Delias Julie - Ayurveda 5D

Delias Julie - Ayurveda 5D Āyurveda, l’Art d’Être Vivant, l’Art de relationner avec la Vie. Ouvrir les portes de la Connaissance

L’alimentation est un sujet central dans le cadre d’un panchakarma ou d’une cure ayurvedique. Elle en est la colonne ver...
24/08/2024

L’alimentation est un sujet central dans le cadre d’un panchakarma ou d’une cure ayurvedique. Elle en est la colonne vertébrale.

Sachez qu’il existe une cuisine spécifique avec certains plats detox, comme le kitcheri, et qu’il est aussi possible d’en créer selon vos besoins.

Qui dit nourriture, dit Agni., notre feu digestif, notre capacité de transformation. Il nous permet de digérer, C’est à dire transformer ce qu’on mange pour que cela devienne notre corps, nos cellules... Tout ce qui nécessite une transformation nécessite un Agni.

L’Ayurveda parle de 13 Agni ayant chacun une fonction métabolique précise et j’aime aussi ajouter 5 autres Agni pour nos 5 sens. Tout ce que l’on perçoit par le biais de nos 5 sens et même de notre 6ème sens est transformé.

La digestion est physiologique et subtile.

Agni est une des clés de la santé, c’est à dire de notre équilibre interne. Or aujourd’hui, nos Agni sont mis à rude épreuve dans notre quotidien.

Pour cause, de multiples facteurs tels que le non-respect de notre rythme, l’irrégularité de nos vies, la non-écoute de la faim, de la fatigue, tous les mélanges que l’on fait, la sursimulation de nos sens, la sur sollicitation de notre environnement, la surcharge de gestion quotidienne, le décalage avec les saisons, le refoulement de l’émotionnel… Et tant d’autres choses.

Agni est impacté aussi bien par le contenu de notre assiette, notamment par la répétition de combinaisons non-appropriées pour soi et aussi par l’hygiène de vie quotidienne.

Ce qui est important de comprendre est qu’est-ce qui maintient l’équilibre d’Agni ?

Il est une entité complexe qui combine :
un rythme
un timing juste
des déplacements
du tri
de la distribution
de l’assimilation
de l’évacuation

Bien sûr Agni est influencé par les dosha de notre constitution et ceux impliqués dans nos déséquilibres. Nous avons aussi chaun une nature de koshta, c’est à dire de nature d’intestin.

On regarde ainsi le processus de digestion dans son ensemble pour faire un état des lieux avant de définir la diète adaptée et ajustée pour chaque personne.

Lorsqu’on arrive en Panchakarma, il est préférable qu’Agni soit en place, d’où la nécessité de le préparer en amont, pour que les procédures de purification puissent être les plus efficaces possibles.

Or encore une fois, peu de personnes préparent leur Agni avant de partir en Inde et ne se rendent pas compte du rôle primordial de celui-ci dans leur équilibre interne.

De plus, il faut savoir que durant le Panchakarma, Agni va être fortement impacté. A la suite des procédures de purifications, il est faible et doit être reconstruit avec une diète très spécifique sur quelques jours..

Ces procédures amènent une forme de reset de notre Agni, ce qui nous amène dans une grande vulnérabilité aussi bien immunitaire, que sensible. De nombreuses personnes témoignent de leur sensibilité accrue après un Panchakarma. C’est normal car Agni se reconstruit tout au long du processus et surtout après lorsque l’on rentre chez soi. Et ça prend du temps.

Durant la session de Panchakarma du mois de mars dernier, dans le cadre du mentorat, j’étais thérapeute. J’ai aussi co-géré la cuisine avec le reste de l’équipe. J’ai établie les menus chaque jour en fonction de ce qu’il se passait pour les patients, de la météo....

Je savais que durant ces 3 semaines, la nourriture serait pilier et qu’il fallait maintenir le plaisir de manger pour donner du baume au coeur à nos patients.

Il faut dire aussi que j’adore manger et que mon expérience m’a montré que l’on peut accompagner des cures de detox tout en se faisant plaisir !

C’était donc mon intention et c’est ce que j’ai fait.

