Diversité culturelle et linguistique du Monde Berbère

Diversité culturelle et linguistique du Monde Berbère

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Quand le monde sera ouvert à toutes les cultures, nous aurons une vie plus belle. Aquarelle réalisée par une amie.
TAQBAYLIT S YINZAN, mon recueil de proverbes Kabyles, il compte plus de 7000 proverbes. Un travail de collecte de bouche à oreille qui m’a pris 36 ans exactement. Je l’ai commencé en 1984 quand j’étais en classe de 2AS au lycée el illouli de larbaa nat iraten.
https://www.ombudsman.europa.eu/fr/correspondence/fr/99005

Consultation publique – L’emploi des langues au sein des institutions, organes et organismes de l’Union européenne (UE)
La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde unique frottée, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise au moyen d’un archet en bois arqué. Alliant musique et poésie, la musique de l’imzad est fréquemment jouée lors des cérémonies dans les campements touarègues. L’instrument fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires glorifiant les aventures et les exploits des héros du passé, qui sont souvent chantés par les hommes et auxquels hommes et femmes participent en émettant des cris modulés ou aigus. La musique revêt également une fonction thérapeutique car elle est jouée pour chasser les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades. Le son de l’imzad reflète les sentiments et les états d’âme de l’interprète, et toute difficulté d’exécution au cours d’une interprétation est considérée comme un signe de malheur. Les femmes fabriquent l’instrument à partir d’une demi-calebasse séchée et évidée. Celle-ci est tendue d’une peau du côté ouvert, percée de deux ouïes en forme de rosace et munie d’un chevalet en bois en forme de V. Le savoir musical de l’imzad est transmis oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation.
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La musique de l’imzad, caractéristique des populations touarègues, est jouée par les femmes avec un instrument à corde unique frottée, également connu sous le nom d’imzad. La musicienne place l’instrument sur ses genoux et joue en position assise au moyen d’un archet en bois arqué. Alliant musique et poésie, la musique de l’imzad est fréquemment jouée lors des cérémonies dans les campements touarègues. L’instrument fournit l’accompagnement mélodique des chants poétiques ou populaires glorifiant les aventures et les exploits des héros du passé, qui sont souvent chantés par les hommes et auxquels hommes et femmes participent en émettant des cris modulés ou aigus. La musique revêt également une fonction thérapeutique car elle est jouée pour chasser les mauvais esprits et atténuer les souffrances des malades. Le son de l’imzad reflète les sentiments et les états d’âme de l’interprète, et toute difficulté d’exécution au cours d’une interprétation est considérée comme un signe de malheur. Les femmes fabriquent l’instrument à partir d’une demi-calebasse séchée et évidée. Celle-ci est tendue d’une peau du côté ouvert, percée de deux ouïes en forme de rosace et munie d’un chevalet en bois en forme de V. Le savoir musical de l’imzad est transmis oralement selon des méthodes traditionnelles qui favorisent l’observation et l’assimilation.
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Bonjour à toutes et à tous

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L'objectif poursuivi est de promouvoir la culture et les langues berbères. Pour atteindre ces objectifs, nous avons besoin de l'apport de tout un chacun. Le premier apport que vous pouvez manifester c'est d'adhérer, animer et promouvoir cette page. Nous souhaitons que les animateurs principaux de cette page soient des chercheurs et spécialistes du monde berbère chacun sur les questions qui le conc

Fonctionnement normal

18/06/2021

ATHMANE BALI

Photos from Je n'ai pas choisie d'être touareg , j'ai juste eu de la chance's post 16/06/2021

Photos from Je n'ai pas choisie d'être touareg , j'ai juste eu de la chance's post

25/04/2019

Egalagh RANDO

Egalagh RANDO vous propose un circuit spécial sur Timia qui vous donnera, en plus des visites ordinaires, l'occasion de participer au mois de novembre à la fête de Mouloud communément appelé le Gani, un patrimoine culturel inqualifiable des Touaregs Kel Ayer.

