05/08/2021
Lâcher prise, pour moi, c’est arrêter de s’accrocher à des choses qui n’ont pas d’importance. C’est arrêter de vouloir contrôler des choses qui ne sont pas contrôlables. Et c’est arrêter de fuir un problème quand ce problème se révèle être en nous, et en nous seulement. Comme la plupart des problèmes d’ailleurs. Aller à l’autre bout du monde ne changera rien. Parce que lâcher prise, c’est accepter sa fragilité, sa vulnérabilité, ses émotions, son passé, son manque de confiance en soi. C’est accepter l’incertitude et tenter de vivre quand même, en n’étant jamais certain de rien, sauf de vivre l’instant présent. C’est faire le deuil de tout ce qu’on n’a pas été, de tout ce qu’on n’a pas eu, ou de tout ce qu’on a fait et qu’on n’aurait pas dû…
Marie-Laure Cuzacq- (J'ai trouvé le bonheur : Il était en moi)
07/07/2021
Il y a un lien secret entre la lenteur et la mémoire, entre la vitesse et l’oubli. Évoquons une situation on ne peut plus banale : un homme marche dans la rue. Soudain, il veut se rappeler quelque chose, mais le souvenir lui échappe. À ce moment, machinalement, il ralentit son pas. Par contre, quelqu’un qui essaie d’oublier un incident pénible qu’il vient de vivre accélère à son insu l’allure de sa marche comme s’il voulait vite s’éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui. Dans la mathématique existentielle cette expérience prend la forme de deux équations élémentaires : le degré de la lenteur est directement proportionnel à l’intensité de la mémoire ; le degré de la vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli. La lenteur de Milan Kundera.
07/07/2021
" On peut être maître de ce que l’on pense, jamais de ce que l’on ressent."
- Eric-Emmanuel Schmitt -
13/06/2021
On devrait toujours faire les choses au moment où l’on a envie de les faire, sans tergiverser, sans vouloir être raisonnable, sans remettre à plus t**d. Parce qu’on ne sait jamais s’il y aura un « plus t**d », en réalité. Et il suffit d’un minuscule grain de sable pour que le « plus t**d » se transforme en « trop t**d », pour que l’espoir se métamorphose en regrets. La pire erreur que l’on puisse faire, dans la vie, c’est d’être raisonnable. De temporiser, de douter, d’attendre. Au lieu de se contenter de vivre.
Amélie Antoine- (Le jour où)
13/06/2021
"Il y en a qui appellent ça grain de folie d’autres parlent aussi d’ étincelle sacrée . Il est parfois difficile de distinguer l’un de l’autre. Mais si tu aimes vraiment quelqu'un ou quelque chose, donne-lui tout ce que tu as et même tout ce que tu es, et ne t'occupe pas du reste..."
Les Cerfs-volants, 1980.
Romain Gary (1914-1980).
Dernier roman publié de son vivant...
19/04/2021
Mais si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
Antoine de Saint-Exupéry- (Le Petit Prince : chapitre 21)