Centre de veille de la doctrine

Centre de veille de la doctrine Un centre religieux affilié au département des affaires religieuses du sanctuaire sacré de l'Imam Hussein(psl) à Karbala.

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux Ashûrâ, l’Arba‘în, Laylat al-Qadr… : le secret qui relie to...
28/07/2026

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux

Ashûrâ, l’Arba‘în, Laylat al-Qadr… : le secret qui relie tous les événements à Al-Hussein (as)

Quelle est la philosophie qui sous-tend l’insistance sur la visite de l’Imam al-Husayn (paix sur lui) lors des occasions religieuses telles que : le jour d’Ashûrâ’, l’Arba‘în, le premier de Rajab, la mi-Rajab, la mi-Sha‘bân, les Nuits du Destin, les deux fêtes, le jour de ‘Arafah et le vendredi ?_

{Que la miséricorde de Dieu et Ses bénédictions soient sur vous, ô gens de la Maison prophétique.} (Coran 11 :73)

Quiconque médite les textes rapportés des Imams de la Famille du Prophète (paix sur eux) au sujet de la visite à l’Imam al-Husayn (paix sur lui) remarquera un accent particulier mis sur sa recommandation à certains moments précis de l’année. Ce constat suggère l’existence d’une philosophie profonde visant à lier al-Hussein (paix sur lui) au cœur même de l’adoration et de la guidance, et à faire de sa visite un élément constitutif de la conscience spirituelle du croyant dans ses plus grandes occasions religieuses. Certes, al-Hussein n’est pas une figure historique passagère, mais le critère par lequel Dieu a éprouvé la communauté, et à travers lequel la voie de l’unicité divine s’est distinguée de celle de la tyrannie.
L’insistance sur sa visite le jour d’Ashûrâ’ s’explique par le fait que ce jour marque la séparation décisive entre la vérité et le faux. Quant au jour de l’Arba‘în, il représente l’achèvement du soulèvement de Karbalâ’, à travers le message porté par les captives et la dénonciation des tyrans.

Pour ce qui est du jour de ‘Arafah, c’est le jour même où al-Husayn (paix sur lui) donna l’impulsion initiale à son mouvement, lorsqu’il quitta son état de sacralisation et prit la route de Karbalâ’. La visite de l’Imam en ce jour souligne que l’acceptation véritable des actes d’adoration est indissociable de la fidélité à la Famille de Muhammad. C’est ce que rappelle explicitement le texte de la ziyârah : « Ô mon Dieu, fais que, dans cet instant où je me tiens, je sois parmi ceux qui reçoivent de Toi bénédictions, miséricorde et pardon. Ô mon Dieu, fais que ma vie soit la vie de Muhammad et de la Famille de Muhammad, et que ma mort soit la mort de Muhammad et de la Famille de Muhammad — que la paix soit sur lui et sur eux. »

Durant les Nuits du Destin — ces nuits où sont décrétés les sorts — évoquer al-Hussein (paix sur lui) devient un renouvellement de l’allégeance au chemin du sacrifice et du don absolu. Même lors des deux fêtes et du vendredi, moments de joie sacrée et d’adoration collective, le souvenir de l’Imam n’en est pas dissocié.
C’est comme si les textes adressaient au croyant ce message : il n’est point d’adoration véritable sans conscience éveillée, et point de conscience authentique sans Hussein.

Il semble que le but de cette insistance soit que nulle saison spirituelle ni aucune grande occasion ne passe pour le croyant sans qu’il y évoque al-Husayn (paix sur lui), afin que la religion demeure vivante dans la conscience de la communauté. En effet, la visite à al-Husayn (paix sur lui) n’est pas une simple récitation de paroles : c’est le renouvellement d’un pacte concret avec la voie de Karbala.
L’histoire atteste que le sang des martyrs préserve les messages divins de l’effacement et al-Husayn (paix sur lui), maître des martyrs, en est le plus éclatant témoignage. C’est pourquoi le fait de le rappeler lors des saisons religieuses revient à invoquer la véritable garantie de la pérennité de l’islam.
Celui qui visite al-Hussein (paix sur lui) en ces jours reconnaît, de manière concrète, que la religion qu’il pratique aujourd’hui lui est parvenue intacte grâce à son sang, et que tout ce par quoi il adore Dieu est le fruit des sacrifices de Karbalâ’. La visite n’est donc pas une simple commémoration : elle est un engagement renouvelé à préserver la voie de l’Imam al-Hussein (paix sur lui).
Ainsi, la visite à l’Imam al-Hussein (paix sur lui) a façonné une identité collective pour les disciples de la Famille du Prophète, faisant de Karbalâ’ un point de convergence pour la communauté autour des valeurs de justice et de liberté.
Les tyrans ont rapidement compris la portée redoutable de cette visite et ont tenté, à maintes reprises, de l’interdire et de menacer ceux qui s’y rendaient, car le pèlerin qui brave l’épée et la mort pour atteindre Karbalâ’ proclame, par son acte même, son refus de l’injustice et son renouvellement d’allégeance à la vérité.
C’est pour cela que la ziyârah — particulièrement celle de l’Arba‘în — est devenue le plus vaste rassemblement humain au monde, symbole éclatant de la continuité du projet husseinite face à toute forme de despotisme.