07/02/2017

Diversité culturelle et linguistique du Monde Berbère

07/02/2017

Timeline Photos

19/02/2015

Aswegh atay yahan alkass, azar s-oulhin har tisantass

keltamacheq.wordpress.com 25/01/2015

Kel tamacheq (Aïr-Ajjer-Ahaggar-Adagh)

Blog descriptif du paysage et vie des touaregs

keltamacheq.wordpress.com Le Monde Touareg en images!!!

19/11/2014

Noble Touareg de la tribu Kel Rela, photo victor englebert

[06/21/14]   Colloque Inernational: Massinissa, au coeur de la consécration d'un premier Etat numide.
Khroub les 20 et 21 septembre 2014
Coordonnateur Scientifique: Dr Dida BADI
Comité d’organisation : Haut Commissariat à l’Amazighité.
Comité Scientifique :
1-CHENITI Med El Bachir, Professeur à l'Université d'Alger;
2- HARECHE Med El Hadi, Professeur à l'Université d'Alger.
3- GHANEM Mohamed Seghir, Professeur à l'Université de Constantine;
4- DRICI Salim, Maître de conférences à l'Université d'Alger;
5- HAMOUM Toufik, Maître de conférences à l'université d'Alger ;
Appel à Participation
Argumentaire :
Ce fut dans un contexte marqué par la compétition politico-militaire et le jeu d’influence, pour le contrôle des terres africaines et les pourtours de la Méditerranée, entre les deux puissances mondiales de l’époque, à savoir les Romains au Nord de la Méditerranée et les Carthaginois au Sud, que la Numidie connut son apogée en réalisant pour la première fois son unité politique, avec Cirta comme capitale unique du royaume, sous le règne de Massinissa.
Massinissa, fils de Gaïa (-238-148), fit alliance avec les Carthaginois puis avec les Romains selon les conjonctures, la géopolitique et les stratégies du moment. Il unifia les Massyles et les Massaessyles et entreprit de les sédentariser, finit par être reconnu Roi des Numides. Sous son règne, en cavalier infatigable et en vaillant stratège, la Numidie devient un Royaume très prospère et occupe une place prépondérante dans le rapport de forces en Méditerranée.
L’œuvre politique et sociale de Massinissa fut aussi grande que son œuvre militaire. Il édifia un Etat Numide puissant et le dota d’institutions inspirées des grandes puissances de l’époque (Carthage et Rome). Il fit frapper une monnaie nationale, entretenait une flotte et une armée régulière. Il fut un souverain très aimé par son peuple. Les mausolées et les tombeaux construits en son honneur sont les témoins de reconnaissance par les siens pour sa loyauté et sa grandeur.
En plus du développement de l’agriculture, son époque est aussi marquée par une prospérité intellectuelle où les arts, la culture et la littérature occupaient la place publique.
Massinissa se conduisait en grand homme d’Etat, respectait les traités tout en se prononçant contre toute ingérence et intervention étrangère. Ne lui attribue-t-on pas le célèbre adage « l’Afrique aux Africains » qui montre son attachement à sa souveraineté et à son indépendance?
Cependant, ce que nous savons de l’histoire de la Numidie nous le devons surtout aux auteurs grecs et latins comme, Tite-Live, Diodore de Sicile, Appien, Polybe... Toutefois, ces informations et ce, malgré leur importance, s’apparentent davantage aux récits de rapports des Numides avec les deux grandes puissances mondiales de l’époque que reflétant leur propre histoire telle qu’elle se serait réellement déroulée.
Ainsi, un immense chantier scientifique, ayant pour objectif la connaissance de l’histoire culturelle, sociale et politique de l’Afrique du Nord, et de la période numide en particulier, doit être ouvert et un travail de socialisation du savoir produit entrepris par les archéologues et les historiens afin de combler les lacunes des générations actuelles sur l’histoire de cette période.

