Les terroristes voudraient régner sur l'ensemble de notre planète en semant la division et la haine partout où la société humaine a besoin d'unité et d'amour pour vaincre la pauvreté endémique, la maladie, le chômage des jeunes et le désespoir. Mes pensées vont aux victimes innocentes de la Grande France qui ne demandaient qu'à vivre sous des cieux qui leur offrent la pleine jouissance de leurs libertés dans le respect des droits fondamentaux qui leur sont refusés ailleurs. Je présente mes sincères condoléances à la France qui ne saurait s'écrouler par la volonté d'ennemis jurés de la vie et de la liberté. Le monde libre doit tirer les leçons de cette tragédie pour s'unir davantage et promouvoir plus de justice sociale et de solidarité dans le monde.
Mes pensées vont également a l'endroit des victimes innocentes du proche et du moyen Orient, de la Libye, du Nigeria, du Cameroun, de la Somalie et du Mali voisin qui souffrent tous des conséquences tragiques du terrorisme. Je souhaite que mon pays, la Guinee continue d'en être epargne, bien que les risques demeurent.
Que la paix règne en maître absolu sur l'humanité.
Mamady Kaba
Promotion de la Démocratie et de l'État de Droit en Guinée, en Afrique et dans le Monde
18/10/2015
Discours de cloture
- Monsieur le Représentant du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Monsieur Louis-Marie Bouaka,
- Madame le Questeur de l’INIDH, Commissaire Mariama Cire Keita,
- Mesdames et messieurs les commissaires,
- Distingués invités,
- Mesdames et messieurs,
Permettez-moi de saluer le courage et l’abnégation des commissaires ici présents, mais aussi à tous ceux qui ont animé ces deux jours d’intenses activités. Une fleur d’honneur à l’endroit de monsieur Eucher, cheville ouvrière de cette activité qui a su allier humour et travail pour permettre aux participants de surmonter la fatigue et le stress. Je remercie l’ensemble des travailleurs du HCDH qui ont tout mis en œuvre pour rendre cette activité agréable, notamment l’accueil, le cadre de travail et les repas. Je remercie les journalistes pour leur déplacement et pour une couverture médiatique digne du nom.
La répétition étant pédagogique, permettez-moi de rappeler que les droits humains constituent les garanties juridiques universelles qui protègent les individus et les groupes contre tous actes des gouvernements portant atteintes à leurs libertés fondamentales et à leur dignité. Autrement dit, il est de la responsabilité absolue de l’Etat et du gouvernement de protéger et de promouvoir le respect des droits sur toute l’étendue du territoire nationale.
Mesdames et messieurs,
Le responsable désigné des violations des droits de l’homme, c’est l’Etat ; il appartient donc à l’Etat de trouver les coupables des violations des droits de l’homme et de les punir, faute de quoi, il doit reconnaitre au peuple le droit de l’accuser lui-même d’en être le coupable. Partant de ce principe universel, l’Etat guinéen assume la responsabilité de toutes les violations des droits de l’homme commis sur son territoire jusqu’à ce qu’il déniche, par le biais des enquêtes, les vrais coupables.
Je dbois rappeler ici, que le peuple de Guinée, par le biais de sa constitution, s’est reconnu à lui-même, le droit imprescriptible de recourir librement aux manifestations pacifique pour contraindre le gouvernement à accéder à des revendications politiques, économique, sociales, etc…
Aucun gouvernement ne peut donc s’arroger le droit d’empêcher un citoyen ou un groupe de citoyen de recourir à cette arme constitutionnelle. Ainsi, l’Etat a la responsabilité de permettre aux non manifestants de j***r de leur liberté d’aller et de venir en toute quiétude. Les manifestants qui adoptent des comportements illégaux doivent répondre de leurs actes, car la responsabilité pénale, dans ce contexte surtout, ne peut être qu’individuelle. Des individus violents ne doivent faire subir à tout un groupe la punition collective que constitue l’interdiction de la manifestation. Interdire donc une manifestation sur les voies et places publiques est illégale quels qu’en soient les prétextes. Les manifestations sont déjà autorisées par la constitution, leur interdiction relève purement et simplement d’une violation de la constitution et cela doit avoir des implications juridiques et des conséquences judiciaires pour les agents de l’Etat qui s’en rendent coupables. La responsabilité de l’Etat consiste à assurer la sécurité des manifestants et des non manifestants, c’est pour cela qu’il est requis des organisateurs d’informer les autorités compétentes et ils doivent le faire, sinon, ils endossent la responsabilité morale des dérives.
