L'école guinéenne

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🌳.. ......🌳



✍️ * *: ERNESTINE NADIA MBAKOU
___________🌳🌳_______

Mon nom est Josy. Comme toute personne normalement constituée, je désirais le meilleur pour moi. Je voulais d'une vie de couple épanouie.

J'avais rencontré Paul un jour ensoleillé du marché. Il accompagnait sa mère. C'était si beau et mignon. J'étais la fille derrière cet étalage de fruits frais. Il m'avait souri, je lui avais rendu timidement son sourire.

Il avait dit à sa mère que j'avais les fruits les plus frais du marché. Je rosis de plaisir. Quel homme galant et flatteur !

Je ne me faisais aucune illusion. Un mec pareil ne pouvait pas s'intéresser à une pauvre marchande de fruits comme moi. Il devait avoir à ses pieds des femmes bien plus sophistiquées et belles.

Je fus surprise de le revoir le lendemain. Il était seul. Il me dit qu'il payait tous mes fruits, en retour, je devais lui accorder une heure pour le déjeuner.

J'étais stupéfaite, Une proposition bizarre ! En plus, échanger une heure contre une grande vente ce jour ? Le choix était vite fait.

Je ne vis pas le temps passer alors que nous avions passé trois heures ensemble.

Au fil des jours, une grande complicité naquit entre nous.

Je lui avais demandé ce qu'il faisait. Il me dit être un militaire en congé. Au mot militaire, j'avais tiqué. J'avais entendu plusieurs fois des gens dire qu'ils étaient violents et impulsifs. J'en avais parlé à ma mère qui me dit

" Josy..tu as la chance d'avoir un homme qui s'intéresse à toi, tu devrais bénir le ciel."

Ce n'était pas cette réponse que j'attendais. Au delà de l'aspect matériel, je voulais découvrir l'homme et l'aimer lui. Mes sœurs tinrent le même discours. Paul était beau, et avait une bonne situation. Il était si gentil. Il apportait toujours des présents à mes parents. Il était toujours prêt à résoudre tous les problèmes familiaux. Il répondait présent à tous les appels. C'était vraiment un gars charmant.

Mais il y avait un hic.

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Un soir, nous rentrions d'une soirée, il m'avait déposée à la maison et s'était mis à hurler.

" Pourquoi je regardais ce monsieur en rouge qui me fixait au bar ?" Je ne savais même pas de quoi il parlait. J'étais ahurie..j'avais essayé de lui faire comprendre qu'il se trompait sur toute la ligne..la première gifle s'était envolée.

Je me serais retrouvée au sol si le mur de la maison ne m'avait pas retenue. Il me dit que j'étais une p**e et prête à coucher avec tout le monde. Je n'avais pas compris cette attitude, cette possessivité.

J'étais rentrée dans ma chambre et j'avais pleuré toute la nuit. Cette attitude me déconcertait. Que devais je faire ?

J'en avais parlé à mes soeurs qui dirent que je devrais cesser de regarder d'autres hommes..

j'exprimais mes doutes, ma mère dit que je compliquais la vie.

Le lendemain, Paul m'appelait d'une voix mielleuse pour s'excuser. Il était différent de l'homme violent de la soirée. Il dit qu'il était désolé et m'aimait trop.

Je ne pas comprenais pas ce revirement soudain de la situation.
D'homme violent, il devint subitement doux et attentionné !

_____________

Deux semaines plus t**d, une autre scène de violence faisait surface. Cette fois, nous étions chez lui, son téléphone sonna. Il était sous la do**he. Je n'avais pas décroché. Il ressortit en serviette en criant

--- Qui était ce ?

--- Je ne sais pas Paul..

--- Tu mens, tu as décroché !

--- Je te dis que je n'ai pas regardé.

Il avait tenu mon bras en le tordant. Je devais lui dire la vérité. J'avais été vilaine, il devait me punir. Il me tira dans la chambre, sortit sa ceinture de militaire et m'appliqua dix coups bien comptés aux fesses .

La douleur ressentie sera impossible à décrire. Ce jour là, je décidais de ne plus jamais le revoir.

Il attendit deux jours pour se présenter à la maison avec une voiture pleine de provisions, de l'argent pour mes parents. Il dit qu'il venait demander ma main..l'horreur totale ! Non, je ne voulais pas. Je dis à mes parents que je ne pouvais pas l'épouser. Ma mère déclara qu'un prétendant pareil ne courait pas les rues. Mon père dit que je terminerais vielle fille chez lui.