Les Axes thématiques du colloque:
• Massinissa Roi de Numidie (sa vie, son parcours, ses études …)
• La situation géopolitique en Afrique du Nord et en Méditerranée durant les trois premiers siècles avant la colonisation romaine;
• Massinissa et l’unification de la Numidie ;
• L’apport de Massinissa dans l’émergence d’un grand Etat Numide
• L’organisation politique, économique et militaire de la Numidie ;
• L’organisation sociale et religieuse ;
• La place des Arts et de la culture sous le règne de Massinissa.
• Les rapports de l’Etat numide avec les Etats méditerranéens.
Dernier délai d’envoi de la proposition de communication : 10 Août 2014
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Chaque proposition de communication doit être accompagnée d’un court CV (D’une page maximum) du principal intervenant. L’auteur mettra en évidence son expérience et/ou ses travaux dans le domaine.
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Titre de la communication :
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Fiche Résumé : NB/ Le résumé ne doit pas dépasser vingt (20) lignes.
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Nom :....................................................................................................................................
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A envoyer au coordonateur du colloque Dr. Dida BADI, à l’adresse mail suivante : [email protected]
Avec cc : [email protected] /[email protected] /[email protected]

06/06/2014

dromadaire et touareg: deux amis d'honneur.

[05/13/14]   TRACES DE JUDAÏSME EN MILIEU TARGUI .

