Reninut

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La nutrition au service du développement!

Photos from Reninut's post 19/05/2026

BON À SAVOIR :
LA RACE BALAMI : UN OVIN D’EMBOUCHE TRÈS PRISÉ EN AFRIQUE DE L’OUEST

On dit souvent que pour bien expliquer un sujet, il faut commencer par ce que l’on connaît le mieux. C’est donc tout naturellement que je débute cette petite r***e des races de ruminants africains par la race Balami.

CARTE D’IDENTITÉ DE LA RACE BALAMI

_ Nom de la race : Balami
_ Famille : Mouton peulh à poils ras
_ Origine : Maradi, au Niger
_ Distribution géographique : Afrique de l’Ouest
_ Couleur du pelage : généralement blanche uniforme ou bicolore
_ Format : longiligne, hypermétrique et rectiligne
_ Oreilles : très longues (24,8 ± 2 cm) et larges (10,02 ± 0,7 cm)
_ Queue : grosse et longue, descendant sous les jarrets
_ Cornes : absentes ou petites cornes spiralées
_ Poids moyen adulte : environ 44 ± 11 kg, pouvant atteindre 70 à 80 kg
_ La largeur de la tête, la longueur et la largeur des oreilles, la circonférence du museau ainsi que celle située à la base de la queue permettent de distinguer plusieurs types de Balami.
_ La zone géographique influence également leur morphologie. Les Balami du Niger sont généralement plus longs, tandis que ceux du Nigeria sont souvent plus hauts et plus massifs.

MENSURATIONS MOYENNES DES BALAMI 🇳🇪🇳🇬

🇳🇪 Balami du Niger:
Largeur de la tête : 11,73 ± 1,5 cm
Longueur de la tête : 31,26 ± 3 cm
Hauteur au garrot : 78,9 ± 5,1 cm
Longueur du corps : 101,3 ± 8,1 cm
Tour de poitrine : 84,9 ± 7,5 cm
Hauteur à la croupe : 79,0 ± 4,9 cm
Largeur du bassin : 15,6 ± 2,2 cm
Longueur de la queue : 49,7 ± 5 cm

🇳🇬 Balami du Nigeria:
Largeur de la tête : 16,7 ± 0,30 cm
Longueur de la tête : 29,7 ± 0,27 cm
Hauteur au garrot : 88,3 ± 0,49 cm
Longueur du corps : 78,2 ± 0,46 cm
Tour de poitrine : 100,3 ± 0,81 cm
Hauteur à la croupe : 87,0 ± 0,60 cm
Largeur du bassin : 20,3 ± 0,23 cm
Longueur de la queue : 48,9 ± 0,25 cm

UNE RACE RECHERCHÉE POUR L’EMBOUCHE

_ Les moutons Balami sont réputés pour leurs excellentes aptitudes bouchères.
_ Ce sont des animaux particulièrement appréciés pour l’engraissement grâce à leur bonne croissance et leur capacité à produire une viande tendre et de qualité.
_ Leur rendement carcasse est estimé entre 45 et 50 %, ce qui en fait une race très rentable pour les éleveurs.

PRIX DES MOUTONS BALAMI POUR LA TABASKI
Selon le gabarit et le niveau d’engraissement, un mouton Balami peut être vendu entre 140 000 et 160 000 FCFA, voire davantage pour les sujets exceptionnels.
Ce sont des moutons de Tabaski relativement accessibles à une grande partie des ménages de classe moyenne, tout en offrant une belle prestance et une bonne quantité de viande.
Voilà ce que je voulais partager sur la race Balami.
Nous découvrirons ensemble d'autre race de ruminants africains.

📸 Photo : Deux de nos béliers Balami.

scientifiques :
Hannatou et al., 2020, Rev. Mar. Sci. Agron. Vét. ;
Yakubu et Ibrahim, 2011, Ital. J. Anim. Sci.











19/05/2026

BON À SAVOIR :
COMMENT ÉVALUER L’EMBONPOINT D’UN MOUTON AVANT LA TABASKI ?

Il m’est déjà arrivé d’acheter un mouton qui paraissait robuste, bien rond et parfaitement charnu. Pourtant, une fois de plus près, j’ai compris qu’il n’était pas réellement en bon état corporel : il avait simplement beaucoup bu d’eau.

