04/09/2015
QU'EST-CE QUE LE LMD ?
Le LMD est un système international de formation qui signifie Licence, Master, Doctorat. L’enseignement supérieur en Guinée est officiellement passé dans le système LMD à l’occasion de la rentrée universitaire d’octobre 2007. Ce système de formation est composé de trois cycles conduisant chacun à un grade universitaire :
Le Premier Cycle conduit au grade de la Licence (L). Il correspond au niveau Baccalauréat + 3 ans pour les Licences Fondamentales et au niveau Baccalauréat + 4 ans pour les Licences Professionnelles.
Les bacheliers admis à l'enseignement supérieur qui complètent la licence avec succès obtiennent leur diplôme et peuvent aller sur le marché de l’emploi.
Le Deuxième Cycle conduit au grade du Master (de recherche ou professionnel) qui correspond au niveau Licence + 2 ans.
Tous les étudiants qui complètent le Master avec succès obtiennent leur diplôme et peuvent aller sur le marché de l’emploi.
Le Troisième Cycle conduit au grade de Doctorat (D) qui correspond au niveau Master et 3 ans au moins.
Les cycles Master et Doctorat ont un niveau de sélectivité élevé et leurs conditions d’accès sont prévues dans les règlements des études avancées.
Quels sont les objectifs des études de premier cycle (L) ?
La formation de premier cycle vise les objectifs généraux suivants :
Développer la capacité d’apprentissage, d’analyse et de synthèse, par soi-même de façon continue, dans la perspective d’une éducation permanente par l’étude relativement approfondie d’une discipline ou d’un champ d’études, aux plans théorique, méthodologique et pratique ; Rendre l’étudiant capable de comprendre et d’analyser la complexité, de s’adapter facilement aux changements et de relier ses champs de compétence aux autres spécialités et de commenter l’information ;
Développer chez l’étudiant une compétence scientifique et professionnelle qui le rend apte à intervenir efficacement et à mesurer la portée sociale et éthique de ses activités ;
Amener l’étudiant à maîtriser le langage propre à son domaine de connaissances, à pouvoir produire un discours cohérent et pertinent, à l’articuler de façon précise claire et concise tant à l’écrit qu’à l’oral et ainsi à être capable de communiquer ses connaissances dans son milieu professionnel ou scientifique et dans l’ensemble de la société ;
Développer chez l’étudiant l’esprit d’initiative et la créativité, qui le rendent actif dans son milieu et l’amènent à appliquer ses connaissances aux situations et problèmes nouveaux.
Le premier cycle prépare au marché du travail et donne accès, à ceux qui le désirent et qui en ont les compétences et les moyens, aux études de deuxième et de troisième cycle. Les études accordent une large place a l'autonomie de l'étudiant, c'est-a-dire sa capacité d'apprendre par soi-même, de prendre des initiatives et de saisir toutes les opportunités offertes par son environnement (bibliothèques, Internet, centres de documentation, conférences, séminaires et colloques etc.). Dans ce système, le professeur n'est pas une personne omnisciente, chargée d'inculquer des connaissances toutes faites à un étudiant passif ; au contraire, l'étudiant construit son savoir et cultive ses compétences avec l'accompagnement du professeur.
Le système universitaire guinéen accorde à l'étudiant une grande liberté et une grande responsabilité dans la construction de son parcours.
Qu'est ce qu'un(e) étudiant(e) ?
Un(e) étudiant(e) est une personne ayant obtenu le Baccalauréat, admise et régulièrement inscrite dans une Institution d’Enseignement Supérieur (IES) ou une école professionnelle de type B en vue d’une formation.
Les bacheliers ont la possibilité de s’orienter dans une IES ou dans une école technique/ professionnelle de type B.
À partir de quels critères le bachelier est-il orienté vers une IES et un programme ?