Parmi les Touaregs de l’Aïr, du Hoggar et de l’Adrar des Ifogha, vivent de nombreux groupes et fractions (Daga, Idawsahak, Igdalen, Inhaden…), qui conservent le souvenir de leur origine rattachée au Judaïsme.
Les " Kel daoussahag"
[le clan des descendants d’Isaac] Variantes : Ida Ous-hak, Daou-Sahak, Daw-Sahak, daou Ishaq…
Le capitaine Bretaudeau, fut le premier à faire état de l’existence d’une tribu targui des Aouellimindens, les Ida Housshaq, à l’intérieur d’un cercle qui engloberait Kidal, Menaka, Ansongo, Tahoua..., ayant un langage particulier; il ne croyait pas impossible que cette tribu, fût d’origine juive1 marocaine : une migration par étapes, aurait conduit dans ce pays, par la Mauritanie, ces éleveurs qui se donnent un ancêtre nommé Is’haq [Isaac].2
Ces nomades rattachés au monde targui et dont le mode de vie est celui des Touaregs, se considèrent comme des Touaregs.
Il faut ajouter que ces Ida Ous’hak, blancs non berbéro-phones3, aux cheveux lisses4, ne se rattachent vraiment, ni à la langue, ni à l’ethnie targui ; soumis à des analyses sanguines, ils se distinguent de leurs voisins:
« En 1977, nous avons, pour la première fois, étendu aux Dawsahak (…) les études hématologiques [et], constaté, en étudiant deux marqueurs très bien définis, l’hémoglobine et la G6PD, que les Dawsahak se différenciaient très nettement des autres groupes avec lesquels ils vivent en complète symbiose. Compte tenu des biais d’échan-tillonnages, nous nous abstien-drons de tirer des conclusions trop hâtives, mais il est évident d’ores et déjà, qu’il s’agit de populations « étrangères »5
Au sein de ce groupe targui, certains disent être venus d’Israël ; d’autres, issus de réfugiés du Maroc, descendraient du « Prophète Is’haq » ; ils sont blancs, même si parmi eux se trouvent quelques noirs, aujour-d’hui assimilés : leurs anciens esclaves Iberogan6.
Restés très attachés au livre et convertis à l'Islam (on compte parmi eux beaucoup d’érudits, de marabouts), les Kel Daw-Sahak, n’en conservent pas moins le souvenir de leurs origines juives et certaines croyances anciennes, probablement judaïques, comme ces " rites du Samedi ", en relation avec le chabbat (au Niger, le jour de repos a toujours été le samedi (du vendredi soir au dimanche soir)….
Il est probable que la faible religiosité du monde targui, l’influence islamique limitée, et l’isolement géographique, ont constitué des facteurs à la fois favorables (permettant de conserver le souvenir de leur origine juive et marocaine), et défavorables (coupés de toute relation avec les communautés, ils ont perdu leur judaïsme).
Partagés entre Daw-Sahak & Igdalen, ils vivent groupés en villages de huttes, de part et d’autre de la frontière Mali-Niger, dans une zone comprise entre l’Adrar des Ifogha et l’Aïr, et se nomadisent généralement dans le triangle Kidal - Ansongo – Menaka :
au Mali :
en majorité dans un triangle situé entre Kidal, Menaka et Ansongo et notamment :
-dans la région d'Inburaghen (Ansango) à 90 km au nord-ouest de la ville de Gao, sur la rive nord du fleuve Niger
-près de Talataye, vers la vallée de l'Azawakh à la frontière du Niger.
au Niger :
-les Ida-Ous’hak, appelés Issaoughane, sont installés dans l'Azawagh (Abalak - Tchnita-baraden...
-dans les régions de Tahoua et Filingué, les Daw Sahak sont appelés Igdalen.
-Les Igdalen, très probablement apparentés
-au groupe précédent, sont installés plus à l’est, du côté de Filingué, Tahoua, In-Gall et l’Azawagh…7 S’ils ne se distinguent pas par leur façon de s’habiller, c’est parmi eux que l’on rencontre des hommes aux longs cheveux tressés. Eleveurs de chameaux, chèvres et moutons, ils se sont spécialisés dans la confection de nattes de palmes, renforcées de fines lanières de cuir, croisées parfois, de manière à former des frises d’étoiles à six branches, comme sur la photo de « femme targui » illustrant l’article d’E. Bernus.8 Comme tous les Touaregs, ils ont leurs propres forgerons et potiers (ikanwen), dont certains, peut-être, d’origine targui et juive9…
en Algérie :
-depuis les sécheresses de 1984, qui ont affecté leur région, nous assistons à une nouvelle migration des Ida-Ous’hak vers Tamanrasset, où une partie de leur tribu s'est installée dans des tentes de fortune, au quartier d'Aderiane, non loin du tombeau de Moussa ag Amastane, aménokal de l'Ahaggar, entre 1904 et 1922.
La grande différence avec les autres Touaregs, réside au niveau de la langue : ils ont leur propre langue, tadawsahak10, mêlée d’éléments songhay, haoussa, rarement tamachek…
-au Niger, les Kel Daw-Sahak parlent tamachèk, même si, dans la région d'In-Gall, leur langue est teintée de zarma (un dérivé du songhay).
-au Mali, ils parlent un Songhaï, mêlé de tamachek.
Les INHADEN
Le nom « Ounhaden », mot tamachek, désigne le « forgeron »
Ils seraient d’origine israélite, issus des Juifs du Touat et… « expulsés en 1492 par El Merihli», selon H. Lhote, qui ajoute :
« Les Inhaden (sing : inhad/enad) forment la caste artisanale des Touaregs »
Habiles dans le travail des métaux, ils sont forgerons, fabricants d’armes, bijoutiers ; ils façonnent le bois et produisent les coffres, les piquets de tente, les selles de chameau, les bijoux et les amulettes… ; leurs femmes travaillent le cuir, font des nattes…
Sans compter certaines particularités qui avaient déjà frappé H. Barth11 :
« Les Maalmines sont des artisans qui constituent une tribu dont les membres ne se marient qu’entre eux. Bien que très noirs de peau, ils ne sont pas négroïdes. Certains les tiennent pour des Juifs razziés par les Touaregs et qui, à la longue, se seraient targuisés.»12
« les Inhaden constituent une caste fermée, méprisée par les Touaregs, dont on connaît la répugnance pour tout travail manuel (...) Les Touaregs, qui les méprisent ostensiblement pour leur origine obscure et leur profession servile, reconnaissent leurs qualités et sont heureux d’en profiter. Ils les craignent également, car ils leur attribuent des pouvoirs surnaturels de sorcellerie et de magie (...). »13
Les DAGA
Je n’ai pas besoin de revenir sur le récit déjà mentionné14 de Mardochée aby Serour, [ha iehudim a ele (à propos de ces Juifs)], traduit par Isidore Loeb et publié au Bulletin de l’A.I.U. en janvier 1880, sous le titre les Daggatoun15 et la découverte, en 1995, du manuscrit en hébreu du rabbin, dans les archives de l’Alliance16
une influence juive en milieu targui ?

