08/07/2016
Miracle Morning n°1 :
Le Clean Language en entreprise : pour manager ?
Le mirage du management par objectif. Faut-il des objectifs pour manager ? Les objectifs influent-ils la position du manager ?
Avant d'aborder le Clean Language il est important de poser quelques principes qui cadrent le management.
Au début de mon activité professionnelle, je n'ai travaillé que pour de grands groupes et jusqu'à ma lecture de la Théorie Organisationnelle de Berne j'étais sûr que les objectifs primaient, d'autant plus que mes motivations sont plutôt orientées "Résultat". En cette période d'Euro avec la victoire de l'équipe de France de football. On peut se poser la question suivante : " Quelle est la raison d'être d'une équipe de football ?". la réponse est inattendue : "jouer au foot...". Et oui, cette évidence est souvent oubliée, les groupes se constituent autour d'une activité qui est leur raison d'être. La recherche de la victoire est seulement la traduction du projet commun. L'adhésion à un projet commun garantit la cohésion, ce qui optimise la capacité a atteindre des objectifs. Pour en revenir au quotidien de beaucoup de parents, supposons qu'un de leur enfant veuille faire du football pour s'amuser (il a choisi son activité, ce qui lui fait plaisir). Que se passe-t-il si le club local n'offre que la formation à la compétition et sélectionne les enfants en fonction de ce seul critère ? Soit l'enfant a aussi le goût de la compétition et il ajustera ses objectifs pour appartenir au groupe et là tout va bien s'il est suffisamment fort au foot. Soit pour faire plaisir a ses parents, il accepte de tester et vous pouvez imaginer l'enfer qu'il va vivre. C'est donc l'adhésion au projet commun qui permet aux participants aux activités de collaborer de façon cohérente. Participer à une activité peut n'engager qu'une inclination particulière pour celle-ci. Question pour les manager : Que se passe-t-il quand on impose un changement d'activité a un employé, si l'on se dit que c'est l'activité qu'il fait qui est sa raison d'être là ?
Pour en revenir à l'objectif : Qui a défini le projet commun de l'entreprise ? Il y peu d'entreprises dont le projet est issu d'une concertation avec les employés. C'est donc la direction qui par l'intermédiaire des managers décline le projet commun sous forme d'objectifs délégués. Le manager est donc le détenteur initial de l'objectif et l'employé subordonné, en droit, sera au service de cet objectif. Peut-on faire en sorte que cet objectif devienne celui des membres des équipes ? Souvent oui, sinon la France ne serait pas en finale. Et, non, si le projet des membres de l'équipe n'est pas compatible avec celui de la direction (cf l''histoire de la même équipe de France).
Dans le couple manager-subordonné on peut donc dire qu'en général l'objectif appartient au manager.
Que se passe-t-il dans le couple formateur-élève ? Si le projet éducatif est un transfert de connaissance, c'est le formateur qui est détenteur de l'objectif : quid de la motivation des élèves ?
Et dans le couple vendeur-client ? Ça se complique car le vendeur a un objectif qui doit rencontrer une attente ou une envie de son client, attente ou envie dépendant des objectifs du client.
Et pour en venir au Clean Language dans le couple facilitateur-client, c'est le client qui propose l'objectif de l'activité commune "le coaching".
Pensez- à d'autres situations qui est porteur de l'objectif et en quoi cela cadre-t-il avec la nature de l'activité ?
La question est donc peut-on concilier le Clean Language, orienté pour aider l'atteinte d'objectifs personnels et management dont les objectifs reposent sur un lien de subordination ?
A suivre : Le Clean Language et alors ...
En résumé :
- L'activité détermine la raison d'être d'une activité
- Le projet commun permet de garantir cohérence et cohésion
- L'objectif guide la relation