Le bachelier entrant dans une institution d'enseignement supérieur est orienté dans les IES et dans leurs programmes en fonction de plusieurs critères, à savoir :
Le premier critère est le choix du bachelier. Ce critère permet de respecter la liberté de l'étudiant. En effet, à ce stade, le jeune engage son avenir pour une très longue période, bien au-delà des simples études. Ce qu'il sera plus t**d dépendra dans une large mesure de ce choix crucial. C'est pourquoi sa liberté et, en contrepartie, la responsabilité qui en découle, lui est laissée.
Cependant cette liberté ne signifie pas qu'une fois son choix opère, il sera obligatoirement oriente et inscrit dans le programme choisi. A partir de son choix, d'autres critères (ou facteurs) interviennent pour son orientation.
Le deuxième critère est le nombre de places disponibles dans le programme choisi par le bachelier. Les capacités d’accueils des programmes sont déterminées à l’avance par les institutions de formation pour des raisons pédagogiques et de politique de formation.
Il y a des programmes ou le gouvernement est disposé à accueillir un grand nombre d'étudiants, en raison de leur impact sur le développement économique, social et scientifique du pays, comme c'est le cas des sciences agronomiques, de sciences de l'environnement, l'élevage ou les sciences fondamentales. Ce sont des programmes porteur d'avenir, dont les sortants ont peu de difficultés à trouver de l'emploi, et ou la qualité des formations reçues en Guinée est similaire, sinon supérieure a la moyenne de la région Afrique. Malheureusement, le nombre d'étudiants qui choisissent ces programmes est très faible. Le Ministère encourage vivement les étudiants à s'inscrire dans les IES qui offrent ces programmes.
Le troisième critère est la moyenne au baccalauréat. Pour de nombreuses raisons objectives et subjectives, il y a des programmes qui sont plus demandés que d'autres. Le nombre de places offertes dans les programmes étant limité, dans ce cas, seuls les étudiants ayant les moyennes les plus élevées dans les disciplines principales seront inscrits selon leur choix. Si par exemple un programme P a une capacité d’accueil de N places et que le nombre de candidat dépasse N, alors en pareille circonstance, ce sont les N premiers qui seront orientés dans ce programme. Lorsque les moyennes sont égales, le bachelier est orienté suivant les notes obtenues dans les matières principales du programme.
Le quatrième critère est relatif au statut public ou prive de l'universite. Si l'on ne tient compte que du second critère relatif au nombre de placesdisponibles dans les programmes, on peut convenir qu'il existe un nombre élevé de places dans les universités privées, et que, par conséquent, tout choix dans une université de ce type a de bonnes chances d'être agréé. Les bacheliers doivent cependant savoir que le gouvernement n'accorde qu'un nombre limité de boursiers aux universités privées. Ne choisir qu'une ou des universités privées ne garantit nullement que ce choix sera respecté dans les orientations.
La localisation est un facteur important qui a souvent influencé le choix des bacheliers. La grande majorité des bacheliers admis à l'enseignement supérieur (près de 80 % sont à Conakry) veulent rester à Conakry et environs. Ce souci relève en très grande partie des préjugés vis-à-vis des IES de l'intérieur du pays (N’'Zérékoré, Kankan, Labé, Faranah, Dalaba, Mamou et, dans une moindre mesure, Boké et Kindia). Sous l’influence des conseils de parents et amis, les bacheliers ont du mal à oser découvrir d'autres IES situées à l’intérieur. Ils se posent les questions relatives au logement, à la nourriture, au transport et, de façon générale aux conditions de vie dans des villes qu'ils n'ont jamais connues. En prenant les bonnes informations, les jeunes bacheliers apprendraient que ces villes de l'intérieur offrent souvent de meilleures conditions de vie et de travail que Conakry. Mieux, les évaluations antérieures(2011,2013) ont montré que les IES de l'intérieur du pays offrent en général des programmes de meilleure qualité et ont un taux d'employabilité de leurs diplômés plus élevé. Sachant que la durée de la Licence est d'au moins 3 ans, il est très probable que les conditions de vie vont nettement s'améliorer au vu de l'effort du gouvernement pour bâtir les campus universitaires et aller vers de véritables villes universitaires régionales.
