04/09/2026
Cette semaine, une cliente m’a presque demandé pardon d’aller mal. Elle osait à peine me le confier.
Il se trouve qu’elle traverse une période compliquée en ce moment. Un événement personnel qui est venu s’ajouter à tout le reste : les questionnements sur son avenir professionnel, la charge mentale, la fatigue…
La vie, quoi.
Alors elle culpabilise de ne pas parvenir à se concentrer pleinement sur son accompagnement.
Dur à encaisser pour l’archétype de la bonne élève qu’elle est.
D’autant plus que, sur le papier, elle a tout pour aller bien. Une famille, un boulot, de bons revenus, des amis, une maison…
Alors de quoi se plaint-elle ?
Cette phrase, je la connais tellement bien :
« Mais de quoi je me plains ? »
Je me la suis répétée moi aussi, à une époque où, objectivement, tout semblait aller bien dans ma vie.
𝗦𝗔𝗨𝗙 𝗠𝗢𝗜.
Et c’est justement cette culpabilité qui m’a fait tarder à demander de l’aide.
J’avais presque honte d’aller mal alors que je n’avais, en apparence, aucune « bonne raison » d’aller mal.
Avec le recul, j’ai compris qu’on peut avoir coché toutes les cases et ne plus se sentir à sa place dans sa propre vie.
Parce qu’une vie qui semble alignée de l’extérieur ne l’est pas forcément à l’intérieur.
Il y a nos besoins, nos aspirations, ce qui nous nourrit, ce qui nous épuise, ce qu’on accepte depuis trop longtemps, ce qu’on n’ose même plus s’avouer.
Et tout ça n’apparaît sur aucune checklist.
Alors si, toi aussi, tu te demandes parfois : « Mais de quoi je me plains ? »
Peut-être que la vraie question à te poser serait plutôt : « Qu’est-ce qui, en moi, me crie que quelque chose ne me convient plus ? »
Parce que chez les personnes que j’accompagne, le changement commence toujours quand on arrête de faire taire les questions et qu’on ose y répondre vraiment 😊