12/10/2026
Il y a quelque chose d’assez rassurant dans le nombre de pages.
Elles sont là. Elles existent. Elles donnent l’impression que le livre avance.
Et puis il y a les jours où rien ne vient s’ajouter au compteur.
Pendant longtemps, j’aurais probablement considéré ces journées comme des journées où je n’avais pas écrit.
Je commence à les regarder autrement.
Parce qu’une histoire ne se construit pas uniquement devant un écran.
Elle continue parfois pendant une marche, une conversation, un moment de silence. Dans un souvenir qui revient différemment. Dans une phrase qui surgit au moment où l’on ne cherchait justement plus à la trouver.
Alors oui, il y aura encore des journées où je m’installerai pour écrire.
Mais je n’ai plus très envie de transformer ce livre, que j’ai profondément envie d’écrire, en un nouveau « il faut ».
Certains jours, j’écris mon livre.
D’autres jours, peut-être que je le laisse simplement s’écrire en moi.