20/06/2026
Journée mondiale des réfugiées 18h30 CompansCaffarelli ☝️
Soyons nombreu.ses.x ✊️
Ce réseau a pour objectif l’information et la mobilisation contre les risques d’expulsion encou
20/06/2026
Journée mondiale des réfugiées 18h30 CompansCaffarelli ☝️
Soyons nombreu.ses.x ✊️
19/06/2026
🚨BAC VALIDÉ. PARCOURSUP TERMINÉ. LA PRÉFECTURE BLOQUE NOS VIES. 🚨
Chaque jour de la semaine, jusqu'au 20 juin journée mondiale des réfugiées, nous publierons un témoignage de vie pour rappeler les réalités de ces jeunes adultes, les obstacles rencontrés et leurs combats menés pour la dignité et leurs droits .✊️
Vendredi 19 juin - Le témoignage d'Isa
Écrire tout ça, ma vie, je me sens pas trop capable de le faire.
Pour eux, c’est peut-être la première fois qu’ils entendent mon histoire, mais moi ça fait presque 5 ans que je raconte. C’est vrai que ça fait pas longtemps qu’on travaille sur mon affaire, mais moi ça fait longtemps que je la vis.
J’ai traversé plusieurs galères depuis le lycée jusqu’à aujourd’hui, tout ça juste pour avoir les mêmes droits que n’importe quel jeune de mon âge : étudier et travailler. Malheureusement devoir encore et encore raconter mon histoire, ça remue le couteau dans ma plaie, bien ouverte.
J’ai essayé d’écrire mon histoire, j’ai commencé, mais je n’ai pas réussi.
J’ai envie d’aller de l’avant, pas de rester bloquée dans la même histoire du passé.
Essayer d’écrire pour raconter tout ça, c’est trop douloureux !
18/06/2026
À l’occasion de sa campagne "Bac validé, Parcoursup terminé, mais la préfecture bloque nos vies !", menée du 15 au 20 juin, le Réseau éducation sans frontières 31 plaide la cause des étudiantes et étudiants toulousains, confrontés à des refus de titre de séjour et visés par des obligations de quitter le territoire. Certains témoignent de l’impact de ces décisions sur leurs études et leur quotidien.
"Je n’ai plus vraiment de liens avec mon pays d’origine" : plusieurs étudiants toulousains d’origine étrangère voient leur avenir suspendu à une décision administrative À l’occasion de sa campagne "Bac validé, Parcoursup terminé, mais la préfecture bloque nos vies !", menée du 15 au 20 juin, le Réseau éducation sans frontières 31 plaide la cause des étudiantes et étudiants...
18/06/2026
Parmi eux figure Imed, arrivé d’Algérie à l’âge de 14 ans. Scolarisé à Toulouse depuis 2018, il a reçu une obligation de quitter le territoire en 2023. "J’ai grandi ici. Je ne parle presque plus ma langue maternelle et je n’ai plus vraiment de liens avec mon pays d’origine", confie-t-il. Comme Liana, il voit aujourd’hui son avenir suspendu à une décision administrative. Élèves, étudiants, futurs professionnels, ils ont construit leurs projets en France et souhaitent simplement pouvoir les poursuivre.
"Je n’ai plus vraiment de liens avec mon pays d’origine" : plusieurs étudiants toulousains d’origine étrangère voient leur avenir suspendu à une décision administrative À l’occasion de sa campagne "Bac validé, Parcoursup terminé, mais la préfecture bloque nos vies !", menée du 15 au 20 juin, le Réseau éducation sans frontières 31 plaide la cause des étudiantes et étudiants...
18/06/2026
🚨BAC VALIDÉ. PARCOURSUP TERMINÉ. LA PRÉFECTURE BLOQUE NOS VIES. 🚨
Chaque jour de la semaine, jusqu'au 20 juin journée mondiale des réfugiées, nous publierons un témoignage de vie pour rappeler les réalités de ces jeunes adultes, les obstacles rencontrés et leurs combats menés pour la dignité et leurs droits .✊️
Jeudi18 juin - Le témoignage d'Imed
Je m’appelle Imed, j’ai 21 ans. Je suis arrivé en France à l’âge de 14 ans avec un visa de court séjour en 2018.