En effet, certains vendeurs utilisent des astuces pour donner à leurs moutons une apparence trompeuse. Certains leur donnent du sel afin de provoquer une forte consommation d’eau, ce qui gonfle artificiellement le ventre. D’autres abusent d’aliments très riches qui produisent surtout du gras plutôt qu’une bonne masse musculaire.

Or, un bon mouton de Tabaski doit être bien charnu, équilibré et sain, sans excès de graisse ni apparence artificielle. Pour éviter les erreurs, il faut donc apprendre à examiner correctement l’animal.

LES POINTS À VÉRIFIER:

_ Le cou :
La peau du cou étant fine, passez doucement la main dessus afin de sentir les muscles. Un cou ferme et bien rempli est souvent signe d’un bon développement musculaire.

_ Les côtes:
Palpez les deux côtés du corps du mouton.
Si les côtes sont très visibles et facilement palpables, l’animal est maigre.
Si elles sont légèrement couvertes et difficiles à sentir sans pression, le mouton possède un bon embonpoint.
Si vous ne sentez absolument rien sous une couche épaisse, l’animal est probablement trop gras.

Le ventre :
C’est ici qu’on peut détecter les moutons “gonflés”.
Touchez le ventre :
s’il paraît lourd, tendu et rempli de liquide, il est possible que l’animal ait simplement beaucoup bu d’eau ;
un ventre trop ballonné ne signifie donc pas forcément qu’il est bien nourri.

_Le bas du dos :
la zone la plus importante
Le meilleur endroit pour évaluer l’état corporel d’un mouton se situe entre la dernière côte et la hanche : la région lombaire.
Passez votre main le long du dos jusqu’au bas des reins.

_Mouton maigre:
Les os du dos sont très pointus ;
Les vertèbres se sentent immédiatement ;
On peut presque glisser les doigts entre les os.
Cela traduit un manque de chair, parfois lié à des parasites ou à une mauvaise alimentation.

_Mouton bien charnu
Les os se sentent légèrement sous pression ;
Les muscles sont fermes et bien remplis ;
Le dos est lisse et équilibré.
C’est généralement le meilleur choix pour la Tabaski : un animal sain, musclé et avec une bonne quantité de viande.

_Mouton trop gras:
Les os du dos deviennent impossibles à sentir ;
Une couche épaisse de graisse couvre entièrement le dos ;
La graisse s’accumule vers la queue et les hanches.
Ce type de mouton paraît impressionnant, mais sa carcasse contient souvent beaucoup plus de gras que de viande.

CONSEIL FINAL:
Ne vous fiez jamais uniquement à l’apparence extérieure ou à la taille du ventre. Un bon mouton se choisit avec les mains autant qu’avec les yeux.
Palpez le cou, les côtes, le ventre et surtout le bas du dos. Un mouton équilibré doit être :
bien musclé ;
modérément gras ;
vif et en bonne santé.
C’est ainsi que vous éviterez les moutons artificiellement “gonflés” et que vous ferez un meilleur choix pour la Tabaski.










19/05/2026

BON À SAVOIR :
LES CARACTÉRISTIQUES DE LA RACE BALI BALI : UN GÉANT SAHÉLIEN À L’ALLURE NOBLE

Ce qu’il faut savoir sur la race Bali Bali
Dans les plaines du Sahel ou les zones pastorales d’Afrique de l’Ouest, il existe des moutons qui impressionnent dès le premier regard. Parmi eux, la race Bali Bali, encore appelée mouton Touareg ou Targui, occupe une place particulière.
Majestueux, élégant et robuste, ce mouton symbolise à lui seul le prestige de l’élevage sahélien.

_ Nom de la race : Bali Bali
➡️ Autres appellations : Mouton Touareg, Targui
_Famille :
Race ovine sahélienne à poils ras, parfaitement adaptée aux conditions climatiques chaudes et sèches du Sahel.
_ Origine :
Originaire du Mali, cette race serait issue d’anciens croisements entre plusieurs races sahéliennes élevées depuis des siècles par les peuples pasteurs.
_ Aire géographique :
On retrouve aujourd’hui le Bali Bali dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal, au Mali, au Niger, au Nigeria, au Burkina Faso ainsi que dans le nord du Bénin.