Dans le cercle de clôture, il est ressorti que la nourriture avait été savoureuse, gourmande, variée, simple et que cela les avaient beaucoup soutenu dans leur processus. Ils ont témoigné aussi ne pas avoir eu de frustration et donc ne pas avoir envie de se jeter sur n’importe quoi à la sortie.

Durant la session de Panchakarma du mois de mars dernier, dans le cadre du mentorat, j’étais thérapeute. J’ai aussi co-géré la cuisine avec le reste de l’équipe. J’ai établie les menus chaque jour en fonction de ce qu’il se passait pour les patients, de la météo....

Je savais que durant ces 3 semaines, la nourriture serait pilier et qu’il fallait maintenir le plaisir de manger pour donner du baume au coeur à nos patients.

Il faut dire aussi que j’adore manger et que mon expérience m’a montré que l’on peut accompagner des cures de detox tout en se faisant plaisir !

C’était donc mon intention et c’est ce que j’ai fait.

Dans le cercle de clôture, il est ressorti que la nourriture avait été savoureuse, gourmande, variée, simple et que cela les avaient beaucoup soutenu dans leur processus. Ils ont témoigné aussi ne pas avoir eu de frustration et donc ne pas avoir envie de se jeter sur n’importe quoi à la sortie.

Dans les cures ayurvediques que je co-organise avec Mathilde, c’est pareil, il était évident pour moi de faire une nourriture detox originale et non-classique !

Je sais vraiment les enjeux de l’alimentation dans les processus de nettoyage et je sais à quel point l’équilibre et les effets de la cure dépendent de cela ! J’avais donc à coeur d’initier une autre cuisine dans cette cure de Panchakarma ainsi que dans mes cures ayurvediques pour allier plaisir et nettoyage.

Ce que je constate aussi c’est que les débordements alimentaires post-cures vont ensuite dépendre de la gestion émotionnelle ou de la non-gestion émotionnelle.

Eviter de faire vivre les manques et les frustrations durant la cure permet de confirmer à quel point on doit poser notre attention non pas sur l’alimentation et bel et bien sur notre LIEN à la nourriture.

Depuis 9 ans, je pratique la cuisine ayurvedique. Je sais à quel point la nourriture est un sujet délicat. J’ai au fil de mes expériences développé une expertise de la cuisine ayurvedique adaptée à chaque contexte. Je sais à quel point la nourriture dans un stage, une formation, une cure est un pilier central, une colonne vertébrale pour le soutien du groupe

La vraie cuisine ayurvedique est celle qui s’adapte au contexte ! Le contexte est le groupe, le thème de la rencontre, le lieu, la saison, les activités vécues, les intentions du groupe… tout cela est essentiel dans l’élaboration d’un menu,.

La cuisine ayurvedique est avant tout un Art de Combiner et non une application de combinaisons toutes faites ! Toute la beauté de l’Ayurveda se trouve justement dans cette possibilité de s’adapter partout et d’être toujours au plus près de la Nature autour de nous pour nourrir notre nature intérieure !

Ces 3 semaines de gestion de la cuisine durant le Panchakarma m’ont confirmé qu’il est temps que je partage mon expérience et mon expertise. Une semaine avant le Panchakarma m’est venu tout le contenu d’une formation originale de cuisine ayurvedique. Je m’étais dit, j’attends la fin de la session pour voir ce que j’en fais. Cette expérience que j’ai parfaitement menée et guidée a confirmé mon envie de transmettre et surtout d’initier la création d’un projet plus grand atour de la cuisine ayurvedique.

J’ai donc créé une formation en cuisine ayurvedique qui s’appelle « L’Art de Combiner » car comme je vous le disais, la cuisine ayurvedique est un art de COMBINER.

La cuisine ayurvedique est une cuisine vivante qui se cultive au fil des saisons, des contextes et qui demande une vraie rencontre avec les ingrédients, leurs affinités et l’art de les combiner pour créer des synergies adaptées et ajustées.

