11/09/2026
⭕️ « Faire le franco-arabe ne signifie pas l’échec » : le parcours exceptionnel d’Elhadj Abdoul Gadiry Barry, fondateur de l’EIC
Les détails 👇👇👇👇👇👇👇
De la Guinée au Soudan, en passant par l'Arabie Saoudite, le Bahrein et les États-Unis, Elhadj Abdoul Gadiri Barry a construit un parcours marqué par la formation, l'expérience professionnelle et
l'enseignement. Après plusieurs années passées à l'étranger, il fait le choix de revenir en Guinée en 2007 pour mettre son expérience au service de l'éducation. Fondateur de l'École Internationale de Conakry et du Centre Albayane, dédié notamment à la mémorisation du Coran, Elhadj Abdoul Gadiri Barry œuvre à promouvoir une approche qui associe l'enseignement général à l'enseignement islamique.
Un parcours que le Syndicat de l'enseignement franco-arabe a souhaité mettre en lumière en lui décernant le Prix d'Excellence 2026 et le titre honorifique d'« Icône Franco-Arabe (Entrepreneuriat
& Business) ».
Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 10 septembre 2026, le fondateur de l'École Internationale de Conakry et du Centre Albayane est revenu sur son parcours à l'international, les motivations qui l'ont poussé à rentrer en Guinée, son engagement dans l'enseignement franco-arabe ainsi que ses ambitions pour ses établissements à l'occasion de la rentrée scolaire 2026-2027.
Guineematin.com : Parlez-nous de votre parcours ?
Elhadj Abdoul Gadiri Barry : « J'ai commencé ici, chez nous, et j'ai obtenu mon BEPC à l'école Nassouroulahi. Je suis parti au Soudan où j'ai eu mon bac. Après, on m'a pris à l'Université islamique de Médine où j'ai fait ma licence en lettres modernes. Après, je suis allé à Bahrein où j'ai travaillé pendant plusieurs années et j'étais secrétaire comptable. Après, je suis devenu directeur de la compagnie. Après là-bas, je suis allé en Amérique où j'ai fait aussi plusieurs années et j'enseignais là-bas dans une école appelée Villa Nova Academy School. Pendant les années que j'ai eu à passer là-bas, j'ai eu une expérience et j'ai compris que deux choses peuvent aller ensemble : une institution qui concerne l'enseignement général et une institution qui concerne l'enseignement de l'Islam. Du coup, j'ai décidé de revenir au pays et de faire la même chose. Ce qui est très bien quand tu apprends des choses à l'étranger, c'est de revenir mettre cela en pratique chez toi pour le bien de tous. Donc à ce moment, je suis revenu ici en 2007 et j'ai créé l'École Internationale et aussi le Centre Albayane pour la mémorisation du Coran. Donc de la maternelle jusqu'à la terminale, cela existe ici avec de bons enseignants aussi. Et le Centre Albayane est sous la tutelle du Secrétariat général des affaires religieuses, donc c'est un centre très connu et reconnu dans notre pays ici. L'année à laquelle on a commencé, on avait eu 118 élèves.
L'année dernière, 2025-2026, on a eu plus de 1 000 élèves. On était en location avant, mais aujourd'hui, on a deux grands endroits qui nous appartiennent : à Kaporo et à Sonfonia, à T8. Dans chacune, on a des classes de maternelle jusqu'à la terminale. Au lycée, les trois options y sont. »
Guineematin.com : Que représente pour vous cette distinction décernée par le Syndicat de l'enseignement franco-arabe et quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes qui choisissent aujourd'hui l'enseignement franco-arabe ?
Elhadj Abdoul Gadiri Barry : « Nous remercions d'abord le Syndicat qui a une bonne intention, celui qui est à sa tête, Docteur Ibrahima Mansaré. Cette distinction, c'est un mérite. Ce mérite, c'est pour faire comprendre aux uns et aux autres de prendre conscience de l'enseignement franco-arabe. Dire l'enseignement franco-arabe ne se limite pas seulement aux mosquées parce que beaucoup pensent comme ça. Moi, là où je suis, et mes amis qui sont connus aussi, le mérite, c'est de dire que ces gens, malgré qu'ils parlent d'autres langues, la fondation de leurs études, c'est l'école franco-arabe.
