SNALC Ecole 83

SNALC Ecole 83 Syndicat élu en CAPD, CSA-SD, CDEN, FSSSCTD et CDAS

𝗣𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝗹’𝗮𝗻𝗮𝗹𝘆𝘀𝗲 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗧𝗿𝗮𝗽𝗽𝗹𝗲𝗿, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́ Les programmes sont l’o...
25/06/2026

𝗣𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝗹’𝗮𝗻𝗮𝗹𝘆𝘀𝗲 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗧𝗿𝗮𝗽𝗽𝗹𝗲𝗿, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

Les programmes sont l’objet de réécritures suite à la saisine de mars 2024 demandant leur révision pour mettre en œuvre le choc des savoirs.

Après avoir participé aux différents GT ministériels, le SNALC vous livre son analyse.

Globalement, ces projets sont rédigés de manière claire et structurée avec des objectifs précis correspondants à chaque âge pour la plupart d’entre eux. Leur présentation pose néanmoins problème puisqu’ils comportent une colonne « Exemples de réussite » qui constitue par sa présence une sérieuse entrave à la liberté pédagogique. Ces exemples auraient leur place dans des documents d’accompagnement. Indiqués tels qu’ils le sont dans les programmes, ils risquent de nuire à la liberté pédagogique et d’enfermer certains professeurs des écoles, qui n’iront peut-être pas regarder les documents d’accompagnement.

𝗖𝘆𝗰𝗹𝗲 𝟭

Activités physiques et artistiques, Temps et Espace et Découverte du monde ont été revus.

Point extrêmement positif : le numérique a disparu. Le SNALC s’en plaignait depuis longtemps : les écoles accueillent aujourd’hui des élèves de 3 ans qui savent scroller avant de savoir utiliser un outil scripteur. Les écrans – et surtout les tablettes – déjà trop présents à la maison, n’ont pas leur place à l’école maternelle.

La question de l’évaluation reste préoccupante et doit rester au sein de l’école. Le SNALC ne veut pas d’évaluations standardisées en maternelle.

𝗟𝗮𝗻𝗴𝘂𝗲𝘀 𝘃𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲𝘀

Pour le cycle 3, les exemples de réussite ont été supprimés. Il s’agissait là d’une demande forte du SNALC. Cependant, l’absence de chapitres dédiés à la linguistique et à la grammaire est regrettable. De plus, les professeurs des écoles ont besoin d’un réel programme pour chaque langue vivante ou régionale enseignée. Pour le SNALC, le découpage des programmes gagnerait en lisibilité s’ils étaient proposés par année d’enseignement.

𝗘𝗣𝗦 𝗮𝘂𝘅 𝗰𝘆𝗰𝗹𝗲𝘀 𝟮 𝗲𝘁 𝟯

4 domaines d’apprentissage pour l’EPS :

Se déplacer pour agir dans l’espace et sur une durée ;

Construire des équilibres pour s’adapter à des environnements inhabituels ;

S’exprimer avec son corps pour vivre des émotions ;

Coopérer et s’opposer pour apprendre à gagner.

Plusieurs points de rupture sont préoccupants. Certaines injonctions paraissent hors-sol (savoir nager/rouler) : ériger ces compétences en fondamentaux sans garantie d’infrastructures et de budgets municipaux crée une rupture d’égalité territoriale. Le SNALC refuse que les PE portent la responsabilité de moyens matériels qu’ils ne maîtrisent pas. L’omniprésence du terme sécurité (30 fois pour le cycle 2 et 40 pour le cycle 3) sonne comme une mise en garde incantatoire. Le SNALC alerte sur le danger d’inclure certains élèves à besoins éducatifs particuliers et/ou en situation de handicap dans des activités à risques sans aide humaine (AESH), ni formation spécifique.

𝗘𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗮𝗿𝘁𝗶𝘀𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘅 𝗰𝘆𝗰𝗹𝗲𝘀 𝟮 𝗲𝘁 𝟯

Le SNALC partage l’ambition de faire des enseignements artistiques un vecteur de l’intelligence sensible et un pilier de la formation du citoyen. Il adhère à la vision d’une évaluation intégrée à la démarche pédagogique. Cependant, cette ambition est fragilisée par des incohérences structurelles. C’est particulièrement frappant en Histoire des arts où l’imposition de neuf œuvres précises ne laisse aucune marge de manœuvre aux PE. Ces œuvres listées en arts plastiques étant identiques au cycle 2 et au cycle 3, leur maintien est d’autant moins pertinent.