Mon projet est une formation qui combine théorie, pratique et contribution au développement de l’Ayurveda en France et à l’étranger. Elle est le fruit de toutes mes expériences en cuisine, mêlant logistique, gestion, création de menus, cuisine de saisons, cuisine de cure, cuisine adaptée à chaque contexte, cuisine vivante, intuition, supervision, stages pratiques, accompagnement à la création de votre propre activité de cuisine, valeur des prestations proposées… bref tout ce que j’ai fait depuis 9 ans !

Mon but est au-delà de simplement former.
Mon but est de transmettre l’art de combiner pour que vous puissiez révéler et devenir l’artiste culinaire que vous êtes et donc que vous puissiez exprimer les potentiels de votre nature !

Vous retrouvez tous les détails de la formation dans la brochure que j’ai créée, disponible sur mon site.
https://www.deliasjulie.com/cuisineayurvedique/

Il reste une 1 place.
On commence en novembre.

Dans la joie de savourer cette nourriture du coeur et de l'esprit avec vous.

✨Formation cuisine ayurvedique « L’Art de Combiner »Il y a des projets qui demandent plus de courage que d’autres pour O...
18/08/2024

✨Formation cuisine ayurvedique « L’Art de Combiner »

Il y a des projets qui demandent plus de courage que d’autres pour Oser être créés et proposés !

C’était en mars dernier, un après-midi, une inspiration inattendue s’est invitée, celle de créer une formation de cuisine ayurvedique unique et originale où L’Art de Combiner est mis à l’honneur.

L’Art de Combiner un contexte, les spécificités des personnes, la saison, Agni, l’environnement, la météo, les envies, les ingrédients locaux, les couleurs, les saveurs … pour rendre hommage à la Vie en nous, autour de nous et surtout nourrir le Vivant en Soi.

Mon chemin d’Āyurveda a commencé avec la cuisine il y a plus de 10ans, un premier stage où je me suis sentie nourrie au-delà de l’assiette, une première empreinte indélébile. Et ma gourmandise, mon amour du beau,de l’élégance,de l’intemporelle,de nourrir l’autre,mes formations m’ont conduit ces dernières années à pratiquer cette cuisine vivante et à développer cet Art de Combiner.

Aujourd’hui, je me sens appeler à la partager pour que d’autres artistes culinaires puissent naître et proposer à leur tour leur propre cuisine ayurvedique !

Mon intention est de développer un réseau de personnes qui ont envie, qui ont l’élan, qui partage cet amour du vivant de participer au déploiement de l’Āyurveda partout où la vie les invitera.

Mon intention est que chaque personne se relie, se connecte, s’inspire des fondements de l’Āyurveda et l’unisse à sa propre sensibilité pour oser exprimer l’artiste qu’elle est au travers de cet Art de Combiner.

La première session commence en novembre.
J’ouvre uniquement 4 places.
Il reste seulement 2 places.

Cette formation est originale aussi bien dans son contenu que dans sa forme. Elle combine module de théorie, supervision individuelle et mise en pratique lors de stages en cuisine dans les cures ayurvediques que je co-organise.

J’ai eu l’inspiration de créer une formation vivante et interactive qui initie chacun à unir sa sensibilité à la richesse du vivant autour de nous pour Nourrir le Coeur des Êtres au-delà du contenu de l’assiette.

J’ai écrit une brochure détaillée que vous retrouvez en suivant ce lien :
https://www.deliasjulie.com/cuisineayurvedique/

Je vous invite à m’écrire directement en mp ou par mail à [email protected] si vous êtes intéressé et même prêt à embarquer. 🌈

Le temps Le temps qui passe, le temps qui court, courir après le temps, le temps m’est compté… prendre le temps Peut on ...
29/06/2024

Le temps

Le temps qui passe, le temps qui court, courir après le temps, le temps m’est compté… prendre le temps

Peut on vraiment « prendre le temps » ?
Le temps est insaisissable, il est l’expression même du mouvement constant de la vie, de son mouvement perpétuel et des changements qui s’opèrent.

Il n’y a rien à prendre dans le temps, il y a plutôt à vivre avec son temps.
Son temps de maintenant, de ce qui est, de ce qu’il se vit.

Je suis moi-même une impatiente, parfois avide de ce qui sera. Et pourtant la Vie me ramène toujours à ce qui est.