Quelles sont les erreurs à éviter ?
Pour faire son choix, le bachelier doit par conséquent éviter quelques erreurs majeures qui risquent de compromettre son avenir professionnel ou académique. Il s’agit de :
1. Faire un choix unique ;
2. Faire des choix qui ne tiennent pas compte de ses performances réelles, notamment de sa moyenne au bac dans les matières principales du programme ;
3. Passer par des intermédiaires pour se faire inscrire ;
4. Ne choisir que des IES privées.
1.5. Quelles sont les modalités et procédures d'orientation et d'inscription ?
Il existe deux modalités d’inscription dans les IES publiques et privées à savoir : l'inscription traditionnelle et l'inscription en ligne.
L'inscription traditionnelle.
Elle est celle qui a été utilisée jusqu'à présent. Elle passe par les étapes suivantes :
1ère étape : L’étudiant procède au retrait de la fiche double de sélection et d’orientation au niveau des chefs-lieux des Régions administratives et de la zone de Conakry. Cette fiche comporte d'une part les IES publiques avec leurs programmes respectifs et, d'autre part, une case réservée aux IES privées dans leur ensemble.
Avant d’aller à l’étape suivante, celle du choix de l’option, il est conseillé au bachelier de découvrir les performances des programmes et des institutions de formation dans lesquels il souhaite s’orienter ainsi que leurs capacités d’accueil. Ces informations seront affichées chaque fois qu’il voudra choisir un programme (voir les tableaux ci-dessous)
2ème étape : Le bachelier remplit la fiche de choix de programmes de formation dans lesquels il souhaite s’inscrire. Il a droit à un maximum de 15 choix parmi les offres de formation des IES publiques et privées ainsi que les EETFP de type B. Il lui est conseillé de formuler le maximum de vœux pour augmenter ses chances d’être orienté dans un programme de formation de son choix.
3ème étape : les experts de la Commission Nationale d'Orientation procèdent à la centralisation et au traitement informatique des fiches. Les résultats provisoires sont portes a la connaissance des bacheliers.
4ème étape : le paiement des frais d’étude de dossiers contre un reçu à garder soigneusement et à présenter lors de son inscription dans le programme de l’université pour lequel il est admis; a ce stade, il doit prsenter au service de scolarite de l'université sa carte d’identité scolaire, de deux (2) photos d’identité et de l’original de l’attestation d’admission au baccalauréat.
L’inscription en ligne à travers le logiciel Djoliba dont le mécanisme est ainsi décrit :
A partir de la rentrée 2015, le MESRS envisage de mettre en application l'inscription en ligne. Ce système d'inscription et d'orientation des bacheliers permettra de mieux prendre en compte les choix de l'étudiant, avec, en outre, plus d'équité, d'efficience et de transparence dans le processus.
Lorsque le dispositif sera mis en place, les bacheliers pourront se connecter sur la plateforme du système DJOLIBA, spécialement conçu à cet effet, par un compte et un mot de passe. A la première connexion, le bachelier après s’être identifié par un code unique, accède au portail de gestion de sa candidature. Il peut ainsi visualiser ses résultats du bac, compléter ses informations (téléphone et adresse mail par exemple) et créer son compte de connexion. Il pourra ensuite, en visualisant la fiche des choix, formuler et, s'il le souhaite, modifier ses choix jusqu'a la fin de la période fixée par le Ministère. Le logiciel DJOLIBA est conçu pour traiter les données et proposer les orientations sur la base de la combinaison des critères d'orientation de façon à satisfaire le plus grand nombre de bacheliers dans l'un de ses quinze choix.
Une fois orienté, le candidat recevra un mail et/ou un SMS pour l’en informer avec indication des informations relatives à son orientation (identité, liste des choix, nom du programme et de l’IES retenus à l’issue de l’orientation).
En attendant la mise en place définitive du dispositif DJOLIBA, vous pouvez vous familiariser avec la plateforme DJOLIBA En consultant le site
http://www.djoliba-mesrs.org.