En définitive, il ne fait aucun doute qu’un profond aspect spirituel se cache derrière l’insistance sur la visite lors de ces occasions sacrées. Ce que notre raison peut en saisir n’en représente que quelques traits de sagesse ; sa plénitude, quant à elle, relève de Dieu et de Ses élus.
Ce qui demeure certain, c’est que al-Hussein (paix sur lui) est un repère constant dans la vie du croyant : l’adoration ne se dissocie pas de la conscience de Karbalâ’, et les saisons religieuses ne sauraient se muer en rites vides de sens.
La visite à al-Hussein (paix sur lui) — à Ashûrâ’, à l’Arba‘în, à ‘Arafah, durant les Nuits du Destin, comme lors des deux fêtes et du vendredi — ne forme pas une série d’événements isolés, mais des anneaux d’une même chaîne, un seul projet divin qui vise à ce que la religion demeure vivante par le sang du martyre, et qu’al-Hussein (paix sur lui) reste, à travers les âges, la flamme éternelle de la guidance.

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux Le lieu sanctifié de la tête de l’Imam al-Husayn (paix sur ...
25/07/2026

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux

Le lieu sanctifié de la tête de l’Imam al-Husayn (paix sur lui) au sein de la mosquée des Omeyyades

Comment la tête de l’Imam al-Husayn (paix sur lui) a-t-elle été placée dans la mosquée des Omeyyades, alors qu’elle était autrefois une église chrétienne ? Quelle est l’histoire de cette mosquée et quels sont les détails de cet événement ?

Il est bien connu que l’armée omeyyade, après avoir commis le massacre de Karbalâ’, a promené la tête du Maître des martyrs (paix sur lui) à travers diverses régions — en Irak, en Syrie, et ailleurs — comme l’ont rapporté en détail les auteurs d’histoire, de récits biographiques et de martyrologes (maqātil). C’est pourquoi nous trouvons de nombreux sanctuaires et lieux de mémoire liés à cette tête bénie dans différentes villes.
Chaque endroit où la tête de l’Imam al-Husayn (paix sur lui) fut déposée devint un lieu sacré, un témoignage vivant de cette tragédie sans pareille dans l’histoire.

Parmi ces lieux de mémoire situés en Syrie — selon les recherches de certains érudits spécialisés — on compte : le sanctuaire de Balis, celui d’Alep, de Hama, de Raqqa, de Ma‘arrat al-Nu‘mân, de Homs, et enfin celui de Damas, qui est aujourd’hui le sanctuaire bien connu à l’intérieur même de la mosquée des Omeyyades. [Voir : Târîkh al-Marâqid, vol. 6, p. 74]

Ibn Jubayr rapporte : « Al-Walîd (fils d’Abd al-Malik) est celui qui s’empara de la moitié restante de l’église, encore aux mains des chrétiens, et l’intégra à la mosquée. En effet, le bâtiment comportait deux parties : une partie orientale pour les musulmanset une partie occidentale pour les chrétiens.

Cela remonte à l’entrée d’Abû ‘Ubayda al-Jarrâh dans la ville depuis le côté ouest, où il atteignit la moitié occidentale de l’église, un accord de paix ayant alors été conclu avec les chrétiens.
De son côté, Khâlid ibn al-Walîd entra par la force depuis l’est et prit possession de la moitié orientale, que les musulmans transformèrent en mosquée.
La moitié occidentale, objet du traité, resta entre les mains des chrétiens en tant qu’église, jusqu’à ce qu’al-Walid tente de les en dédommager — ce qu’ils refusèrent. Il la leur arracha alors de force… »
[Source : Voyage d’Ibn Jubayr, p. 212. Voir aussi : Damas ash-Shâm dans les textes des voyageurs, géographes et auteurs arabes et musulmans, vol. 1, p. 84]

L’événement du transfert de la tête bénie à la mosquée des Omeyyades :

Les historiens s’accordent unanimement sur le fait que la tête bénie de l’Imam al-Husayn (paix sur lui) a été transportée à Damas, siège du pouvoir omeyyade, afin d’être présentée au maudit Yazîd.
Ils rapportent ensuite qu’elle fut placée en plusieurs endroits, dont le sanctuaire actuellement connu à l’intérieur de la mosquée des Omeyyades, dans sa partie islamique de l’époque, c’est-à-dire le côté oriental de la mosquée.
Le chercheur al-Karbâsî décrit l’événement en ces termes : « Yazîd ibn Mu‘âwiya accueillit le cortège des captifs de Karbalâ’ dans l’après-midi du vendredi 2 Safar de l’an 61 H.
Certains historiens rapportent que, avant de les faire entrer dans le palais de Yazîd, on leur apporta des cordes avec lesquelles on les attacha : la corde passait du cou de l’Imam Zayn al-‘Âbidîn jusqu’à celui de Sayyida Zaynab (paix sur elle) et des autres filles du Messager d’Allah (paix et salut sur lui et sa famille).
Il semble — et Dieu est plus Savant — que cet accueil eut lieu après la prière du vendredi, devant une foule de fidèles.
Un échange tendu eut lieu entre Yazîd et les membres de la famille du Prophète (psl), que nous avons relaté dans la section dédiée à leur biographie.
C’est dans cette mosquée que l’Imam Zayn al-‘Âbidîn (paix sur lui) demanda la permission de monter en chaire. Durant son discours, qui mettait Yazîd et ses partisans dans l’embarras, ce dernier ordonna au muezzin d’appeler à la prière de l’après-midi (salât al-‘asr)
Ainsi, le lieu de l’événement était bien la mosquée des Omeyyades, dans sa partie islamique. »

L’l’emplacement de la tête bénie dans la mosquée des Omeyyades et sa description :

Le sanctuaire de la tête bénie se trouve dans la partie orientale de la mosquée des Omeyyades, plus précisément dans l’une des pièces du palais de Yazîd à l’époque, qui fut intégrée par la suite à la mosquée.