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Paul s'était appliqué à se racheter durant les semaines qui suivirent . Il m'inondait de cadeaux. J'étais devenue son jouet. Tout le monde applaudissait ma chance. On ne comprenait pas mes réticences..

j'avoue avoir baissé la garde tellement il était gentil. Il me défendait même contre les paroles piquantes des autres. Il était redevenu mon beau chevalier servant. Je m'étais remise avec lui.

les cérémonies furent célébrées. Rien ne clochait. Il alla en mission. Il m'appelait tous les jours. Il commença à créer une dépendance affective..il mit tout en œuvre pour montrer son côté le plus lumineux.

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Quelques mois après le mariage, j' eus notre première fille. Il était fou de joie. Il me promit le ciel et la terre. J'étais si heureuse. Je ne regrettais pas mon choix.

Il effectuait régulièrement les missions de quatre à huit semaines.

Il rentra une fois en mission en disant

--- Josy, tu me trompes, dis moi avec qui..

J'étais si décontenancee que je n'avais pas su quoi dire..

il prit mon silence pour une affirmation. Il m' attrapa par les cheveux, me tira au sol et commença à me taper de ses pieds. Je criais. Je ne comprenais pas ce que j'avais fait. Ma fille qui criait dans la chambre l'avait interrompu. Il me dit d'aller la nourrir..c'était une scène effroyable .

je n'arrivais pas à y croire.

J'avais pleuré toute la nuit ma fille serrée dans mes bras. J'avais le visage tout tuméfié. Je ne sortis pas de ma maison durant deux semaines. Paul disait que c'était de ma faute. Je l'avais provoqué. Je n'avais qu'à être fidèle. Le pire, je ne savais même pas le crime dont j'avais été jugée coupable.

Pendant les mois suivants, il changea . Il redevint un homme charmant, un papa gâteux qui jouait avec sa fille.

Ses changements d'humeur m'inquiétaient. Il pouvait être si gentil et sauvage le jour suivant. Je naviguais dans un courant inconnu de montée d'adrénaline et de descente en enfer.

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Ma première tentative de fuite, je m'étais réfugiée chez mes parents. Ma mère ne m' écoutait même pas.

Les autres trouvaient que j'exagérais. On tapait les femmes tous les jours, elles n'étaient jamais mortes. Elles n'avaient pas laissé leur foyer pour un si petit écart.

Seule ma tante Pauline était de mon côté. Mais on disait qu'elle ne s'était jamais mariée. Elle était un mauvais exemple à suivre.

Un homme qui corrige sa femme, c'est normal. C'est parce qu'il l'aime !

--- Non maman..avais -je crié...je n'ai pas besoin d'être corrigée. Je ne suis pas une gamine..il me fait mal..allez vous comprendre ça ? A t-il le droit de me tuer ?

--- C'est ton mari..il a tous les droits sur toi !

---- Maman, je t'en prie..aide moi..ne le laisse pas me tuer..c'est un monstre !

Paul présentait toujours son meilleur côté devant les autres. Il était souriant, prêt à aider. On lui aurait donné le bon DIEU sans confession. Je mourrais à petit feu. Il avait depuis longtemps refusé que j'exerce toute activité génératrice de revenue..j'étais sous sa coupe financièrement. Il commença à surveiller mon téléphone. Je devais enregistrer les noms qu'il connaissait. Je ne devais pas être sur les réseaux sociaux alors qu'il était un accro de Facebook. Je n'avais pas d'amies. Je ne rendais visite à personne. J'étais dans un monde créé par lui.

Un numéro inconnu m'appela un soir, je ne le reconnaissais pas. Paul était là. Il me frappa en me disant que c'était mon amant. Que nous avions un code pour communiquer. Je le prenais pour un imbécile. Plus je me battais, plus il me frappait. Je reconnus les faits en disant que je ne recommencerais plus pour qu'il arrête.

J' eus mal durant des semaines. J' avais profité de son voyage pour ramasser mes effets et rentrer chez nous. Mes parents me renvoyèrent . Le mariage était pour le meilleur et pour le pire.

J'étais allée chez ma tante Pauline. Elle m' ouvrit sa porte. J'avais ma fille d'un an avec moi..Paul revint en pleurs. La famille demanda à tante Pauline de me libérer. Je devais rejoindre mon foyer. Ma place était auprès de mon mari. Mari qui semblait avoir oublié avoir été violent..il se plia en quatre pour nous.

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Je ne comprends pas comment mais j'y étais retournée. Cette solution contentait tout le monde. Le calme était revenu à la maison. Mon père avait parlé à Paul. Il lui avait dit qu'on ne bat pas une femme pour s'imposer. D'homme à homme, il avait essayé de lui faire entendre raison.

Quant à ma mère et à mes soeurs, elles me dirent que je devais devenir sourde, muette et aveugle. Mon mari avait toujours raison. Je devais me plier en quatre pour lui. Je n'avais pas à discuter ses décisions. Je devais être prête à tout moment pour lui servir à manger sans rechigner.