En début d’année, j’ai posé comme intention que ma priorité soit de respecter mon rythme. J’ai fait des choix en conséquence pour faire de la place, pour « libérer » du temps. Pour accueillir le podcast, le laisser être , exister. Pour vivre totalement le mentorat de 3 semaines en mars sans avoir à penser à autre chose. Pour pouvoir vivre chaque expérience sans être ailleurs dans un autre espace-temps.

Pour pouvoir regarder avec encore plus d’honnêteté ma relation au temps, au rythme.

Je me rends clairement compte, après 9 ans d’accompagnement en Āyurveda que la première cause de nos déséquilibres est notre lien au temps, au rythme.
Ce qui me semble de plus en plus limpide et évident puisque nous vivons en décalage constant entre notre rythme biologique, le rythme des cycles de la nature, le rythme de nos propres cycles et la volonté de contrôler et je dirais même de masteriser le temps !

Or Vayu est le grand chef d’orchestre, le maître du temps, du timing juste, du mouvement juste, dans un juste temps. Il est celui qui me gouverne, te gouverne et gouverne la Vie dans son ensemble.

Toutes nos expressions autour du temps confirme ce constat. Et notre « rêve d’avoir le temps », « d’avoir du temps »illustre parfaitement ce décalage. La volonté de se « libérer » du temps nous montre l’emprisonnement de nos schémas quotidiens.

Aujourd’hui, ce que je fais pour moi, ce que je fais avec vous dans chacune de mes propositions d’accompagnement est de poser votre regard sur votre relation au temps pour qu’il redevienne un allié et cela grâce à la rencontre de notre nature cyclique.

Le temps est un allié auquel on peut s’allier, c’est à nous de le décider.
Si le temps est venu pour toi, écris-moi.

Julie 🌈

La Voix de la Présence
Accompagnement de Vie, cures et formations
www.deliasjulie.com

Les limites d'un Pañcakarma en IndeQue se passe-t-il dans le corps durant un Pañcakarma?Très simplement, le protocole th...
05/05/2024

Les limites d'un Pañcakarma en Inde

Que se passe-t-il dans le corps durant un Pañcakarma?

Très simplement, le protocole thérapeutique de soins vise à ramollir, remettre en mouvement les toxines collées et les évacuer du corps. Pour cela, on utilise différents soins corporels, sudation et autres. En complément, il y a une prise de ghee avec des plantes pour aller chercher les toxines stockées dans les tissus profonds, les ramener dans le système digestif et purger. Il y a donc une énorme mise en mouvement des toxines profondes afin de les sortir des systèmes pour purifier le corps, nos canaux de circulation et tous les tissus qui nous composent.
Evidemment, cela nécessite la surveillance que toutes les toxines remisent en mouvement aient été évacuées. Il y a donc un reset qui s’opère dans l’ensemble du système.

Le Pañcakarma est donc un processus de purification très profond et nécessite d’être accompagné par des experts.

Il existe aujourd’hui, des cures ayurvediques en France et le Pañcakarma en Inde. C’est pourquoi, de nombreuses personnes partent. En Inde, on différencie le Pañcakarma classique et celui du Kerala. Les procédures de purifications utilisées sont différentes.

Un Pañcakarma classique se vit sur au moins 3 semaines durant lesquelles se déroulent les 5 actions : vamana, virecana, basti, nasya, raktamoksa, selon la vitalité du patient. C’est un nettoyage très profond qui sollicite énormément la dynamique corps-esprit. Il demande au corps une très grande vitalité pour pouvoir ensuite se reconstruire et se régénérer.

Dans celui du Kerala, ils utilisent des procédures de purification plus douces, qui sollicitent moins de vitalité.

Les 2 forment se vivent sous la tutelle d’un Vaidya, médecin ayurvedique. Tous les protocoles de soins sont ajustés à chaque personne avec un suivi quotidien.

Une cure ayurvedique en France peut se vivre sur 5, 10 voire 15 jours. Elles se font généralement au printemps et à l’automne, saisons naturelles de detoxification. Elles sont organisées par des thérapeutes formés, expérimentés qui vous suivent en amont et en post-cure. Les procédures de purifications sont beaucoup plus douces et restent toutes aussi pertinentes.