Enfin, l’adaptabilité aux contextes locaux questionne. Imposer l’exploration de domaines artistiques spécifiques, tels que le design, le numérique ou le cinéma, sans garantir les ressources matérielles nécessaires, mettra inévitablement les collègues en difficulté. Au-delà des moyens, le SNALC souligne le manque de formation des professeurs des écoles pour aborder sereinement des pratiques aussi pointues.

𝗛𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲-𝗴𝗲́𝗼𝗴𝗿𝗮𝗽𝗵𝗶𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗰𝘆𝗰𝗹𝗲𝘀 𝟮 𝗲𝘁 𝟯

Pour le SNALC, l’approche consistant à se focaliser sur les outils tels que la frise chronologique, les cartes et le planisphère va dans le bon sens. Il est important que les élèves de cycle 2 aient accès à de tels outils d’abstraction de manière répétée pour se les approprier complètement et qu’une place importante leur soit faite au sein des apprentissages. La suppression de la colonne des exemples de réussite, remplacée par une colonne des attendus est appréciable. Une certaine rigidité concernant l’organisation des thèmes et notamment leur durée d’étude est à déplorer. Certains thèmes sont abordés trop longuement. D’autres mériteraient d’être davantage développés afin d’apporter des bases solides aux futurs apprentissages.

𝗦𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝘁𝗲𝗰𝗵𝗻𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗰𝘆𝗰𝗹𝗲𝘀 𝟮 𝗲𝘁 𝟯

Les enseignements sont répartis en 4 domaines trop riches, trop ambitieux pour être réellement applicables de la sorte dans nos écoles qui manquent de tout : de temps, de moyens financiers, d’accompagnement humain, d’espace, de formation…

La démarche scientifique demeure au centre de ces programmes, avec une part importante d’observation, d’expérimentation et d’analyse. Cela reste une force de ces programmes de sciences, mais prouve à quel point nos écoles sont démunies pour réellement appliquer cette démarche pour tous les élèves (garçons, filles, EBEP). Comme pour les programmes d’enseignements artistiques, une solide formation est nécessaire pour garantir aux PE la maîtrise de ces contenus.

Surcharge de travail, décalage total avec les besoins des PE, problèmes de faisabilité matérielle, manque de formation au regard des contenus à enseigner, disparités locales… S’ils partent d’une ambition louable pour mettre en œuvre le “choc des savoirs”, le SNALC déplore que ces programmes arrivent au plus mauvais moment : ils risquent de donner un goût amer à une rentrée de septembre qui s’annonce déjà bien compliquée.

𝗘𝗠𝗔𝗦𝗖𝗢 : 𝘂𝗻 𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗴𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗽𝗹𝗼𝗶𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗔𝗦 ?𝗩𝗲́𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗠𝗢𝗨𝗛𝗢𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́ Le SNALC fait ...
23/06/2026

𝗘𝗠𝗔𝗦𝗖𝗢 : 𝘂𝗻 𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗴𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗽𝗹𝗼𝗶𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗔𝗦 ?

𝗩𝗲́𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗠𝗢𝗨𝗛𝗢𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

Le SNALC fait régulièrement référence aux EMAS ou EMASco (équipes mobiles d’appui à la scolarisation) pour la gestion des élèves à besoins particuliers ou à « comportement défi ». Accompagner et conseiller les équipes des écoles, collèges et lycées confrontées à une situation complexe impliquant un élève en situation de handicap, ou susceptible de l’être, fait pleinement partie de leurs missions.

Composée de professionnels du secteur médico-social (chefs de service, éducateurs spécialisés, psychologues) et parfois de PE spécialisés chargés de mission, l’EMASco ne se substitue pas aux RASED, mais intervient en complément.

Elle « peut être mobilisée par le PAS et assurer des interventions directes auprès des élèves, en sus de sa mission initiale d’appui-ressource auprès de la communauté éducative. Dans ce cadre, le renfort des EMAS sur lesquelles les PAS prennent appui est prévu ». Pourtant, avec le déploiement des PAS(1) et les dotations en postes insuffisantes dans toutes les académies, des PE engagés dans les EMASco voient aujourd’hui leur mission s’interrompre.

Jusqu’à présent, le recours à l’EMASco relevait de l’IEN dans le premier degré ou du chef d’établissement dans le second degré. Avec la généralisation des PAS, le SNALC craint qu’un maillon décisionnel supplémentaire s’ajoute et qu’il devienne nécessaire de passer aussi par ces pôles avant de pouvoir bénéficier de l’expertise des EMASco.

