21/07/2026
C'est devenu le quotidien de nos sociétés : dès qu'une affaire éclate sur la place publique, chacun la partage, la commente, la juge. Pourtant, au-delà du bruit médiatique, une question essentielle demeure souvent sans réponse.
Pour moi, violer une jeune fille ne se limite pas à la qualification juridique de crime. C'est aussi un acte d'empoisonnement invisible. Oui, la personne violée ou harcelée porte en elle un poison silencieux qui peut envahir son esprit, altérer son estime de soi, détruire son sentiment de sécurité et influencer profondément sa manière de vivre, d'aimer et de faire confiance.
La condamnation du violeur présumé peut constituer un soulagement et une forme de justice. Mais, pour la victime, la souffrance ne s'arrête pas forcément le jour du verdict. Le traumatisme, lui, peut continuer à habiter son quotidien pendant des années.
Alors, que faisons-nous pour l'aider à se libérer de ce poison silencieux ? Quel antidote lui proposons-nous ?
L'antidote ne réside pas uniquement dans la sanction pénale. Il se trouve aussi dans une prise en charge humaine et globale : une écoute sans jugement, un accompagnement psychologique de qualité, le soutien de la famille et de la communauté, un environnement sécurisant, ainsi qu'un long travail de reconstruction qui permette à la victime de retrouver sa dignité, sa confiance et le pouvoir de reprendre sa vie en main.
La justice condamne le crime. Mais la société a également le devoir de participer à la guérison des blessures invisibles. Car une victime que l'on abandonne après le jugement risque de continuer à souffrir en silence.
La véritable victoire n'est pas seulement de punir le coupable, mais aussi d'aider la victime à retrouver la paix, sa liberté intérieure et l'espérance.
C'est un l'un objectifs de la création de la NovaRuh academy, écouter ceux ou celles qui n'ont trouver personne pour les écouter, accompagner les victimes dans la reconquête du soi et la reconstruction de son état au plus fond d'elle afin de retrouver son équilibre physique et morale.
Al Hassan ibn Abdellah sacko
Étudiant en médecine, et consultant en psychologie.