Depuis, j’ai fait toute ma scolarité ici.
Aujourd’hui, l’ensemble de mes centres intérêts et de mes liens se trouve en France. Je n’ai plus aucun lien avec mon pays d’origine : ni familiaux, ni repères culturels, ni personnels. Je ne parle même plus la langue de mon pays. Ma vie est en France maintenant, et c’est ici que je me sens chez moi. Retourner dans mon pays d’origine n’est pas envisageable pour moi, car je n’y ai plus rien.
J’ai déjà déposé une demande de régularisation en 2022, mais elle a été refusée en raison de la situation de mes parents. Aujourd’hui, je suis dans une nouvelle procédure . La préfecture m’a clairement indiqué qu’elle était prête à régulariser ma situation, après l’obtention de mon diplôme. Malheureusement, l’année dernière, j’ai échoué à cause de ma santé mentale. Je suis actuellement suivi par un psychiatre. Ces difficultés m’ont beaucoup affecté et m’ont empêché de réussir mes examens.
C’est très compliqué pour moi. J’ai 21 ans, je vis en France depuis 8 ans, et pourtant je n’ai aucun droit. Je ne peux rien faire, ni avancer dans ma vie. C’est une situation très difficile sur le plan personnel.
J’espère clairement que cette fois-ci la préfecture va régulariser ma situation, pour que je puisse enfin poursuivre mes études et vivre de manière digne en France.
Photo 📷 Benjamin Art'core
18/06/2026
Bac obtenu, Parcoursup validé, études supérieures entamées… mais avenir suspendu. À Toulouse, plusieurs organisations dénoncent la situation de jeunes majeurs scolarisés en France, auxquels la préfecture de Haute-Garonne aurait refusé un titre de séjour. Dans une tribune lancée par RESF 31, elles demandent une régularisation automatique pour les élèves ayant suivi leur scolarité obligatoire en France.
« La préfecture bloque nos vies » : à Toulouse, des étudiants sans papiers demandent à poursuivre leurs études en France Bac obtenu, Parcoursup validé, mais pas de titre de séjour : RESF 31 dénonce la situation de plusieurs étudiants à Toulouse.
17/06/2026
🚨BAC VALIDÉ. PARCOURSUP TERMINÉ. LA PRÉFECTURE BLOQUE NOS VIES. 🚨
Chaque jour de la semaine, jusqu'au 20 juin journée mondiale des réfugiées, nous publierons un témoignage de vie pour rappeler les réalités de ces jeunes adultes, les obstacles rencontrés et leurs combats menés pour la dignité et leurs droits .✊️
Mercredi 17juin - Le témoignage de Mariam
Je m'appelle Mariam et j’ai 18 ans. Je suis arrivée en France depuis l’Arménie en 2023 à cause de problèmes personnels.
Depuis maintenant deux ans, je vis sans papiers. Avant de vivre cette situation, je ne pensais pas que l’absence de papiers pouvait avoir autant de conséquences dans la vie quotidienne.
Vivre sans papiers représente une véritable barrière. Beaucoup de choses qui paraissent normales pour les autres deviennent compliquées. Par exemple, je ne peux pas toujours participer aux voyages scolaires ou à certaines sorties organisées par mon lycée.
À chaque fois, je dois me demander si ma situation administrative ne va pas poser problème. Cela me donne parfois l’impression de ne pas avoir les mêmes possibilités que les autres jeunes de mon âge.
L’absence de papiers crée aussi des difficultés pour le logement. Trouver un appartement ou accomplir certaines démarches administratives est souvent plus compliqué.
Beaucoup de portes semblent fermées avant même que l’on puisse expliquer sa situation.
Personnellement, il y a aussi un aspect psychologique qui est difficile. Chaque fois que je vois des policiers dans la rue, je ressens une certaine inquiétude. Pourtant, je n’ai commis aucun crime et je respecte les lois.
