22/07/2026
🌿 Savais-tu que le more a toute une vie derrière lui avant d'entrer sur scène ?
Tout commence par un arbre du bord de mer : le pūrau, de la même famille que le aute (l'hibiscus). On en prélève l'écorce interne, la partie souple, cachée sous la peau du bois.
Puis vient l'eau de mer. On y laisse l'écorce plusieurs jours, le temps qu'elle s'assouplisse. On retire la couche extérieure, on bat la fibre intérieure pour l'affiner, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle devienne fine et légère. On la sèche au soleil : elle blondit, devient presque blanche.
Alors seulement, brin par brin, on la monte sur une ceinture, souvent faite de pūrau elle aussi. Certains la laissent couleur paille, d'autres la teintent.
Tout ça demande énormément de travail. C'est l'arbre, la mer, le soleil, et des heures de mains patientes. Un savoir souvent transmis de génération en génération.
La prochaine fois qu'un more balaie la scène de Toʻata, rappelle-toi : avant d'être un costume, c'était une écorce, un peu d'eau de mer, et beaucoup de patience.
Et chez-toi, comment est produit le more ?
Sources : le more (pagne de ʻōteʻa) = écorce interne du pūrau / Hibiscus tiliaceus, assouplie plusieurs jours en eau de mer, battue, séchée, montée sur ceinture de pūrau, fibre écrue parfois teintée ; savoirs de récolte transmis — Wikipédia (« More (textile) ») ; fiche PCI « Le ʻOri » du ministère de la Culture ; Tahiti Tourisme.
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