(1) https://www.education.gouv.fr/bo/2025/Hebdo33/MENE2520651C

𝗩𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗹’𝗘́𝗰𝗼𝗹𝗲 : 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗲́𝗻𝗮𝗹𝗲𝘀 ?𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗡𝗘𝗧-𝗠𝗔𝗥𝗤𝗨𝗘𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́ Selon l’OMS, o...
22/06/2026

𝗩𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗹’𝗘́𝗰𝗼𝗹𝗲 : 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗲́𝗻𝗮𝗹𝗲𝘀 ?

𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗡𝗘𝗧-𝗠𝗔𝗥𝗤𝗨𝗘𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

Selon l’OMS, on peut définir la violence comme « la menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir […], qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme […] ». On peut distinguer les violences commises par les élèves contre d’autres élèves de celles qui s’exercent à l’encontre de l’École. Depuis quelques années, la prise de conscience qui entoure le phénomène de la violence dans les établissements scolaires a conduit à la définition d’infractions spécifiques dans le Code pénal.

𝗟𝗘𝗦 𝗩𝗜𝗢𝗟𝗘𝗡𝗖𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗜𝗦𝗘𝗦 𝗣𝗔𝗥 𝗟𝗘𝗦 𝗘́𝗟𝗘̀𝗩𝗘𝗦 𝗔̀ 𝗟’𝗘𝗡𝗖𝗢𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗗’𝗔𝗨𝗧𝗥𝗘𝗦 𝗘́𝗟𝗘̀𝗩𝗘𝗦

C’est le cas du racket qui consiste à obliger un élève, sous la menace ou l’intimidation, à remettre de l’argent ou des effets personnels ou à exécuter une tâche ingrate. C’est une infraction punie de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende (article L. 312-1[1]).

Le bizutage qui, sous prétexte d’intégration à la communauté, comporte brimades et humiliations, a longtemps été traité à la légère. Depuis 1998, une infraction spécifique (L. 225-16-1) prévoit une sanction de 6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amendes, sanction doublée lorsque le bizutage est exercé sur une personne fragile physiquement et mentalement.

Le phénomène relativement récent d’utilisation des téléphones portables pour filmer les violences commises envers autrui (happy slapping en anglais) afin de les humilier et de les diffuser sur les réseaux sociaux est réprimé depuis 2007 par l’ajout de l’article L. 222-33-3 (De l’enregistrement et de la diffusion d’images de violence) : Le fait de diffuser l’enregistrement de telles images est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

Le harcèlement prend une ampleur préoccupante avec les réseaux sociaux. Les infractions concernant le harcèlement moral ont également été complétées par l’article 222-32-2-2 : Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail.

[1] Toutes les références juridiques de cet article renvoient au Code pénal.

𝗟𝗘𝗦 𝗩𝗜𝗢𝗟𝗘𝗡𝗖𝗘𝗦 𝗔̀ 𝗟’𝗘𝗡𝗖𝗢𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗗𝗘 𝗟’𝗘́𝗖𝗢𝗟𝗘

L’augmentation de violences liées à l’institution scolaire a aussi conduit le législateur à créer des infractions spécifiques. Ainsi, l’intrusion dans un établissement est désormais réprimée par les articles L. 431-22 à 432-27 : Le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire sans y être habilité (…) dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

De même, l’article L. 433-5 relatif à l’outrage envers une personne chargée d’une mission de service public a été complété : Constituent un outrage puni de 7500 euros d’amende les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou menaces de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets quelconques adressés à une personne chargée d’une mission de service public, dans l’exercice de sa mission. (…) Lorsqu’il est adressé à une personne chargée d’une mission de service public et que les faits ont été commis à l’intérieur d’un établissement scolaire ou éducatif, ou, à l’occasion des entrées ou sorties des élèves, aux abords d’un tel établissement, l’outrage est puni de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende (…)

Enfin, suite à l’assassinat de notre collègue Samuel Paty, la loi 2021-1109 du 24 août 2021 a complété l’article 431-1 : Le fait d’entraver d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la fonction d’enseignant est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Il n’y a pas encore de jurisprudence à notre connaissance, mais il faut entendre la notion de menaces comme explicite, intentionnelle et de nature à faire craindre un risque réel pour la sécurité de l’enseignant selon une définition proche de celle invoquée pour le droit de retrait.