UN MOUTON FACILE À RECONNAÎTRE

Le Bali Bali possède une apparence unique qui le distingue immédiatement des autres races ovines.
_ Trait distinctif :
Son chanfrein convexe associé à ses très longues oreilles pendantes lui donne une allure imposante et raffinée.
_ Poils :
Les poils sont généralement ras. Chez le mâle, on observe souvent de longs poils descendant du cou jusqu’au garrot, renforçant son aspect majestueux.

_ Couleur du pelage :
Le blanc domine largement, mais plusieurs variantes existent :
blanc-noir ;
blanc-fauve ;
ou encore des robes blanches avec des taches autour des yeux et des oreilles.

UNE MORPHOLOGIE IMPOSANTE
_ Tête :
Longue, forte et imposante, traduisant la puissance de l’animal.
_ Oreilles :
Très longues, larges et pendantes, pouvant atteindre environ 19 cm.
_ Cornes :
Très développées chez le mâle, alors qu’elles sont souvent fines ou absentes chez la femelle.
_ Queue :
Longue et fine, dépassant fréquemment les 40 cm.
_ Format général :
Le Bali Bali est un grand mouton bien charpenté avec :
une poitrine profonde ;
un garrot saillant ;
des membres longs et fins ;
une allure noble, élégante et élancée.

POURQUOI CETTE RACE EST-ELLE TANT APPRÉCIÉE ?

Le Bali Bali est recherché pour :
✅_ sa grande taille ;
✅ _son élégance naturelle ;
✅_ sa résistance aux conditions sahéliennes ;
✅_ sa valeur commerciale élevée ;
✅_ son importance culturelle et sociale dans plusieurs communautés pastorales.

Dans de nombreuses régions, posséder un Bali Bali est aussi un symbole de prestige et de réussite dans l’élevage.






01/04/2026

KWASHIORKOR : QUAND LE MANQUE DE PROTÉINES MENACE LA VIE
Le saviez-vous ?

On peut manger à sa faim… et pourtant mourir de faim. Le kwashiorkor en est l’illustration la plus tragique : une malnutrition silencieuse, où les calories trompent le corps, mais où l’absence de protéines détruit l’équilibre vital.

DÉFINITION
Le kwashiorkor est une forme sévère de malnutrition protéique, touchant principalement les jeunes enfants, notamment après le sevrage. Lorsque l’alimentation devient monotone dominée par des céréales ou des tubercules comme le maïs ou le manioc sans apport suffisant en protéines, l’organisme s’effondre progressivement.

CAUSES PRINCIPALES

Une assiette pleine ne garantit pas une bonne nutrition. Le kwashiorkor trouve ses racines dans :
_Une alimentation pauvre en protéines,
_Un sevrage précoce sans relais nutritionnel adapté,
_La pauvreté et le manque de diversité alimentaire,
_Les maladies répétées (diarrhées, infections) qui aggravent les carences.

SIGNES ET SYMPTÔMES

Le corps parle, encore faut-il savoir l’écouter :
_Ventre anormalement gonflé (œdèmes),
_Gonflement des pieds et du visage
Cheveux décolorés, cassants, parfois clairsemés,
_Peau sèche, fragile, avec des lésions,
_Fatigue extrême, tristesse, perte d’appétit,
_Re**rd de croissance visible

CONSÉQUENCES

Privé de protéines, le corps perd ses défenses et sa structure :

Affaiblissement du système immunitaire
Vulnérabilité accrue aux infections
Re**rd physique et cognitif
Risque de décès en l’absence de prise en charge rapide

TRAITEMENT
Soigner le kwashiorkor, c’est réapprendre au corps à vivre :

_Réintroduction progressive d’aliments riches en protéines (œufs, lait, poisson, viande)
_Valorisation des sources végétales (haricots, soja, arachides)
_Prise en charge médicale : réhydratation, vitamines, minéraux
Suivi nutritionnel rigoureux et adapté

PRÉVENTION

Prévenir, c’est protéger l’avenir :
_Promouvoir l’allaitement maternel exclusif puis adéquat,
_Introduire une alimentation diversifiée et équilibrée après le sevrage,
_Garantir un apport suffisant en protéines dès le plus jeune âge
Renforcer l’éducation nutritionnelle des familles.
Le kwashiorkor n’est pas une fatalité. C’est une alerte. Une preuve que nourrir ne suffit pas : il faut bien nourrir. Car derrière chaque carence se joue bien plus que la santé c’est le destin même de l’enfant qui est en jeu.