Mesdames et messieurs,
La Guinée va organiser dans quelques semaines et par elle-même, la première élection véritablement démocratique de sa jeune histoire. Je ne me trompe pas, car l’élection de 2010 a été organisée par un gouvernement non élu agissant sous l’œil très vigilant de la communauté internationale. Je considère donc, à tort ou à raison, que son succès est à mettre au crédit de la coopération internationale. La réussite de l’élection de 2015 sera indéniablement mis au palmarès du Président de la République, le Pr Alpha Condé et de son gouvernement.
Après donc cinquante année de lutte pour la Démocratie en Guinée, le Président Alpha CONDE doit impérativement organiser des élections qui soient, à tout point de vue, meilleures à celles de 2010. Elles doivent avoir au moins le mérite d’être inclusive comme en 2010 et pacifique plus qu’en 2010. Pour cela, il est indispensable que le dialogue politique reprenne d’urgence avec une détermination d’aboutir à un consensus global qui garantit l’acceptation des résultats par tous et ote aux mauvais perdant tout droit de rejet violent desdits résultats. Et ce type d’accord releve de la responsabilité première du pouvoir qui a l’obligation de protéger son peuple contre les violences.
Mesdames et messieurs,
Vous conviendrez donc, avec moi, que ces élections constituent un test que la Guinée se doit de réussir sans complaisance. Et pour cela, elle doit tout mettre en œuvre pour en assurer le caractère inclusif et pacifique, même si, pour cela, elle doit prendre des dispositions nécessaires à un report de la date dudit scrutin si, et seulement si, cela s’avère indispensable.
Je lance un appel pressant à l’endroit de SEM le PRG, Pr Alpha CONDE, à Mr le Président de l’Assemblée Nationale et à Mr le Président de la Cour Constitutionnelle, aux Partis politiques toutes obédiences confondues, aux acteurs de la société civile afin que les conditions de la paix et de la sécurité nationale soient créer en poursuivant les efforts déjà consentis par SEM le PRG en initiant un dialogue politique dont les accords d’étape sont à saluer. Il s’agit maintenant de poursuivre ces dialogues afin que leurs conclusions servent de base à des élections qui confirmeront la place de la Guinée dans le concert des Nations Démocratiques. Ne perdons jamais de vue que notre stabilité dépand en partie des conditions dans lesquelles le scrutin à venir se déroulera. Nous pensons qu’il faut tout faire pour éviter des souffrances supplémentaires à nos laborieuses populations qui ont déjà assez souffert depuis l’indépendance.
Chers compatriotes,
Est-il besoin de rappeler que la Guinée, depuis son indépendance en 1958, a souffert de l’isolement et des violences politiques qui ont poussé les Présidents successifs à s’accrocher au pouvoir, parfois, par instinct de survie. Les sacrifices à consentir ont été lourds de conséquences : les plus récents sont les évènements des 2 et 3 février 1996, de janvier-février 2007, du 28 septembre 2008, de violences avant et après les élections de 2010, ainsi que les nombreuses victimes des manifestations organisées par l’opposition. Sans oublier les victimes de l’épidémie d’Ebola et celles engendrées par la peur de l’épidémie.
Je demande une minute de silence pour tous ceux qui ont perdu la vie à cause de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola, notamment les medecins et les journalistes qui en font partie.
