Institut Français de Permaculture Equine

Institut Français de Permaculture Equine L'IFPE est né pour promouvoir une approche résolument éthique et respectueuse du cheval et des paysages équins.

L'Institut Français de Permaculture Équine aide les propriétaires de 1 à 6 chevaux à concevoir un lieu de vie qui favorise la santé et le bien-être de leurs chevaux, tout en simplifiant leur quotidien et en réduisant leur dépendance aux intrants. C'est une approche globale, basée sur la construction d’écosystèmes équin-humains harmonieux dans le respect :
- des besoins des chevaux
- des besoins de

l'environnement
- des besoins des humains autour d'eux


Il s’agit de rendre possible l'accès aux connaissances nécessaires et d'accompagner chacun dans la mise en œuvre de son projet pour lui et ses chevaux, chez lui.

LES CARNETS DU VAL de VIE - SEPTEMBREchroniques de gardienne de chevaux et d'intendante=> septembre , cette année, ne se...
03/09/2026

LES CARNETS DU VAL de VIE - SEPTEMBRE
chroniques de gardienne de chevaux et d'intendante
=> septembre , cette année, ne sera probablement pas un simple mois de transition entre été et automne...... après des mois de canicules, de sécheresse, de sols épuisés, de végétation grillée et parfois d’incendies, suivis d'orages parfois très violents, septembre va être un mois de bilan, de réparation et de préparation.
On ne va pas “rattraper” l’été en quelques semaines : certains impacts seront visibles longtemps (sols déstructurés, arbres fragilisés, prairies épuisées, réserves hydriques basses). L’objectif n’est donc pas de relancer à tout prix l'exploitation des ressources en herbe… mais de préserver ce qui reste vivant et préparer le printemps prochain.. Voilà donc la check list de septembre 🙂
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*** Chevaux ***
sortie de période de stress
après un été extrême, surveillez les conséquences retardées :
perte d’état ou au contraire fonte musculaire malgré un cheval “rond”
fatigue inhabituelle
récupération plus lente après effort
changements de comportement (irritabilité, baisse d’activité, recherche permanente de confort)
un cheval peut avoir “tenu” tout l’été puis montrer les effets du stress thermique et alimentaire après coup
hydratation et digestion
même si les températures baissent :
continuez à surveiller la consommation d’eau
vérifiez la qualité des points d’eau après une longue période chaude
soyez attentifs aux crottins (volume, humidité, transit)
les changements de météo et les premières repousses peuvent modifier fortement le fonctionnement digestif
métabolisme et retour de l’herbe
attention aux premières pluies après sécheresse :
une prairie stressée peut produire des repousses très riches en sucres solubles et fructanes, particulièrement avec des nuits fraîches et des journées ensoleillées
surveillez :
pieds sensibles
démarche raide
cheval qui marche moins volontiers
signes de fourbure subclinique
la transition automnale n’est pas forcément plus simple que celle du printemps
peau et insectes
la pression baisse parfois… mais pas toujours :
surveillez les dernières poussées de DER
profitez de la baisse des insectes pour faire un bilan : qu’est-ce qui a fonctionné cette année ? qu’est-ce qui doit être amélioré avant le printemps prochain ?
*** Gestion de l’herbe ***
septembre est un mois stratégique pour le printemps 2027
la tentation est forte de faire “repartir” les parcelles dès les premières pluies… mais après une sécheresse extrême, il faut d’abord reconstruire.
observez :
quelles espèces ont résisté ?
quelles zones sont mortes ou très clairsemées ?
où le sol est nu ?
où la couverture végétale a tenu ?
ne cherchez pas à exploiter immédiatement chaque repousse :
une plante qui repart doit refaire ses réserves racinaires.
la pression de pâturage doit rester adaptée :
temps de repos long
hauteur d’entrée et de sortie surveillées
éviter le rasage des repousses fragiles
préparer les prairies de demain :
c’est le moment de réfléchir :
faut-il regarnir certaines zones ?
faut-il ressemer certaines espèces plus résistantes ?