01/04/2026

QUAND LES CONSEILS NUTRITIONNELS DEVIENNENT UN DANGER : ALERTE SUR LES PRATIQUES À RISQUE CHEZ LES DIABÉTIQUES

Dans le cadre de mes consultations, j’ai récemment accompagné un patient venant de découvrir un diabète de type 2. Comme beaucoup, il peinait à intégrer les recommandations nutritionnelles adaptées à sa condition. Et pour cause : la vie réelle est faite de contraintes, de doutes et de compromis les adultes le savent bien.

Dans une dynamique d’amélioration, je lui ai suggéré la reprise d’une activité physique. Une recommandation mesurée, car je ne suis pas coach sportif et je reste dans le cadre de mon expertise.

Mais une fois en salle, le professionnel qu’il consulte lui propose une approche radicalement opposée à celle que nous avions construite ensemble.

Le verdict ? Une “cure de fruits” pendant 7 jours.

Oui, vous avez bien lu. Un patient atteint de diabète invité à consommer exclusivement des fruits durant une semaine. Très vite, je reçois des images de plateaux abondants de fruits, riches en sucres naturels. Une situation à haut risque : hyperglycémie potentielle, déséquilibre métabolique, et surtout une mise en danger évitable.

Rappel essentiel : les fruits, bien que naturels, contiennent du fructose.

Chez une personne vivant avec un diabète, leur consommation doit être encadrée, dosée et intégrée dans un équilibre alimentaire global jamais érigée en régime exclusif.

Ce cas soulève une problématique majeure : la généralisation abusive des conseils nutritionnels. Non, tout le monde ne peut pas boire 3 litres d’eau par jour. Non, tous les régimes ne conviennent pas à toutes les pathologies. La nutrition est une science individualisée, pas une tendance virale.

_Lorsque vous faites face à un problème de santé, orientez-vous vers des nutritionnistes-diététistes qualifiés et expérimentés. Votre santé mérite plus qu’un conseil approximatif.

_Aux coachs sportifs : votre rôle est fondamental, mais il gagne en puissance lorsqu’il s’inscrit dans une approche pluridisciplinaire.

Collaborez avec des professionnels de la nutrition, Orientez vos clients et Travaillez en synergie.
Parce qu’au-delà de la performance, il s’agit de préserver la santé, et parfois même la vie.

Enfin, un mot sans détour : vérifiez les compétences, exigez des diplômes reconnus. Une attestation de quelques mois ne saurait remplacer des années de formation rigoureuse.

La santé n’est pas un terrain d’improvisation.









30/03/2026

L’INACTIVITÉ PHYSIQUE : UN SILENCE QUI DÉTRUIT LE CORPS ET L’ESPRIT

L’homme moderne court après le temps… mais fuit le mouvement. Or, l’immobilité n’est pas un repos : elle est une lente dégradation. Le corps humain est né pour agir, et lorsqu’il cesse de bouger, il se dérègle, s’encrasse, puis s’affaiblit. Derrière cette inertie se cache une véritable fabrique de maladies.

LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES ET L’HYPERTENSION

L’inactivité est une ennemie directe du cœur. Elle favorise l’apparition de les maladies cardiovasculaires et de l’hypertension artérielle.
À l’inverse, une heure quotidienne de marche, de course ou de musculation agit comme un véritable traitement naturel :
elle améliore la circulation sanguine, réduit le “mauvais” cholestérol, abaisse la tension artérielle et diminue la résistance à l’insuline. Bouger, c’est littéralement soulager son cœur.

LE DIABÈTE : UNE ÉPIDÉMIE DU MODE DE VIE

Le diabète s’est imposé comme l’une des grandes maladies de notre époque.
Sa progression fulgurante repose sur deux piliers : la sédentarité et une alimentation déséquilibrée.
L’activité physique agit ici comme une clé biologique :
elle améliore l’utilisation du glucose par les cellules et augmente la sensibilité à l’insuline. En d’autres termes, elle réapprend au corps à gérer son énergie.