Le monde targui, se rattache au groupe ethnique des peuples berbères, qui, lui-même, appartient à la famille sémitique.
Cela implique-t-il nécessairement que des liens – pas forcément d’inspiration religieuse - aient pu exister avec l’élément hébraïque ?
Inconcevable aux yeux de certains, l’éventualité demeure, renforcée de temps à autre par de troublantes coïncidences.
M. Gast, a fait le rapprochement entre des coutumes propres aux Touaregs et certaines pratiques juives :
«J’ai signalé … les traces d’éventuels héritages hébraïques chez les Touareg (don des sandales lors du mariage au cousin croisé [rappel du lévirat ?], origine occultée des Ioullimiden qui portaient des tresses de cheveux très apparentes, par exemple…»17
Les Touaregs à tresses

Dans un article de P. Benoît sur les Touareg*18, très obligeam-ment signalé par Marceau Gast, des hommes bleus (de la région de Tahoua au Niger), appartenant à la grande confédération ioullimiden, portent de longues nattes.
La découverte - d’autant plus étonnante que l’un des hommes à nattes se nommait … Rebbi ! -, rappelle la tradition des antiques Hébreux, reprise par les groupes rasta de la Jamaïque et, inévitablement, évoque les héros bibliques à la chevelure légendaire:Absalom, Samson…*19 et les traditions perpétuées par les Hassidim porteurs de “papillotes” de New York et Jérusalem, et certains Juifs du Sud-marocain (en majorité des judéo-berbères du Sous, du Dra’, du Tafilalet, du Touat…), arborant les nouader*20.
Edmond BERNUS, vers 1972, a rencontré des Igdalen à tresses et recueilli leurs confidences :
« Dans le campement d’Akenzigi vivait un chef très vénéré, Akhmed wen ekked (des tresses) que j’ai interrogé et qui m’a donné une liste de ses ancêtres… Il portait des cheveux tressés … Comme tous les Igdalen, il ne faisait jamais la guerre, ne portait pas d’armes et était un éleveur de chameaux remar-quable… »21
La tradition – ou le symbole – se sont-ils perdus ? Si certains Igdalen du Niger (Filingué, Tahoua, Agadès), portent encore des tresses, ce ne serait que « pour l’esthétique », la chevelure demeurant l’élément « de séduction » par excellence, d’après les déclarations d’un membre de la tribu, en 2003.
Le lévirat*22
C’est le nom donné, dans la tradition juive, au principe d’obligation morale pour un homme d’épouser la v***e d’un frère trop tôt disparu, afin de lui assurer une postérité, et perpétuer le nom.
En cas de refus d’épouser, intervient le rite du déchaus-sement, cérémonie au cours de laquelle, dans le but d’attirer sur lui l’opprobre, la v***e ôte publiquement*23 la sandale à son beau-frère, qui s’est dérobé à ses responsabilités.
De fait, le lien entre les coutumes juives et celles des touaregs, n’apparaît pas avec une grande netteté :
-d’un côté, le don des sandales a pour but de sceller une promesse
-que dans le cas du lévirat, la jeune femme déchausse celui qui manque à son devoir, pour dénoncer son refus de l’épouser, conformément aux usages :
Présence juive et toponymie
La micro-toponymie permet de déceler des influences intéressantes même si, après des siècles d’arabisation, il paraît illusoire de chercher des noms hébreux sur les cartes (où subsiste le seul nom d’un district du Touat, Fenoughil.
Par ailleurs, les références aux Juifs ne sont pas rares dans la cartographie :
