01/10/2024
Orientation dans les Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (EPES)
Quel quota sur les 78 246 nouveaux bacheliers pour les EPES ?
Les Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (EPES) sont dans l’œil du cyclone en cette rentrée d’octobre 2024. Selon les statistiques du Bac de juillet 2024, plus de 78 000 nouveaux bacheliers viennent taper à la porte des établissements d’enseignement supérieur. Face à cette forte poussée, le ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) est devant un problème complexe, car devant réguler les années académiques passées pendant lesquelles plusieurs promotions d’étudiants se chevauchent et faire face à l’orientation des nouveaux bacheliers.
Dans les conclusions du séminaire atelier tenu en juin 2024 sur la stabilisation du calendrier universitaire, des gages avaient été donnés par le MESRI pour une meilleure prise en charge de ces étudiants par une meilleure rationalisation des effectifs dans les universités publiques et les ISEP d’une part, et par l’implication des établissements privés d’enseignement supérieur d’autre part. Le paiement de la dette issue de l’ancien programme d’insertion des bacheliers entre 2013 et 2019 semblerait être un blocage, cependant les EPES ont acceptés que la dette puisse être épongée de manière progressive sans entraver la reprise du programme. Seulement, beaucoup de ces belles résolutions semblent être oubliées ou n’ont pas encore un début de mise en œuvre. Dans un contexte où les difficultés rencontrées au quotidien par les patrons des EPES prouve qu’investir aujourd’hui dans l’enseignement supérieur privé relève d’une vraie gageure, l’absorption des bacheliers et le rôle joué dans la stabilisation du climat social de 2013 à 2019 plaident pour une poursuite du partenariat. Même si, il faut le souligner, le re**rd noté au sujet du règlement de la dette due aux EPES et surtout des difficultés qu’engendre cette situation en ce début d’année académique posent d’énormes problèmes. Les avantages du partenariat partant de la résorption du chômage à la décentralisation de la carte universitaire garantissent la stabilisation du calendrier universitaire et l’orientation adéquate des néo bacheliers. Le privé faisant partie de la solution dispose d’ailleurs de la confiance de l’Etat et des établissements financiers pour l’aider dans l’absorption des bacheliers.
Dès lors, la stabilisation du climat social demeure aussi un objectif, comme la participation à l’effort citoyen de formation. Cependant, la mauvaise prise en compte des EPES par le régime sortant à partir de 2019 a entrainé des drames dans les entreprises et les foyers. L’enseignement public et l’enseignement privé étant des piliers du système et d’égale dignité, chaque partie doit jouer sa partition pour un développement harmonieux du système et une meilleure prise en charge de la formation de la jeunesse. C’est pourquoi, afin de préserver l’avenir de générations d’étudiants, les responsables d’EPES en appellent au respect des engagements étatiques.