18/08/2020
1973, Arrivé à Pondicherry, lorsque je descends du train aux petites heures du matin, après 48 heures de ballade, je suis fatigué, mais me sens léger de l'intérieur, élevé. Je ne savais pas que La Mère y était encore présente, ce n'est que plus t**d que j'ai appris que son aura rayonnait sur toute la ville.
Lorsque Sri Aurobindo se retire en 1926, il laisse à Mirra Alfassa – qu'il a commencé à appeler « Mère » – la direction de l'ashram qu'elle organise et développe. Elle assiste aux derniers moments de Sri Aurobindo lors de son décès en 1950.
Elle fonde le 28 février 1968, en présence du président de l'Inde, Auroville au nord de Pondichéry dans le sud du Tamil Nadu, une communauté internationale soutenue par l'UNESCO, dont la vocation est de réaliser l'unité humaine.
Elle meurt le 17 novembre 1973 à Pondichéry. Elle laisse derrière elle une œuvre écrite importante, notamment son journal Prières et méditations, les Entretiens – causeries aux membres de l'Ashram – et les treize tomes de L'Agenda de Mère recueillis par un de ses disciples, le Français Satprem (Bernard Enginger), qui raconte ce qu'elle nomme « sa percée au cœur de la matière », pour donner naissance à ce qu'elle nomme « l'espèce nouvelle » ou « la vie sans mort ». Sri Aurobindo écrit dans The Mother : « Elle travaille ici, dans le corps, pour faire descendre quelque chose qui ne s'est pas encore exprimé en ce monde matériel et qui transformera la vie ici-bas ».