-Col de la Juive (entre Figuig et Beni-Ounif)
-Theirat lihoud (Grand Erg Occidental - Algérie)
-Djebel l’Ihoud (Maroc)
-Erg lihoudi (Maroc)
Le Juif est aussi présent dans le lexique en usage au Maghreb,
-dans les mots sémitiques à racine arabe (ihoudi, ihoudiya, ihoud) ou hébraïque (iehoudi, iehoudim)
-dans les mots berbères, le morphème « houd/oud »24 dont sont issus « oudeï/ouday » et, probablement emprunté au grec [oudaiôn genos] et peut-être contaminé par la forme sémitique, « oudeyen » (juifs)*26 :
-tin-houd, la datte juive du Touat
-Hed-hod, la huppe « oiseau juif » (bénéfique d’après Edmond Doutté)…
Beaucoup d’autres éléments (et groupes d’origine juive), attestent une présence ancienne, et l’influence qu’elle a pu exercer sur l’ensemble du Sahara. Au point qu’il eût été possible de généraliser l’observation d’Odette du Puigaudeau :
« en Adrar [Mauritanie], Juifs et Portugais se partagent les légendes » 27
Théodore Monod, grâce à sa connaissance parfaite des Ecritures28 et du monde targui, a pu déceler, à des siècles de distance, de nombreuses simili-tudes et analogies entre l’organi-sation sociale des Hébreux des temps bibliques, et les Hommes bleus, leur mode de vie tribal et semi-nomade, leur culture et leurs croyances. Dans un chapitre intitulé « Bible et Sahara »29, cet observateur privilégié, invite à rechercher, approfondir et comprendre, la nature des liens, à travers cette question « pro-phétique» posée dès 1936, au sujet des Touaregs :
« Hébreux vivants ou Sahariens fossiles ? » pouvant exister entre certaines traditions hébraïques et quelques usages en vigueur chez les Touaregs…
Jacob Oliel
NOTES :
1. « ils seraient les descendants des Juifs maghrébins et sahariens chassés vers le sud par l’invasion hilalienne » au XI° siècle
2. Edmond Bernus : «...selon certaines traditions, les forgerons touareg seraient d’origine israélite, venus du Maroc par les bords de l’océan à une époque reculée. Dans un article,1 je cite le Père de Foucauld et Henri Lhote qui parlent de cette tradition (...) Les DAWSAHAK [aw-fils de et Sahak-Isaac] vivent principalement dans la région de Menaka-Ansongo, au Mali ; quelques groupes ont franchi le fleuve et vivent dans la région de Bankicaré au Niger. Ils ont la réputation d’être d’excellents éleveurs, propriétaires de gros troupeaux de bovins. En 1986, dans le cercle de Menaka, on comptait 16522 Dawsahak au recensement administratif... »
3. *Ils n’appartiennent pas au groupe linguistique tamachèk
4. Chaventré A. Evolution anthropo-biologique d’une population touarègue, Travaux et documents de l’I.N.E.D. 1983 : « les Dawsahak sont blancs beaucoup plus clairs que tous les autres habitants de la zone sahélienne… il n’est pas rare de trouver chez eux des sujets blonds ou roux avec des yeux verts ou bleus »
5. Chaventré A. op. cit. p. 29
6. Bernus E. Touaregs, chronique de l’Azawak, Ed. Plume, 1991, p. 112
7. Igdalen : Berbères issus d’une fraction sanhadja, ils se sont fractionnés en petites tribus zenaga vivant dans l’Aïr et sur des bords du Sénégal (ce qui explique la présence d’une fraction Igdalen au sud de la Mauritanie et la forme Ida Ous’hak, calquée sur les noms de tribus mauritaniennes ( Ida Ou A’li… Ida ou Al Hadj… )
8. Bernus E. Incongruïtés et mauvaises paroles touarègues, Journal des Africanistes, XLII-1, 1972, p. 92