L’écrivain Labîb Baydoun décrit ainsi le lieu : « Ce sanctuaire se compose de trois salles. Le visiteur entre d’abord dans la première salle, la plus grande, appelée « sanctuaire de l’Imam ‘Alî ibn Abî Tâlib (paix sur lui) »
À son extrémité se trouve un élégant mihrab, et cette pièce se distingue par son plafond élevé.
On y voit également une cage en fer suspendue au plafond, en forme de lustre. Ensuite, on entre dans la deuxième salle, plus petite que la première, appelée "sanctuaire de l’Imam Zayn al-‘Âbidîn (paix sur lui)", qui possède son propre mihrab.
Le visiteur peut y voir, dans le mur oriental de cette salle, l’endroit où l’Imam Zayn al-‘Âbidîn (paix sur lui) accomplissait sa prière durant la dernière période de son séjour à Damas, lorsque Yazîd l’avait rapproché de lui et l’avait transféré, avec les captives, de la prison à son palais, par crainte de la colère du peuple afin de faire croire à l’opinion publique qu’il aimait les Gens de la Maison (paix sur eux) et qu’il était étranger à l’assassinat de l’Imam al-Husayn (paix sur lui).
À cet endroit se trouve une vitrine de verre contenant un petit mihrab, et sur les murs sont accrochées des plaques décorées de versets coraniques.
Et à côté de cette vitrine, dans le mur, se trouve une niche profonde, parfumée au musc et à l’ambre, revêtue de faïence décorative (qâchânî), qui mène à l’endroit même où fut déposé la tête purifiée. Cela, selon des récits authentiques affirmant que la tête de l’Imam al-Husayn (paix sur lui) exhalait un parfum céleste partout où elle était posée.
Les visiteurs se précipitent pour y introduire leurs têtes, afin de l’embrasser et d’y respirer le parfum du paradis. »
[Mawsû‘at Karbalâ’, vol. 2, p. 612–614]

Au nom de Dieu le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux La légitimité de la visite de Arbaeen (quarantième jours ap...
24/07/2026

Au nom de Dieu le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux

La légitimité de la visite de Arbaeen (quarantième jours après l’assasinat de l'imam Hussein) : Les Imams se sont-ils rendus au tombeau de l'Imam Hussein (as) à pied ?

Il n'est pas caché que l'origine de la marche vers les lieux saints en général, comme la marche vers La Mecque, remonte à Adam (paix sur lui), qui s'y rendit soixante-dix fois.

Quant à la visite de l'Imam Hussein (paix sur lui) à pied, elle est considérée comme l'une des meilleures actions de dévotion envers Allah Tout-Puissant, comme l'ont confirmé nos Imams purs. Cela est particulièrement illustré dans cette phrase de la supplication de Kamil, transmise par l'Imam Ali (paix sur lui) de Khidr (paix sur lui) : « Que j'aimerais savoir, ô mon maître et seigneur, si le feu pourra se déchaîner sur des visages qui se sont prosternés devant Ta grandeur... et sur des membres qui ont couru vers les lieux de Ta dévotion, obéissants ? ». Parmi les lieux de dévotion et les portes de la foi se trouvent Muhammad et sa famille pure, les intercesseurs de toute la création.

Ensuite, nous marchons à pied vers tous les sanctuaires des Imams purs, en particulier celui du Maître des Martyrs (paix sur lui), et en particulier le jour de l'Arbaïne (les quarante jours après le martyr de l'Imam Hussein). Cela manifeste clairement notre fidélité pure envers les Ahl al-Bayt, et renouvèle notre engagement et notre allégeance envers eux, jeunes et vieux, de tout cœur et de toute forme, en pensée et en acte. Nous crions et proclamons afin que le monde entier entende que nous sommes avec les Imams des Ahl al-Bayt, avec eux et non avec leurs ennemis, avec ceux qui sont absents et ceux qui sont présents. Nous répondons à l'appel de l'Imam Hussein (paix sur lui) qui a résonné le jour de l'Achoura (“Y a-t-il quelqu'un pour m'aider ?”) en disant de tout notre être et de toute notre vie : « Me voici, me voici, ô Hussein ! », peu importe la distance des temps et des époques. Et lorsque son fils, l'Imam Mahdi (paix sur lui), l'aspirant à venger son père, appelle : « Ô vengeance de Hussein ! », nous répondons également.

Nous disons avec toute sincérité et dévotion : « Me voici, me voici, ô appelant d'Allah et messager de Son Prophète ! » « Me voici, ô Hussein ! Si mon corps ne te répond pas lors de ton appel à l'aide, et si ma langue ne te répond pas dans ton besoin de soutien, alors sache que mon cœur, mon ouïe, mes yeux et ma vue te répondent. »
“Ô réconfort de mes yeux, puisse-t-il nous permettre de rendre ne serait-ce qu'une partie des droits injustement négligés par ce pèlerinage massif venant de toutes les régions du monde, chaque année lors de la visite des quarante jours.”

