R H I S I P N

R H I S I P N promotion de la sante des nouveau-nes et des enfants , partage de connaissance sur les soins Neonataux et pediatriques, motivation .

06/01/2025
24/12/2024

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Unknown Facts About

1. Founding and History: BMW, Bayerische Motoren Werke AG, was founded in 1916 in Munich, Germany, initially producing aircraft engines. The company transitioned to motorcycle production in the 1920s and eventually to automobiles in the 1930s.

2. Iconic Logo: The BMW logo, often referred to as the ""roundel,"" consists of a black ring intersecting with four quadrants of blue and white. It represents the company's origins in aviation, with the blue and white symbolizing a spinning propeller against a clear blue sky.

3. Innovation in Technology: BMW is renowned for its innovations in automotive technology. It introduced the world's first electric car, the BMW i3, in 2013, and has been a leader in developing advanced driving assistance systems (ADAS) and hybrid powertrains.

4. Performance and Motorsport Heritage: BMW has a strong heritage in motorsport, particularly in touring car and Formula 1 racing. The brand's M division produces high-performance variants of their regular models, known for their precision engineering and exhilarating driving dynamics.

5. Global Presence: BMW is a global automotive Company

6. Luxury and Design: BMW is synonymous with luxury and distinctive design, crafting vehicles that blend elegance with cutting-edge technology and comfort.

7. Sustainable Practices: BMW has committed to sustainability, incorporating eco-friendly materials and manufacturing processes into its vehicles, as well as advancing electric vehicle technology with models like the BMW i4 and iX.

8. Global Manufacturing: BMW operates numerous production facilities worldwide, including in Germany, the United States, China, and other countries, ensuring a global reach and localized production.

9. Brand Portfolio: In addition to its renowned BMW brand, the company also owns MINI and Rolls-Royce, catering to a diverse range of automotive tastes and luxury segments.




24/12/2024
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Dr Yvette Bonny, une icône de la médecine au CanadaPar Thomas Lalime, Le Nouvelliste Haiti, 09 déc. 2024 La docteure Yve...
24/12/2024

Dr Yvette Bonny, une icône de la médecine au Canada

Par Thomas Lalime, Le Nouvelliste Haiti, 09 déc. 2024

La docteure Yvette Bonny fait partie des récipiendaires des doctorats honorifiques offerts cet automne par l’Université d’Ottawa. Ces distinctions sont décernées à « celles et ceux qui font une contribution importante à l'Université d'Ottawa, à leur profession, à la science ou à la société en général ». Un doctorat honorifique, lit-on sur le site de l’Université canadienne, signifie que le récipiendaire mérite que soient reconnues les réalisations extraordinaires accomplies dans sa vie ou sa carrière.

Justement, Dre Bonny est une de ces figures exceptionnelles de la diaspora haïtienne et de la médecine universelle. Pédiatre-hématologue, elle a réalisé, en 1980, la première greffe de moelle osseuse chez un enfant au Québec. Elle en a effectué environ 200 au cours de sa carrière. Ce sont de nombreux enfants qui tutoyaient la mort auxquels elle a donné une nouvelle naissance.

Yvette Bonny a pris naissance à Port-au-Prince, en Haïti, en 1938. Toute petite, elle s’inspirait de son grand-père médecin pour développer une grande admiration pour cette profession. Ses études secondaires achevées, elle s’oriente tout naturellement vers la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université d’État d’Haïti. Elle a eu la chance de se perfectionner à l’étranger. À 24 ans, en 1962, elle s’envola vers Montréal. Elle faisait partie de la première génération de médecins haïtiens à se perfectionner au Québec.

La Dre Bonny s’est spécialisée en pédiatrie à l’Hôpital Sainte-Justine où elle a été la première résidente noire. Elle caressait le rêve de revenir en Haïti sitôt terminée sa résidence en pédiatrie. Mais cette époque (début des années 60) marquait le début du durcissement de la dictature des Duvalier. Quand elle a terminé sa première spécialisation, la conjoncture politique en Haïti était tellement tendue que ses parents l’avaient déconseillée d’y revenir. Elle a alors opté pour une deuxième spécialité en hématologie tout en décidant de faire une demande de résidence permanente au Canada.

