19/01/2026
Communiqué de presse
Lancement virtuel du livre de Choguel Kokalla Maïga et d’Issiaka Ahmadou Singaré, ce lundi, 19 janvier 2026
« La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) »
La semaine du mercredi 14 janvier au mardi 20 janvier contient deux dates hautement symboliques. Le 20 janvier 1961, le Président Modibo Keïta invitait la France à évacuer les bases militaires qu’elles continuaient d’occuper sur notre territoire. Le 14 janvier 2022, notre peuple, debout sur le boulevard de l’Indépendance, signifiait à la CEDEAO qu’une ère, celle de la soumission au diktat de l’Étranger, était révolue.
Choguel Kokalla Maïga et Issiaka Ahmadou Singaré ont choisi cette semaine pour apporter leur contribution à la commémoration des deux événements. Après Les Rébellions au nord du Mali, des origines à nos jours (2018), ils reviennent vers les lecteurs avec un nouveau titre : « « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) ».
Le livre leur a été inspiré par la prise de Kidal, le 14 novembre 2023, dès la réintégration de cette région dans la République. Il est dédié à la jeunesse malienne afin qu’elle se souvienne et tienne allumé le flambeau de la Résistance car celle- ci se poursuit par-delà l’indépendance proclamée, le 22 septembre 1960. Il se veut également un vibrant hommage à notre vaillante Armée Nationale. Renouant avec les traditions d’honneur et de dignité de nos ancêtres, elle a réussi la libération d’une partie du territoire national, lavant l’affront infligé par des séparatistes en janvier 2012, mars 2012 et en mai 2014. Enfin, il se veut une contribution à la réconciliation entre toutes les composantes de la nation malienne et au renforcement du patriotisme et de l’unité nationale.
Le livre : « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) » se présente en deux tomes.
Le premier tome est consacré à la présentation du cadre et des hommes qui le peuplent. La description fait se succéder, du sud vers le nord, trois régions bien distinctes : de part et d’autre du fleuve Niger, le Gourma malien et le Haoussa et, par-delà le Haoussa, le Sahara. L’on y évolue donc de la savane herbacée au sahel, du sahel au désert. Le désert est loin d’être ce que l’on pourrait en imaginer : une vaste étendue de sable. Il présente des paysages les plus contrastés, conséquence du desséchement d’une vaste mer intérieure, suivie d’une succession de changements climatiques. Ainsi, à côté des dépressions lagunaires comme celle de Taoudéni et des vallées fossiles de l’Azaouad, de l’Azaouak et du Tilemsi, se rencontrent les paysages typiques du Sahara : les ergs (dunes de sable) et les hamadas (plateaux rocheux), les regs (étendues rocheuses) et les adrars (montagnes).
En ce qui concerne le peuplement, deux périodes sont à distinguer. La première, la plus longue, s’étend du nilotique au début de la désertification. Les vestiges trouvés attestent de la présence des hommes menant des activités diverses en divers endroits. Ils ont été désignés par l’appellation « les hommes des premiers âges ». Leur existence a permis de formuler une hypothèse : les actuels Bellah, les Touareg noirs, ne seraient-ils pas les descendants de ces derniers, descendants que des Berbères descendus du nord auraient trouvé sur place et avec qui ils auraient scellé un pacte : vous nous protégez, nous travaillons pour vous ?
« Les hommes des premiers âges » ont disparu. Leur ont succédé, les populations actuelles. Elles sont arrivées sur les lieux par trois voies de pénétration. Les Touareg migrent du nord vers le sud et s’établissent dans l’Adagh. Les Songhay, remontant le cours du Niger, viennent s’établir à la même période, à Koukya avant d’évoluer vers Gao. Enfin, depuis le « pays de Chinguetti », actuelle Mauritanie, les Bérabiche viennent occuper l’Azaouad et les Kounta de l’Est essaiment de l’Azaouad vers Tombouctou, de Tombouctou à travers tout le Sahel.
Au XVIè siècle, l’empire songhay s’effondre. Différentes hégémonies vont se manifester à la suite de cet effondrement : celles des Arma, des Touareg, des Macinanké et, enfin, celle des Toucouleurs. A leur arrivée sur les lieux, les envahisseurs français trouvent les « sédentaires » tributaires des « nomades ». Touareg et Arabes sont organisés au sein de fractions, de tribus et de confédérations de tribus. Trois confédérations de tribus touareg ont existé au Mali avant l’invasion coloniale ; celles des Kel Tademekket, la plus ancienne, des Oulliminden, la plus puissante, des Iguelad, la plus récente. Les deux tribus arabes sont celles des Bérabiche et des Kounta.
Dans le second tome sont relatées les différentes péripéties d’une Résistance qui s’étend de 1893 à 1923, avec ses succès et ses revers. Au nombre des succès, les victoires remportées à Ourmeyrou (28 décembre 1893), Taqinbawt, ou Tacoubao (15 janvier 1894), Rergho (18 juin 1897).
Les héros de la Résistance sont : Mohammed Ag Aouab et son cousin Chebboun Ag Fondogomo des Tenguéréguif, Mokhammed Ali Ag Mokhammed Ahmed (Ingonna) des Kel Antassar, Ghali Ag Assalmi et Bekkaoui des Irreguenaten, Sarkaoui et Sakhib des Igouadaren, Madidou, Laouei et Firhoun des Oulliminden, Sidi Mohammed Ould M’himmid et son fils Khalifa Ould Sidi Mohammed des Bérabiche, Abidine-al-Kounti et Sidi Ag Ballah-al-Kounti des Kounta.
La Résistance des Oulliminden s’est accompagnée de celle des Songhay avec des noms comme : Arboncana et son fils Dalo, Goumbo Doundo, de Fafa, Douma Kira Mahamane de Tannal , le gourma de Tabango.
La Résistance n’a pas atteint ses objectifs pour diverses raisons : archaïsme de son armement, tactique guerrière non adaptée, dissidences au sein des tribus, divergences de points de vue entre les Résistants, trahisons. Mais elle doit continuer de nous inspirer.
Ce lundi, 19 janvier 2026, veille de la fête nationale de l’Armée malienne, consacre le lancement officiel du livre en (02) deux tomes : Le livre : « La Résistance des populations maliennes du nord de la Boucle du Niger face à l’agression coloniale de la France (1893-1923) »
Bamako, le 19 janvier 2026
Pour les auteurs
Contact pour la presse :
Prof Issiaka Ahmadou Singaré : 66716118
Abdoulaye Koné : 76362564
Prix des (02) deux tomes : 15 000 FCA
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