SNALC Ecole 83

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SNALC Ecole 83 Syndicat élu en CAPD, CSA-SD, CDEN, FSSSCTD et CDAS

𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲, 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́, 𝗮𝗰𝗮𝗱𝗲́𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 : 𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲𝘀 ?𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗡𝗘𝗧-𝗠𝗔𝗥𝗤𝗨𝗘𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 ...
15/10/2026

𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲, 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́, 𝗮𝗰𝗮𝗱𝗲́𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 : 𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲𝘀 ?

𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗣𝗘́𝗥𝗜𝗡𝗘𝗧-𝗠𝗔𝗥𝗤𝗨𝗘𝗧, 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗦𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝗴𝗿𝗲́

Bien que défini par les textes réglementaires, le calendrier scolaire fait parfois l’objet d’interrogations. En effet, certains IEN s’arrangent avec les textes pour intégrer au forceps des formations dans nos heures de service. Que disent réellement les textes ? Le SNALC remet au clair ce qui est dû.

𝗟𝗮 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲́𝗲

Il n’existe qu’une journée de prérentrée. Elle est définie, ainsi que tout le calendrier scolaire de l’année 2026-2027, par l’arrêté du 22 octobre 2025. Il n’y a donc pas de 2e journée de prérentrée. Un DASEN ou un IEN n’a pas le pouvoir de modifier ce calendrier.

De la même manière, le calendrier scolaire de l’année 2027-2028 a été fixé par l’arrêté du 21 juillet 2026. La prérentrée est fixée au mercredi 1er septembre 2027 et la rentrée des élèves au 2 septembre : une seule journée de prérentrée est obligatoire.

Néanmoins, dans les faits, beaucoup de collègues viennent en amont à l’école pour préparer leur classe, leur matériel, etc. Mais dans ce cas, il s’agit de temps personnel. Il ne peut y avoir de récupération ou de déduction sur les 108 heures ou sur quoi que ce soit d’autre. Il faut aussi absolument prévenir la mairie de sa volonté de venir travailler à l’école avant la journée officielle de prérentrée car les locaux lui appartiennent. La mairie est en droit de refuser au motif de travaux, ou de ménage par exemple ou parce que personne n’est vraiment censé être dans l’école. Enfin, même si la mairie autorise les PE à venir dans l’école hors des jours prévus par le calendrier scolaire, ils ne seraient pas couverts par un accident de travail en cas de chute ou de blessure.

𝗟𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗱𝗲𝗺𝗶-𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗮𝗰𝗮𝗱𝗲́𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀

S’il n’existe pas de deuxième journée de prérentrée, l’arrêté sur le calendrier scolaire prévoit chaque année que « deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. » Il s’agit ici d’une éventuelle initiative du recteur ou du Dasen, et en aucun cas d’un IEN ou du directeur. Ces deux demi-journées doivent être annoncées et porter sur un temps de réflexion ou de formation. Elles ne doivent donc pas être utilisées pour des réunions ou des concertations, ni comme une 2e journée de prérentrée qui n’existe pas. Le recours à ces deux demi-journées est une possibilité, pas une obligation. Si le recteur ou le DASEN n’ont rien annoncé, ces deux demi-journées ne sont pas à effectuer.

𝗟𝗮 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́

L’article 6 de la loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées a créé la « journée de solidarité ». Pour l’Éducation nationale, c’est l’arrêté du 4 novembre 2005 complété par la note de service n° 2005-182 qui en fixe les modalités.

Il s’agit d’une obligation légale pour tous les actifs. Elle doit être dédiée à un travail sur le projet d’école, mais il n’est pas rare que celle-ci soit consacrée à une formation obligatoire (laïcité, etc.) ou à des thématiques imposées par la DSDEN. Pour les agents à temps partiel, cette journée est réduite au prorata de leur quotité de temps de travail. Attention, ces heures n’entrent pas dans le décompte des 108 heures d’obligations de service : elles viennent s’y ajouter.

Si cette journée est obligatoire et normalement consacrée à un sujet précis et non modifiable, il est possible d’envisager de la fragmenter en deux demi-journées. Il est également prévu par les textes que la date de cette journée soit fixée par l’IEN de circonscription après consultation du conseil des maîtres et avant la fin du premier trimestre. Le SNALC conseille aux équipes pédagogiques, si l’IEN tardait à programmer la journée de solidarité, de lui proposer une ou des dates qui conviennent aux PE pour qu’ils puissent s’organiser au mieux.