Malheureusement, face à l’augmentation des violences au sein des établissements scolaires, l’institution peine souvent à réagir à la hauteur des faits, comme vu précédemment. Entre minimisation, dissimulation et pressions sur les victimes, la logique du « pas de vagues » est toujours à l’oeuvre.

Pour le SNALC, il est important que les enseignants connaissent les principales infractions et les peines encourues, afin d’alerter au plus vite de manière efficiente en cas de violence. Quoi qu’il en soit, ne restez pas seul si vous vous trouvez dans cette situation : tournez-vous vers votre section académique du SNALC qui saura vous assister et vous conseiller.

𝗔𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́, 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 : 𝗹’𝗘𝗡 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝘁𝗿𝗮𝗰𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗿𝗼𝘂𝗴𝗲𝗟𝘂𝗰 𝗣𝗮𝘃𝗮𝗻, 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗲𝘁 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶...
18/06/2026

𝗔𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́, 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 : 𝗹’𝗘𝗡 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝘁𝗿𝗮𝗰𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗿𝗼𝘂𝗴𝗲

𝗟𝘂𝗰 𝗣𝗮𝘃𝗮𝗻, 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹 𝗲𝘁 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲

L’agressivité qui monte à l’École n’est pas une fatalité, mais le signe d’un système relationnel défaillant. Le SNALC le rappelle : on ne réglera rien en culpabilisant les enseignants, mais en regardant l’ensemble du dispositif, de la classe jusqu’aux politiques publiques.

Il faut d’abord tracer une frontière nette entre agressivité et violence. Pour Laurent Combalbert[1], l’agressivité est une colère qui se dégrade : quand l’enfant ne sait pas contenir son émotion, elle déborde en cris, gestes brusques et paroles blessantes. C’est une tentative maladroite de dire une frustration, que l’École peut canaliser lorsqu’on lui en donne les moyens.

La violence, elle, change de registre, avec un usage délibéré de la force physique ou psychologique pour blesser, dominer, humilier. À l’École, coups, injures, rumeurs, cyberharcèlement installent l’idée que faire mal est un moyen normal d’obtenir ce que l’on veut. À ce stade, il n’y a pas de « petite violence ». Le SNALC est sans ambiguïté : qu’elle vienne d’élèves, de parents ou de quiconque, cette violence est intolérable.

L’approche systémique de l’école de Palo Alto éclaire ce qui se joue : un élève provoque, le professeur répond sèchement, la classe rit, l’élève surenchérit pensant « perdre la face » et la boucle relationnelle s’envenime. Dans cette logique, l’effet Thorndike joue à plein : un comportement qui « marche » a tendance à se répéter. Si frapper, insulter, menacer permet d’obtenir un avantage, le système légitime la violence.

La position du SNALC est claire : il faut protéger les personnels, restaurer une autorité lisible, sécuriser le cadre. L’enseignant n’a pas à compenser seul les failles d’un système qui doit se remettre en question et travailler sur les interactions qui alimentent l’escalade : impunité des actes graves, silence administratif, disqualification de la parole des enseignants.

S’attaquer à la violence scolaire, c’est donc reconfigurer le système : des règles claires, appliquées et soutenues par la hiérarchie, des protocoles solides et validés de prise en charge des élèves violents. L’École doit redevenir un lieu où l’on accueille les émotions sans jamais tolérer la violence.

[1] Négocier avec ses enfants (et garder son calme), Point Nemo 2026.

𝗗𝗲𝘀 𝗮𝗹𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗶𝗴𝗻𝗼𝗿𝗲𝗿𝗡𝗮𝘁𝗮𝗹𝗶𝗲 𝗔𝗡𝗝𝗢 𝗲𝘁 𝗦𝘆𝗹𝘃𝗶𝗲 𝗕𝗘𝗖𝗞𝗘𝗥, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́ Épuisement, mal-ê...
17/06/2026

𝗗𝗲𝘀 𝗮𝗹𝗲𝗿𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝘂𝗲𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗮̀ 𝗶𝗴𝗻𝗼𝗿𝗲𝗿

𝗡𝗮𝘁𝗮𝗹𝗶𝗲 𝗔𝗡𝗝𝗢 𝗲𝘁 𝗦𝘆𝗹𝘃𝗶𝗲 𝗕𝗘𝗖𝗞𝗘𝗥, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

Épuisement, mal-être diffus, perte de sens et de motivation, sentiment d’isolement, tensions relationnelles, les signaux d’alerte se multiplient. Les témoignages recueillis par le SNALC dessinent une réalité préoccupante pour l’ensemble des personnels.