Selon mes expériences de Pañcakarma en Inde, en France et moi-même co-organisatrice de cures, je constate que selon les déséquilibres présents, il est plus pertinent de vivre une cure en France.

Pourquoi ? Plusieurs raisons.

Il est essentiel de savoir que le contexte pré et post-cure est primordial dans la définition de la direction thérapeutique, l’élaboration du protocole de soins décidé, et l’intégration des effets post-cure.

Lorsque l’on part en Inde, il n’y a pas de préparation et lorsque l’on revient il n’y a pas de suivi (dans la majorité des cas).

De plus, le voyage longue distance à l’aller et au retour, aggrave Vāta doṣa, chef d’orchestre de notre équilibre. Qui lui-même va aussi être chamboulé durant les procédures de Pañcakarma.

Entre l’avion, le jetlag, la nourriture, le climat, la langue, l’environnement, le mode de vie… tout cela nécessite déjà beaucoup d’adaptation pour le corps et de vitalité pour qu’il rétablisse son équilibre. Sans même avoir commencé les procédures de soins.

A la fin du Pañcakarma, le Vaidya vous donne des plantes et des instructions généralistes sur ce que vous avez à faire en post-cure. On vous donne une fiche sans vraiment vous expliquer pourquoi tels ou tels conseils et on vous fait comprendre la nécessité de les suivre mais sans suivi.

J’ai entendu de très nombreux témoignages, et encore un la semaine dernière, de français qui sortent de Pañcakarma en Inde et qui dans l’avion mangent la nourriture donnée et boivent de l’alcool.

Puis, rentrent chez eux, reprennent directement leur vie surmenée, ne suivent pas les recommandations alimentaires et d’hygiène de vie.

Et qui derrière, se retrouvent avec des problèmes digestifs très importants voire des déséquilibres beaucoup plus graves, qu’il est très difficile de rattraper.

Tout cela simplement parce qu’il n’y a pas de suivi et de mise en responsabilité des patients.

Il est rare de trouver une clinique en Inde qui fait de la pédagogie et qui vous explique clairement les risques et les enjeux d’une telle cure.

Or, nous sommes dans une culture de l’intellect, où nous avons besoin de comprendre. La pédagogie est essentielle pour nous occidentaux. Elle est la clé qui ouvre la porte de la responsabilité de nous-même et le choix de s’y engager.

De plus, il n’y a pas de suivi psycho-émotionnel puisque cela ne fait pas partie de leur culture et qu’ils n’ont pas les mêmes problématiques que nous occidentaux.

Notre mode de vie est fait de sollicitation permanente et de stress. Une grande partie de nos maux ont une origine psycho-émotionnelle. Notre vitalité est fluctuante et amoindrie. Ces 2 points sont majeurs pour l’élaboration d’un protocole de soins spécifiques à notre culture et le suivi proposé.

Or les Vaidya en Inde vont tenir compte de la vitalité à l’instant T, de l’état du mental mais ils ne proposeront pas d’accompagnement psycho-émotionnelle.

L’autre point essentiel est celui du post-cure.
Le contexte de vie dans lequel la personne rentre sera déterminante des effets qu’elle retirera du Pañcakarma ou d’une cure ayurvedique.

En effet, après les protocoles de Pañcakarma, il y a toute une phase de reconstruction et de régénération, au niveau d’Agni, du microbiote, du système immunitaire et de la mise en place de la nouvelle cohésion globale. Le patient reste dans une fragilité, est plus sensible et poreux aux sollicitation extérieures.

A la base, il est recommandé d’avoir le même nombre de jours de repos que la durée du Pañcakarma. Or aujourd’hui, qui est prêt à s’offrir 6 semaines de pause ?!

Et pourtant après avoir vécu un tel processus de mise à jour, de purification interne, il est nécessaire de retrouver un rythme plus modéré, où l’on prend le temps de revenir, de mettre en place une hygiène de vie et une alimentation adaptées pour accompagner l’intégration des effets.