Le SNALC conseille de ne pas se laisser imposer arbitrairement des journées et des demi-journées travaillées et propose comme à chaque nouvelle année scolaire son document de décompte des heures dues : grille SNALC de répartition des 108 heures.

Une question ? Une seule adresse : [email protected]

𝗘́𝗟𝗘̀𝗩𝗘𝗦 𝗔𝗨𝗫 𝗖𝗢𝗠𝗣𝗢𝗥𝗧𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧𝗦 𝗩𝗜𝗢𝗟𝗘𝗡𝗧𝗦 : 𝗣𝗥𝗢𝗧𝗘́𝗚𝗘𝗥, 𝗔𝗖𝗖𝗢𝗠𝗣𝗔𝗚𝗡𝗘𝗥, 𝗔𝗚𝗜𝗥Ange MARTINEZ, votre élu FSSSCTD SNALC École 83, a vis...
14/10/2026

𝗘́𝗟𝗘̀𝗩𝗘𝗦 𝗔𝗨𝗫 𝗖𝗢𝗠𝗣𝗢𝗥𝗧𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧𝗦 𝗩𝗜𝗢𝗟𝗘𝗡𝗧𝗦 :
𝗣𝗥𝗢𝗧𝗘́𝗚𝗘𝗥, 𝗔𝗖𝗖𝗢𝗠𝗣𝗔𝗚𝗡𝗘𝗥, 𝗔𝗚𝗜𝗥

Ange MARTINEZ, votre élu FSSSCTD SNALC École 83, a visité des écoles où les enseignants étaient démunis devant des élèves de plus en plus perturbateurs. L'occasion de leur rappeler que face à des enfants dont les comportements peuvent devenir particulièrement violents, les équipes enseignantes doivent adopter les bons réflexes.

Lorsqu’un élève se met en danger, met en danger ses camarades ou les adultes, la sécurité de tous doit être une priorité absolue. Comment assurer les apprentissages d’une classe lorsque toute l’attention de l’enseignant est mobilisée par la gestion d’une crise ? Comment garantir à chaque élève le droit d’apprendre dans un environnement serein ?

La sécurité n’est pas une option. Et la protection des personnels ne doit jamais être oubliée.

Les chiffres publiés par l'enquête SIVIS de la DEPP sont édifiants, si ce n'est glaçants : pour l’année scolaire 2023-2024, dans les écoles, 5 incidents graves pour 1 000 élèves sont signalés là où ils n'étaient que 3 pour 1000 seulement 2 ans auparavant. Une augmentation de près de 67% !

Ils sont plus fréquents lorsque les élèves sont plus âgés : dans les écoles élémentaires, 8 incidents graves sont recensés pour 1 000 élèves contre 4 dans les écoles maternelles et primaires. Ainsi, 53 % des incidents graves du premier degré ont lieu dans les écoles élémentaires, contre 14 % dans les écoles maternelles et 34 % dans les écoles primaires.

Les atteintes aux personnes concernent 87 % des incidents graves signalés dans le premier degré. Parmi les incidents graves signalés, 65 % sont commis par des élèves dans le premier degré.

Des atteintes sont également commises par les familles d’élèves, dans 26 % des cas dans le premier degré.

Alors, quel est le rôle de la FSSSCTD ?

La FSSSCTD est une instance essentielle pour examiner les situations qui dégradent les conditions de travail et portent atteinte à la santé ou à la sécurité des personnels. Le SNALC École 83 est élu à la FSSSCTD et encourage les collègues confrontés à ces situations à nous solliciter. La FSSSCTD peut contribuer à faire remonter les difficultés, à analyser les risques et à demander des mesures de prévention adaptées. Elle permet de porter ces situations auprès de l’administration afin que des réponses concrètes soient apportées.

Parce que protéger les personnels, c’est aussi protéger les élèves. Parce qu’enseigner ne doit jamais signifier travailler dans la peur.