L’OBÉSITÉ : LE POIDS DES DÉSÉQUILIBRES

L’obésité n’est pas qu’une question d’apparence, c’est une véritable pathologie systémique.
Plus le poids augmente, plus les risques explosent : hypertension, maladies cardiovasculaires, troubles circulatoires (varices, hémorroïdes), affections de la vésicule biliaire…
Le corps surchargé devient un terrain fertile pour la maladie. Bouger permet de rétablir l’équilibre énergétique et de redonner au corps sa légèreté fonctionnelle.

L’OSTÉOPOROSE : QUAND LES OS S’EFFRITENT

L’inactivité fragilise la structure même du corps. Elle favorise l’apparition de l’ostéoporose en provoquant une fonte musculaire et une perte de densité osseuse.
À l’inverse, l’exercice stimule la formation osseuse en activant des mécanismes biologiques essentiels, notamment la production de prostaglandines. Le mouvement nourrit l’os, comme l’effort nourrit la vie.

LES MALADIES DÉGÉNÉRATIVES : LE CORPS ET L’ESPRIT EN DÉCLIN

Le stress chronique et la sédentarité fragilisent notre système nerveux et immunitaire, ouvrant la voie aux maladies dégénératives telles que :
_le cancer,
_la maladie d’Alzheimer,
_la maladie de Parkinson,
L’exercice physique agit comme un régulateur puissant :
il réduit le stress, combat la dépression et l’anxiété, améliore la vascularisation cérébrale et favorise la survie ainsi que le développement des neurones avec l’âge.

LE MOUVEMENT, UNE NÉCESSITÉ VITALE

L’exercice n’est pas un luxe. Il n’est pas une option.
Il est une loi biologique.
Bouger, c’est activer ses gènes, réveiller ses fonctions vitales, prolonger sa vie avec qualité.
L’inactivité, elle, est une maladie silencieuse qui prépare toutes les autres.
Le corps humain n’a pas été conçu pour durer sans mouvement… mais pour vivre en mouvement.








30/03/2026

LE MYTHE DU PIMENT MIRACLE : ENTRE NUTRITION ET ILLUSION

À l’ère des informations virales, certaines idées séduisent par leur simplicité… mais trompent par leur exagération. Le piment de Cayenne, cette épice bien connue de nos cuisines, est aujourd’hui présenté comme un remède capable de tout guérir : cancer, crise cardiaque, troubles digestifs…

Mais que dit réellement la science ?
Oui, le piment contient de la capsaïcine, une molécule aux propriétés intéressantes. Elle stimule la circulation, favorise la digestion, participe légèrement à l’augmentation du métabolisme et peut même avoir des effets anti-inflammatoires.

Sur le plan nutritionnel, c’est donc un allié… mais un allié modeste.
Car non, le piment ne guérit pas le cancer.
Les études souvent citées ont été réalisées en laboratoire, sur des cellules isolées, dans des conditions très éloignées du corps humain. Confondre ces résultats avec un traitement réel est une erreur grave.
Plus inquiétant encore, prétendre qu’il peut stopper une crise cardiaque en quelques secondes relève non seulement de la désinformation, mais d’un danger vital. Une urgence cardiaque nécessite une prise en charge médicale immédiate, pas une solution improvisée.

Sur le plan digestif, le piment peut stimuler, oui. Mais il peut aussi irriter, surtout chez les personnes sensibles. Comme toute substance active, son effet dépend de la dose, du terrain et du contexte.

En réalité, le problème n’est pas le piment… mais notre besoin de croire aux solutions miracles.
La nutrition est une science d’équilibre, pas de magie.
_ Une épice ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical.
_ Ce qui soigne durablement, ce sont des habitudes alimentaires cohérentes, variées et maîtrisées.

Ne confondons pas puissance gustative et puissance thérapeutique.











30/03/2026

LES PREMIÈRES ÉMOTIONS DE L’ENFANT : ENTRE MYSTÈRE ET DÉCOUVERTE

Dès le premier mois de vie, l’enfant manifeste déjà des signes d’expression : il sourit, gazouille, esquisse les prémices d’un langage émotionnel encore fragile mais profondément révélateur. Pourtant, ces émotions précoces demeurent difficiles à étudier. Leur nature est subtile, leurs causes souvent invisibles, et leur interprétation exige prudence et rigueur.

Dans cette phase de la tendre enfance, les réactions de l’enfant ne peuvent être dissociées de son développement neurologique et affectif. Les chercheurs s’accordent à dire que l’approche traditionnelle consiste à observer, identifier et interpréter les expressions spécifiques qui traduisent ses états internes. Un sourire, un cri, un regard… autant de signaux qui composent une véritable grammaire des émotions naissantes.

