06/09/2025
À toi qui me demandes comment je fais pour garder patience, comment je parviens à passer mes journées au milieu des pleurs, des chamailleries ou de ce joyeux brouhaha permanent...
Je voudrais te répondre avec mon cœur :
Mes journées ne sont pas seulement rythmées par les cris, elles sont surtout emplies de petits rires, de regards lumineux, de chansons parfois maladroites mais toujours sincères, et de ces gestes tendres qui ne s’achètent pas : une petite main glissée dans la mienne, un câlin furtif, un « merci » soufflé tout doucement. Ces trésors-là me rappellent chaque jour pourquoi je fais ce métier.
Je travaille avec des enfants qui découvrent le monde à leur rythme, avec maladresse parfois, mais toujours avec un émerveillement que nous, adultes, avons tendance à oublier. Chaque victoire, qu’il s’agisse de réussir à enfiler son manteau seul, de partager un jouet sans pleurer, ou d’oser parler devant les autres, est pour eux une immense conquête. Et j’ai la chance, chaque jour, d’être témoin et accompagnatrice de ces petits grands exploits.
Ce métier n’est pas "le plus facile."
Ce métier n’est pas "le plus reconnu". Mais c’est, à mes yeux, l’un des plus beaux. Parce qu’il touche à l’essentiel :
le lien humain, le soutien, l’encouragement, la transmission.
Je suis fière de mon parcours.
Fière de la patience que j’ai appris à cultiver.
Fière de faire partie de leur univers d’enfance, un univers pur et sincère, là où chaque journée s’écrit comme une nouvelle aventure.
Non, je ne craque pas, parce qu’en réalité, ce sont eux avec leurs sourires maladroits et leurs petites victoires qui me portent et me rappellent pourquoi j’ai choisi ce chemin.