Vous êtes confronté à une situation de ce type ? Contactez le SNALC École 83. Ne restez pas seul. Une seule adresse : [email protected]

𝗗𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗹𝗶𝗺𝗽𝗶𝗻𝗽𝗶𝗻𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗥𝗲́𝗺𝗶 𝗚𝗜𝗥𝗔𝗥𝗗, 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 Le bilan des nouveaux pôles d’appui à la scolarité (P...
13/10/2026

𝗗𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗱𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗹𝗶𝗺𝗽𝗶𝗻𝗽𝗶𝗻

𝗝𝗲𝗮𝗻-𝗥𝗲́𝗺𝗶 𝗚𝗜𝗥𝗔𝗥𝗗, 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

Le bilan des nouveaux pôles d’appui à la scolarité (PAS) a de quoi interroger. Les successeurs des PIAL, fers de lance de l’école inclusive, s’occupent de tout… sauf des élèves en situation de handicap. Lors du bilan présenté aux organisations représentatives le mois dernier, il était indiqué que 74 % des sollicitations relevaient de « besoins éducatifs particuliers (hors handicap) ». 36 % des situations traitées ont néanmoins donné lieu à des « aménagements pédagogiques ». On y est : plus besoin de diagnostic pour bénéficier d’aménagements : c’est à la carte, dans la limite des moyens disponibles. Avec coupe-file pour les parents connaisseurs du système éducatif.

Le ministère et la conférence nationale du handicap vendent cela comme « une nouvelle approche : passer d’une logique de compensation à une démarche d’accessibilité pédagogique ». Faut-il rappeler à la CNH que le « H » de son sigle est là pour « handicap » ? Il est à la fois fascinant et terrifiant de voir le principal organe pilotant l’inclusion des élèves en situation de handicap effacer la notion même de handicap de son travail, pour la remplacer par celle de « besoins éducatifs particuliers ». Dit plus simplement : on vole les moyens nécessaires à la scolarisation des élèves en situation de handicap pour les attribuer à des élèves qui ne le sont pas. Et ce sont les professeurs des écoles qui en font les frais.

Le SNALC le dit depuis longtemps : 100 % des élèves ont des besoins éducatifs particuliers. On répond à une grande partie d’entre eux via des classes moins chargées, des métiers plus attractifs grâce à un rattrapage salarial pour tous, des viviers de remplaçants, des RASED reconstitués et un respect de l’École et des personnes qui y travaillent par toute la société, des plateaux de télévision jusqu’aux dîners en famille, en passant par la grille devant laquelle trop de collègues sont agressés.

En lieu et place de cela, on applique une recette bien connue et très inefficace : le saupoudrage. Un dispositif qu’on vous supprimera sans l’avoir évalué, un bout d’AESH sous-payé et maltraité, une bouteille d’eau (et encore) quand il fait 35 degrés en cours, une nouvelle formation à un truc dont vous n’avez pas besoin.

Ce qu’on saupoudre, c’est en réalité de la poudre de perlimpinpin, et la variable d’ajustement pour faire croire à l’illusion d’une École qui fonctionne, c’est nous. Alors on change les programmes. On envisage de modifier la répartition des 108 heures alors que vous les explosez déjà, et que vous les exploserez davantage encore si le décret est publié. On décide de faire une célébration pour le 11 novembre : c’est joli et ça ne coûte pas d’argent. Et pendant ce temps, c’est la bonne volonté des collègues qui empêche l’institution de s’effondrer.

Le SNALC a toujours dénoncé le saupoudrage. L’École est un des piliers de notre société, et sa fragilité actuelle a de quoi inquiéter sur la suite. Nos analyses et revendications sont désormais largement partagées, encore ces derniers jours dans un article du Monde qui rappelle le différentiel de rémunération entre enseignants et autres agents de catégorie A de la fonction publique. Notre syndicat a désormais une audience indéniable, que vous pouvez renforcer aux prochaines élections professionnelles, du 3 au 10 décembre. Car le SNALC, syndicat représentatif non subventionné, ne saupoudre pas. Il consacre tous ses moyens et toute son énergie à la défense de votre métier et de notre École.

𝗟𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 : 𝗳𝗮𝗰𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗳 !Aujourd’hui, les conditions de travail des professeurs des écoles sont caractéri...
12/10/2026

𝗟𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 : 𝗳𝗮𝗰𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗳 !

Aujourd’hui, les conditions de travail des professeurs des écoles sont caractérisées par une surcharge mentale aux répercussions de plus en plus alarmantes sur leur santé. Une institution qui fait mine de ne pas voir – ou pire minimise – les réalités vécues par les personnels et l’absence totale de suivi médical adapté dans l’Éducation nationale ne font qu’exacerber cette situation.

𝗖𝗢𝗡𝗦𝗧𝗔𝗧

Les journées de travail du professeur des écoles, adjoint ou directeur, sont longues et éprouvantes, tant physiquement que nerveusement. La situation dans le premier degré est d’autant plus difficile que les écoles ne disposent ni de personnels dédiés à l’encadrement des élèves, ni de structures de type « vie scolaire », comme c’est le cas dans les collèges ou lycées. Ainsi, le métier de professeur des écoles ne laisse aucune place au répit : pas d’interclasses, pas d’heure libérée dans l’emploi du temps et une attention qui se doit d’être constante pour tous les élèves, depuis leur entrée dans l’enceinte de l’école jusqu’à la restitution aux parents. L’obligation de surveillance s’opère non seulement pendant le temps de classe, mais également à chaque instant de la journée.