Ce malaise n’est pas le fruit d’une fragilité individuelle. Il s’enracine dans un manque criant de soutien et de reconnaissance de la part de l’institution qui répond trop rarement et trop t**divement aux sollicitations de ses agents. Les dysfonctionnements institutionnels s’accumulent, laissant les personnels seuls face à des situations parfois explosives : relations conflictuelles avec certains parents, tensions entre collègues, injonctions contradictoires. Dans un contexte marqué par une nécessaire adaptation aux évolutions sociétales et générationnelles, les personnels ne sont pas accompagnés et les cas de violence se multiplient.

Les collègues nouvellement nommés découvrent très rapidement un climat marqué par le stress, le découragement, des équipes déjà fragilisées. Ils se retrouvent eux-mêmes exposés à des problématiques pour lesquelles ils ne sont ni formés ni soutenus. Remise en question, perte de confiance, stress chronique, travail empêché, questionnement sur sa place dans l’institution, sur sa carrière : les répercussions sont profondes et parfois durables. Dans un système qui peine à protéger et à accompagner, il devient indispensable pour chaque personnel de pouvoir s’appuyer sur des outils fiables pour comprendre ses droits, anticiper son évolution professionnelle, développer son employabilité et reprendre la main sur sa trajectoire. Chacun peut un jour être confronté à ces difficultés, avancer seul devient difficile.

Le SNALC l’a bien compris, c’est pourquoi il met à disposition des collègues une palette d’outils via mobi-SNALC : des accompagnements individuels pour réfléchir à son parcours professionnel, préparer un entretien, surmonter des difficultés passagères, mieux appréhender les évolutions du métier, les risques psychosociaux ou faire face à un conflit.

𝗩𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗼𝗽𝗵𝗲 𝗚𝗥𝗨𝗦𝗢𝗡, 𝘀𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗴𝗲́ ...
15/06/2026

𝗩𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗽𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻

𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗼𝗽𝗵𝗲 𝗚𝗥𝗨𝗦𝗢𝗡, 𝘀𝗲𝗰𝗿𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗰𝗵𝗮𝗿𝗴𝗲́ 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

La violence en milieu scolaire progresse de manière préoccupante. Longtemps considérée comme un phénomène marginal ou circonscrit à certains établissements, elle s’impose désormais comme une réalité quotidienne. L’enquête SIVIS de la DEPP, publiée en mai 2025, a rappelé que les écoles ne sont pas épargnées et que les incidents graves y sont en augmentation.

Les raisons de la dégradation du climat scolaire sont multiples. Elles renvoient d’abord aux tensions qui traversent aujourd’hui les familles évoluant souvent dans un contexte marqué par la précarité, l’instabilité économique et un climat international anxiogène. À cela s’ajoute l’influence continue d’un environnement médiatique et numérique malsain. Les enfants grandissent au contact permanent d’images et de contenus qui banalisent l’agressivité, valorisent l’affrontement et contestent toute forme d’autorité. Les réseaux sociaux, en particulier, encouragent l’immédiateté des réactions et installent souvent un rapport dégradé à la règle, à la frustration et à la parole de l’adulte.

Cependant, on ne peut pas pour autant dédouaner l’institution scolaire. Si la société a abîmé l’École, l’École s’est aussi affaiblie elle-même au fil des années. Elle a perdu une part de sa lisibilité, de sa rigueur et de sa crédibilité. À force de réformes successives, l’Institution a contribué à brouiller ses propres repères. Nous sommes ainsi passés, en quelques décennies, d’une École fondée sur l’exigence, la transmission et le sens du devoir à une institution bien plus permissive et ouverte où les droits individuels ont progressivement pris le pas sur tout le reste. Les personnels ont pourtant régulièrement alerté sur les conséquences de certaines orientations ministérielles et sur la montée de la violence scolaire sans qu’il y ait de réponse en retour. Trop souvent, ces avertissements ont été ignorés. Ce mépris répété de la parole du terrain a nourri un sentiment d’abandon qui s’apparente, à bien des égards, à une forme de violence institutionnelle.

Pour le SNALC, une institution ne peut remplir sa mission sans cadre clair, sans règles stables et sans une autorité reconnue. Autorité de l’École n’est pas incompatible avec tolérance et “vivre-ensemble.”