Voici quelques récits authentiques indiquant la recommandation de marcher, tant de manière générale que spécifiquement pour la visite de l'Imam Hussein (paix sur lui) :

1.Al-‘Ayachi rapporte, par sa chaîne de transmission, de Muawiya al-‘Ajli, qui a dit : « J'étais chez Abu Ja'far (paix sur lui) lorsqu'un voyageur venant de Khorasan est entré en marchant. Il a montré ses pieds, qui étaient couverts de crevasses, et a dit : "Je suis venu ici uniquement par amour pour vous, les Ahl al-Bayt." Abu Ja'far (paix sur lui) a répondu : "Par Allah, si une pierre nous aimait, Allah la ressusciterait avec nous. La religion n'est-elle pas l'amour ? Allah dit : (Dis : Si vous aimez Allah, alors suivez-moi et Allah vous aimera) et dit aussi : (Ils aiment ceux qui ont émigré vers eux). La religion n'est-elle pas l'amour ?" [al-Qatrat par le Sayyid al-Mustanbit, vol. 1, p. 332.]

2. Concernant la visite de l'Imam Ali (paix sur lui) à pied : dans Faraḥ al-Ghura il est rapporté de l'Imam al-Sadiq (paix sur lui) : « Celui qui visite l'Imam Ali (paix sur lui) à pied, Allah lui inscrit une récompense de pèlerinage (hajj) et de omra pour chaque pas qu'il fait. Et s'il retourne à pied, Allah lui inscrit pour chaque pas deux pèlerinages (hajj) et deux omras. »
Cela indique clairement que le retour à pied aussi aura une récompense doublée. De plus, dans le cadre du principe “tous sont une lumière unique”, les mérites relatifs à la base de l’imamat sont équivalents. En vertu du principe de « clarification de la situation avec confiance », qui mène à une supposition proche de la connaissance réelle, appelée connaissance ordinaire, nous appliquons le jugement concernant la visite de l'Imam Hussein (paix sur lui) en raison de l'unité du critère. Ainsi, se rendre à lui à pied a la récompense et les bienfaits mentionnés dans les récits sacrés, et le retour à pied a une double récompense par rapport à l'aller. Profite donc de cette opportunité dorée et spirituelle, et ne ressens pas la fatigue ou la lassitude, car l'amour pour Hussein surmonte toute douleur et difficulté, et facilite toutes les épreuves et les horreurs.

3. D'après l'Imam Ja'far as-Sadiq (paix sur lui) : « Ô fils de Mard, celui qui visite mon grand-père en connaissant ses droits, Dieu lui écrira pour chaque pas un pèlerinage accepté et une omra (pèlerinage mineur) valable. Ô fils de Mard, Dieu ne fera pas entrer en enfer un pied qui a pris la poussière en visitant le Commandeur des Croyants, que ce soit à pied ou à cheval. Ô fils de Mard, écris ce hadith en lettres d'or. »

Note : « Ghabbart » signifie que la poussière et la terre ont couvert le pied en route vers la visite du Commandeur des Croyants, ainsi que vers les tombeaux des Imams infaillibles, y compris le Maître des Martyrs, l'Imam Hussein (paix sur lui).

4. D'après l'Imam Ja'far as-Sadiq (paix sur lui) : « Ô fils de Mard, celui qui visite mon grand-père en connaissant ses droits, Dieu lui écrira pour chaque pas un pèlerinage accepté et une omra (pèlerinage mineur) valable. Ô fils de Mard, Dieu ne fera pas entrer en enfer un pied qui a pris la poussière en visitant le Commandeur des Croyants, que ce soit à pied ou à cheval. Ô fils de Mard, écris ce hadith en lettres d'or. »
Note : « Ghabbart » signifie que la poussière et la terre ont couvert le pied en route vers la visite du Commandeur des Croyants, ainsi que vers les tombeaux des Imams infaillibles, y compris le Maître des Martyrs, l'Imam Hussein (paix sur lui).

5. Selon le récit de Sayyid Abd al-Karim ibn Tawus, rapporté par Safwan al-Jammal : “Lorsque je suis arrivé à Koufa avec Ja'far al-Sadiq (paix sur lui), qui se dirigeait vers Abou Ja'far al-Mansour, il me dit : « Ô Safwan, arrête la monture, voici le tombeau de mon grand-père le Commandeur des Croyants (paix sur lui). » Je l'ai donc arrêtée, puis il est descendu, s'est lavé, a changé de vêtements et a marché pieds nus. Il me dit : « Fais comme moi.» Ses paroles, ses actions et ses approbations sont des preuves.
Ensuite, il se dirigea vers les hauteurs de Najaf et dit : « Réduis tes pas et incline ton menton vers le sol, c'est-à-dire baisse la tête en signe d'humilité et de dévotion, car pour chaque pas, tu recevras cent bonnes actions, cent mille péchés seront effacés, cent mille degrés seront élevés pour toi, cent mille besoins seront comblés, et tu recevras la récompense de chaque véridique et martyr décédé ou tué. » Puis il marcha, et je marchai avec lui avec calme et respect, en glorifiant, en sanctifiant et en louant jusqu'à ce que nous atteignions les hauteurs. Il s'arrêta, regarda à droite et à gauche, et traça un signe avec son bâton, puis me dit : « Cherche. » Je cherchais, puis il laissa couler ses larmes sur ses joues et commença à visiter son grand-père, le Commandeur des Croyants (paix sur lui).”
Cela s'applique à la visite du Commandeur des Croyants Ali (paix sur lui), et il en est de même pour la visite de ses descendants infaillibles, comme celle du Maître des Martyrs, l'Imam Hussein ibn Ali (paix sur lui). Cela est mentionné dans les récits des chiites et des sunnites, et de nombreux hadiths sacrés soulignent la vertu et la recommandation de la visite à pied.