Cette responsabilité devient année après année plus pesante en raison de la hausse du nombre d’élèves dits éruptifs, dont les comportements à risques compliquent considérablement la gestion quotidienne. Les défis liés à l’inclusion scolaire souvent insuffisamment accompagnée viennent encore accroître la charge mentale et accentuer la fatigue des enseignants.

Qui plus est, après la journée de classe, les professeurs des écoles se retrouvent régulièrement exposés à des comportements agressifs de la part de certains parents. Ces situations de tension et de stress viennent s’ajouter à la charge déjà accumulée au cours de la journée, sans que les réponses apportées par l’institution, lorsqu’un problème survient, permettent toujours d’y remédier de manière satisfaisante.

𝗤𝗨𝗘𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗡𝗦𝗘́𝗤𝗨𝗘𝗡𝗖𝗘𝗦 ?

La détérioration des conditions de travail engendre stress, troubles du sommeil, hypertension et diverses pathologies plus ou moins graves. Pour autant, les professeurs des écoles font généralement le choix de reporter leurs consultations médicales, faute de temps et plus souvent encore en raison des refus d’autorisations d’absence opposés par les IEN. Ce report de consultations médicales s’explique également par la crainte d’un arrêt maladie qui serait imposé par le médecin, accompagné d’une journée de carence lourde sur un salaire de PE. Par ailleurs, en cas d’arrêt, les complications organisationnelles au sein de l’école, dues au non-remplacement des enseignants absents, ainsi que la répartition inévitable des élèves de la classe, incitent également bon nombre de professeurs à attendre le dernier moment pour consulter le corps médical.

𝗟'𝗔𝗩𝗜𝗦 𝗗𝗨 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

La dégradation croissante de la santé des enseignants est une préoccupation majeure pour le SNALC. Tomber malade ou ressentir une souffrance impacte la qualité de l’enseignement prodigué. L’institution peine à recruter des médecins du travail qui ne peuvent assurer les visites d’information et de prévention prévues tous les 5 ans. Pour le SNALC, il faut absolument rendre effective cette visite quinquennale obligatoire, indispensable dans une profession aussi exigeante, au contact de jeunes élèves et du public.

Les conditions d’exercice rendent le métier de professeur des écoles de moins en moins attractif. Conscientes des exigences qu’il implique, des sacrifices qu’il suppose et des risques psychosociaux qui y sont associés, les jeunes générations s’en détournent de plus en plus.

La situation s’est considérablement aggravée ces dernières années. Cette réalité est pourtant totalement ignorée par le ministère de l’Éducation nationale, qui ne met en place aucune mesure concrète pour préserver la santé des enseignants. Serait-ce par crainte de révéler au grand jour le scandaleux manquement à ses responsabilités de l’Éducation nationale, premier employeur de France ?

𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗘 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖, 𝗜𝗟 𝗙𝗔𝗨𝗧

Mettre en place un suivi médical adapté et régulier pour les PE ;

Prévenir les situations de souffrance, de burnout, en commençant par améliorer les conditions de travail ;

Renforcer l’encadrement pour mieux accompagner les situations d’inclusion et la difficulté scolaire ;

Permettre aux PE de consulter, en cas de nécessité, sur le temps de travail.

𝗩𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗼𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗿𝘁 ? 𝗟𝗲 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗘́𝗰𝗼𝗹𝗲 𝟴𝟯 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗗𝗦𝗗𝗘𝗡!Vous avez envoyé une demande à la DSDEN et vous n’...
10/10/2026

𝗩𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗼𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝗿𝘁 ?
𝗟𝗲 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖 𝗘́𝗰𝗼𝗹𝗲 𝟴𝟯 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗗𝗦𝗗𝗘𝗡!

Vous avez envoyé une demande à la DSDEN et vous n’avez pas de réponse depuis plus d’une semaine (si ce n’est un mois) ? Votre demande s’est-elle perdue dans le triangle des Bermudes ?

Un mail envoyé à la DSDEN resté sans réponse ? Un dossier qui semble avoir mystérieusement disparu dans les méandres de l’administration ? Et surtout : pas le temps de vous déplacer !

