26/02/2026
✈️ MÉTIER DU MOIS – À la découverte du métier de pilote instructeur.
Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur le Capitaine Papa Momar Mbengue.🧑✈️
1. Pourriez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je suis le Capitaine Papa Momar Mbengue, pilote et Chef Instructeur Vol pour la partie civile, et Commandant de l’Escadron Instruction Sol du Personnel Navigant à l’École de l’Armée de l’air.
2. En quoi consiste votre métier ?
Je m’occupe de la formation théorique des pilotes avions et hélicoptères, ainsi que de la standardisation des instructeurs de vol dans le cadre de notre Organisme de Formation Agréé.
3. Quelles ont été vos motivations pour exercer ce métier ?
Mes motivations pour exercer ce métier sont nées de ma passion pour l’aviation et du désir de relever des défis stimulants, ainsi que d’avoir la possibilité de voyager à travers le monde.
J’ai également été attiré par les responsabilités qu’implique ce métier.
Enfin, c’est un métier qui offre un apprentissage continu, car chaque vol est différent et permet d’acquérir de nouvelles expériences.
4. Quel parcours avez-vous emprunté pour devenir pilote instructeur ?
Après un bac S1, j’ai effectué deux années d’université en mathématiques, physique et informatique. J’ai ensuite réussi le concours du Cours Spécial de l’École de l’Air (CSEA) pour une formation de cinq ans, ce qui m’a permis d’intégrer l’École de l’Air à Salon-de-Provence pour une formation de pilote militaire.
Par la suite, je suis allé à Perpignan pour obtenir mes licences civiles EASA ainsi que mes qualifications d’instructeur. Ce parcours m’a demandé beaucoup de travail et de remise en question.
5. De quelles capacités professionnelles et personnelles faut-il disposer ?
Sur le plan professionnel, il faut évidemment une bonne maîtrise technique et un grand respect des règles de sécurité. Mais au-delà des compétences, je pense que l’attitude compte tout autant.
Il faut être patient, à l’écoute et capable de s’adapter à chaque élève, car chacun progresse à son rythme. L’humilité est essentielle : même avec de l’expérience, on continue d’apprendre. Il faut aussi savoir reconnaître ses propres limites et rester vigilant en permanence. Enfin, aimer transmettre et accompagner les autres est indispensable.
6. Quelles sont vos activités au quotidien ? À quoi ressemble une journée type d’un pilote instructeur ?
Mes journées sont rythmées par la préparation, les vols et les échanges avec les élèves. Avant chaque vol, je prends le temps de vérifier la météo et de préparer le briefing. Ensuite, nous volons ensemble en travaillant des exercices précis.
Après le vol, le débriefing est un moment clé : on analyse ce qui a été bien fait et ce qui peut être amélioré. C’est souvent là que l’apprentissage se consolide.
Il n’y a pas vraiment de journée « type », car tout dépend des élèves et des conditions. C’est un métier exigeant, mais très enrichissant, surtout lorsqu’on voit les progrès des élèves.
7. Combien d’heures travaillez-vous par jour ?
En tant que pilote militaire, instructeur et Commandant de l’Escadron Instruction Sol du Personnel Navigant, je travaille en moyenne entre 9 et 12 heures par jour. Les journées commencent tôt avec les briefings, la préparation des vols ou des cours, et se terminent souvent t**d avec les débriefings, la planification et les responsabilités administratives.
8. Quels sont les avantages et les difficultés du métier ?
Les avantages sont l’honneur de servir son pays, le sens des responsabilités, la camaraderie et la fierté de former la future génération de personnel navigant. C’est un métier passionnant qui exige excellence et engagement.
Les difficultés incluent la pression opérationnelle, les risques liés au vol, les sacrifices personnels et familiaux, ainsi qu’un niveau d’exigence très élevé, tant physique que mental.
9. Quelles sont les évolutions possibles dans ce métier ?
Les évolutions peuvent mener à des postes de commandement plus élevés, à des responsabilités au niveau stratégique ou à des fonctions d’expertise dans la formation et la doctrine. Il est également possible d’intégrer des états-majors ou d’occuper des postes équivalents selon le parcours et l’expérience.
10. Quel est votre message pour la jeune génération ?
Je dirais à la jeune génération que ce métier demande discipline, rigueur et passion. Rien n’est impossible avec du travail et de la détermination. Il faut croire en ses capacités, accepter les sacrifices et toujours garder en tête l’importance du service, de l’honneur et de l’esprit d’équipe.