Les conséquences de cette situation sont lourdes. Depuis plusieurs années, les témoignages se multiplient : menaces, agressions, atteintes verbales ou physiques. Le sentiment d’insécurité s’intensifie dans les écoles. Le secteur premier degré du SNALC avait d’ailleurs rendu publics, il y a un an, les résultats alarmants de son enquête sur la sécurité dans les écoles. Un an plus t**d, la multiplication des faits de violence dans les établissements parle d’elle-même.

Malgré la gravité de la situation, le sujet peine encore à trouver la place qu’il mérite dans le débat public. La violence scolaire ne suscite qu’une attention intermittente, souvent liée à l’émotion provoquée par un drame ou à la médiatisation ponctuelle d’un cas emblématique. Le traitement médiatique reste trop souvent superficiel, éclipsé par des sujets futiles jugés plus rentables en termes d’audience.

La question des violences scolaires a récemment retrouvé une place dans les médias, ceci en grande partie en raison du Festival de Cannes et du film consacré à Samuel Paty. Si ce film peut contribuer à une prise de conscience, le SNALC espère que l’assassinat de Samuel Paty ne sera pas réduit, dans les esprits, à un épisode de simple fiction. Pour nous, professeurs, ce drame est bien réel. Un de nos collègues a été sauvagement assassiné.

Il est urgent que notre système scolaire sorte du déni, des réponses fragmentaires et des déclarations de circonstance. La violence en milieu scolaire appelle une réponse collective, ferme et cohérente. Cela suppose de restaurer l’autorité légitime de l’École, de soutenir réellement ses personnels, de redonner du sens aux règles communes et de replacer la transmission au cœur du projet scolaire.

𝗖𝗼𝘂𝗿𝘀 𝘃𝗲́𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́𝗲𝘀 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗿𝗮𝗰𝗶𝗻𝗲...Lors de leurs visites d'écoles, Natacha DEOM et Ange ...
13/06/2026

𝗖𝗼𝘂𝗿𝘀 𝘃𝗲́𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́𝗲𝘀 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗮 𝗳𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗿𝗮𝗰𝗶𝗻𝗲...

Lors de leurs visites d'écoles, Natacha DEOM et Ange MARTINEZ, vos délégués SNALC École 83, ont pu constater les limites de la mode des cours de récréation végétalisées.

Sur le papier, c'est magnifique : nature, biodiversité, îlots de fraîcheur, retour du vivant, sensibilisation à l'environnement... Qui pourrait être contre ?

La réalité du terrain est moins bucolique.

𝗜𝗻𝗱𝗶𝗮𝗻𝗮 𝗝𝗼𝗻𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗷𝗮𝗿𝗱𝗶𝗻 𝗺𝗮𝘂𝗱𝗶𝘁

Bords de bacs à copeaux cerclés de métal saillant tel des ouvre-boites (crâniennes), barrières en bois brut qui distribuent les échardes plus vite que les bons points, copeaux de bois de 400 grammes (donc plus bâtons et bûche que copeaux) qui deviennent des projectiles improvisés, sols irréguliers propices aux chutes, sans oublier les petits copeaux qui, eux, finissent dans les chaussures, les poches... et parfois les yeux. Les sandales les accueillent volontiers. Échardes, quand tu nous tiens…

Les collègues nous signalent également des rondins de bois utilisés comme assises ou parcours d'équilibre et qui deviennent de parfaits tremplins à entorses. Les décorations transforment certains déplacements en parcours d'obstacles pour apprentis Indiana Jones. Les bacs à copeaux se changent en latrines pour chats dès la nuit venue (ne creusez jamais sous les copeaux : JAMAIS !!). Les revêtements amortissants se transforment en surfaces glissantes à la première pluie. Les bancs en traverses paysagères ont FORCEMENT des angles vifs propices à toutes sortes de fractures et perforations.

Et que dire des plantations aux branches basses à hauteur de visage, ou encore des feuilles mortes qui, en automne, offrent gratuitement une initiation au patinage artistique ? Sans parler du laurier rose, la plante de la dernière tisane, dont un pétale chargé d’alcaloïdes comme l’oléandrine, qui pourrait foudroyer un enfant et qui trône pour autant encore fièrement dans les cours de récréation.