Je reçus toute une panoplie de conseils de femme bonne et soigneuse.

Je les appliquais . Je voulais que mon mariage fonctionne. Paul partit de la violence physique à celle morale qui était plus destructrice.

Tous les jours, il me rappelait par des mots fins que sans lui je n'étais rien. J'avais essayé de lui faire comprendre qu'avant lui, je vivais. Mais peine perdue. C'était s'attirer ses fourbes. Je devais me taire. Il m'insultait à longueur de journée. Il ne cessait de me dénigrer. Il parlait de mes soeurs comme des p**es qui n'avaient pas pu trouver un mari.

Tous les jours, je devais subir ses assauts. L' accomplissement du devoir conjugal était devenu un calvaire pour moi. Il m'accusait d'être frigide et froide. Je n'étais qu'un bloc de glace dans son lit.

La situation perdurait ainsi durant des jours.

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Il était allé en mission et j'avais poussé un soupir de soulagement. J'avais le temps de souffler et de prendre soin de ma fille. J'avais commencé à penser à elle. Allais je élever un enfant dans cet environnement malsain de violences ? Allais je lui montrer que la vie que je menais était normale ? Quel impact sur son futur à elle ?

À cet instant j'avais compris tellement de choses. J'avais poussé un cri d'alerte ignoré par ma famille. J'avais demandé de l'aide, personne ne m'avait tendu le bras. La seule personne à m'écouter, tante Pauline fût bannie par la famille. Je compris que je devais compter sur moi seule. Je devais partir d'ici et vite. Peu importait le lieu, la ville, je devais mettre entre lui et moi une distance conséquente.

Je commençais à préparer ma fuite.

Deux mois plus t**d, j'emmenais ma fille avec moi. Je n'avais rien. Mais nous étions heureuses. Ma fille avait deux ans. Elle riait pour la première fois. Je découvris que j'étais enceinte. Le ciel me tombait sur la tête. Je n'avais pas prévu ça. Que faire ? Avorter était hors de question. Je ne pouvais me résoudre à cet acte ignoble qui ne correspondait pas à mes convictions. Je décidais de garder le bébé. Mais comment allais je faire ? Moi qui tirait déjà le diable par la queue ?

Je m'étais dit : si Dieu n'oublie pas les oiseaux du ciel, il ne peut pas m'oublier !

L'essentiel était ma quiétude et le bonheur de ma fille.

____________________

Je m'étais lancée dans le commerce comme je savais bien le faire. L'argent que j'avais avec moi était minable mais me permettait de tenir tous les jours. Nous dormions sous les ponts ma fille et moi. J'avais réussi à nous fabriquer un abri de fortune. Nous étions à l'abri de la pluie et du soleil. La vie, la vraie, celle heureuse était dans nos cœurs.
Ce fût la période la plus heureuse de ma vie malgré ma situation de vie précaire.

Un jour, j'étais à six mois de grossesse lorsque ma fille tomba gravement malade. Je l'avais emmenée à l'hôpital. Elle avait besoin de sang et de soins. L'argent que je gagnais nous permettait à peine de nous alimenter. J'avais pleuré. Je ne savais plus quoi faire. Si rien n'était fait, elle allait mourir .

Je m'étais résolue, la mort dans l'âme, à appeler ma mère pour lui demander son aide.

Je ne sus comment, elle appela Paul.

Il arriva à l'hôpital. Il paya toutes les factures. Je pensais d'abord à ma fille. Après je m'étais demandé comment j'allais faire. Il nous avait ramenées de force chez lui. J'allais avoir un autre enfant. Toute la famille s'était accordé à dire que j'avais été inconsciente.

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Ma deuxième fille naquit . Deux semaines après, les coups reprirent . Il voulait me punir de l'avoir un jour quitté. Il me dit ceci

"On ne me quitte jamais. Enfonce ça bien dans ton crâne."

La situation devint pire qu'avant. J'étais revenue au point de départ. Cette fois, il surveillait tout. Lorsqu'il se déplaçait, il laissait toujours l'un de ses agents pour me surveiller. Je ne devais plus m'échapper.

Je cherchais une alternative.

Je m'étais demandée : Et si je renversais la courbe ?

Je regardais le film : PLUS JAMAIS.

L'histoire de cette femme était similaire à la mienne.. Même si ce n'était que de la fiction, la mienne était bien réelle.

J'eus une idée tordue : Et si je suivais la même procédure ?

Ça paraissait insensé et impossible et pourtant...

Je le regardais inlassablement. Je l'avais tourné et retourné. Loin d'arriver à cette fin, je m'étais demandé s'il n'y avait pas moyen de me débarrasser de Paul.

Ce n'était pas qu'un film pour moi. C'était ma porte de sortie.