Les effets d’un Pañcakarma se font sentir entre 6 à 9 semaines après. Le temps que la dynamique corps-souffle-esprit se réorganise, que le dialogue interne s’orchestre à nouveau entre les systèmes, que la cohésion globale se restructure et que le patient s’adapte à son quotidien avec des nouveaux repères.

Le soin que le patient va prendre post-cure va être déterminant et il est aussi nécessaire qu’il soit accompagné.

Car le processus après 3 semaines continue de lui-même et nécessite parfois de pouvoir échanger avec votre praticien afin de réajuster certaines mesures et conseils post-cure. Encore une fois, lorsque l’on travaille avec le vivant, tout est en mouvement et nécessite une adaptation. Et clairement, le non-suivi d’un Pañcakarma de retour en France peut-être lourd de conséquences.

Suite au prochain post ...
Julie
Suivis en Āyurveda, cure ayurvedique et formations
www.deliasjulie.com
Co-animatrice du Le podcast Ayurveda, par Mathilde et Julie

Un Pañcakarma est une cure de 5 (pañca) actions (karma) de procédures de purification. Il est la création d’un espace-te...
29/04/2024

Un Pañcakarma est une cure de 5 (pañca) actions (karma) de procédures de purification. Il est la création d’un espace-temps dans lequel nous allons reproduire ce que fait la nature pour nettoyer nos corps (grossier et subtils), rééquilibrer le dialogue systémique, rétablir la dynamique corps-souffle-esprit pour dévoiler et révéler notre nature profonde.

Accompagner une personne dans un tel processus est une responsabilité sacrée.

Le Pañcakarma commence par un premier bilan avec la personne pour faire état de son Agni, de son sommeil, de ses éliminations, de sa vitalité, des déséquilibres, de la résilience de son corps, de son contexte de vie actuel et post-cure, de son équilibre psycho-émotionnel, de son intention de transformation.

Puis, on établit une synthèse pour éclairer les origines des déséquilibres, depuis quand ils sont présents, leurs évolutions et leurs manifestations au fil des années.

C’est cette première qui m’a permis de discerner la direction thérapeutique dans laquelle j’allais aller et le protocole de soins adapté.
Direction validée par notre Vaidya Narendra das.

Ma patiente a ensuite commencé à mettre en place une diète et ce qu’on appelle des « dipan pachan ». C’est à dire des mélanges de plantes et/ou d’épices pour évacuer une partie d’āma (les toxines) et remettre Agni (feu digestif) en place. Dans le but de se préparer aux procédures de purification. Je lui ai aussi demandé de faire un protocole de nettoyage doux pour compléter la préparation.

Dans mon cas, ma patiente a vécu un Pañcakarma avec un but thérapeutique de reconstruction et de régénération. Au vu de son histoire, de son contexte de vie avant et post-cure, de sa vitalité et des déséquilibres en cours, il a fallu choisir les karma (actions) pertinents et les orchestrer selon ses besoins.

Nous avions chaque matin une consultation avec un questionnaire sur le sommeil, les éliminations, la digestion, l’observation des urines, la prise de pouls et la partie émotionnelle.
Chaque soir, nous avions une réunion entre thérapeutes.

Ce suivi permettait d’adapter et d’ajuster chaque jour les soins en fonction des réponses, réactions corporelles de la dynamique corps-esprit.

Durant ces 3 semaines, je l’ai accompagné dans un processus où l’on s’occupe de la tête, de l’équilibre psycho-émotionnelle. Je l’ai accompagné à lâcher la force du mental pour ensuite ouvrir les espaces du plexus et du ventre. Et quelle puissance de voir que lorsque la tête “lâche” alors on peut regarder ce qu’il y a dans le ventre.

Pour faire face à ce qu’on stocke, ce qu’on accumule, ce qui nous pollue comme nos fonctionnements conditionnés, comportements erronés, mémoires traumatiques, indigestions d’événements passés, avec discernement.

Tout cela représente āma, toxines.
Elles ont différentes natures comme citées ci-dessus.

Elles obstruent le dialogue interne, recouvrent notre nature, nous coupent de notre connaissance innée et nous maintiennent à l’écart de l’écoute de nos besoins et de ce qui est bon pour nous.
Au travers de ces soins, nous nous sommes occupés de nettoyer ces obstructions.