𝗙𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗯𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗰𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁 (𝘃𝗲́𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗹) 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘀𝘁𝗮𝗹𝗴𝗶𝗲

À vouloir transformer certaines cours en sous-bois, on finit parfois par oublier qu'elles accueillent surtout des enfants qui courent, sautent, tombent, se poursuivent et jouent avec l'énergie que nous leur connaissons. Et ça ne remplacera pas la terre battue dans laquelle on pouvait, enfant aménager circuits de voitures, chantiers et parcours de golf pour billes. La terre est bannie : elle salit !

Le SNALC École 83 n'est pas opposé à la végétalisation. Bien au contraire. Mais nous refusons que l'effet de mode, la nostalgie et l'enthousiasme débordant d'architectes paysagistes l'emporte sur les questions de la sécurité et de la praticité.

Car une cour de récréation doit d'abord être pensée pour les élèves et les personnels qui l'utilisent chaque jour, et non pour produire de jolies photos dans un dossier de présentation. Parlez-en aux adultes qui doivent balayer les copeaux qui finissent par être partout…sauf dans le bac à copeaux, et vous verrez ce qu’ils en pensent !

Mais bon, les chats aiment bien…ça fait tout de même cher pour un lieu d’aisance pour félins.

Le SNALC École 83 rappelle qu'avant d'être esthétiques, les aménagements doivent être sécurisés, entretenus et adaptés aux usages réels des écoles. Une belle idée ne devient pas automatiquement une bonne idée dès qu'on ajoute quelques copeaux, une traverse en bois brut et trois arbustes.

Oui à la nature à l'école. Mais si la cour de récréation nécessite casque de chantier, chaussures de randonnée, gants renforcés et trousse de secours, c'est peut-être qu'il est temps de revoir le projet...

𝗜𝗹 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗵𝗮𝘂𝗱 ? 𝗙𝗲𝗿𝗺𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗶𝗱𝗲𝗮𝘂𝘅 ! 𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗥𝗲́𝗺𝗶 𝗚𝗜𝗥𝗔𝗥𝗗, 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 À l’image du dernier guide ministériel sur l...
11/06/2026

𝗜𝗹 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗵𝗮𝘂𝗱 ? 𝗙𝗲𝗿𝗺𝗲𝘇 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗶𝗱𝗲𝗮𝘂𝘅 !

𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗥𝗲́𝗺𝗶 𝗚𝗜𝗥𝗔𝗥𝗗, 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

À l’image du dernier guide ministériel sur la gestion des vagues de chaleur dans l’Éducation nationale, la politique du moment est de tout promettre tant qu’il n’y a pas à mettre la main à la poche. 35 degrés dans votre salle de classe ? Mais il faut baisser les stores ! Comment ça, vous n’avez pas de stores ? Avez-vous dans ce cas pensé à emmener vos élèves dans une salle plus fraîche ? Vraiment, il n’y en a pas ? Alors, n’oubliez pas de vous hydrater ! En espérant avoir pu vous aider depuis notre bureau climatisé ! N’hésitez pas à nous solliciter : nous sommes là pour vous !

Voici, résumée, la gestion réelle de chaque vague de chaleur. Il n’y a aucune solution. Si vous voulez un ventilateur, il faut vous l’acheter, et il n’est pas garanti qu’on vous laisse le brancher. L’architecte a eu la bonne idée d’orienter les salles au sud-est, et il n’y a pas de gardien pour permettre d’ouvrir les fenêtres la nuit sans créer une brèche de sécurité. Climatiser, on n’y pense même pas. Les centres commerciaux le sont, les cinémas le sont, la plupart des bureaux le sont, mais dans une salle où l’on entasse une vingtaine ou une trentaine de personnes pour y assurer une mission indispensable à notre pays, on ne l’a jamais envisagé. Et c’est le retour de l’éternelle partie de tennis de table entre l’État et les collectivités locales. Le premier est certes responsable de nos conditions de travail, de notre santé et de notre sécurité, mais ce sont les secondes qui ont la charge des locaux. À l’arrivée, personne ne fait rien, sinon produire du guide et du vademecum.

Autre dossier, même manière de gérer : l’école inclusive. Il faut apporter davantage à davantage d’élèves, mais pour moins cher, car le budget des AESH, ça commence à faire beaucoup. La solution du moment ? Un nouveau concept : l’accessibilité pédagogique. Avec un parcours m@gistere, une visio et quelques trucs et astuces, vous voilà parés pour faire face à toutes les difficultés de vos élèves. Handicap physique ou psychologique, trouble des apprentissages, difficultés sociales, lacunes scolaires, élèves allophones, élèves « éruptifs » : un coup d’accessibilité pédagogique, et tous vos problèmes sont réglés. Et tant que vous y êtes, n’oubliez pas de vous auto-former aux compétences psycho-sociales. Le tout pour 0 € d’augmentation de salaire. Elle est pas belle, la vie ?

