01/04/2017
Les produits bien être et santé : enjeux et opportunités
Un nouveau secteur de consommation est en pleine croissance dans le monde ; il est le fruit de la convergence de l’agro-alimentaire, de la médecine, de la phytothérapie, de l’aromathérapie et autres domaines de bien-être. Certains produits qui en sont issus sont communément appelés « alicaments », produits bien-être, produits santé, etc., et sont composés d’une grande variété d’applications. Ces types de produit ne sont pas inconnus de notre tradition culturelle. Ils sont en fait tellement ancrés dans nos traditions de consommation qu’on a longtemps sous-estimé leurs enjeux santé et bien être.
L’huile d’argan est un parfait exemple : produit alimentaire et produit cosmétique avec d’innombrables vertus; il peut rentrer dans la composition de multiples produits transformés, alimentaires et de beauté. Un deuxième exemple est la menthe : produit alimentaire (boisson et ingrédient de cuisine), ingrédient pour la cosmétique, produit de phytothérapie et aromathérapie. Les exemples similaires sont nombreux : miel, safran, dattes, gr***de, citron, fleur d’oranger, etc., et bien sûr les plantes aromatiques et médicinales (verveine, thym, romarin, lavande…).
Les enjeux économiques sont importants que ce soit pour le développement du marché national ou pour les échanges internationaux, pour l’import et pour l’export des productions en question. Les consommateurs nationaux en sont devenus fervents et la demande est grandissante. L’offre est également en plein boum, en provenance du secteur agro-alimentaire, des artisans et opérateurs des produits du terroir et de l’épicerie fine (notamment des coopératives), et aussi du secteur pharmaceutique.
Le bio est une filière qui met en avant les avantages pour la santé, pour l’environnement et l'atténuation des changements climatiques. Il est notable aussi que la culture dominante chez les opérateurs du bio est caractérisée par l’appropriation des produits anciens et du terroir remis au goût du jour, pour leurs vertus avérées. Les points de vente bio dans le monde offre ainsi aujourd’hui de plus en plus d'huile d’argan, du safran du ghassoul, du savon noir, du henné en provenance du Maroc. Les allégations du type : bien être, relaxation, minceur, ventre plat, digestion, pur, naturel, indice glycémique faible, sans gluten, sans lactose, etc., sont courants et gagnent à apparaître sur ce type de produits qui circulent dans le monde, tant et autant que cela est justifié.
Les réglementations nationales dans le domaine en question, qui commencent à dater, doivent être réadaptées et intégrées pour appréhender judicieusement la problématique. Actuellement, des problèmes récurrents se multiplient sur les produits et leur étiquetage, qui portent des informations nutritionnelles, considérées comme des « allégations » médicales, que ce soit les thés, les huiles, les sucres, les sels, les pâtes, les farines… Les huiles essentielles, les compléments alimentaires, les cosmétiques représentent également des secteurs où les questionnements sont multiples en termes de contrôle et de besoin de mise à jour de la réglementation.
Les professionnels concernés appellent de leurs vœux aujourd’hui une adaptation de la règlementation pour accompagner les évolutions de l’offre et de la demande du consommateur et ainsi profiter des opportunités de croissance sur le plan international et national.