Art vivant-Cheval, médiation asino-équine et artistique

Art vivant-Cheval, médiation asino-équine et artistique Besoin d'arrêter le temps et de communiquer autrement ? Lâcher-prise, ne pas chercher à comprendr

Avec ma chère partenaire et collègue-jument Zalima SV, nous avons été accueillies mardi dernier aux Arènes de Doué-en-An...
21/06/2026

Avec ma chère partenaire et collègue-jument Zalima SV, nous avons été accueillies mardi dernier aux Arènes de Doué-en-Anjou, dans le cadre de la préparation de la 'Journée Mondiale des Soins palliatifs' le 19 novembre prochain, à l'initiative de la Fondation Saint Jean de Dieu - Les Récollets, avec Céline Corcy. Grand merci à Madame Laurence Sourice-Caillaud, élue, et à Stéphanie, chargée de l'accueil sur place !

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10/05/2026

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LES ANIMAUX.

" - Je réprouve la hiérarchie [...] Je ne vous parle pas de la hiérarchie humaine, je vous parle de celle séparant les hommes et les animaux. Nous nous croyons supérieurs.
- Nous le sommes.
- En quoi ? Les animaux se nourrissent mais ne déclenchent pas de guerres. Les animaux se battent mais ne se torturent pas. Les animaux respectent les forêts, au lieu de les détruire, pour y coucher des villes et des pavés. Ils n’enfument pas les nuages, ils demeurent discrets, à leur place.
- Tu les idéalises. Par exemple, ils se volent les uns les autres.
- Soit, mais un terrier ou une pomme leur appartiennent dans la mesure où ils s’en servent. As-tu jamais vu un oiseau posséder plusieurs nids ? Ou un renard repu surveiller une carcasse qu’il ne mangera pas ? Il n’y a pas de riches, chez les animaux, aucun n’entasse des biens surnuméraires, des fortunes dont il ne profite pas."

(La femme au miroir - Éric-Emmanuel Schmitt)

Instants fervents en ce dimanche 12 avril à l'occasion de la projection du puissant documentaire de Thomas Balmès "À dem...
13/04/2026

Instants fervents en ce dimanche 12 avril à l'occasion de la projection du puissant documentaire de Thomas Balmès "À demain sur la Lune" en présence de Hassen Bouchakour et de son cheval Peyo. Un hommage à tous ceux qui se battent contre la maladie, aux accompagnants, aux soignants dans les Unités de Soins Palliatifs. De ces lieux-là, il est si rarement question. Bravo 🙏
Merci Hassen pour ta gentillesse, ta disponibilité, le partage de tes connaissances de manière si simple et directe lors de nos échanges dans le hall du cinéma. Quel chemin de vie, quelle âme, quelle sagesse ! Dans la recherche, les rebondissements, les remises en question et la résilience vers l'altérité équine et humaine aussi...
Oui, je pense qu'il est possible d'oeuvrer avec nos partenaires équins et asins pour une médiation qui parte d'eux, sans contrainte, dans un lien de confiance et à leur rythme !
Merci à l'équipe du cinéma et à l'association La Chevauchée Arc en Ciel pour l'organisation de cet évènement.
Bien à toi, Hassen. Et bon retour à Peyo dans sa prairie du Nord.
Néna Tango

bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=jYhYW6c_Neo

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18/03/2026

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J’avais onze ans, je pleurais dans la cuisine de ma grand-mère, quand elle a prononcé sept mots qui ont changé à jamais ma façon de voir le rejet.
C’était l’un de ces jours-là. Vous savez, ceux où une broutille fissure tout, et soudain on porte un poids invisible qui rend chaque chose plus lourde.
J’avais parcouru comme d’habitude le kilomètre qui séparait l’école de la ferme de mes grands-parents, mais au lieu de franchir la porte en trombe, pleine d’histoires à raconter, je suis entrée en silence. Presque invisible.
Grand-mère l’a remarqué immédiatement.
Elle ne m’a pas assaillie de questions, ni tenté de réparer quoi que ce soit avant de comprendre. Elle a simplement pris mon manteau, m’a guidée jusqu’à la table de la cuisine et a fait ce que les grands-mères font depuis la nuit des temps quand les mots ne sont pas encore prêts.
Elle a préparé un chocolat chaud. Elle a posé des biscuits. Elle s’est assise en face de moi et a attendu.
Le silence était rassurant. Comme si j’avais le droit de prendre mon temps.
Finalement, à mi-chemin de ma tasse, la vérité a débordé.
« Il y a une fille à l’école que je croyais être mon amie, ai-je dit en fixant la table. Mais aujourd’hui, elle a dit quelque chose de méchant devant tout le monde. Je crois que personne ne m’aime vraiment là-bas. »
À onze ans, cela ressemblait à la fin du monde. À une lente disparition.
Grand-mère a pris une longue gorgée réfléchie de son café. Puis elle m’a regardée avec des yeux qui avaient vu bien plus que je ne pouvais l’imaginer et a dit quelque chose que je porte en moi depuis des décennies.
« Totty, » — elle m’appelait toujours Totty au lieu de Kathy — « voilà ce que j’ai appris sur les gens. »
Elle s’est légèrement penchée en avant.
« Dans la vie, quelques personnes t’aimeront vraiment. Quelques personnes ne t’aimeront pas du tout, quoi que tu fasses. Mais la plupart des gens ? Ils ne penseront pas vraiment à toi, ni dans un sens ni dans l’autre. »
Je devais avoir l’air confuse, car elle a continué doucement.
« Ils remarqueront peut-être ton sourire ou tes chaussures. Ils te diront bonjour dans le couloir. Mais dès que tu seras hors de leur vue, ils retourneront aussitôt à leur propre vie. À leurs propres soucis. À leurs petits mondes. »
Même à onze ans, j’ai senti quelque chose bouger en moi.
Elle n’était pas cruelle. Elle m’offrait une liberté.
« Quand quelqu’un passe sans te dire bonjour, a-t-elle dit, cela n’a probablement rien à voir avec toi. Peut-être est-il distrait. Peut-être porte-t-il quelque chose de lourd que tu ne peux pas voir. Et quand quelqu’un se montre méchant sans raison que tu puisses comprendre ? »
Elle s’est interrompue, s’assurant que j’écoutais.
« Cela en dit presque toujours plus sur ce qu’il traverse que sur toi. »
Puis elle a ajouté les mots qui ont résonné à chaque moment difficile depuis :
« Tout n’est pas à propos de toi. Et c’est en réalité un cadeau. »
Cette conversation s’est ancrée dans mes os. Elle n’a pas effacé toutes les blessures qui ont suivi. Mais elle m’a donné un lieu où revenir quand le rejet faisait mal, quand le silence semblait personnel, quand la froideur de quelqu’un me faisait douter de ma valeur.
Aujourd’hui, j’ai plusieurs décennies de plus. J’ai affronté des rejets bien plus grands que ceux des couloirs du collège. Mais je retourne toujours, en pensée, dans cette cuisine.
Au chocolat chaud qui refroidit dans la tasse.
À la voix posée de ma grand-mère.
À cette vérité libératrice : la plupart du temps, le comportement des autres n’a en réalité rien à voir avec moi.
Ils naviguent dans leurs propres peurs, leurs propres douleurs, leur propre surcharge. Tout comme moi.
Ce petit morceau de sagesse, offert un mardi ordinaire, a adouci d’innombrables journées difficiles. Il m’a aidée à lâcher des rancunes inutiles. Il m’a appris à ne pas inventer d’histoires sur le sens des actes des autres.
Ma grand-mère est partie depuis des années maintenant. Mais ce moment dans sa cuisine, lui, est toujours vivant.
Et chaque fois que quelqu’un partage son sentiment de rejet, d’invisibilité, de ne pas être assez, je pense à transmettre ce qu’elle m’a donné.
Parce que parfois, la chose la plus douce que nous puissions faire est de nous rappeler les uns aux autres : si tu n’as rien fait de mal, alors leur réaction a probablement plus à voir avec eux qu’avec toi.
Et tu peux laisser ça partir.

https://www.facebook.com/share/p/18F7DupVbT/
15/03/2026

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Quand quelqu’un vient vers toi avec une rumeur… rappelle-toi du test des trois filtres de Socrate.

Un jour, dans la Grèce antique, un homme s’approcha de Socrate, tout excité :
— « Tu veux savoir ce que j’ai entendu sur ton ami ? »

Socrate répondit calmement :
— « Attends un instant. Avant de parler, faisons passer cela à travers trois filtres. »

— « Trois filtres ? »
— « Oui. Le premier est la vérité : es-tu certain que ce que tu veux me dire est vrai ? »
— « Eh bien… non. On me l’a simplement raconté. »

— « Je comprends. Deuxième filtre : la bonté. Ce que tu veux me dire est-il quelque chose de positif ? »
— « Non, au contraire… »

— « Donc tu veux me dire quelque chose de négatif, sans être sûr que ce soit vrai. Voyons le troisième filtre : l’utilité. Est-ce que cela m’apporte quelque chose de bon de le savoir ? »
— « Pour être honnête… non. »

Alors Socrate conclut :
— « Si ce n’est ni vrai, ni bon, ni utile… pourquoi m’en parler ? »

🌿 Une leçon simple mais puissante.
Elle protège les relations, elle allège nos vies et elle rend le monde un peu meilleur.

Quand la communication ne passe plus par les mots...Merci aux maîtres-chevaux 🐴 Néna T
27/02/2026

Quand la communication ne passe plus par les mots...
Merci aux maîtres-chevaux 🐴
Néna T

10/02/2026

"Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire. Parce qu’on les soupçonne d’affabuler. Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils croient qu’ils sont les seuls au monde avec leur terrible secret."
Barbara, auteure-compositrice-interprète (1930-1997)

11/01/2026

"L'enfant retourne néanmoins voir les chevaux. Leur présence tranquille, indifférente, est un contrepoint à celles de la mère et du père. Lorsqu'il s'avance sur la clairière, le troupeau relève la tête, le poulain ou une jument hennissent paisiblement.
Le garçon nettoie l'oeil borgne de l'étalon, passe ses doigts sur les salières et les flancs creux de l'animal. Il songe qu'il pourrait rester parmi eux, ne jamais regagner les Roches. Ne dit-on pas qu'il existe des enfants élevés par des loups ? Mais il faudrait pour cela abandonner la mère à l'emprise du père, et il se résout toujours à regagner la maison.
Pour un temps, même bref, quand il somnole dans les herbes auprès du troupeau, il s'imagine galoper parmi eux, n'avoir d'autre besoin, d'autre aspiration, que cette liberté placide, la temporalité mystérieuse, filandreuse, de la montagne, où rien n'a de début ni de fin, où les choses paraissent avoir toujours été ce qu'elles sont et n'être menacées d'aucun anéantissement.

'Le Fils de l'Homme', Jean-Baptiste Del Amo, éd. Gallimard 2021

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Saint-Macaire-du-Bois

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