01/05/2022
« Montagne, gestes désespérés de la terre devant l’inaccessible » Rabindranath Tagore
Quand on gravit une montagne, on quitte le monde ordinaire pour atteindre un univers entre ciel et terre.
On quitte un monde où l’homme a modifié l’environnement en construisant de grandes infrastructures confortables et chaleureuses. Tellement confortable et facile à vivre que l’on arrive à croire que l’on maîtrise tout.
En haute montagne, chaque élément naturel est amplifié, un froid qui pénètre les os, le soleil qui brûle silencieusement la peau, l’oxygène qui se fait de plus en plus rare, une baisse progressive de l’énergie, une fatigue musculaire rendant chaque mouvement extrêmement difficile.
A ce stade, on ne maîtrise plus rien à part cette volonté dans le cœur d’atteindre le sommet. On avance alors en déléguant la réussite à plus grand que soi.
Mais toute cette difficulté est le cheminement obligatoire pour arriver en haut.
Selon Monica Balda-Tillier, la montagne, de part ses conditions extrêmes, restera un lieu privilégié de la « manifestation visible et tangible de la présence divine ».
Kader.