Tout cela demande une grande disponibilité de la part du thérapeute et un discernement quant à notre posture.

Durant ces 3 semaines de Pañcakarma, j’ai été très attentive et très concentrée sur ce qu’il se passe. J’ai observé l’organisation générale, sur l’orchestration des protocoles de soins pour chaque patient, sur la singularité des effets sur chaque personne, sur l’adaptation permanente que cela demande.

J’ai constaté à nouveau la nécessité d’une posture intérieure claire, où l’on ne prend rien pour soi, où l’on se met totalement au service du patient, où apprend constamment à discerner ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre.

J’ai senti la lourdeur énergétique des procédures de purifications, avec l’évacuation en masse des toxines profondes et de ce qu’elles portent avec elles.
Comment tout cela circule dans l’énergie autour de nous et comment nous sommes touchés aussi.

J’ai écouté avec attention les réajustements nécessaires, les clarifications à donner aux patients. J’ai vu à quel point notre capacité d’adaptation et d’anticipation était la clé de voûte de tout ce que l’on était en train de vivre et de gérer.

J’ai vu un nouveau niveau de subtilité dans l’écoute et l’accompagnement de l’autre surtout lorsque c’est ton camarade de promo.

Il y a toute cette subtilité de sentir ce qui est juste de dire, ce qui ne l’est pas. Ce qui est juste de partager sur toi thérapeute ce qui ne l’est pas.
La subtilité d’écouter sur les limites de ta disponibilité et la nécessité de laisser l’autre seul dans son processus.

La subtilité de ne rien prendre pour soi et d’être capable d’accompagner l’autre lorsqu’il est mis à nu et dans sa vulnérabilité totale.

La subtilité de ne pas faire de transfert, de parfois laisser des silences, de ne pas toujours tout interpréter.

Et bien sûr de reconnaître l’humilité que cela représente d’accompagner le vivant.
L’humilité que chaque personne est singulière et que sa réponse aux protocoles sera singulière.
L’humilité d’être au service d’une intelligence qui nous dépasse largement et qui est d’une puissance indescriptible.

L’humilité d’accueillir sa propre vulnérabilité à certains moments. Celle parfois de ne pas savoir, de se tromper, de regarder avec clarté ses limites.

L’humilité de reconnaître le processus individuel que l’on vit en parallèle avec les ombres qui se présentent, les inconforts que cela génèrent, la fatigue qui s’accumule, les variations d’énergie.

Et en-même temps la joie d’être là, la richesse de ce qu’il s’expérimente, la Gratitude d’être vivante.

Vous l’aurez compris c ‘était puissant et intense.

Au travers de ce journal, j’ai envi de lever les fantasmes sur le rôle de thérapeute et d’insister sur la responsabilité que cela représente.

Aussi d’éclairer la profondeur d’un tel processus pour le patient et le thérapeute. L’impact de transformation et le discernement que cela implique.

Surtout que nous sommes des êtres en évolution constante et que la transformation qu’apporte un tel processus se vit surtout après, dans les semaines qui suivent le retour à la vie quotidienne.

Et c’est justement à partir de cette notion du retour à la vie quotidienne que s’ouvre la prochaine histoire.

Belle lecture.

La Voix de la Présence
Suivi en Ayurveda, formations, cures ayurvediques
www.deliasjulie.com
Co anomatrice du Le podcast Ayurveda, par Mathilde et Julie

Ma première aventure de thérapeute pour un Pañcakarma date de 2018 en Inde. Pendant 2mois 1/2, j’ai travaillé dans une c...
26/04/2024

Ma première aventure de thérapeute pour un Pañcakarma date de 2018 en Inde. Pendant 2mois 1/2, j’ai travaillé dans une clinique sous l’égide d'un vaidya, médecin ayurvedique.

J’ai passé les 2 premières semaines à regarder et observer les différents soins et protocoles ajustés pour chaque personne. Je n’ai reçu aucune explication, rien, on m’a juste demandé de regarder. Très vite, j'ai senti que j’apprenais et comprenais autrement, que je voyais bien au-delà de ce qui avait réellement sous mes yeux.