6. Selon Hamad ibn Thabit, d'après Abdullah ibn al-Hassan, il a dit : « Celui qui visite Hussein (paix sur lui) avec uniquement l’intention de plaire à Dieu, et dont les pieds se fissurent en allant le voir, est comme quelqu'un dont les pieds se fissurent sur le chemin de Dieu. »

7. Selon Hussein ibn Thuweibar ibn Abi Fakhita, d'après Abu Abdullah (paix sur lui), il a dit dans un hadith :
« Lorsque tu te rends auprès d'Abu Abdullah (paix sur lui), fais un bain rituel sur les rives de l'Euphrate, puis mets tes vêtements propres. Ensuite, marche pieds nus, car tu es dans un lieu sacré, le sanctuaire de Dieu et de Son Messager. Il est recommandé de dire beaucoup de takbir (Allah est le Plus Grand), de tahleel (Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu), de glorification et d'exaltation de Dieu, ainsi que d'envoyer des bénédictions sur Muhammad et sa famille, jusqu'à ce que tu arrives à la porte du Ha'ir (la porte de l'Imam Hussein (paix sur lui)). »
L'Imam Ja'far al-Sadiq (paix sur lui) est pour nous un excellent modèle et une bonne référence. Il faisait partie des premiers à marcher pour visiter le tombeau de son grand-père, le Maître des Martyrs (paix sur lui). En visitant à pied, il y a des récompenses et des bienfaits, des révélations et des ouvertures de portes, ainsi que l'accomplissement de besoins et des intercessions que seul Dieu Tout-Puissant connaît. Les mots sont insuffisants et la plume est épuisée pour décrire et comptabiliser ces bénédictions.

8. D'après Ali ibn Maimun al-Saigh, d'après Abu Abdullah (paix sur lui), il a dit : « Ô Ali, visite Hussein et ne le laisse pas. » Je demandai : « Quelle est la récompense pour celui qui le visite ? » Il répondit : « Pour celui qui le visite, Dieu inscrit pour chaque pas une bonne action, efface une mauvaise action, et élève son rang. Lorsque quelqu'un se rend à lui, Dieu lui confie deux anges qui inscrivent tout le bien qui sort de sa bouche, sans enregistrer ce qui en sort comme mal ou autre chose. Lorsque la personne s'en va, les anges lui disent : “Ô ami de Dieu, tu es pardonné. Tu es du parti de Dieu, du Messager de Dieu, et du parti de la famille du Messager de Dieu. Par Dieu, tu ne verras jamais le feu de tes propres yeux, ni ne t'y seras conduit, ni n'en goûteras jamais.»

9. Selon Sidir al-Sayrafi, nous étions chez Abu Ja'far (paix sur lui) lorsqu'un jeune homme mentionna le tombeau de Hussein (paix sur lui). Abu Ja'far (paix sur lui) dit alors : « Aucune serviteur de Dieu ne fait un pas vers lui sans que Dieu inscrive une bonne action pour elle et efface une mauvaise action. »

10. Selon Abu al-Samit, j'ai entendu Abu Abdullah (paix sur lui) dire : «Celui qui se rend au tombeau de Hussein (paix sur lui) à pied, pour chaque pas, Dieu inscrira mille bonnes actions, effacera mille mauvaises actions et élèvera son rang de mille degrés. Lorsque tu arrives à l'Euphrate, fais un bain rituel, laisse tes sandales et marche pieds nus en marchant comme un serviteur humble. Lorsque tu arrives à la porte du Ha'ir, fais quatre takbirs (Allah est le Plus Grand), puis marche un peu, fais à nouveau quatre takbirs, et enfin, rends-toi au tombeau, arrête-toi, fais quatre takbirs, prie à cet endroit et demande à Dieu ce dont tu as besoin. » (Référence : al-Bihar, vol. 98, p. 143, et Kamil al-Ziyarat, p. 133)

Voici une sélection de hadiths authentiques soulignant la vertu de marcher à pied pour visiter les Imams infaillibles, en particulier le Maître des Jeunes du Paradis, le parfum du Messager de Dieu (paix sur lui), et son deuxième petit-fils, le Maître des Martyrs, l'Imam Hussein (paix sur lui).
Que la paix de Dieu, ainsi que celle de Ses anges, de Ses messagers, de Ses prophètes, de Ses délégués et de Ses serviteurs pieux, soit sur ces pieds qui ont marché avec sincérité, amour et loyauté vers le sanctuaire du Maître des Martyrs, Abu Abdullah Hussein (paix sur lui). Que nous aurions pu être avec eux pour obtenir une grande victoire ! Ô Dieu, Tu sais que nous aimons cela, alors fais-nous participer à leurs actions et à leurs récompenses. Amine, Seigneur de l'univers.