Parce qu’entre les journées de classe, les préparations, les corrections et les réunions, vous n’avez pas forcément le temps de jouer les détectives administratifs ! Surtout qu'il vous reste quel moment ?

Le mercredi ? ? ? ?

Alors…

Quand feriez-vous les courses ? Le frigo est vide…

Quand iriez-vous chez le dentiste ? Les chicots ont besoin d’un coup de fraise.

Quand iriez-vous chez le garagiste ? Le capot de la voiture fume et ça « commence » à être préoccupant.

Quand passeriez-vous l’aspirateur ? Les moutons se sont rassemblés en troupeaux dans les coins du salon.

Pas de panique, le SNALC École 83 mène l’enquête !

Pendant que vous êtes en classe, Natacha DEOM et Ange MARTINEZ, vos délégués SNALC École 83 se déplacent directement à la DSDEN pour tenter de comprendre ce qui coince, obtenir des explications et faire avancer votre dossier.

Votre dossier mérite mieux que le silence radio !

Le SNALC est là pour vous accompagner et vous défendre. Et quand les réponses ne viennent pas à vous, nous allons les chercher !

Le SNALC : sur le terrain, dans les écoles… et jusque dans les couloirs de la DSDEN !

Et inscrivez-vous à nos RIS :

RIS Promotions et carrière le Mardi 10 novembre 2026 de 17h à 20h
En visioconférence (bien au chaud chez vous)

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En visioconférence (plus qu’à se verser un apéro)

Vous avez perdu le lien d’inscription ? Demandez-le simplement en nous écrivant un mail : [email protected]

𝗘𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲 : 𝗹𝗮 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗻𝗲 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗿𝗲̀𝘁𝗲 𝗽𝗮𝘀 !École inclusive, EBEP, différenciations, individualisations, ou e...
08/10/2026

𝗘𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲 : 𝗹𝗮 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗻𝗲 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗿𝗲̀𝘁𝗲 𝗽𝗮𝘀 !

École inclusive, EBEP, différenciations, individualisations, ou encore climat scolaire alourdissent considérablement les missions des PE. De nouvelles difficultés émergent sans cesse et les situations à gérer en classe se complexifient, une évolution qui n’est plus compatible avec les effectifs actuels.

𝗖𝗢𝗡𝗦𝗧𝗔𝗧

Le métier de professeur des écoles n’est plus le même que dans les années 1980. À la mission d’enseignement se sont progressivement ajoutées de nombreuses responsabilités éducatives, relationnelles et préventives. Cette transformation ne relève pas d’un choix des enseignants : elle résulte d’une demande institutionnelle croissante d’adaptation de l’École aux évolutions de la société et aux nouveaux besoins des élèves. Le professeur des écoles est ainsi amené à prendre en charge des missions qui dépassent largement la seule transmission des savoirs.

Au quotidien, l’enseignant doit ainsi dispenser son enseignement en tenant compte des difficultés scolaires propres à chaque élève et ajuster en permanence ses pratiques pédagogiques afin de favoriser la réussite de tous. Il lui revient d’identifier, le plus précocement possible, les situations susceptibles de relever du champ du handicap et d’être attentif aux signaux pouvant révéler une situation de maltraitance ou de mise en danger. À cela s’ajoute une vigilance quotidienne à l’égard du comportement des élèves afin de prévenir les incidents, de garantir un climat scolaire serein et d’assurer la sécurité de chacun.

Par ailleurs, l’évolution technologique, qui a aidé le professeur en lui permettant d’accéder à des ressources infinies, a paradoxalement considérablement complexifié sa mission. Nous sommes passés, en quelques décennies, de l’encyclopédie papier à la naissance du téléphone, à la fibre ou encore à l’intelligence artificielle. Cet univers ultra connecté, avec un accès démesuré à l’information, à la désinformation, aux supports visuels ou à des jeux immersifs en réalité virtuelle, a grandement altéré l’attention des élèves et modifié leur rapport au savoir et leur tolérance à la frustration

𝗤𝗨𝗘𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗡𝗦𝗘́𝗤𝗨𝗘𝗡𝗖𝗘𝗦 ?

Le professeur des écoles se trouve désormais au cœur d’enjeux pédagogiques, éducatifs, sociétaux et institutionnels interdépendants. Cette évolution confirme la place croissante de l’École dans le développement global de l’enfant. Une telle responsabilité impose disponibilité, suivi individualisé et capacité à répondre à la diversité des besoins des élèves. Or, le nombre d’élèves par classe ne permet pas du tout de satisfaire cette exigence pourtant indispensable pour garantir la qualité de l’enseignement dispensé.