faut-il modifier les rotations ?
quelles zones doivent devenir des réserves ?
penser “prairie résiliente” plutôt que simple production d’herbe.
*** Sols vivants et fertilité ***
après une sécheresse longue, le sol est souvent le grand oublié.
observez :
infiltration de l’eau lors des premières pluies
zones qui ruissellent
zones qui restent compactées
apparition de croûtes de battance
les premières pluies d’automne sont un test grandeur nature du fonctionnement hydrologique.
ne pas travailler un sol vivant juste parce qu’il semble abîmé :
avant toute intervention, observer :
structure
couverture
vie biologique
priorités :
remettre du couvert végétal
protéger les sols nus
maintenir les paillages
favoriser les apports organiques raisonnés
*** compost ***
c’est le moment de faire le bilan :
qu’est-ce qui est prêt ?
qu’est-ce qui manque pour l’hiver ?
faut-il préparer des zones de compostage supplémentaires ?
les crottins accumulés cet été peuvent devenir une ressource précieuse pour reconstruire la fertilité.
*** L’Eau ***
=> penser reconstruction, pas seulement urgence
après une année sèche, septembre est le mois où il faut regarder les conséquences :
niveaux des nappes et sources
état des mares
capacité des sols à absorber les pluies
les premières grosses pluies peuvent être trompeuses : un sol sec et hydrophobe peut laisser filer l’eau au lieu de la stocker.
préparez :
zones d’infiltration
couverture permanente des sols
récupération d’eau de pluie
entretien des fossés et cheminements d’eau
l’objectif : transformer les pluies d’automne en réserve pour 2027.
*** Arbres et haies ***
les arbres vont parfois montrer en septembre les conséquences de l’été :
chute précoce des feuilles
branches sèches
dépérissements différés
ne concluez pas trop vite qu’un arbre est mort : certains repartent au printemps.
priorités :
identifier les jeunes arbres fragilisés
maintenir les paillages
protéger du pâturage si besoin
arroser intelligemment les sujets prioritaires si la situation l’exige
les haies sont plus importantes que jamais après une année extrême :
elles deviennent des infrastructures climatiques.
*** Potager et autonomie alimentaire ***
septembre = mois de transition et de stockage
récolter :
derniers légumes d’été
graines à conserver
aromatiques à sécher
préparer :
légumes d’hiver
couverts végétaux
paillages
ne pas laisser les sols nus après récolte :
un sol couvert en automne est un sol qui prépare sa fertilité pour le printemps.
*** Prévention incendie et retour d’expérience ***
cette année impose aussi un vrai retour d’expérience :
observer :
quelles zones auraient pu ralentir un feu ?
quelles zones sont devenues des couloirs de propagation ?
où manque-t-il de l’entretien ?
où manque-t-il de l’eau accessible ?
réfléchir à :
débroussaillement raisonné
accès secours
zones refuges pour les animaux
stockage sécurisé des matières sèches
entretien autour des bâtiments
la prévention incendie fait partie du soin au vivant.
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Observation globale du système
septembre est un mois de diagnostic :
ce que l’été a révélé :
où le système a résisté ?
où a-t-il cassé ?
quelles erreurs ne veut-on pas reproduire ?
quels aménagements ont réellement aidé ?
observer les chevaux :
quelles zones choisissent-ils naturellement ?
où trouvent-ils fraîcheur, protection, confort ?
observer les plantes :
qui revient spontanément ?
quelles espèces ont résisté ?
lesquelles méritent d’être favorisées ?
Le mois de septembre
cette année, septembre ne sera pas un mois de “retour à la normale”.
il sera un mois de cicatrisation écologique.
On ne répare pas un sol, une prairie ou un arbre en quelques semaines… mais on peut éviter d’aggraver les dégâts et préparer les conditions du retour.
=> septembre, c’est le moment où la gardienne de chevaux devient aussi gardienne du futur : protéger aujourd’hui ce qui permettra au système de repartir demain

DESIGN D'UNE SELLERIE POUR PROPRIÉTAIRES EN PENSIONépisode 1 : observer en permaculture équine=> cette question a fait l...
26/08/2026