Au nom de Dieu le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux L'éclipse solaire lors du martyre de l'Imam Hussein (as)Les...
23/07/2026

Au nom de Dieu le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux

L'éclipse solaire lors du martyre de l'Imam Hussein (as)

Les récits authentiques mentionnent que le soleil s'est éclipsé lors du martyre de l'Imam Hussein (as). Cependant, il est également rapporté du Prophète (psl) qui a dit : « Le soleil et la lune ne s'éclipsent pas pour la mort de quelqu'un.» Comment peut-on résoudre cette apparente contradiction entre ces deux récits ?

Il est rapporté de l'Imam al-Baqir (as) que le Prophète (psl) a dit : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allah. Ils suivent Son ordre et s'arrêtent selon Sa volonté. Ils ne s'éclipsent pas pour la mort ou la vie de quelqu'un. Si l'un d'eux s'éclipse, hâtez-vous de vous rendre dans vos mosquées.» (Wasā'il al-Shīʿa 7 : 481).

Al-Allamah al-Majlisi déclare dans "Bihār al-Anwār" (88: 155) à propos de ce récit : « "Pour la mort de quelqu'un" signifie simplement pour la mort en elle-même, car cela relève de l'acte de Dieu et Il ne Se met pas en colère contre Ses serviteurs pour cela, à moins que ce ne soit en raison de leurs actions, comme ce fut le cas lors de l'événement du martyre de l'Imam Hussein (as). »

D'un autre côté, l'Imam Hussein (paix sur lui) ne peut être comparé à quiconque parmi les gens, comme l'Imam al-Ridā (paix sur lui) l'a dit : « Nous les Ahloul-Bayt nul ne se compare à nous » (Irshād al-Qulūb : 404).

Si cela est bien établi, il n'est donc pas surprenant que le soleil se soit éclipsé lors du martyre de l'Imam Hussein (paix sur lui), car il est un signe plus grand que le soleil et la lune. Il n'est donc pas étonnant que le soleil se soit éclipsé pour une personne comme lui (paix sur lui).

MARTYR DE SEYDDA ROKAYASeydda Rokaya, fille de l’ Imam Hussein as, âgée de 4 ans était présente lors de la tragédie de K...
22/07/2026

MARTYR DE SEYDDA ROKAYA

Seydda Rokaya, fille de l’ Imam Hussein as, âgée de 4 ans était présente lors de la tragédie de Karbala.
Elle fut martyrisée à la suite de cette tragédie le 5 Safar.

La famille de l’ Imam Hussein (as) fut amenée comme des prisonniers de guerre de ville en ville jusqu'a Sham, la capitale.
Rokaya n’avait que 4 ans.

Elle a trop souffert de la perte de son père. Elle fut également maltraitée durant ce voyage horrible.

Une nuit, elle se réveilla en pleurant disant à sa tante Zaynab : « Ma tante ! Dans mon rêve j'ai vu mon père ! Je ne l'avais pas vu depuis qu'il m'a quitté, ce jour horrible...Alors je lui ai tout raconté.
Tout ce que nous avons enduré jusqu'à aujourd'hui. Il m'a dit : "Rokaya, tes souffrances ont assez duré ! Rokaya, ma fille chérie, je suis venu te chercher !»
Rokaya éclata en sanglots. Alors toutes les femmes, et les enfants aussi se mirent à sangloter.

Yazid, le calife tyran qui passait à ce moment là près d'un soupirail de la prison, demanda ce qui se passait.
Des gardes lui dirent que Rokaya, la fille de l'Imam Hussein voulait voir le visage de son père. Yazid donna des ordres. Des gardes entrèrent bientôt dans le cachot. L'un d'eux portait un plateau d'argent recouvert d'une étoffe de tissu.
Le garde déposa le plateau devant Rokaya. Il retira l'étoffe. La torche qu'il brandissait éclaira la tête de l'Imam Hussein.
Rokaya s'empara de la tête de son père, la serra contre elle, l'embrassa comme elle l'avait embrassée des milliers de fois quand il était vivant. Au bout d'un moment ses sanglots cessèrent… Dame Zaynab s'approcha de Rokaya qui était immobile, recroquevillée autour de la relique de l'Imam. « Rokaya ma fille, ne reste pas ainsi courbée sur la tête de ton père » Rokaya ne répondait pas. Zaynab voulut secouer doucement l'épaule de l'enfant. Mais Rokaya avait cessé de vivre.

Son père tant aimé avait tenu la promesse qu'il lui avait faite en rêve. Maintenant elle était avec lui, au Paradis.

Son mausolée à Damas, en Syrie est un lieu de visite.

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux Dans la tradition de l'Ahl al-Bayt : Fatima Al-Alila (la ma...
21/07/2026

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux

Dans la tradition de l'Ahl al-Bayt : Fatima Al-Alila (la malade) n'était pas une enfant, mais une adulte mariée, à qui fut confiée la mission de préserver l'héritage de la Prophétie et de l'Imamat.

Lorsque les orateurs, les poètes et les panégyristes évoquent Fatima Al-Alila, la fille d'Al-Hussein restée à Médine, tous la dépeignent comme une petite fille malade suppliant son père de l'emmener avec eux à Karbala. Or, cette image véhiculée sur les chaires est inexacte et ne provient aucunement de l'Ahl al-Bayt (que les prières d'Allah soient sur eux).