J’ai commencé à voir et à entendre le dialogue subtil qui s’établit entre la personne qui masse et le patient. A partir de là, s’est ouvert en moi, une nouvelle forme d’écoute et une nouvelle forme de mise en relation avec l’autre.

Puis, j'ai commencé à masser. Pareil, aucune explication, Pravin mon mentor m’a juste demandé de le suivre. Au fil des jours, une osmose s’est créée avec la sensation que dans la salle de soin, nous étions Un.

J’ai ainsi été témoin de la beauté des corps qui changent, de la peau qui se transforme, des visages qui s’apaisent, des corps qui se relâchent, des yeux qui brillent. Comme je vivais à la clinique, j’ai eu le privilège que les patients se confient à moi.
Idem, j’ai entendu leurs voix changer, leur esprit se clarifier, des blessures se pacifier, des pardons s’exprimer.

J’ai vu la puissance transformatrice qu’une série de soins orchestrés sur plusieurs semaines dans un but précis apporte !

A ce moment là, j’ai mesuré la puissance de transformation d'une cure de purification profonde. Et de ce qu'elle implique personnellement en terme d’inconforts émotionnels, physiques et physiologies.
Chaque patient présent était comme « à nu » devant nous dans son processus de purification et qu’ils étaient dans une vulnérabilité totale.

J’ai constaté que cet état de vulnérabilité amène l’Être à des états de conscience particuliers et donc à des prises de conscience qui transforment profondément une vie. J’ai observé que cette vulnérabilité amenait chaque patient à se rapprocher de sa nature profonde et à s’engager à la respecter avec plus d’attention et de responsabilité.

J’ai moi-même pris conscience que cette vulnérabilité s’exprimait à différents niveaux, aussi bien physiologique (digestif, immunité notamment), émotionnel, mental et énergétique et que les conditions du retour sont déterminantes dans l’intégration des effets d’un tel processus.

J’ai bien compris la fragilité globale dans laquelle le patient ressort et la nécessité de continuer à l’accompagner pour que les effets puissent s’intégrer dans leur vie quotidienne et se prolonger sur du long terme.

Or, cette expérience m’a montré le manque de pédagogie et d’explications auprès des patients. Et donc une difficulté pour le patient de savoir ce qui est juste de faire à son retour chez lui pour soutenir le corps dans sa régénération dans les semaines qui suivent.

Cette première expérience de thérapeute en Pañcakarma a transformé ma vie, ma vision et ma pratique de l’āyurveda.

J’ai mesuré la responsabilité que l’on a thérapeute face à la vulnérabilité de la personne en face de nous. Je me suis rendue compte qu’il est essentiel d’être au clair avec sa posture de pouvoir et d’influence. J’ai vu la nécessité d’être au clair avec la posture de sauveur pour éviter d’être le miroir de celui ou celle qui sauve de la souffrance.

Et de développer une posture de qualité de présence, d’écoute et de soutien grâce à l’ajustement des propositions d’accompagnements. Dans le but de servir le vivant, d’être au plus près du respect des besoins de chaque personne tout en l’impliquant dans sa responsabilité.

Ce que je me suis attachée à cultiver à suivre comme fil d’or dans ma pratique d’āyurveda.

Pour cela, je me fais moi-même accompagner pour garder la clarté sur mon évolution personnelle et ma responsabilité. Ce qui me permet de développer un discernement dans l’écoute, ma posture, mon positionnement et être dans le respect de ma nature et de mes limites.

Puis 5 ans ce sont écoulés, enrichis de nombreuses autres expériences. J’ai intégré le mentorat Ayurveda Datta auprès du Vaidya Lionel Narendra Das, qui m’a amèné à vivre cette nouvelle expérience de thérapeute de Pañcakarma en France.

Et là, c’est une autre histoire qui commence …

La Voix de la Présence
Suivis Āyurveda, cures ayurvediques, formations
www.deliasjulie.com

Co-animatrice Le podcast Ayurveda, par Mathilde et Julie

Adresse

Sainte-Marie-de-Gosse
40390

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Delias Julie - Ayurveda 5D publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager