Association Marocaine Génération DYS ı Troubles des apprentissages
Génération DYS est une association Marocaine qui œuvre en faveur des jeunes ayant des TND.
L'association Marocaine Génération DYS en faveur des enfants et ados ayant des troubles des apprentissages, se veut être un centre de ressources au profit des familles qu’elle représente, défendre leurs droits et leurs intérêts et ainsi, contribuer à modifier le regard porté sur la différence. LES MISSIONS DE G DYS :
> Informer et sensibiliser.
> Améliorer le repérage en milieu scolaire.
> Favori
25/03/2026
🔵 Une annonce venue d’Australie place le Maroc au cœur d’un dispositif inédit de dépistage de l’autisme. La société BlinkLab Limited indique que son test Dx 1 sera intégré à un programme national destiné à identifier précocement les troubles du spectre autistique chez les enfants dès 18 mois.
https://www.lenouvelliste.ma/laustralien-blinklab-simplante-au-maroc-avec-un-test-de-depistage-de-lautisme/
27/01/2026
Les enfants qui ne parlent plus à leurs parents.
Quand un enfant adulte coupe la parole avec ses parents, on invoque trop vite l’ingratitude, la rébellion ou l’influence extérieure. Cette lecture est souvent paresseuse et moralement confortable. La réalité est plus grave, plus profonde et plus dérangeante : on ne coupe pas un lien fondateur sans raison intérieure majeure.
Dans la majorité des cas, le silence n’est pas une attaque. C’est une stratégie de survie psychique. L’enfant ne s’éloigne pas pour punir, mais pour respirer. Il y a eu trop de paroles qui humiliaient, trop de comparaisons, trop d’injonctions contradictoires, trop de non-dits, trop de culpabilisation spirituelle ou affective. À force, le lien parental devient un lieu de tension permanente, pas un lieu de sécurité.
Il faut être intellectuellement honnête : beaucoup de parents n’ont jamais fait leur propre travail intérieur. Ils ont transmis leurs blessures, leurs frustrations conjugales, leurs peurs, parfois leur violence symbolique, en les appelant « éducation », « autorité » ou « amour ». Un enfant qui grandit dans ce climat apprend très tôt à se taire, à se dissocier ou à se suradapter. Plus t**d, devenu adulte, il choisit parfois la coupure nette, car le dialogue a toujours été impossible.
Mais il faut aussi dire l’autre versant, sans victimisation automatique de l’enfant. Certains enfants adultes refusent toute remise en question, exigent des parents parfaits, idéalisent leur souffrance et absolutisent leur ressenti. Ils confondent protection intérieure et fuite, guérison et évitement. Le silence devient alors une prison déguisée en liberté.
La vérité est inconfortable pour les deux camps :
– Les parents doivent accepter qu’ils ont pu blesser, même sans intention.
– Les enfants doivent comprendre que couper le lien ne guérit pas automatiquement la mémoire.
Le problème central n’est pas la distance. Le problème, c’est la mémoire non travaillée. Tant que les blessures restent actives, le lien, qu’il soit rompu ou maintenu, continue de faire mal. On peut ne plus parler à ses parents et rester intérieurement prisonnier d’eux.
On peut leur parler tous les jours et être intérieurement écrasé.
Dans une démarche de guérison sérieuse, l’objectif n’est pas d’imposer la réconciliation à tout prix, ni de sacraliser la rupture. L’objectif est plus exigeant : restaurer une souveraineté intérieure, clarifier ce qui appartient à l’enfant, ce qui appartient aux parents, et ce qui relève de l’héritage transgénérationnel.
Quand la mémoire est soignée, deux issues deviennent possibles, sans violence intérieure :
soit un lien réajusté, plus adulte, plus vrai,
soit une distance assumée, sans haine, sans culpabilité, sans besoin de justification permanente.
C’est là que commence la vraie maturité émotionnelle. Pas dans le silence imposé. Pas dans l’obéissance aveugle. Mais dans la vérité, la responsabilité et la guérison profonde de la mémoire.
KABEYA - Institut de la Mémoire
15/01/2026
L’anxiété de performance chez les profils neuroatypiques : quand vouloir bien faire devient une source de tension permanente...
L’anxiété de performance est souvent invisible.
Elle ne crie pas.
Elle ne déborde pas toujours.
Elle s’installe en silence, derrière des comportements que l’on interprète mal.
Chez les enfants, les adolescents et les adultes qui ont un TDAH, un TSA ou un profil à haut potentiel, cette anxiété est fréquente.
Non pas parce qu’ils veulent être meilleurs que les autres, mais parce qu’ils ont très tôt intégré l’idée qu’ils devaient prouver quelque chose.
Ce n’est pas l’échec qui fait le plus peur
C’est de ne pas être à la hauteur...
Contrairement aux idées reçues, l’anxiété de performance ne concerne pas uniquement les personnes ambitieuses ou compétitives.
Chez les profils neuroatypiques, elle prend souvent racine dans autre chose :
– des remarques répétées sur les efforts insuffisants
– des attentes floues ou contradictoires
– des expériences d’échec malgré une réelle implication
– un décalage constant entre ce qui est attendu et ce qui est possible à un moment donné
À force, l’enfant ou l’adulte ne cherche plus seulement à réussir.
Il cherche surtout à éviter de décevoir, d’être jugé, d’être perçu comme incapable.
Chez le TDAH : la peur de ne pas y arriver “au bon moment”...
Les personnes qui ont un TDAH savent souvent qu’elles peuvent réussir.
Mais elles ne savent pas si elles y arriveront quand il faudra.
Cette incertitude crée une anxiété particulière :
– peur d’oublier
– peur de rater une échéance
– peur de se disperser
– peur de ne pas mobiliser ses ressources au bon moment
L’anxiété de performance chez le TDAH n’est donc pas liée au niveau réel de compétence, mais à l’imprévisibilité du fonctionnement.
Certaines stratégies apparaissent alors :
– procrastination par peur d’échouer
– évitement des situations évaluatives
– agitation ou inhibition face à la tâche
– dévalorisation anticipée
Ce n’est pas un manque de motivation.
C’est une tentative de protection.
Chez le TSA : quand la peur de l’erreur devient envahissante...
Chez les personnes avec un TSA, l’anxiété de performance est souvent liée à :
– la difficulté à décoder les attentes implicites
– la peur de mal faire sans comprendre pourquoi
– l’intolérance à l’incertitude
– le besoin de repères clairs et stables
L’évaluation devient alors une source majeure de stress, car elle repose souvent sur des critères flous, changeants ou subjectifs.
L’enfant ou l’adulte peut:
– se figer
– éviter la tâche
– se montrer rigide
– refuser d’essayer par peur de l’erreur
Non pas parce qu’il ne veut pas apprendre,
mais parce que l’erreur est vécue comme une mise en danger.
Chez les profils à haut potentiel : quand l’exigence interne ne laisse aucun répit...
Chez les profils à haut potentiel, l’anxiété de performance est souvent interne.
Elle ne vient pas toujours de l’extérieur.
Elle vient de soi.
Ces personnes perçoivent rapidement :
– les attentes
– les incohérences
– les niveaux d’exigence implicites
Elles peuvent alors se mettre une pression constante :
– devoir comprendre vite
– devoir réussir bien
– devoir être cohérent
– devoir répondre “juste”
L’anxiété n’est pas liée à la tâche en elle-même, mais à l’image de soi qui est en jeu.
Quand la performance devient une condition pour se sentir légitime, la fatigue émotionnelle s’installe.
Quand l’anxiété de performance s’installe dans le quotidien...
Avec le temps, cette anxiété peut se traduire par :
– des maux de ventre, de tête, des tensions corporelles
– des troubles du sommeil
– une irritabilité accrue
– une perte de confiance progressive
– un désengagement apparent
Chez l’enfant, on parle parfois de manque de motivation.
Chez l’adolescent, de désintérêt.
Chez l’adulte, de stress chronique.
Mais le moteur reste souvent le même
la peur de ne pas être “assez”...
Ce qui aide réellement à apaiser l’anxiété de performance...
L’objectif n’est pas de supprimer toute exigence.
Il s’agit de redonner de la sécurité.
Quelques leviers essentiels :
– clarifier les attentes et les critères de réussite
– distinguer la personne de sa performance
– valoriser les processus, pas uniquement les résultats
– autoriser l’erreur comme étape normale
– fractionner les tâches pour réduire la charge mentale
– sécuriser les temps d’évaluation
Chez les enfants, cela passe par un adulte qui contient et traduit.
Chez les adolescents et les adultes, par un travail progressif sur l’auto-exigence et l’auto-compassion.
Apprendre à exister sans se prouver en permanence
L’anxiété de performance ne disparaît pas en disant “Tu es capable.”
Elle s’apaise quand la personne comprend qu’elle a le droit d’apprendre, de rater, d’ajuster, sans que sa valeur soit remise en question.
Pour beaucoup de profils neuroatypiques, c’est un apprentissage t**dif, mais possible.
Conclusion !
L’anxiété de performance n’est pas une fragilité individuelle.
C’est souvent la trace laissée par des années d’incompréhension, de décalage et d’attentes mal ajustées.
Chez les profils TDAH, TSA et à haut potentiel, elle mérite d’être reconnue, nommée et accompagnée.
Non pour baisser les exigences.
Mais pour les rendre humaines, accessibles et soutenantes.
Parce qu’un enfant, un adolescent ou un adulte qui se sent en sécurité intérieurement n’a plus besoin de se battre pour prouver qu’il mérite sa place.
Pour retrouver mes autres articles et réflexions :
👉 https://tdaquoi.com
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10/02/2026