Dans la culture de l'Ahl al-Bayt, Fatima Al-Alila, fille d'Al-Hussein, qui est restée à Médine, n'était nullement l'enfant décrite par les orateurs et les poètes. Elle était, au contraire, une femme adulte et mariée. Son époux était Al-Hasan Al-Muthanna, le fils de notre Imam Al-Hasan le Petit-fils (Al-Mujtaba), que les prières d'Allah soient sur lui.

Il s'agit en réalité de Fatima la Majeure (Al-Kubra), fille d'Al-Hussein. Si elle demeura à Médine, c'est parce que le Maître des Martyrs (Al-Hussein) l'avait chargée de préserver l'héritage de la Prophétie, les preuves de l'Imamat et les vérités du testament, tel que cela est rapporté dans les traditions de l'Ahl al-Bayt, à l'instar de ce récit transmis par notre Imam Al-Baqir.

Notre Imam Al-Baqir (que les prières d'Allah soient sur lui) a dit : « Lorsque l'heure fut venue pour Al-Hussein (que les prières d'Allah soient sur lui) – c'est-à-dire lorsqu'il résolut de partir pour l'Irak –, il fit appeler sa fille aînée, Fatima fille d'Al-Hussein. Il lui remit alors un écrit enroulé et un testament manifeste. Ali fils d'Al-Hussein – c'est-à-dire notre Imam As-Sajjad – souffrait alors de maux de ventre à leurs côtés, et l'on craignait qu'il ne succombe à son mal.
Fatima remit par la suite cet écrit à Ali fils d'Al-Hussein (que les prières d'Allah soient sur lui). Puis, par Allah, ce livre nous est parvenu, ô Ziyad. »

Ziyad (le narrateur) demanda : « Que contient ce livre, que Dieu fasse de moi ta rançon ? »
L'Imam répondit : « Il contient, par Allah, tout ce dont les enfants d'Adam ont besoin depuis la création d'Adam jusqu'à la fin du monde. Par Allah, on y trouve toutes les peines légales, jusqu'à l'indemnité compensatoire pour la moindre égratignure. »
(Al-Kafi : Volume 1)

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux La descente des anges sur l’Imam al-Hussein (as)Nous croyon...
19/07/2026

Au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Plus Miséricordieux

La descente des anges sur l’Imam al-Hussein (as)

Nous croyons que les anges sont descendus sur l’Imam al-Hussein (que la paix soit sur lui) pour le soutenir, mais comment cela est-il possible alors qu’il n’est pas prophète ?_

Vous devez savoir que la descente des anges n’est pas réservée uniquement aux prophètes, mais elle englobe également d’autres personnes comme le montre la parole de Dieu, exalté soit-Il : {…Lorsque les anges dirent : “Ô Marie, Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’une Parole venant de Lui ; son nom sera le Messie Jésus, fils de Marie, illustre dans ce monde et dans l’au-delà, et l’un des rapprochés [de Dieu]. Il parlera aux gens dans le berceau et à l’âge mûr, et il sera du nombre des vertueux.”
Elle dit : “Seigneur ! Comment aurais-je un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée ?”
Il dit : “Ainsi en est-il : Dieu crée ce qu’Il veut. Quand Il décide d’une chose, Il lui dit seulement : ‘Sois !’, et elle est.”
Et Il lui enseignera le Livre, la sagesse, la Torah et l’Évangile.} [Coran, sourate Âl Imrân, versets 45-48]

En effet, le verset est explicite quant au fait que les anges ont parlé à Dame Marie (paix sur elle), alors qu’elle ne faisait pas partie des prophètes. Cela signifie que la descente des anges et leur dialogue avec certains des élus (awliyâʾ) n’est pas réservé uniquement aux prophètes et aux messagers, comme cela est clair.

De même, dans la parole du Très-Haut {La nuit du Destin vaut mieux que mille mois. Les anges ainsi que l’Esprit y descendent, par permission de leur Seigneur, pour tout ordre. Elle est paix jusqu’à l’apparition de l’aube} [Al-Qadr : 3-5].

Ce verset est également explicite quant à la descente des anges durant la Nuit du Destin, même en l’absence du Prophète suprême (paix et bénédictions sur lui et sa famille), car le verbe au présent (tatanazzal, « ils descendent ») indique la continuité.

Le cheikh al-Ṣaffâr (que Dieu sanctifie son âme) a rapporté, avec sa chaîne de transmission, d’après Dâwûd ibn Farqad, qui dit : « Je l’ai interrogé au sujet de la parole de Dieu (Puissant et Majestueux) : {Nous l’avons fait descendre durant la Nuit du Destin. Et qui te fera savoir ce qu’est la Nuit du Destin ?} [Al-Qadr : 1-2].
Il répondit : « Il y descend ce qui se produira d’une année à l’autre, qu’il s’agisse d’un décès ou d’une naissance. »
Je lui demandai : « Vers qui cela descend-il ? »
Il dit : « Et vers qui veux-tu que ce soit ? Les gens, cette nuit-là, sont occupés à la prière, à l’invocation et à la demande, tandis que le détenteur de cette affaire (l’Imam) est affairé ; les anges descendent vers lui avec les affaires de l’année.} [Biṣâʾir al-Darajât, p. 240].

