Roxane Manguin Hypnose

Roxane Manguin Hypnose Hypnose éricksonienne, formée en neurosciences et psychopathologie, hypnose&sexologie, à l’A.R.C.H.E

L'importance de l'ordre, dans l'amour...– Mais... est-ce que tu m’aimes ? demanda Alice.– Non, je ne t’aime pas, répondi...
17/10/2025

L'importance de l'ordre, dans l'amour...

– Mais... est-ce que tu m’aimes ? demanda Alice.

– Non, je ne t’aime pas, répondit le lapin blanc.

Alice fronça les sourcils, puis se mit à frotter ses mains, comme elle le faisait toujours lorsqu’elle se sentait blessée.

– Tu vois ? reprit le lapin blanc.

Maintenant, tu te demandes ce qui ne va pas chez toi, ce qui te rend si imparfaite, ou ce que tu as bien pu faire pour que je ne puisse pas t’aimer, même un peu.

Et c’est exactement pour cette raison que je ne peux pas t’aimer.

Alice, ils ne t’aimeront pas toujours. Il y aura des jours où ils seront fatigués, fâchés contre la vie, perdus dans leurs pensées, et ils te blesseront.

Parce que c’est ainsi que sont les gens : ils finissent toujours, d’une façon ou d’une autre, par piétiner les sentiments des autres – par négligence, par incompréhension ou à cause de leurs propres conflits intérieurs.

Si tu ne t’aimes pas au moins un peu, si tu ne te construis pas une armure faite d’amour-propre et de bonheur, alors les petites flèches qu’ils te lancent finiront par devenir mortelles et te détruiront.

La première fois que je t’ai vue, j’ai pris une décision :

“Je m’interdirai de t’aimer tant que tu n’auras pas appris à t’aimer toi-même.”

Voilà pourquoi, Alice, non, je ne t’aime pas.

Auteur Inconnu

Le Monde Littéraire

07/08/2025
Extrait des poèmes "L'Offrande Lyrique" de Rabindranath Tagore:LXIXQuand j’étais trop occupé, il semblait qu’il y avait ...
29/04/2025

Extrait des poèmes "L'Offrande Lyrique" de Rabindranath Tagore:

LXIX

Quand j’étais trop occupé, il semblait qu’il y avait beaucoup de choses à faire pour toi.
Et maintenant que l’âge m’a calmé l’esprit, je vois que le plus délicat des travaux était inutile.

Alors que je m’agitais dans mes travaux, mon âme était aveuglée.
Maintenant, à travers les interstices de mon repos, j’aperçois ton visage.

Je soupirais après ton étreinte, mais j’allais errant d’amour en amour.
Je criais pour te trouver, mais je parcourais sans fin les chemins du monde.

Maintenant, je te vois dans ce qui auparavant me cachait ta présence.
Et cette lumière, qui m’a toujours ébloui, est désormais douce à mon regard.

Lorsque Orphee descend dans les enfers pour chercher Eurydice, qu’après avoir surmonté tant d’obstacles il la retrouve e...
27/04/2025

Lorsque Orphee descend dans les enfers pour chercher Eurydice,

qu’après avoir surmonté tant d’obstacles il la retrouve et qu’ils se voient tous deux autorisés à remonter vers le chemin des vivants , à une condition :

sur tout le chemin retour , Orphee ne devra à aucun moment se retourner en arrière vers Eurydice ni se parler.

Ils devront remonter sans être en lien manifeste palpable audible ou visible.

À un moment Eurydice n’entend plus les pas d’Orphee il ne perçoit pas sa présence et de peur il se retourne. Et c’est alors qu’elle disparaît alors à cet instant .

On traverse parfois des océans déchaînés , et on avance comme la petite marchande d’allumettes , cette magicienne qui rallumera la flamme pour que l’apparition survienne, jusqu’au bout du chemin. Jusqu’à la dernière allumette.

L’espoir , l’amour , les yeux fermés, voir avec le cœur

14/04/2025

— Tu t’épuises.
— Non… je vais bien
— Ne me mens pas. Je le vois dans tes yeux, dans tes gestes, dans ta façon de marcher.
Je le sens dans ton souffle court, dans ton regard éteint, dans ta voix qui tremble.
Tu t’épuises.
— Je n’ai pas le choix.
Je dois tout porter, tout gérer, tout encaisser.
Je dois être forte.

— Forte ?
Tu confonds force et sacrifice.
Ce que tu portes te courbe l’échine,
te ronge les os,
t’éteint doucement, sans bruit.

— Je ne peux pas tout lâcher.
Ils comptent sur moi.
Si je m’arrête, tout s’effondre.

— Et toi ?
Si tu t’effondres,
qui te relèvera ?

— Je… Je ne sais pas.
Je ne veux pas être un fardeau.

— Tu n’as pas à tout porter seule.
Tu n’es pas un roc,
tu es une femme.

— Mais si je ne le fais pas, qui le fera ?
Si je ne suis pas forte, qui le sera à ma place ?

— Qui t’a appris que demander de l’aide était une faiblesse ?
Qui t’a fait croire que t’épuiser était une preuve de courage ?

— J’ai appris à être forte.
À tenir bon.
À ne pas me plaindre.

— Et à quel prix ?
À quel prix ta lumière s’éteint-elle ?
À quel prix tes rêves se fanent-ils ?

— Je ne veux pas décevoir.
Je ne veux pas échouer.

— Tu n’échoues pas en te reposant.
Tu n’échoues pas en déposant ce qui n’est pas à toi.
Tu n’échoues pas en choisissant de te sauver, toi.

— Mais si je m’arrête…
Si je lâche…
Si je dépose ce poids…
Qui suis-je alors ?

