08/03/2018
BATISSONS LA NATION MAURICIENNE
La Culture est un manteau social que portent les citoyens d’une nation. Chaque nation a son propre manteau. Ce manteau renferme des signes ou traits particuliers qui mettent en valeur les qualités intrinsèques de la vie d’un peuple, surtout en rapport à son histoire, ses comportements, ses régimes vestimentaire et alimentaire et les histoires de la vie qui façonnent ses pensées.
La culture sociale n’est pas un menu prêt à servir. Elle est construite en maillons. Chaque maillon dépend l’un de l’autre pour faire valoir à la chaine sa cohérence et puissance. De ce fait, la culture est à la fois personnelle et collective, tout comme le maillon et la chaine. La Culture comprend un processus de développement rationnel et émotif et qui se fait à deux niveaux, au foyer, la famille et la collectivité, le social.
Tout comme les droits; ils sont soit civils ou criminels. Bien entendu, au foyer ou à la maison les droits s’exercent en toutes libertés. Mais dans la collectivité ou le social ils doivent forcement être restrictifs. Que ceci ne déplaise à l’ONU qui veut par la confusion et la zizanie sur les droits, forcer la mise en place d’un gouvernement fédéral-central au service de la mondialisation.
Y-a-t-il une culture mauricienne?
L’histoire nous apprend que nous sommes tous descendants d’immigrants, malgré eux, de plusieurs pays du monde. Nos ancêtres avaient leurs propres cultures personnelles et sociales. Une fois à Maurice, dans leur isolement, ils ont pris conscience, plus de leurs cultures personnelles respectives, vu que la culture collective leur était difficilement acceptable et conflictuelle à leur égard. De plus cette culture collective leur était imposée d’en haut ; chose qui leur déplaisait évidemment.
Durant les années sous la colonisation, surtout britannique, la culture personnelle servait de bouclier contre la politique de conversion religieuse et de renfort pour des droits à l’émancipation. L’Indépendance du pays devrait être l’occasion pour créer un sentiment de fierté et la pose de la première pierre vers la réalisation de l’édifice de la Nation mauricienne. Mais un obstacle majeur se dresse en face. Alors que le Parti Mauricien de Jules Koenig et de Gaétan Duval voulait d’abord créer la nation mauricienne et ensuite exiger l’indépendance du pays, le Parti Travailliste militait pour l’Indépendance d’bord et ensuite pour la création de la nation mauricienne. Bien entendu les arguments avancés par le PM qui apparemment voulait créer d’abord une nation mauricienne ont bien au contraire démoli la base même de cet édifice difficile à poser.
Cinquante ans après, que pouvons-nous espérer? Une nation ou l’effritement d’un peuple! C’est bien le constat que tout un chacun se fait actuellement lors de la célébration de cette noce d’argent. Mais une chose est certaine, 50 ans dans la vie d’un peuple n’est pas un grand évènement. Maintenant que nous prenons conscience de nos manquements, ne faut –il pas alors voir comment construire cette nation de sorte que 50 ans après la génération à venir puisse se sentir plus heureux que nous dans ce sentiment de solidarité qui nous manque encore.
Bâtir la Nation mauricienne
Malgré les controverses politiques et le déchirement de la population sur la question de l’indépendance et la nation mauricienne, cependant, certaines personnes de bonne foi tentaient à leur manière de poser les jalons pour la création de cette nation mauricienne. Ici je pense à M. Edwin De Robillard; celui qui créa le mouvement de « Bâtir la nation mauricienne » en regroupant les jeunes de son temps à travers des activités sociales et amicales, telle que la Caravane de jeunesse et la prière dite en commun renforçant le souhait et les préceptes à l’arrière de cette construction. Edwin de Robillard est mort, mais certains des monuments qu’il a fait construire dans certaines parties du pays sont toujours là pour nous rafraichir la mémoire que le vœu pour la réalisation de ce rêve était bien partagé par une large couche de la population mauricienne, sauf bien entendu, certains politiciens.
En ce jour de la célébration de cet évènement je souhaite proposer à la nation mauricienne une formule de construction de cette entité, non venant d’en haut, mais avec la participation de tous les citoyens de bonne foi, comme fut feu Edwin De Robillard.
Après une très longue absence, je retourne sur la toile pour aider à construire cette entité tant attendue. C’est dans ce but que je souhaite créer une nouvelle page, sur Facebook, intitulée « Bâtissons la Nation mauricienne ».
Pour le faire, il nous faut des propositions venant de tous les mauriciens qui le souhaite vraiment ; non à critiquer, mais à proposer des idées pour la construction de cet idéal, la création de ce manteau social.