Ainsi, trois émotions fondamentales structureraient les premières expériences affectives de l’enfant : _l’amour, qui se manifeste par l’attachement et le besoin de proximité ;
_ la rage, souvent exprimée par les pleurs ou l’agitation face à une frustration ;
_et la peur, réaction instinctive face à l’inconnu ou à l’absence de repères.

Comprendre ces émotions, c’est entrer dans l’univers silencieux mais intense de l’enfant, où chaque expression est un message, chaque réaction une tentative de communication. C’est aussi reconnaître que, bien avant les mots, l’être humain ressent, perçoit et s’attache.






21/03/2026

PRÉVENIR OU GUÉRIR : UN CHOIX DE SAGESSE

Aujourd’hui, beaucoup préfèrent traiter la maladie plutôt que la prévenir. Pourtant, prévenir, c’est protéger le corps avant qu’il ne souffre. Attendre d’être malade, c’est réparer ce qui aurait pu être évité. La véritable intelligence est d’écouter son corps avant qu’il ne crie.






21/03/2026

LA BANANE : UN TRÉSOR NUTRITIONNEL À LA PORTÉE DE TOUS

Si la nature avait décidé de créer un fruit à la fois simple, nourrissant et protecteur pour la santé humaine, elle aurait très certainement créé la banane.

Originaire de l’Asie du Sud-Est, notamment des territoires correspondant aujourd’hui à l’Indonésie, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la banane accompagne l’humanité depuis plusieurs millénaires. Au fil des migrations, des échanges commerciaux et des grandes explorations, ce fruit a traversé les continents : d’abord l’Afrique, puis les Amériques, jusqu’à devenir aujourd’hui l’un des fruits les plus consommés et les plus appréciés au monde.

Mais derrière sa simplicité apparente se cache une véritable puissance nutritionnelle.

La banane est riche en vitamine C, vitamine B6, magnésium, potassium et fibres, des nutriments essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Sa richesse en potassium en fait notamment un allié précieux pour la régulation de la tension artérielle, car ce minéral aide l’organisme à maintenir un équilibre vital entre sodium et potassium, contribuant ainsi à la protection du cœur et des vaisseaux sanguins.

Et ses bienfaits ne s’arrêtent pas là :

_ Une énergie naturelle et immédiate
Grâce à ses glucides naturels facilement assimilables, la banane offre un carburant rapide à l’organisme. Elle est idéale pour les étudiants, les travailleurs et les sportifs qui ont besoin d’un regain d’énergie sain.

_ Une digestion facilitée
Riche en fibres, la banane soutient le transit intestinal et participe à l’équilibre du système digestif.

_ Un soutien au système immunitaire
Sa teneur en vitamine C contribue à renforcer les défenses naturelles de l’organisme.

_ Un allié pour l’équilibre nerveux et mental
La vitamine B6 joue un rôle important dans la production de neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur, le sommeil et la gestion du stress.
Ainsi, ce fruit humble que l’on trouve facilement sur nos marchés n’est pas seulement un aliment : c’est un véritable partenaire de santé.

Dans un monde où l’on cherche souvent des solutions complexes pour rester en bonne santé, la banane nous rappelle une vérité simple : la nature a déjà placé entre nos mains des aliments puissants, accessibles et bienfaisants.

Manger une banane, ce n’est pas seulement se nourrir… c’est prendre soin de son corps avec intelligence.









21/03/2026

LE POIVRON VERT : UN TRÉSOR NUTRITIONNEL À PRÉSERVER

Le poivron vert n’est pas qu’un simple ingrédient : c’est une véritable richesse nutritionnelle.

Exceptionnellement riche en vitamine C parfois bien au-delà de l’orange il renforce l’immunité et soutient la vitalité de l’organisme.

NB: Mais attention , cette précieuse vitamine est fragile. La chaleur excessive la détruit. Ainsi, privilégier une consommation crue ou des cuissons courtes permet d’en préserver toute la puissance. Et pour une qualité optimale, choisissez-le idéalement issu de l’agriculture biologique.

Se nourrir, ce n’est pas seulement manger. C’est savoir préserver ce que la nature nous offre de meilleur.


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