Ainsi, sur la base de ce qui précède, la descente des anges auprès de l’imam al-Hussein (paix sur lui) pour le soutenir est une chose acceptable selon la logique coranique, à l’instar du soutien que les anges apportèrent aux musulmans lors de la grande bataille de Badr, comme cela est mentionné dans certains versets bénis.

Il n’y a donc pas de mal à mentionner certains récits qui affirment explicitement la descente des anges auprès de l’imam al-Hussein (paix sur lui) afin de lui apporter leur soutien.

1 – Les deux cheikhs Ibn Qulawayh al-Qummî et al-Nuʿmânî (que Dieu sanctifie leurs âmes) ont rapporté, avec leur chaîne de transmission, d’après Abân ibn Taghlib, d’après Abû ʿAbd Allâh (paix sur lui), lequel dit : « Quatre mille anges sont descendus voulant combattre aux côtés de l’imam al-Hussein (paix sur lui), mais il ne leur fut pas permis de combattre. Ils se tiennent donc près de sa tombe, ébouriffés et couverts de poussière, le pleurant jusqu’au Jour de la Résurrection. Leur chef est un ange nommé Manṣûr. Aucun visiteur ne se rend auprès de lui (al-Hussein) sans qu’ils l’accueillent ; aucun visiteur ne le quitte sans qu’ils l’accompagnent ; aucun malade ne tombe malade sans qu’ils le visitent ; aucun mort ne meurt sans qu’ils prient sur sa dépouille et implorent le pardon pour lui après sa mort. Tous ces anges sont sur terre, attendant le soulèvement du Qâʾim (paix sur lui) jusqu’au moment de sa sortie. » [Kâmil al-Ziyârât, p. 233 ; Al-Ghayba, p. 323].

2 – Le cheikh Abû Jaʿfar al-Ṣadûq (que Dieu sanctifie son âme) a rapporté, avec sa chaîne de transmission, d’après al-Rayyân ibn Shabîb, qui dit : « Je suis entré auprès de l’imam al-Ridâ (paix sur lui) le premier jour du mois de Muḥarram. Il me dit : “Ô fils de Shabîb, es-tu à jeun ?” Je répondis : “Non.” … jusqu’à ce qu’il (paix sur lui) dise : “Quatre mille anges sont descendus sur terre pour le soutenir (al-Hussein), mais ils le trouvèrent déjà tué. Ils demeurent donc près de sa tombe, ébouriffés et couverts de poussière, jusqu’à ce que le Qâʾim se lève ; alors ils feront partie de ses partisans, et leur slogan sera : Ô vengeance pour al-Hussein !” [Al-Amâlî, p. 192].

3 – Sayyid Ibn Ṭâwûs (que Dieu sanctifie son âme) a dit : « Al-Mufîd, Muhammad ibn Muhammad ibn al-Nuʿmân – que Dieu l’agrée – a mentionné, dans son livre « La naissance du Prophète (paix et bénédictions sur lui et sa famille) et la naissance des Awṣiyâʾ (paix sur eux) », avec sa chaîne de transmission, d’après Abû ʿAbd Allâh Jaʿfar ibn Muhammad al-Ṣâdiq (paix sur eux) : « Le rendez-vous est ma tombe et l’emplacement où je serai martyrisé, à savoir Karbalâ’. Lorsque vous y arriverez, venez à moi. »
Ils dirent : « Ô preuve de Dieu, Dieu nous a ordonné de t’écouter et de t’obéir. Crains-tu qu’un ennemi te rencontre afin que nous soyons avec toi ? »
Il répondit : « Ils n’ont aucun moyen contre moi et ils ne me rencontreront pas avec hostilité avant que j’atteigne mon lieu (de martyre). » [Al-Luhûf, p. 41].

De plus, certaines narrations expliquent la raison pour laquelle il (paix sur lui) n’a pas accepté que les anges participent avec lui à la bataille de Achoura.

Abû Ja'far At-Tabarî (que sa tombe soit parfumée) rapporta par sa chaîne de transmission d'après Al-A'mash qui dit : « Abû Muhammad Al-Wâqidî et Zurâra ibn Julh me dirent : "Nous rencontrâmes Al-Hussein ibn Alî (que la paix soit sur eux deux) trois nuits avant son départ pour l'Irak. Nous l'informâmes de la défaillance des gens de Kûfa : leurs cœurs étaient avec lui, mais leurs épées seraient contre lui.
Alors, il leva la main vers le ciel. Les portes du ciel s'ouvrirent et des anges innombrables que seul Dieu peut dénombrer en descendirent. Puis il déclara : "Si ce n'était le rapprochement des événements [de la fin des temps] et l'annulation de la récompense [divine], je les aurais combattus avec ceux-ci [les anges]. Mais je sais avec certitude que c'est là-bas [Karbalâ] que mon ascension aura lieu, et là-bas que mes compagnons tomberont. Nul n'en réchappera, excepté mon fils 'Alî." » [Dalâ'il al-Imâma, p. 182]

Le résultat final de tout cela est que la descente des anges auprès de l’imam Husayn (que la paix soit sur lui) afin de lui apporter secours est une affaire correcte selon le Coran et la noble Sunna, comme cela est devenu clair…

Et louange à Allah, Seigneur des mondes.

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ضريح الامام الحسين
Karbala'
56000

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