Je me mis à me renseigner sur les cours d' autodéfense.

J' avais profité de l'une de ses absences pour m'inscrire. J'avais besoin de force et de technique de combat.

J'avais toutes les astuces pour endormir sa méfiance. Je m'étais impliquée dans ce cours comme si ma vie en dépendait. Oui, ma vie en dépendait.

Durant six mois, j'avais travaillé d'arrache-pied. Je gagnais en muscles et en force mentale.

Tout au long de ma transformation, c'était mon mental que je devais travailler. Je devais me réapproprier de moi, de mon corps, de mon âme. J'étais à la découverte de cette femme enfouie sous cet amas de violence conjugale.

J'étais plus sereine. J'attendais le moment propice pour agir.

________________

Paul rentra un soir du travail. Les filles étaient couchées. Je lui servis à manger. Il repoussa les plats du pied et me demanda de me baisser pour tout ramasser.

Je l'avais fait sans discuter. Après il me cria dessus. Je le servais comme un chien. Il me nourrissait et je n'étais pas reconnaissante. Il m' asséna une gifle retentissante comme d'habitude. Je n'avais rien dit. Mes joues s'étaient habitué à ce genre d'exercice. J'avais déjà perdu quelques dents.

J'étais rentrée dans la chambre. Il cria en disant que j'étais une mauvaise femme. J'avais oublié de lui couler son bain. Sans parler, j'étais allée le faire.

Je ressortis. Il m'attendait au couloir, il dit

----- Tu es inutile dans cette maison Josy !

----- Dans ce cas, laisse moi partir alors

---- Jamais..tu es à moi.

Il prit mon bras pour le tordre.

À cet instant, ma fille aînée était là et demandait

---- Papa, qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi tu tapes encore maman ?

Elle avait juste six ans .

Paul lui dit

---- Va dormir Nina..

----- Non papa, laisse maman tranquille..

Paul s'était avancé vers elle.
Il lui avait appliqué une gifle en disant

---- Va dormir.

Nina pleurait . Je criais intérieurement : Non...pas elle, pas ma fille !

Je courus pour la consoler. J'étais allée la mettre au lit.

_________________

Je ressortis. Je dis à Paul

---- Tu n'aurais pas dû t'en prendre à ma fille.

---- Elle sera pareille comme sa mère, inutile.

--- Non Paul, elle sera forte comme sa mère.

--- Qui, toi ?

Il riait.

S'en était assez pour moi. Il était temps d'agir.

Je l'avais attrapé par le bras que je tordis d'un geste bien mesuré . Surpris il envoya la main pour me gifler, j'avais anticipé son mouvement. Je lui donnais déjà un bon coup qui lui fit plier les jambes. . Il tomba à genoux en criant

---- Tu es f***e !

--- Oui..tu m'as rendue f***e. Nous allons continuer.

Je lui assénais un grand coup.

Il voulut répliquer, j' esquivais déjà ses coups.

Il me tira par la jambe et commença à me taper au ventre, je me relevais. J' envoyais une jambe sur sa tête. Il hurla de douleur. Il me porta par la taille pour me projeter à travers la salle. Je rebondissais comme une tisse pour foncer tout droit sur lui comme un taureau. Il ne vit pas venir mes coups. Je me mis à le doser

Je lui avais poché l'œil.

J'utilisais tout ce que j'avais à ma portée comme une arme. Je lui appliquais la chaise sur la tête. Le vase sur le ventre, même le rideau autour de ses pieds. Notre combat dura une demi-heure.

Il tomba en titubant

--- Josy...où as tu appris ça ?

---- Paul...tu as fait de moi une Lionne. Une Lionne ne perd jamais. Nous irons jusqu'à la fin !

Je pris sa ceinture de militaire. Je le fouettais comme un enfant. Il criait, me suppliait. Chaque coup représentait ma rage, ma souffrance, tout ce que j'avais subi. Toutes ses années à subir, à accepter, tout remonta à la surface.

Je m'étais arrêtée, épuisée, essoufflée. Il ne respirait plus.

C'était fini !



J'avais appelé la police !

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Aujourd'hui , j'ai Nina en face de moi. Ma liberté conditionnelle est prévue pour bientôt. Encore deux semaines à tenir

---- Ça va Nina ? Et Jolie ?

---- Ça va maman. Tu nous manques. Reviens vite s'il te plaît.

Elle a souri.

Dix ans comme je suis là pour purger la peine du meurtre de mon mari.

C'était de l'auto-défense. C'était lui ou moi !

Je ne regrette rien.

Mais si, je regrette de n'avoir pas abandonné après la première gifle.

Ne laissez jamais la première gifle passer !

La violence finit par engendrer la violence. Partez dès qu'il est encore temps.
Il ne changera jamais !

___FIN_______

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