IL serait donc catastrophique d’enfermer de nouveau notre pays dans un carcan nationaliste ou extrémiste en stigmatisant une communauté internationale qui n’œuvre qu’à une Guinée démocratique et unie, travaillant à son développement harmonieux.
Permettez-moi de rappeler, en tant que témoin et acteur de la difficile transition de 2008-2009, que la Guinée n’aurait jamais pu s’en sortir toute seule.
Pour finir, je formule les recommandations suivantes, que j’estime etre en faveur de la paix et de la consolidation de l’unité nationale :
RECOMMANDATIONS :
1- Je demande à l’opposition de renoncer aux manifestations prévues le 17 aout prochain, afin de donner une chance à la reprise du dialogue ;
2- J’invite la facilitation à renouer le fil du dialogue avec des propositions nouvelles de solutions aux revendications de l’opposition car, il est impossible que la Guinée manque de solution ;
3- Au gouvernement de libérer le Général Nouhou Thiam et consorts afin de leur donner une chance de se reformer et de travailler différemment comme Diallo Sadakhadji en a eu le privilège ; je rappelle qu’ils sont détenus depuis 2011 sans jugement, simplement parce que l’Etat n’a pas encore les moyens de les juger : des citoyens ne doivent pas payer pour les faiblesses de l’Etat ;
4- A la justice d’infliger à l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, une peine non privative de liberté (un sursit par exemple), afin de lui donner une chance de s’assagir et de s’adapter à ses fonctions de député de l’Assemblée nationale de Guinée ;
5- A la puissance publique, d’accroitre les efforts pour retrouver vivant le journaliste Chérif Diallo, et j’exprime ici ma solidarité à sa cause ;
6- A SEM le PRG, d’interdire le port du voile intégrale en République de Guinée ;
7- Aux partis politiques de soigner le discours publique et de respecter les institutions de la République et d’accroitre l’éducation civique de leurs militants afin de contribuer à la paix et à la cohésion nationale ;
8- Aux acteurs de la société civile, de se mettre au-dessus des clivages politiques et ethniques ;
9- Aux coordinations régionales, de s’abstenir des discours et des actes qui mettent en péril le tissu social déjà très fragile ;
10- A la communauté internationale de poursuivre ses efforts afin que les élections prochaines permettent à la Guinée de consolider sa Démocratie et l’Etat de Droit acquis de haute lutte et de soutenir les efforts de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains que j’ai la charge de diriger afin que sa contribution pour la réussite des élections à venir soit à la hauteur de ses ambitions ;
11- A l’Etat guinéen et aux partenaires bi et multinationaux, de permettre la création, par l’INIDH, d’un centre d’assistance juridique et judiciaire afin de contribuer à rapprocher la justice des justiciables ; de permettre un monitoring des droits humains avant, pendant et après les élections afin de faire des recommandations qui permettront d’améliorer les conditions des droits humains pendant les élections à venir ;
12- L’INIDH rendra public un rapport général sur la situation des droits de l’homme depuis les élections de 2010 si les moyens lui sont donnés.
Mesdames et messieurs,
Je m’excuse d’avoir relativement abusé de votre patience, je vous remercie de votre attention et je vous souhaite bon retour chez vous.