DESIGN D'UNE SELLERIE POUR PROPRIÉTAIRES EN PENSION
épisode 1 : observer en permaculture équine
=> cette question a fait le sujet d'une publi récente d'une membre du groupe permaculture équine et agroécologie équine en paddock paradise
*********************************************************************.. en permaculture équine on va pouvoir s'appuyer sur des techniques de Design qui ont fait leurs preuves 🙂
=> on va donc "faire comme d'hab' ici mais appliqué à un projet de sellerie 😉
l'objectif n'est pas de savoir quelle surface on va y consacrer par cheval (on le saura mais ça sera un résultat annexe en qq sorte)
mais on va concevoir l'ensemble du système de rangement et d'utilisation du matériel, à l'échelle du site.... (oui oui : rien à voir avec l'idée qu'on se fait de la "sellerie" en fait 😉 )
=> on doit pouvoir trouver rapidement ce dont on a besoin, au bon endroit, au bon moment, tout en facilitant le travail quotidien, les soins, le séchage, l'entretien et l'évolution de la pension....
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1. OBSERVER
=> avant de mesurer quoi que ce soit, faire l'inventaire des besoins réels
Pour le cheval : pansage (+ do**he...), préparation avant le "travail", préparation avant une sortie, soins courants, soins ponctuels, soins vétérinaires, soins des pieds, couverture, transport, matériel saisonnier, matériel spécifique au vieillissement ou aux besoins particuliers etc....
Pour le cavalier : de quoi s'équiper (et se changer éventuellement), préparer son matériel, ranger, nettoyer, faire sécher, retrouver rapidement ses affaires, laisser temporairement du matériel en cours d'utilisation, préparer une sortie et en revenir avec du matériel sale ou humide....
Au quotidien
Identifier ce qui est utilisé : plusieurs fois par jour, quotidiennement, plusieurs fois par semaine, occasionnellement, uniquement à certaines saisons, exceptionnellement....
=> ça permet déjà de distinguer le matériel qui doit être immédiatement accessible du matériel qui peut être stocké plus loin....
Ce qui dépend des saisons
=> il va falloir voir et noter en fonction : printemps / été / automne / hiver... couvertures(imper, doudoune, anti moustiques, séchante), tapis mouillés, vêtements, protections, matériel de soins, de transport, de tonte, parage... matériel lié à la météo (spécifique aux périodes de chaleur ou de froid)....
=> une partie du problème de stockage vient souvent du fait qu'on cherche à rendre tout le matériel accessible toute l'année.... or toutes les selleries n'auront pas forcément vocation à tout stocker d'office à l'année
ce qui est du domaine de nos "rêves" 🙂.. c'est ne pas s'auto censurer prématurément... et oser décrire "sa" sellerie idéale, sans contrainte.. on pourrait y trouver des espaces aménagés pour les soins, la do**he, la préparation des chevaux, une zone de séchage, un espace pour entretenir les cuirs, un casier personnel, un espace pour les couvertures, un vestiaire, coin convivial, rangement saisonnier, espace pour le matériel de transport, etc.
=> on est sur le rêve : ce n'est pas encore le projet, mais ça permet de faire apparaître les besoins qui n'ont pas été exprimés dans une simple liste classique...
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=> à vous : il y aurait quoi dans la "sellerie" version permaculture équine ?... si ça vous dit on continue dans l'épisode 2 pour définir les "limites" qui rendre les choses compliquée, pas "instantanées" et parfois impossibles

CHEVAUX ET ECONOMIE CIRCULAIRE :  ça marche comment ?.. quand je regarde "bien en face" notre filière équine ... je dois...
25/08/2026