9. « il n’est pas impossible que [certains motifs de] décoration soi[en]t d’origine marocaine car on [les] retrouve dans les bijoux en argent émaillé du Maroc (…) elle a dû parvenir chez les Touareg soudanais par le canal des artisans juifs, qui sont les orfèvres des Marocains, et de l’ancienne colonie juive du Touat dont certains descendants seraient aujourd’hui les artisans des Touareg, chez lesquels leurs aïeux vinrent se réfugier à la suite des persécutions dont ils furent l’objet au [XV°] siècle », Lhote H., un bijou anthropomorphe chez les Touareg de l’Aïr, Notes Africaines n°44, octobre 1949, p. 115
10. *Nicolaï distingue, parmi les sous-groupes de dialectes berbères (tamachek) influencés par le songhay, le tadaksahak des nomades idaksahak de la région de Menaka (Mali) et au sud-est d’In-Gall (Niger), le tihisit qui comprend la tagdalt des nomades igdalen et la tabarog des ibérogan (Sur la phonologie des langues mixtes du songhay septentrional, extrait des T. XXIV-XXVIII, années 1979-1984, G.L.E.C.S., Geuthner)
11. BARTH Heinrich, explorateur allemand qui visita Tombouctou en 1853-1854
12. Cabannes & Ruffié, l’Anthropologie, T. 65, n° 5-6/1961, p. 472
13. ibid, pp 56-57
14. Oliel J. De Jérusalem à Tombouctou, l’odyssée saharienne du rabbin Mardochée, Editions Olbia, Paris, 1998
15. les DAGGATOUN, tribu d’origine juive demeurant dans le désert du Sahara, par le rabbin Mardochée (traduction Isidore Loeb), Bull. de l’Alliance Israélite Universelle, Paris-janv. 1880.
16. Le texte en hébreu confié à l’ A.I.U. par Mardochée (enregistré le 19 janvier 1880 sous le N° 2376, Archives A.I.U. dossier FRANCE-VIII.D 42), a été publié dans la r***e israélienne Pe’amim 1996-n° 67 avec une envolée de Michael Glatzer, son éditeur, à la louange de Michel Abitbol pour une découverte exceptionnelle ! …glorieusement réalisée à la suite de l’interception de mon manuscrit destiné à M. André Chouraqui, avec la référence du texte inédit…
17. Gast M. lettre personnelle du 30 janvier 2000
18. Benoit, P. Au pays des Touareg (article illustré par Jouve), l’ILLUSTRATION numéro spécial de Noël 1938
19. « mode » ou marque d’appartenance religieuse ? M. Gast en a retrouvé la trace dans la statuaire, à Nancy (Eglise des cordeliers, XII° siècle): le retour du Croisé
20. *nouader : sorte de longues mèches (ou favoris)
21. Bernus E. lettre personnelle du 8 mai 2003
22. *du latin lévir (beau-frère) ; (en hébreu, halitza)
23. *la loi rabbinique requiert la présence de 10 témoins pour valider le fait
24. * selon le R.P. Duvollet les toponymes OUADANE*1, HODH, TAOUDENNI … auraient été formés sur la même racine, Oud (juif).
25. *D’autres toponymes, ont été construits, ailleurs au Sahara, à partir de la racine berbère «Oudeï» (Juif) : à Igli, au confluent des oueds Guir et Zousfana, les Juifs habitaient au lieu-dit Taourirt-Oudeï.
26. Puigaudeau O. du, Arts et coutumes des Maures, Hespéris, 1967, volume 8, page 163
27. de même Psichari (les voix qui crient dans le désert, p. 22) auquel les « Maures… vieillards aux traits durs, aux regards aigus, dont l’attitude et jusq’au vêtement, faisaient penser à quelque Hébreu de l’Ecriture »
28. Monod Th. Méharées, 1937, chapitre III «Bible et Sahara», 1937, p. 62

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