Donc, nous sommes des exemples pour dire : nous sommes passés par là et voilà le résultat de ce que nous sommes devenus. Malgré que mon enseignement est arabe, je suis allé, j'ai travaillé et je suis revenu au pays, j'ai créé ces deux écoles aussi. Dieu a fait que, pendant les 19 ans passés, on a beaucoup d'élèves, beaucoup qui ont mémorisé le Coran. On a eu des étudiants. Donc, il y a eu une grande importance parce qu'à travers ça, il y a des gens qui travaillent maintenant, qui nourrissent leur famille. Il y a eu aussi beaucoup d'enfants qui ont bénéficié des deux formations : l'enseignement général et la mémorisation du Coran. Donc, les Syndicats nous ont pris comme un bon exemple qui peut être suivi. Donc, le Syndicat nous a distingués pour dire aux jeunes qui étudient le franco-arabe que faire le franco-arabe ne signifie pas l'échec. »
Guineematin.com : Quel conseil donnez-vous aux jeunes Guinéens qui partent à l'étranger pour acquérir des connaissances et de l'expérience, notamment sur l'importance de revenir investir et servir leur pays ?
Elhadj Abdoul Gadiri Barry : « Ce que je vais conseiller aux jeunes, vous savez, dans notre religion, nous croyons aux enseignements du Prophète Mohamed PSL. Il a dit que la bonne personne, c'est celui qui fait du bien pour ses semblables. Si c'est dans l'éducation, tu peux le faire. S'il est riche avec l'argent, il peut le faire.
Donc, partout, il peut aider. Si la personne sort, elle peut gagner de l'expérience dans chaque domaine et elle peut revenir mettre ça en pratique, donner à ses proches, au pays. Dieu ne charge jamais une personne de ce qu'elle ne peut pas tenir, mais ce qu'elle peut faire, elle peut aider. Dans les pays où nous partons pour chercher de l'argent, la connaissance, chez eux, ils ont fini presque de travailler là-bas. Il peut rester et aider là-bas, mais ça ne peut pas être la même chose que chez nous.
S'il revient au pays ici avec toute son expérience, il verra que la chance va davantage s'ouvrir. Ça sera différent de là-bas. Quelqu'un qui aide de plus, c'est comme si sa vie allait se prolonger. Même s'il meurt, ce qu'il a laissé va se perpétuer. »
Guineematin.com : À l'approche de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 5 octobre, quelles sont vos dispositions pour accueillir les élèves et quel message adressez-vous aux parents qui vous renouvellent leur confiance ?
Elhadj Abdoul Gadiri Barry : « Actuellement, nous sommes dans les préparatifs de la prochaine rentrée scolaire prévue pour le 5 octobre. Donc, nous sommes en train de bien préparer les choses, résoudre tous les soucis avant l'ouverture. Donc, nous appelons les parents d'élèves à la confiance qu'ils ont mise sur nous durant les années passées.
Ce que Dieu nous a donné dans l'éducation, nous avons encore plus de courage. Le prix qui nous a distingués aussi, tout le monde nous a fait grandir dans ça, donc nous allons encore fournir plus d'efforts. Quelqu'un ne travaille pas pour être vu, mais on le fait pour obtenir le mérite de Dieu. Si Dieu aime quelqu'un, il aura eu ce qui est le plus bon. Donc, nous demandons de nous faire confiance. Pour les enfants, en ce qui concerne l'enseignement général et l'enseignement en Islam, tout enfant qui vient ici, s'il étudie dans l'enseignement général, l'enseignement islamique est gratuit pour lui. Donc, nous offrons ça. »
Ismaël Diallo pour Guineematin.com
Tel : 624693333