Sur ce, je déclare clos les travaux du présent atelier
Que Dieu bénisse la Guinée,
Jeudi, 13 aout 2015
Je vous remercie
En Afrique et en Guinee, nos mères n'ont jamais porté des grands voiles noirs couvrant intégralement le corps y compris le visage et les yeux. Pourtant, elles s'habillaient bien avec des habits africains qui protégeaient leurs corps et elles se couvraient respectueusement la tête. Ce que je regrette, c'est le fait de considérer que nos valeurs anciennes n'ont de places ni dans la civilisation occidentale, ni dans la religion musulmane. Les prétextes qui ont justifié la traite des noirs continuent de hanter les africains au point de rejeter tout ce qui fait qu'ils sont africains. L'occident nous a libéré de la colonisation, mais nous refusons l'indépendance et la liberté. Les dirigeants sont plus préoccupés par le pouvoir que par la souveraineté. Ils sont prêts à troquer cette souveraineté contre une unité supplémentaire de pouvoir. Les partis politiques travaillent à abrutir les populations et à leur apprendre le civisme a l'envers afin de mieux les instrumentaliser pour le compte d'intérêts différents de ceux qui sont exhibés. Ils préparent uniquement la conquête du pouvoir et pas son exercice, car l'exercice du pouvoir se réussit avec des institutions fortes, des militants attachés aux valeurs républicaines.( à suivre )
La Guinee s'achemine progressivement vers une zone de turbulences ; elle n'a jamais été aussi proche de ce que nous avons toujours redouté, à savoir une confrontation intercommunautaire de grande envergure. Plus que jamais, le spectre d'une violence massive plane sur le pays: des préparatifs en cours dans le pays laissent présager un lendemain cousu de peurs avec de probables conflits ethnico politiques aux conséquences imprevisibles. J'appelle tous les acteurs politiques à la responsabilite et à la retenue afin de préserver ce que nous avons de plus cher en commun: la Guinee unie et en paix
Une jeune fille, Leontine Nicole, avait perdu son père. Il ne lui restait plus que sa mère et celle ci devint f***e. On l'enferma dans un des asiles, ou l'on enferme les fous, à la salpetriere à Paris. La jeune fille avait quelque argent. Elle aurait pu rester libre et vivre heureuse. Mais, pouvait-elle l'être, loin de sa pauvre mère? Non, absolument non. Elle abandonne sa luxueuse villa, les plages, les dancings, ses amours, bref, la belle vie, puis alla s'enfermer avec les fous et les f***es pour prendre soin de sa mère. Et, pendant de longues années, elle travailla comme assistante social dans ce centre où réside la tristesse et le stress. A la mort de sa mère, elle quitta le centre pour se refaire une nouvelle vie. Êtes vous prêts à faire pareil sacrifice pour celle qui vous a donné la vie? Puisque toutes les femmes sont nos mères, êtes vous prêts à combattre les violences faites aux femmes et protéger la femme contre la souffrance et les humiliations? Si oui, posez -vous , chaque soir avant de vous endormir , la question suivante: qu'ai-fait pour rendre une femme heureuse aujourd'hui?
Si je suis President de la République de Guinee, je renforcerai les capacités opérationnelles des institutions républicaines en veillant à leur indépendance et leur crédibilité aux yeux de tous, y compris mes adversaires les plus irréductibles. Je consoliderai la Démocratie en approfondissant la Réforme du secteur de la sécurité par une ré fondation des forces de police. Je consoliderai l'Etat de Droit par une réforme de la justice consistant à rapprocher la justice des justiciable. J'introduirai les cours de droits de l'homme dans les institutions d'enseignement supérieur. N'incitera les hauts cadres de l'état à participer à la formation des jeunes. Je mettrai à jour les textes de loi et je combattrai la corruption en commençant par mes proches afin d'avoir plus de légitimité pour sévir contre les autres. Je combattrai la traite des personnes et les violences faites aux femmes. Dans la formation de mon gouvernement, je donnerai la priorité aux technocrates. Je ferai la promotion des langues et des alphabets locaux ainsi que de la culture nationale e générale. Je travaillerai à l'abolition de la peine de mort et la pratique de la torture sous toutes ses formes. Je consoliderai l'unité nationale par un processus participatif de reconcilliation nationale. Je ferai de l'agriculture et de l'élevage le socle de mon programme de développement économique. Je ne soumettrai pas le pays au diktat du FMI, de la BM ou de toute autre structure similaire. Cependant, je suivrai les conseils utiles que leurs experts voudront bien me prodiguer en cas de nécessité. Je rétablirai des relations diplomatiques formelles avec l'Etat d'Israel.(A suivre)
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