Je vais au lycée, j’étudie et j’essaie simplement de construire mon avenir. Malgré cela, la peur d’un contrôle ou d’un problème administratif est parfois présente.
Ce sentiment est difficile à expliquer à quelqu’un qui ne l’a jamais vécu. Je vis dans l’incertitude.
Il m’est difficile de faire des projets à long terme, je ne sais pas exactement ce qui va se passer dans les mois ou les années à venir. Parfois, cela me provoque du stress ou de l’anxiété. Malgré toutes ces difficultés, j’essaie de rester motivée.
J’ai appris une nouvelle langue, je poursuis mes études et je fais de mon mieux pour m’intégrer à la société française. Je continue à avancer parce que je crois en mon avenir. Cependant, vivre sans papiers reste une réalité difficile et pèse sur ma vie quotidienne, même lorsque je fais tout pour respecter les règles et construire quelque chose de positif.
Photo 📷 Benjamin Art'core
16/06/2026
🚨BAC VALIDÉ. PARCOURSUP TERMINÉ. LA PRÉFECTURE BLOQUE NOS VIES. 🚨
Chaque jour de la semaine, jusqu'au 20 juin journée mondiale des réfugiées, nous publierons un témoignage de vie pour rappeler les réalités de ces jeunes adultes, les obstacles rencontrés et leurs combats menés pour la dignité et leurs droits .✊️
Mardi 16 juin - Le témoignage d'Aya
Objet : Demande de réexamen de ma situation administrative
Au secours !
Ce cri que je pousse aujourd’hui n’est pas lié à un danger physique ou mortel. Il s’agit d’une mort symbolique. « Au secours » est un appel à l’aide. Au secours, je n’y arrive plus seule.
Je m’appelle Aya, j’ai 21 ans et je suis actuellement étudiante en deuxième année de licence Administration économique et sociale à l’université Capitole de Toulouse.
Lorsque j’ai quitté définitivement l’Algérie pour venir m’installer en France, j’avais treize ans. À cet âge, je ne mesurais pas encore réellement la portée de ce changement. Une partie de notre famille vivait déjà en France, un pays que nous connaissions à travers les visites familiales. Surtout, nous étions ensemble, et cela suffisait à me rassurer.
Mes parents ont quitté l’Algérie pour des raisons de sécurité. Ma mère était avocate et mon père technicien supérieur en électricité. On ne choisit pas un tel déclassement social par confort ou par fantaisie. Dans notre ville, de nombreux enlèvements d’enfants liés au trafic d’organes avaient lieu. Mes parents vivaient dans une peur permanente qu’il nous arrive quelque chose.
L’angoisse de ma mère était devenue telle qu’elle avait dû suivre une psychothérapie, sans parvenir à retrouver la sérénité. Face à cette peur constante, mes parents ont pris la décision de partir afin de protéger leurs enfants et de nous offrir une vie plus sûre. Ils ont tout quitté pour nous permettre de vivre sans peur et avec l’espoir d’un avenir digne.
Mais la réalité de la vie sans papiers a été extrêmement difficile. Vivre sans titre de séjour, c’est vivre dans l’ombre, dans l’incertitude permanente, avec la peur constante de voir son avenir s’effondrer malgré tous les efforts accomplis.
Malgré cela, mes parents n’ont jamais abandonné. Ils ont travaillé avec courage et nous ont toujours transmis l’importance des études et du mérite.
J’ai intégré l’école publique en mars 2018. Très rapidement, je me suis investie pleinement dans ma scolarité. J’aimais apprendre, je me suis intégrée, je me suis construit des amitiés et je suis devenue une élève sérieuse et engagée.
J’ai eu l’honneur de faire partie du programme « Jeunes Talents Mathématiques ». Après avoir obtenu mon brevet avec mention très bien, j’ai poursuivi mes études avec détermination jusqu’à obtenir mon baccalauréat.
Dans le cadre des « Cordées de la réussite », que je représentais, j’ai rencontré le préfet du Tarn à Albi. À cette occasion, j’ai pu lui remettre personnellement mon dossier et lui expliquer les difficultés liées à ma situation administrative.