Alors qu’enseigner en 2026 est nettement plus complexe qu’en 1980, la moyenne d’élèves par classe a peu évolué. Elle serait passée d’environ 24 élèves à 21,4 selon la DEPP (2023). Le dédoublement des classes de GS, CP et de CE1 en éducation prioritaire, le plafonnement à 24 de ces mêmes niveaux hors éducation prioritaire et des classes spécialisées, ou encore les effectifs particulièrement faibles de certaines écoles rurales, contribuent à faire baisser la moyenne nationale et masquent, en réalité, d’importantes disparités. En effet, des classes comptent encore jusqu’à 30 élèves voire davantage, et ce, dans de nombreuses écoles.

𝗟'𝗔𝗩𝗜𝗦 𝗗𝗨 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

Le professeur des écoles consacre une part croissante de son temps à gérer une classe rendue plus difficile par la multiplication des problèmes : incivilités, violences, harcèlement, fragilités psychiques et perte du respect de l’autorité. Doit-on s’étonner de la dégradation continue du niveau scolaire et de la baisse constante de l’attractivité du métier ?

Réécrire les programmes ou réduire les vacances scolaires ne constitue pas une réponse adaptée. Il n’est pas cohérent d’exiger toujours plus des professeurs des écoles sans revoir les effectifs. Profiter de la baisse démographique pour réduire le nombre d’élèves par classe est un levier concret pour améliorer le suivi, prévenir les difficultés, renforcer l’autorité pédagogique et favoriser un climat propice aux apprentissages.

𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗘 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖, 𝗜𝗟 𝗙𝗔𝗨𝗧

Plafonner les effectifs à 22 élèves dans toutes les classes non dédoublées ;

Intégrer la charge de travail associée à chaque élève en inclusion dans le calcul des effectifs de la classe ;

Améliorer le taux d’encadrement en augmentant le nombre de professeurs par élève ;

Renforcer drastiquement les RASED pour répondre rapidement aux besoins de chaque école.

𝗟’𝗶𝗺𝗺𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀Le métier est devenu éreintant. Aujourd’hui, la grande majorité...
05/10/2026

𝗟’𝗶𝗺𝗺𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀

Le métier est devenu éreintant. Aujourd’hui, la grande majorité des PE ne se voit pas effectuer toute sa carrière devant les élèves en classe entière, jusqu’à 65 ans. Lassitude, fatigue, désillusion ou tout simplement besoin de changement : la mobilité professionnelle reste un sujet majeur pour notre profession.

𝗖𝗢𝗡𝗦𝗧𝗔𝗧

Des perspectives d’évolution ou de reconversion existent pour les professeurs des écoles, mais y accéder relève du parcours du combattant.

Mobilité fonctionnelle (changement de corps ou de mission), mobilité vers d’autres administrations (détachement, mise à disposition, disponibilité ou reclassement), reconversion professionnelle (évolution vers un autre métier, dans ou hors de la fonction publique) … Sur le papier, les possibilités d’évolution semblent multiples. Mais dans les faits, le manque de temps, le manque de moyens financiers et humains sont prégnants.

En matière de mobilité géographique, un changement de lieu d’exercice, qu’il concerne l’école ou le département, peut parfois devenir particulièrement difficile, voire impossible, dans un système actuellement totalement sclérosé.

𝗤𝗨𝗘𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗡𝗦𝗘́𝗤𝗨𝗘𝗡𝗖𝗘𝗦 ?

Le besoin de diversifier son parcours ou son environnement professionnel est légitime et compréhensible. Cependant, la formation universitaire des professeurs des écoles est, soit trop généraliste, soit trop disciplinaire, ce qui constitue généralement un premier obstacle. En effet, il faut se former pour pouvoir exercer un autre métier. Et pour cela, les professeurs des écoles ont besoin d’avoir du temps de travail dégagé et surtout, que celui-ci leur soit accordé.

Vouloir évoluer ne suffit pas. Le professeur des écoles se heurte bien souvent à de nombreux obstacles : complexité de mobilisation du CPF (Compte personnel de formation), nombre insuffisant de CFP par département (congés de formation professionnelle), manque de remplaçants pour les collègues en formation, refus de temps partiel ou de disponibilité sur autorisation, sans compter l’argument récurrent des nécessités de service. Dans ces conditions, se former sur son temps de travail devient si difficile que cela favorise “l’immobilité professionnelle” par le découragement de nombre de candidats.