Elle a eu deux stages de perfectionnement en hématologie à l’Hôpital Saint-Antoine de Paris et à l’Hôpital Royal-Victoria de Montréal. Elle va être recrutée en 1970 par l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. À l’époque, elle était l’une des rares femmes noires médecins au Québec où le système de santé était dominé par des hommes. Même les femmes blanches médecins se faisaient rares.

En entr***e en 1994 avec la journaliste Isabelle Albert à Radio Canada, Dre Bonny passait en r***e une partie des enfants traités pour des maladies hématologiques. Elle garde un souvenir particulier de la première fille greffée en avril 1980. C’est grâce à cette première greffée que l’Unité des greffes de moelle osseuse a vu le jour, reconnait-elle. La bénéficiaire avait 13 ans à ce moment-là. Douze ans plus t**d, elle va donner naissance à sa première fille. Le souvenir et la satisfaction se lisaient au visage de Dre Bonny au cours de l’entr***e, tant elle se réjouissait de voir la fille qui allait mourir donner la vie à une autre fille, comme un symbole de perpétuation du cycle naturel de procréation. Cette greffe a transformé le traitement de certaines maladies infantiles comme la leucémie et l’anémie falciforme au Canada. À l'époque, la Dre Bonny était la seule pédiatre-hématologue de l'est du Canada à réaliser de telles transplantations. La presse canadienne se plait à rappeler le fait que Sonia Sasseville, la première greffée du Québec, allait devenir infirmière dans le même hôpital des années plus t**d.

Au moment où Dre Bonny débutait ses études de médecine, le taux de traitement des maladies du sang était très faible. Elle a contribué à améliorer cette statistique au Québec. La médecine pour Dre Bonny ne s’exerce pas de façon mécanique. Quand elle la pratiquait, elle se mettait dans la peau des enfants et de leurs parents. Elle expliquait aux enfants en quoi consistait le traitement offert et quelles en étaient les étapes. Elle appliquait la même pédagogie aux parents. Et pour elle, c’était fondamental puisque les parents et l’enfant traité devraient faire confiance au traitement. Si l’enfant constate que ses parents n’y croient pas, il va y résister, et les chances de succès vont diminuer.

Chaque cas traité était comme un défi personnel pour Dre Bonny. Quand elle n’arrivait pas à traiter un enfant, elle continue d’encadrer les parents pour les aider à se tourner vers l’avenir, advenant un décès. Comme une soldate qui vient de perdre un combat. Dans le reportage de Radio Canada, on voit Dre Bonny assister aux funérailles d’un enfant qu’elle n’arrivait pas à sauver. Une preuve flagrante de son niveau d’empathie. Les enfants traités lui témoignaient d’une affection sans borne en lui rendant visite et en lui apportant des souvenirs qui gardent toute leur signification, même à la retraite.

Contribuer au bien-être de ses patients et de la communauté

Dre Bonny ne témoignait pas d’empathie uniquement envers les enfants traités et leurs parents. Elle le faisait aussi envers ses collègues et le petit personnel. Elle prenait particulièrement le temps de saluer les membres de cette dernière catégorie et de leur demander des nouvelles de leur famille. Qui plus est, si un membre du petit personnel avait quelqu’un de la famille qui était malade, la prochaine fois qu’elle le croise, elle prendra le temps de lui demander comment cette personne a évolué. Elle n’exerçait pas uniquement une profession mais elle avait à cœur de contribuer au bien-être des gens, de son entourage et de la communauté. Pour y parvenir, elle faisait bon usage de son humour.

À l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, on l’avait d’ailleurs surnommée Patch Adams, du nom de ce médecin américain dont la célèbre approche était fondée sur la compassion, l’humanisme et l’humour. C’est important pour elle de faire rire ses patients et le personnel afin d’alléger le stress et l’angoisse quotidiens de son métier. «Je suis pleinement dans l’action quand je travaille, mais pour diminuer l’émotion, l’angoisse et le stress, je peux faire une blague, quelque chose pour alléger l’atmosphère un peu », avouait-elle à l’émission « Une pilule, une petite granule » en date du 18 janvier 2007. C’est le prototype de médecins qui existe très peu aujourd’hui. Partout à travers le monde !

Outre son travail acharné au traitement des enfants atteints de leucémie, du cancer et d’anémie falciforme, Dre Bonny a consacré une bonne partie de son temps à ses travaux de recherche. De 1980 à 1998, elle a été responsable de l’Unité provinciale de transplantation médullaire pédiatrique à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et du Centre de recherche affilié à l'Université de Montréal où elle a commencé à enseigner à la faculté de médecine en 1972. Elle été distinguée comme hématologue de l’année en 1996, professeure de l’année en 1999-2000 et médecin de mérite en 2000.