Le premier refus de régularisation a profondément bouleversé ma vision de l’avenir. Malgré cette épreuve, j’ai choisi de continuer à avancer et j’ai intégré une école d’infirmière avec beaucoup de motivation.
Malheureusement, malgré d’excellents résultats théoriques, il m’a été impossible d’effectuer les stages pratiques obligatoires sans titre de séjour. J’ai donc été contrainte d’abandonner ce projet professionnel qui me tenait profondément à cœur.
Aujourd’hui encore, ma situation administrative continue de freiner brutalement mon parcours.
Depuis mon arrivée en France, je n’ai jamais cessé de me battre pour réussir, m’intégrer et construire mon avenir. J’ai grandi ici.
C’est en France que je me suis construite humainement, socialement et intellectuellement. Mes repères, mes relations, mes projets et mes ambitions sont ici.
La France n’est pas simplement le pays dans lequel je vis. C’est le pays dans lequel je me suis construite et dans lequel je souhaite devenir une femme autonome, active et utile à la société.
Pourtant, aujourd’hui, chaque porte que j’essaie d’ouvrir se referme à cause d’une situation que je n’ai pas choisie.
Je souhaite simplement pouvoir vivre comme les jeunes de mon âge : étudier, travailler, devenir indépendante, passer mon permis de conduire, construire ma vie et préparer mon avenir.
Mon projet est sérieux, sincère et construit. Je poursuis actuellement ma licence avec l’ambition d’intégrer ensuite un master en ressources humaines en alternance. Je veux apprendre, travailler et contribuer pleinement à la société française dans laquelle j’ai grandi.
Je ne demande pas un privilège.
Je demande simplement le droit de continuer le parcours que j’ai construit depuis des années avec courage et persévérance.
Un refus aujourd’hui ne représenterait pas seulement une décision administrative. Ce serait l’effacement brutal de tous mes efforts et l’effondrement d’un avenir que je tente de construire depuis mon arrivée en France.
Un retour en Algérie serait pour moi une rupture totale. Toute ma vie est ici désormais. Repartir signifierait perdre mes repères, interrompre mes études, abandonner mes projets et recommencer seule dans un pays qui n’est plus réellement le mien.
Je suis une jeune femme qui souhaite avancer dignement, travailler, réussir et vivre dans le respect des règles de la République.
Je n’ai jamais cessé d’y croire, même dans les moments les plus difficiles.
Aujourd’hui, je vous demande humblement de me donner la possibilité de poursuivre ce chemin et de ne pas laisser ma situation administrative effacer mon avenir.
Je vous remercie sincèrement de l’attention portée à ma demande.
Photo 📷 Benjamin Art'core
15/06/2026
"Arrivée en France à 16 ans pour fuir la guerre, Liana a réussi son parcours scolaire jusqu'à l'université. Mais faute de titre de séjour, son avenir reste suspendu. Comme elle, plusieurs étudiants soutenus par le Réseau éducation sans frontières de Haute-Garonne (RESF 31) dénoncent une situation qui les empêche de poursuivre leurs études malgré leur réussite. Une campagne de sensibilisation et de soutien démarre ce lundi 15 juin 2026."
"La préfecture fait la sourde oreille" : sans titre de séjour, ces étudiants étrangers ne peuvent pas continuer leurs cursus, une campagne de soutien est lancée Arrivée en France à 16 ans pour fuir la guerre, Liana a réussi son parcours scolaire jusqu'à l'université. Mais faute de titre de séjour, son avenir reste suspendu. Comme elle, plusieurs étudiants soutenus par le Réseau éducation...
15/06/2026
Nombreux·ses ce matin à la conférence de presse de lancement de notre nouvelle campagne de régularisation : « Bac validé, Parcoursup terminé : la préfecture bloque nos vies ».
Une mobilisation pour dénoncer les obstacles administratifs qui empêchent de nombreux·ses jeunes de poursuivre sereinement leur avenir.