𝗟'𝗔𝗩𝗜𝗦 𝗗𝗨 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

Face à l’impossibilité d’obtenir une mutation, de nombreux professeurs des écoles se tournent vers des solutions alternatives, telles que la disponibilité, le temps partiel ou le détachement. Toutefois, l’accès à ces dispositifs devient lui-même de plus en plus difficile, au point d’amener nombre d’entre eux à envisager un départ de l’Éducation nationale. C’est pourquoi, pour le SNALC, la mobilité professionnelle doit devenir une réelle possibilité, soutenue par une information claire, des procédures transparentes et un accompagnement construit et constructif par les RH de proximité.

Changement de corps ou de métier et mobilité au sein de la fonction publique doivent être facilités dans les académies : détachements dans le second degré ou dans d’autres ministères, reconversions, disponibilités, congés de formation professionnelle… De la même manière, les dispositifs pour quitter le professorat nécessitent des assouplissements.

Le SNALC, tout en soulignant les risques et les limites de ces dispositifs, informe et accompagne les collègues sur la disponibilité, le cumul d’activités, le CPF, le CFP et la rupture conventionnelle. Il propose son service mobi-SNALC pour ses adhérents qui sont dans une démarche d’évolution professionnelle.

𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗘 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖, 𝗜𝗟 𝗙𝗔𝗨𝗧

Renforcer le nombre des conseillers mobilité-carrière pour permettre un suivi personnalisé et un meilleur accompagnement des projets de reconversion ;

Garantir la transparence des procédures d’obtention et d’attribution des temps partiels, disponibilités, détachements, mutations, etc. ;

Augmenter notablement le nombre de congés de formation professionnelle et de CPF accordés dans chaque département ;

Multiplier et diversifier les dispositifs de départ tel “Passerelle” et augmenter le nombre de ruptures conventionnelles accordées.

𝟭𝟬𝟴 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲𝘀… 𝗔𝗯𝗿𝗮𝗰𝗮𝗱𝗮𝗯𝗿𝗮, 𝗲𝗻 𝘃𝗼𝗶𝗹𝗮̀ 𝟭𝟮𝟲 !Natacha DEOM et Ange MARTINEZ sont venus à la rencontre des professeurs des écol...
04/10/2026

𝟭𝟬𝟴 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲𝘀… 𝗔𝗯𝗿𝗮𝗰𝗮𝗱𝗮𝗯𝗿𝗮, 𝗲𝗻 𝘃𝗼𝗶𝗹𝗮̀ 𝟭𝟮𝟲 !

Natacha DEOM et Ange MARTINEZ sont venus à la rencontre des professeurs des écoles à Saint Maximin par temps pluvieux pour échanger sur un sujet qui risque de faire grincer quelques dents : le tour de magie qui consiste à transformer les 108 heures… en 126 !

Au programme du spectacle de magie: un projet de décret qui, sous couvert de « souplesse », pourrait surtout apporter plus de formations imposées, plus d’APC et plus de réunions avec les familles… Bref, la souplesse, mais version élastique tendu à bloc ! Et quand il va claquer, on sait bien qui va se le prendre en pleine poire.

Le SNALC École 83 dénonce cette augmentation dissimulée de la charge de travail et défend une évidence : les professeurs des écoles ont besoin de temps, de reconnaissance et de meilleures conditions de travail, pas de nouvelles heures cachées sous le tapis.

108 heures, c’est déjà beaucoup et elles sont largement dépassées par tout le monde pour boucler tout ce qu’il y a à boucler. Pas question de jouer à « 126 heures, qui dit mieux ? » On n’est pas au poker et ce n’est pas la plus grosse mise qui l’emporte. Non mais !

Une question ? Une seule adresse : [email protected]

Et n’oubliez pas d’aller cliquer sur le lien dans le mail du SNALC École 83 sur votre boite professionnelle pour vous inscrire à nos RIS en visio :

RIS Promotions et carrière le Mardi 10 novembre 2026 de 17h à 20h
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𝗟’𝗶𝗻𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́, 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝗳𝗳𝗹𝗲𝘁 𝗲𝘁 𝗽𝘂𝗶𝘀…𝗿𝗶𝗲𝗻Les problèmes de sécurité dans les écoles ne se limitent pas aux intrusions ou au...
02/10/2026

𝗟’𝗶𝗻𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́, 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝗳𝗳𝗹𝗲𝘁 𝗲𝘁 𝗽𝘂𝗶𝘀…𝗿𝗶𝗲𝗻

Les problèmes de sécurité dans les écoles ne se limitent pas aux intrusions ou aux risques d’attentats. Et s’ils peuvent parfois être liés à des défaillances des infrastructures ou du matériel, ils relèvent le plus souvent de tensions relationnelles avec les parents d’élèves.