Pour le SNALC, il est inadmissible et contraire à l’intérêt de notre République de traiter l’École par-dessus la jambe. Notre employeur ne peut continuer à nous demander plus en nous donnant moins. La représentation nationale ne peut continuer à valider des budgets qui ne nous permettent pas de travailler, d’enseigner, d’accompagner dans de bonnes conditions. Alors même que tous les signaux d’alertes sont là : disparition de la médecine du travail, enquête bien-être du ministère lui-même, crise des recrutements, contractualisation qui s’accélère année après année. Pour une organisation représentative comme le SNALC, l’École et ses personnels doivent être protégés. Notre syndicat le fait chaque jour. Nous attendons de notre employeur qu’il se mette au niveau.

𝗛𝗼𝘂𝘀𝘁𝗼𝗻, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁 𝗞𝗲𝘃𝗶𝗻-𝗘𝗱𝗼𝘂𝗮𝗿𝗱 !Sandra DOUCET, Natacha DEOM et Ange MARTINEZ, vos délégués SNALC É...
05/06/2026

𝗛𝗼𝘂𝘀𝘁𝗼𝗻, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁 𝗞𝗲𝘃𝗶𝗻-𝗘𝗱𝗼𝘂𝗮𝗿𝗱 !

Sandra DOUCET, Natacha DEOM et Ange MARTINEZ, vos délégués SNALC École 83, sont allés à la rencontre des collègues des écoles de Cuers.

Parmi les sujets évoqués, un phénomène qui prend de l'ampleur : les AirTags et autres traceurs GPS glissés dans les cartables des élèves lors des sorties scolaires de fin d’année.

Et la question est loin d'être anodine. Beaucoup de collègues s'interrogent, et même s’offusquent, quand ils trouvent le dispositif hightech en sortant la salade de riz du petit Kévin-Edouard pour manger avec la classe à l’ombre des pins. Ils sont alors choqués de ce genre d’agissements de la part des familles : lorsqu'un groupe part en sortie, pourquoi avoir besoin de localiser son enfant ? Par manque de confiance envers l’enseignant ?

Et certains de se tourner vers l’article L 511-5 du code de l’Education qui dit, entre autres choses, que « l'utilisation d'un téléphone mobile ou de tout autre équipement terminal de communications électroniques par un élève est interdite dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges et pendant toute activité liée à l'enseignement qui se déroule à l'extérieur de leur enceinte, à l'exception des circonstances, notamment les usages pédagogiques, et des lieux dans lesquels le règlement intérieur l'autorise expressément. »

Pourtant, la justice a récemment rappelé qu'un traceur GPS n'est pas assimilé à un terminal de communication électronique. Saisi par un père de famille après l'interdiction d'un tel dispositif dans une école du Var, le tribunal administratif de Toulon lui a donné raison, estimant même que cette interdiction portait une atteinte grave et illégale à l'intérêt supérieur de l'enfant. Mazette, rien de moins. Il s’avère, dès lors et d’après l’avocat de la famille concernée, que le code de l’éducation n'interdit en rien les dispositifs électroniques passifs, donc les AirTags, et que de fait, la loi encadre les appareils de communication, pas les balises de localisation.

Bref, les AirTags semblent avoir obtenu leur bulletin d’admission à l'école et les sacs de certains de vos élèves continueront à émettre.

Reste que les collègues se demandent où s'arrête la sécurisation des enfants et où commence la géolocalisation de tout le monde. Aujourd'hui un AirTag dans un cartable et demain dans le bus, on entendra les sacs des élèves énoncer en chœur que « Vous n’êtes pas sur le meilleur itinéraire et votre sortie scolaire va être bloquée dans les embouteillages du centre-ville. Voulez-vous choisir le trajet le plus court ? »

Le SNALC École 83 vous engage donc, au regard de cette affaire ubuesque, de ne pas interdire ce qui n’est pas interdit, la loi n’ayant pas penché vers le respect des personnels. On en reste interdit.

Bon… en cas d’appareil défectueux qui se mettrait à biper fort fort puis à fumer, gardez à proximité le numéro des pompiers et de la brigade de déminage. On ne sait jamais.

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