29/05/2026
Tu sais, beaucoup de femmes que j'accompagne me disent quelque chose de très proche, à quelques mots près :
« Je ne sais pas ce qui se passe. Je ne suis pas vraiment fatiguée, mais je ne suis pas vraiment en forme non plus. C'est comme si j'avançais dans le brouillard. »
Ou encore :
« Tout va bien, sur le papier. Mais je sens un truc qui tire. Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. »
Et je comprends tellement ça.
Parce que c'est rarement clair, au début. Ce n'est pas une grande fatigue qui te plie en deux. C'est une petite usure régulière, une lassitude qui revient même après les week-ends, une sensation d'être un peu à côté de ta vie sans savoir pourquoi.
On a toutes ce réflexe de continuer comme avant.
De se dire "ça va passer", "je suis juste un peu stressée", "c'est normal à mon âge / dans mon métier / dans cette période".
On se dit qu'on tiendra encore un peu. Qu'on verra plus t**d. Qu'il faut juste mieux dormir, mieux manger, faire un peu plus de sport.
Et si tu te reconnais là-dedans, je veux que tu saches que tu n'es pas seule.
C'est le cas de plusieurs d'entre nous.
Pas parce que je n'en avais pas envie.,
Pas parce qu'elles ont peur. Mais parce que nous avons toutes la même croyance : "bouger = tout faire s'écrouler!
Cependant il suffit d'un Un stop pour nous obligée à regarder en face ce que nous fuyons.
Au final j'ai compris que cette petite usure que nous traînons depuis si longtemps, sans pouvoir la nommer, elle venait de quelle que chose que nous réfutons de voir ou d'écouter.
Pas du travail en lui-même.
Pas du stress quotidien.
Pas du sommeil.
Mais juste du fait que nous mesdames restons quelque part où je n'étais plus à ma place et que toute mon énergie passait à faire semblant que c'était OK.
Je te partage ça parce que je vois la même chose chez beaucoup de femmes : il y a un signal qui tourne en arrière-plan, mais on n'arrive pas à savoir d'où il vient.
On ne change pas parce qu'on est courageuse. On change quand on commence à entendre ce signal pour ce qu'il est.
Tu n'as pas besoin de tout transformer d'un coup. Tu n'as pas besoin d'être prête.
Tu peux juste commencer par écouter ce que tu n'écoutes pas encore.
Même si c'est petit. Même si c'est flou. Même si tu n'as pas encore les mots.
Parce que souvent, le premier vrai pas, c'est simplement de remarquer ce signal qui tourne et d'oser ne plus le minimiser.
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Prends soin de toi,
Patricia