𝗖𝗢𝗡𝗦𝗧𝗔𝗧

Dans une société de plus en plus procédurière, le regard porté par certaines familles sur les enseignants est déformé par une défiance, voire une hostilité, envers les services publics. Les professeurs des écoles se retrouvent en première ligne, subissant de plein fouet le mécontentement de parents qui considèrent l’État et ses agents (que nous sommes) comme responsables de leur situation et des difficultés qu’ils rencontrent.

Face à des lacunes éducatives importantes, les professeurs se retrouvent souvent contraints de jouer un rôle éducatif qui dépasse leur mission initiale, ce qui est perçu par certains parents comme une tentative d’imposer des valeurs ou des pratiques éducatives divergentes de celles inculquées à la maison.

Les tensions peuvent rapidement s’exacerber, au point que la sortie de l’école devient parfois le lieu d’agressions verbales et d’insultes à l’encontre des enseignants. Certains parents n’hésitent pas à pénétrer dans l’enceinte scolaire pour exiger des explications, voire régler leurs comptes. Cette situation, malheureusement récurrente, témoigne de l’exposition permanente des PE et de l’absence de personnels non enseignants chargés de la surveillance, contrairement à ce qui existe dans le second degré. La responsabilité de la sécurité des locaux repose alors sur les directeurs, déjà accablés par de nombreuses autres missions. Cette réalité pourrait prêter à sourire si elle n’était pas si préoccupante, quand on sait que nombre de directeurs ne disposent, en cas d’intrusion, que d’un simple sifflet pour donner l’alerte.

En 2024, le SNALC a d’ailleurs conduit une enquête approfondie sur la sécurité au sein des écoles. Les milliers de témoignages ont révélé une insuffisance notable dans la prise en compte des dangers signalés par les équipes, une préparation inadéquate, un manque de formation significatif. Qui plus est, en cas d’incident grave, l’institution n’est pas toujours du côté de la défense des collègues, elle se montre lente à réagir et à accorder la protection fonctionnelle.

𝗤𝗨𝗘𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗖𝗢𝗡𝗦𝗘́𝗤𝗨𝗘𝗡𝗖𝗘𝗦 ?

L’absence récurrente de réponses adaptées et de soutien par les IEN et les DSDEN suscite chez les enseignants la crainte d’être confrontés à la violence des parents et d’être tenus responsables par l’institution des réactions de ces derniers. De nombreux enseignants se voient ainsi contraints de tolérer certaines attitudes des parents, laissant progressivement s’installer la “loi du plus fort”. L’École perd en crédibilité et les répercussions sur les apprentissages sont significatives.

D’autre part, les demandes institutionnelles sur des sujets sensibles exposent les enseignants à des risques, au point que des collègues préfèrent éviter de faire pratiquer certaines activités (en EPS par exemple), ou encore d’aborder certains sujets sensibles touchant de près ou de loin aux questions religieuses ou à certaines thématiques (en art, littérature, histoire, EMC, EVAR, etc.).

𝗟'𝗔𝗩𝗜𝗦 𝗗𝗨 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖

Il est impératif que l’avis et les propositions des professeurs des écoles, notamment en matière de sécurité des élèves, soient pleinement pris en considération.

En cas de problème, la hiérarchie doit repenser son approche actuelle, souvent empreinte d’une logique de suspicion à l’égard des enseignants. Il est temps d’instaurer une véritable écoute des personnels, de leur accorder la confiance de l’institution, de les protéger et de cesser de céder à la pression des parents ou de considérer leurs seuls propos comme systématiquement recevables.

Les DASEN doivent impérativement accorder la protection fonctionnelle conformément aux textes réglementaires et autoriser, comme le prévoit le Code de l’éducation, le déplacement des élèves ingérables à la demande des directeurs.

𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗘 𝗦𝗡𝗔𝗟𝗖, 𝗜𝗟 𝗙𝗔𝗨𝗧

Créer des postes d’aide à la direction d’école ;

Former régulièrement les PE à la gestion de crises et de situations de tensions ;

Accéder aux demandes des écoles en termes de sécurisation et d’équipement ;

Considérer la parole des enseignants et assurer un véritable accompagnement institutionnel et juridique en cas de problème.

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