelier aux Travaux Publics de KAOLACK, Sérieux NDIAYE, Responsable de la Menuiserie à la Mairie, Doudou CISSE, Maitre menuisier à LEWNA ; Pathé SY et Cheikh BITEYE maitres menuisiers demeurant à MEDINA BAYE. La confection eut lieu Ousmane CISSE..
Le matériel fut acheté à la maison commerciale PEYRISSAC de KAOLACK. Il était composé de planches (Bois de dimb -Cordylapinnata) et de zinc 2,80 kg.et des clous.
Transport : Le chauffeur Mbaye Awa BITEYE transporta les pièces du mausolée, à bord d’une camionnette de LEWNA à MEDINA.
Aussitôt après l’enterrement, Cheikh BITEYE assisté par des talibés du Cheikh, se chargea de regrouper les différentes parties de ce mausolée. Cette opération s’était déroulée dans la nuit du 28 au 29 Juillet 1975.
Ibrahima, Imam de la FAYDATOU AL TIDIANIA
Bâtisseur d’un temple où se côtoient différentes nationalités,
Restaurateur d’un dogme enseveli par des pratiques païennes,
Assistant qui soulage et apporte l’espoir qui est au-delà du désespoir.
Héros et, à la fois, héraut dans le grand jihad
Infatigable soldat, toujours au garde à vous, devant le Prophète
Missionnaire, vecteur de la Sunna de Mohammed à travers le monde
Avocat de la concorde entre les peuples, ciment de l’ummah
Cheikh Ibrahima NIASS fut un homme aux qualités exceptionnelles. Personne ne l’égala par son érudition, par la richesse de son œuvre littéraire, par les pays visités dans le seul but d’y répandre l’Islam, par les autorités étrangères qu’il rencontra, du Président gambien Sir Daouda DIAWARA au Premier Ministre chinois Zou En Laï en passant par NASSER l’Egyptien, NKRUMAH, le Ghanéen, DE GAULLE, le Français…
Musulman clairvoyant et conséquent, Tidiane convaincu et convaincant, apôtre de la paix…, Cheikh Ibrahima NIASS fut incontestablement la plus grande figure de l’Islam connu et reconnu par tout le monde musulman du XX siècle.
Incontestablement, il est le Cheikh El Islam.

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