CHEVAUX ET ECONOMIE CIRCULAIRE : ça marche comment ?.. quand je regarde "bien en face" notre filière équine ... je dois admettre qu'elle fonctionne trèèès largement avec une logique linéaire ... ça se passe comme ça :
acheter → utiliser → consommer des ressources → remplacer → évacuer les déchets
OR.. il est plus que temps de réduire nos impacts environnementaux : et ça "même si" ces comportements vertueux ne sont pas spécialement valorisés ou juste soutenus par les indicateurs classiques
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*** commencer par du linaire ***
=> en permaculture équine on va mesurer l'empreinte environnementale d'un cheval... et ce n'est pas si compliqué 🙂.. on va compter :
- les aliments achetés, le foin
- la litière (oui : rien que dans le box de soin, les stabulations, certains abris...)
- les déplacements, les équipements
- les soins
- les infrastructures.. c'est vertueux mais ça reste très linéaire : concrètement ça mesure essentiellement les entrées et les sorties.... mais pas ce que le système évite
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*** une "comptabilité" du vivant ***
=> le but ça va être d'aller plus loin afin de bien identifier ce que la permaculture équine va nous permettre d'éviter, de réutiliser, de produire ou de régénérer.. et on va facilement trouver plein d'exemples 🙂
le mode d'hébergement
=> je vous ai partagé toute une série sur les différents modes d'hébergement afin de mettre l'accent sur le rôle essentiel de répondre aux besoins des chevaux... et vous savez qu'en permaculture équine on a retenu les pistes, avec des accès régulés à l'herbe.. des chevaux vivant sur une piste ce n'est pas que des chevaux qu'on a sortis de leur boxes... regardez juste l'aspect "installations".. d'un côté on a :
cheval → box → paille → curage → fumier → transport → traitements divers (dont compostage, méthanisation...).. de l'autre on a :
cheval → déplacement → pâturage → crottins ramassés ou répartis → compostage et fertilité du sol → flore riche en nutriments → fourrages plus équilibrés → cheval bien nutri.. dans ce cas précis le crottin n'est plus un déchet à éliminer (et valoriser dans un système productiviste)... mais il devient une ressource de fertilité et de santé intégrée au fonctionnement du système.
La valeur environnementale d'un système conçu et géré en permaculture équine n'est donc pas seulement l'absence de "déchet" : c'est la transformation d'un flux de déchets en flux biologique utile
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*** le cheval "acteur du système" ***
=> c'est probablement l'un des changements les plus importants avec la permaculture équine 🙂
- dans une logique classique, le cheval est souvent considéré comme un consommateur : on a ça...
foin + eau + aliments + infrastructures + soins → cheval
- dans une conception en permaculture équine le cheval devient également un élément fonctionnel du système : il pâture, il entretient certaines zones et "élague" les arbres fourragers, il fertilise et participe au cycle de la matière organique en transformant de la biomasse en fumure, ses déplacements influencent la végétation et son comportement peut être utilisé dans le design du site... ainsi on ne mesure plus uniquement ce que le cheval consomme, mais on mesure aussi les fonctions qu'il remplit
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*** le foin ***
- dans un raisonnement classique on va compter et on aura : x tonnes de foin consommées = x tonnes à produire et transporter
- en permaculture équine on va envisager de nombreux autres aspects... quelle proportion du foin est produite sur place et ainsi combien de kilomètres de transport sont évités... ce foin provient-il d'une prairie permanente, riche en biodiversité ou pas... le sol de cette prairie est il vivant, riche en matière organique... la production de foin contribue-t-elle à maintenir une prairie permanente ? les refus sont-ils valorisés ? le stockage permet-il de limiter les pertes ?... de cette façon on passe à une évaluation du système qui produit, transporte, utilise et éventuellement recycle ce foin
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*** durabilité des équipements ***
=> on va prendre comme exemple un téléphone qui "serait" conçu pour durer 20 ans plutôt que 5 ans... et on peut appliquer exactement le même raisonnement à tout notre matériel équestre...
une selle durable, un abreuvoir réparable, une clôture conçue pour être entretenue facilement et par "module" (par exemple), des rubans électriques qui crament pas ou qui ne s'usent pas juste parce qu'il y a du vent...
un bâtiment ou un équipement démontable (comme les dalles sagustu par exemple)
un équipement acheté d'occasion
=> tous ont une valeur environnementale difficile à mesurer.... et pourtant ils peuvent éviter ce process classique :
achat → fabrication → transport → remplacement → déchet → rachat...
DONC en permaculture équine on va à privilégier ça :
réduire ses besoins → réutiliser → réparer → adapter → transformer → et seulement ensuite remplacer
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*** récupération de l'eau de pluie ***
=> si on regarde uniquement la consommation d'eau on va obtenir un truc comme x m³ consommés/an... et de ce chiffre on peut conclure que l'installation consomme beaucoup ou pas beaucoup...
MAIS cela ne dit rien du système hydrique.... alors en permaculture équine, on cherche plutôt à organiser les flux d'eau... et pour l'eau de pluie ça donne :
pluie → récupération → stockage → filtration/usage adapté → répartition et réutilisation éventuelle → infiltration → sol → végétation... et là, la performance environnementale ça va être de savoir combien de fois on l'a utilisée l'eau entre le moment où elle est arrivée sur le site et le moment où elle en est ressortie 🙂
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*** les crottins ***
dans un système linéaire on a : cheval → crottins + litière → fumier → évacuation
dans un système circulaire c'est : cheval → crottins (+ matière carbonée) → compostage → sol → flore → fourrage → cheval
ET le bénéfice ne se limite pas à la gestion des crottins mais ça va aussi avoir des bénéfices indirects essentiels : la fertilité et la structure du sol, la rétention d'eau, la production végétale et la résilience du système
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*** On fait comment pour réduire ses besoins, fermer ses cycles et augmenter les fonctions qu'il remplit ? ***
on peut mesurer les dégâts...
ou décider de concevoir un système résilient
=> en permaculture équine on peut se servir de "tableaux de bord" pour visualiser
quantité de crottins // quantité de matière organique réintégrée dans le système
volume d'eau consommée // eau récupérée, réutilisée et infiltrée
foin acheté // part produite localement ou sur le site
kilomètres parcourus // déplacements évités
matériel acheté // matériel réemployé, réparé ou durable
déchets produits // matières réutilisées ou valorisées
fertilisants achetés // fertilité produite par le système
nombre d'équipements // durée de vie et polyvalence des équipements
ET SURTOUT on ne va pas seulement compter ce que le système consomme.... mais également compter les services écosystémiques qu'il régénère (ça ne peut pas forcément se chiffrer mais c'est à mettre en avant quand même)... et on ne comptera pas non plus "que" à court terme mais sur un temps long (comme pour les arbres... la régénération des sols et du cycle de l'eau...)