— Tu es toi.
Enfin toi.
Sans les masques, sans les rôles imposés.
Tu redeviens cette femme libre,
celle qui sait danser sous la pluie,
celle qui ne cherche pas à plaire,
celle qui n’a pas besoin de tout contrôler pour être en paix.

— Et si je tombe ?

— Alors tu te relèveras.
Mais cette fois,
tu seras plus légère.
Parce que tu n’auras gardé que ce qui t’appartient vraiment.

— J’ai peur de décevoir.
J’ai peur de perdre ceux qui ne comprennent pas.

— Alors perds-les.
Parce que ceux qui ne peuvent pas accepter ta vérité
n’ont jamais vraiment aimé qui tu es.

— Et si je me perds ?

— C’est seulement en te perdant
que tu pourras te retrouver.
Vraiment.
Entière.
Sauvage.
Libre.

— Et si… Et si je n’y arrive pas ?

— Alors je serai là.
Je suis la flamme en toi qui refuse de s’éteindre.
Je suis le souffle qui te pousse à te relever.
Je suis cette voix qui murmure :
Tu es bien plus forte que tu ne le crois.

— Alors… je lâche.
Je dépose.
Je respire.
— Enfin.

Dialogue avec la Femme Sauvage 🔥🐺🌖

23/12/2024

Quelle partie de notre vécu réel remonte jusqu’à notre pensée consciente ?

Hier, je suis tombé sur une étude fascinante publiée sur MedicalXpress, qui explore la vitesse de la pensée humaine. Elle révèle un chiffre contre-intuitif : nos pensées avancent à une vitesse de 10 bits/seconde. À comparer avec la vitesse vertigineuse de notre système sensoriel : mille milliards de bits/seconde, cent millions de fois plus rapide que nos pensées.

Entre les deux, un filtre.

Invisible. Silencieux.

Un filtre qui trie, élimine, déforme, et ne laisse remonter qu’une infime partie de ce que nos sens enregistrent. Ce filtre, nous ne l’avons pas choisi. Il s’est construit, à notre insu, au fil des expériences et des influences.

L’immensité de ce qui reste inconscient dépasse de loin ce que nous effleurons par nos pensées.

En thérapie, en hypnose, nous cherchons à réorienter certains de ces choix invisibles. Mais face à l’infini qui se loge en nous-mêmes, nous ne faisons qu’effleurer la surface. Cela invite à l’humilité.

Je crois pourtant que cultiver notre rapport à nos sens et à notre corps constitue un chemin magnifique. Infini et magnifique.

Étude consultée via MedicalXpress : “Study examines the speed of human thought”

24/11/2023

Sidération
France 2, heure de grande écoute, Messmer dit le "fascinateur" montre à 1,4 millions de spectateur le pire de l'hypnose.
Prise de pouvoir, création d'inconfort, soumission d'un individu aux suggestions du dit fascinateur...
A l'époque où la question du consentement est au premier plan, qu'est ce qui justifie qu'on trouve divertissant une telle intrusion dans le psychisme d'un individu ?
Qu'il soit de bon ton d'en rire ?
Je n'ai rien contre ce personnage en particulier, qui semble être un pur produit du divertissement facile. Quand il y a quelques années il s'amusait à "tirer" sur des spectateurs avec un pistolet imaginaire, il ne semblait pas vraiment se rendre compte qu'il créait possiblement des vécus traumatisants. Ici, il n'a pas l'air de se poser la question du bien-être de son cobaye. Il ne doit pas vraiment se demander non plus si l'image qu'il donne de l'hypnose peut nuire à cette pratique ou à ceux qui après un tel show auront peur d'y faire appel. Il s'amuse, ça semble être pour lui le principal.
Mais les animateurs et responsables de ces émissions, et même le public.. est-il encore si difficile de détecter un abus en 2023 ? Personne autour de la table ne réalise ce qu’on justifie en riant d’un pauvre type soumis à la volonté d’un autre ?

L'hypnose est pourtant si loin de ce spectacle de mauvais goût...
Au moment où on travaille avec l’arche à démocratiser cette pratique, à démystifier son fonctionnement, je vous avoue être un peu découragé en voyant à quel point il est possible de détourner le plus beau des outils.
L'hypnose est une pratique qui aide, soulage, libère... une expérience magique à vivre quand elle est bien accompagnée. J'écrivais il y a quelques jours que je pensais que tout le monde devrait en connaître les bases, tant cela peut être utile au quotidien. Mais là, pour 1,4 millions de personnes, ces possibilités ont été réduites à néant. Et il faudra une sacrée dose de patience et de pédagogie pour rattraper ces quelques minutes.
Ce travail sera fait, ceux qui œuvrent en ce sens continueront leur travail de fourmi pour prôner une approche éthique…
Mais quand même, il coûte cher, l'amusement du fascinateur.

Excepté l’intelligence, la seule faculté humaine vraiment intéressée à la liberté publique d’expression est cette partie...
11/05/2023

Excepté l’intelligence, la seule faculté humaine vraiment intéressée à la liberté publique d’expression est cette partie du cœur qui crie contre le mal. Mais comme elle ne sait pas s’exprimer, la liberté est peu de choses pour elle. Il faut d’abord que l’éducation publique soit telle qu’elle fournisse, le plus possible, des moyens d’expression. Il faut ensuite un régime, pour l’expression publique des opinions, qui soit défini moins par la liberté que par une atmosphère de silence et d’attention où ce cri faible et maladroit puisse se faire entendre(...)

extrait du texte :
« Étude pour une déclaration des obligations envers l’être humain » - de Simone Weil

Et si l’avenir était celui des germes que l’on aura choisi de cultiver
23/03/2023

Et si l’avenir était celui des germes que l’on aura choisi de cultiver

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