12/08/2026
Et si je vous emmenais faire le tour de mon monde ?
Petite, jâĂ©tais toujours dehors, Ă courir, sauter, faire des roues et monter Ă poney ou Ă cheval dans des tenues toujours plus farfelues les unes que les autres (et ce jusquâĂ mes 19 ans !). Mes objectifs : joie, rire, ne surtout pas faire comme tout le monde.
Et puis est arrivĂ©e la fameuse question : « Quâest-ce que tu veux faire dans la vie ? »
Bah⊠du cheval !
Et lĂ , entre les profs qui voulaient mâenvoyer en prĂ©pa (« Pour prĂ©parer quoi ? » leur disais-je. « Je veux faire du cheval ! »), et certaines filles du club qui me disaient que je ne tiendrais pas dans ce milieu parce que jâĂ©tais trop sensible et pas assez « costaud »âŠ
Eh bah jâai fait ma tĂȘtue.
Je n'ai pas fait comme tout le monde (merci Ă mes parents qui mâont toujours soutenue !), jâai fait du cheval et je suis devenue cavaliĂšre-groom dans 3 Ă©curies de dressage renommĂ©es.
AprĂšs lâobtention de mon diplĂŽme dâenseignante, jâai intĂ©grĂ© lâAcadĂ©mie Ăquestre de Versailles.
Toutes mes parts artistiques ont pu sâexprimer.
Je commençais Ă me rendre compte que jâavais plus dâune corde Ă mon arc. đ
AprĂšs 5 annĂ©es fantastiques, jâai créé mon Ă©curie privĂ©e et enseignĂ© Ă des centaines de couples cavaliĂšre-cheval, tout en sortant en compĂ©tition (plus parce « quâil fallait » pour « me lĂ©gitimer » que par esprit de compĂ©tition).
Je suis montĂ©e sur les podiums, mais comme mon truc, câest plutĂŽt les petits bonheurs avec mes chevaux, loin de tout le monde, je me suis arrĂȘtĂ©e lĂ pour la competâ (en continuant dâaccompagner les cavaliĂšres pour qui câest une vraie passion).
Et puis, 1re grossesse.
Je suis malade, mais je lutte.
Je continue les stages.
Je me force au-delĂ de ce que me dit mon corps.
JusquâĂ ce que je ne puisse plus et que je reste alitĂ©e 7 mois.
Ma fille arrive en pleine forme et mon nouveau rĂŽle de maman rebat les cartes.
Je découvre mon hypersensibilité nommée. Mon haut potentiel émotionnel et mon haut potentiel intellectuel sont reconnus.
Je prends une claque.
Tout sâĂ©claire sur qui je suis et sur mon fonctionnement.
Jâentre dans le dĂ©veloppement personnel et un nouveau monde de comprĂ©hension de l'humain s'ouvre Ă moi.
Et 2e grossesse.
LĂ , je ne lutte pas contre mon corps.
Il mâarrĂȘte encore plus nettement.
3 hospitalisations.
Alitée. Encore. Plus fort. Plus dur.
Je mâĂ©croule.
Il mâaura fallu 2 ans pour sortir la tĂȘte de lâeau.
Les cartes se sont rebattues Ă nouveau.
En mieux.
Plus alignées.
Plus justes.
Je nâai plus dâautre choix que de mâĂ©couter.
Ăcouter mon corps, tout le temps.
Sinon, il me rappelle Ă lâordre.
Jâapprofondis le coaching, je me forme, jâexpĂ©rimente et je mâaperçois que, depuis toutes ces annĂ©es, jâaccompagne des cavaliĂšres « comme moi », aussi sensibles.
Jâen prends enfin conscience et je dĂ©veloppe un accompagnement totalement sur mesure pour rĂ©pondre encore mieux, plus prĂ©cisĂ©ment, plus profondĂ©ment Ă leurs besoins⊠sans mâoublier.
Câest ce que je continue de dĂ©velopper aujourdâhui.
Un accompagnement Ă distance, sur lâhumaine, le cheval et surtout leur relation.
Cette relation si exceptionnelle, si forte, si intense, si rĂ©vĂ©latrice, quâelle les amĂšne Ă grandir, Ă se connaĂźtre, Ă se retrouverâŠ
Et transforme ainsi leur vie entiĂšre.
Comme elle transforme la mienne.
Jeanne