La liste de médailles d’honneur reçues par Dre Bonny demeure très longue. Mentionnons quelques-unes, sans prétention d’exhaustivité. En 1977, elle avait reçu le prix «Madame Pédiatrie» pour la personne la plus appréciée du département de pédiatrie à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. En 1986, elle avait gagné le prix d'excellence de la communauté haïtienne de Montréal dans la catégorie médecine. En 1993, c’était le prix des médecins de cœur et d'action de l'Association des médecins de langue française du Canada. Au cours de la même année, elle s’était faite membre de la « New York Academy of Sciences ».

En six ans, entre 1994 et 2000, elle avait reçu sept prix : Prix Claire-Heureuse (1994), Femme de mérite, catégorie santé du YWCA (1996), Citoyenne d'honneur de la Ville de Montréal (1997), Prix Sylvio Cator, modèle haïtien d'énergie et de réussite (1998), Ordre honneur et mérite au grade de Chevalier national du président René Préval à l’occasion de la semaine de la diaspora (1999), Professeure de l’année 1999-2000 au département de médecine de l’Université de Montréal (2000) et prix du millénaire Femme, santé, droits humains (2000).

En 2004, elle avait reçu le prix Jackie Robinson de la « Montreal Association of Black Business Persons and Professionals », et l’année suivante le prix « Living Legend, International Biographical Center, Cambridge, England ». En 2006, elle a été la première récipiendaire du prix de reconnaissance du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont avant d’être consacrée en 2007 Chevalier de l'Ordre national du Québec et en 2008 membre de l'Ordre du Canada. Elle a reçu en 2012 la médaille de Jubilé de diamant de la reine Élisabeth II et décorée en 2013 par le consulat général d'Haïti à Montréal.

Elle était également récipiendaire du prix honorifique Viola Desmond, remis lors du Salon international de la femme noire (SIFN, 2018) à Montréal. En 2019, elle était comptée parmi les portraits des vingt et une Montréalaises exceptionnelles qui se démarquent sur les plans social, scientifique et culturel.

Dre Yvette Bonny s’est aussi impliquée dans l’encadrement de la jeunesse haïtienne à Montréal, en particulier pour les jeunes issus de différentes communautés culturelles. Elle a œuvré à la lutte contre la pauvreté et le décrochage scolaire des jeunes immigrants haïtiens, d’autant plus que l’éducation se trouve à la base de son succès. Elle a fait partie du conseil d’administration de l’organisme Entraide bénévole Kouzin Kouzin. Cet organisme travaille avec les jeunes issus de différentes communautés culturelles pour faciliter leur intégration à la société québécoise. Elle a également œuvré au sein de LEUCAN, un organisme qui apporte son soutien aux enfants atteints de cancer et à leur famille.

Dre Bonny a publié avec des coauteurs des articles scientifiques dans des r***es spécialisées. On peut citer : « Family Factors Affecting Bone Marrow Transplantation. A Case Report », Psychotherapy and Psychosomatics (1995), vol. 64, no. 2, p. 102-108; « Allogeneic Bone Marrow Transplantation Following Busulfan-Cyclophosphamide With or Without Etoposide Conditioning Regimen for Patients With Acute Lymphoblastic Leukaemia », British Journal of Haematology (1993), vol. 85, no. 4, p. 706-713; « Bone Marrow Transplantation For Myelodysplastic Syndromes », British Journal of Haematology (1988), vol. 69, no. 1, p. 29-33; « Childhood Monosomy 7 Syndrome », American Journal of Hematology (1982), vol. 13, no. 4, p. 329-334.

La grande question demeure : comment Haïti profite-t-elle de ces perles rares? Combien de séminaires sur la greffe de moelle osseuse ont-ils été animés par Dre Bonny en Haïti? Combien de médecins haïtiens ont été formés en Haïti par Dre Bonny? Pourquoi l’État haïtien n’envisage pas de mettre en place un programme de transfert de compétence et de partage d’expérience de ces sommités internationales de la diaspora haïtienne avec les professionnels en Haïti? Un pays pauvre est vraiment un pays qui n’exploite pas ses ressources ! À commencer par ses fils et ses filles !

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