30/01/2026
Alerte Sénior : Quand la techno étouffe la pédagogie, l'échec est programmé.
Chers collègues, décideurs, après des années de pratique, ce constat s'impose : réduire la à de la logistique informatique, c'est préparer l'échec de nos formations.
On célèbre les chiffres, mais on oublie l'essentiel : le clic n'est pas le savoir.
✅ Un webinaire plein ? Cela mesure la stabilité de la connexion Internet, pas l'engagement cognitif.
✅ Une plateforme saturée de PDF et de vidéos ? Ce n'est pas de l'autoformation, c'est un labyrinthe pour apprenant abandonné. Le "Débrouillez-vous" n'est pas une stratégie pédagogique, c'est un aveu d'impuissance.
La pire erreur ? Confier le pilotage de la formation… à ceux qui n'ont jamais théorisé l'apprentissage.
Mettre une formation en ligne n'est pas un acte technique de développement logiciel, c'est un acte de médiation humaine.
Où sont les scénarios pédagogiques ?
Où est l'étayage pour guider l'apprenant ?
Où est la lutte contre la surcharge cognitive ?
Au Sénégal, on parle de en ligne comme d'une fatalité technologique. C'est un contresens. Le décrochage est la réponse logique à l'absence de présence humaine. Vygotsky nous l'a pourtant enseigné : la Zone Proximale de Développement exige un tuteur, un accompagnement, pas seulement une interface froide.
Il est temps de changer de paradigme :
1️⃣ Arrêtons de compter les connexions pour enfin évaluer les compétences.
2️⃣ Faisons des technopédagogues les architectes des dispositifs et non les assistants des informaticiens.
3️⃣ Utilisons le numérique comme un levier d'émancipation intellectuelle, pas comme un cache-misère.
Acceptons-nous que la logique du clic continue de dicter sa loi à la pédagogie au Sénégal ?
💬 Suis-je trop sévère ?
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