Le Val ,de Vie est un site pilote CAR la permaculture équine peut servir ainsi de modèle expérimental pour démontrer qu'un autre fonctionnement est possible 🙂
=> ça permet de comparer les flux complets entre différentes approches :
EAU
pluie → stockage → consommation → récupération → infiltration
BIOMASSE
herbe → cheval → crottins → compost → sol → herbe
FOURRAGE
prairie → foin → cheval → fertilité → prairie
MATÉRIEL
achat → utilisation → réparation → réemploi → recyclage
ÉNERGIE
production → utilisation → économies → production locale éventuelle
ESPACE
infrastructure → usages multiples → fonctions écologiques
=> et là on est vraiment beaucoup plus proche de la réalité écologique du système 🙂
Mon idée ce n'est pas de créer un nouvel indicateur : la vraie révolution serait de mesurer également les services rendus par le système
Par exemple :.. une pension qui récupère son eau, produit son foin, composte les crottins, plante et entretient ses haies, régénère ses sols et limite fortement les transports pourrait avoir une "consommation apparente" (c'est facile : on a des compteurs, des factures...) comparable à une autre sur certains postes...
ET POURTANT... son fonctionnement est complètement différent d'un système linéaire classique
LA MESURE de la réussite de la permaculture équine c'est plus mesurer par la capacité du système à :
réduire ses dépendances, fermer ses cycles, multiplier les fonctions d'un même élément, régénérer ses ressources et augmenter sa résilience
=> c'est comme ça je pense que la filière équine pourrait passer
de ce qui lui est reproché (à raison) de "consommatrice des ressources" : qui provoque un fort problème d'accès au foncier... qui sera probablement suivi d'une forte concurrence pour les fourrages et l'eau ...
à une filière équine qui participe au fonctionnement et la la résilience des écosystèmes
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=> quand on parle des "flux" on parle aussi d'un principe de design essentiel en permaculture équine... le "zonages" (vous pouvez aller fouiller dans le groupe on en a parlé 🙂 ) : c'est ce qui permet d'optimiser les flux liés à nos déplacements... le temps qu'on y passe donc et l'énergie que ça nous prends : la place de l'humain est à considérer... toujours 🙂
(image internet : même des poules ça peut s'intégrer dans cette approches circulaire 🙂 )

23/08/2026

CHEVAUX et CANCERS... Une exposition chronique et cumulative
=> quand on parle de cancers chez le cheval, on pense souvent à la génétique, à l’âge, aux UV, à certaines infections, ou simplement au "hasard"...
MAIS concrètement : à quoi on expose nos chevaux quotidiennement, pendant 15, 20 ou 30 ans..... car notre herbivore tant aimé, il va consommer des kilos et des kilos de matière végétale chaque jour... et tout cela provient aussi des mêmes prairies ou des mêmes filières de production agricole pendant des années....
Je vous parle de l'herbe, du foin, des fourrages de complémentation, de la phyto...
=> vous vous doutez bien que quand tout ça est produit dans des systèmes agricoles conventionnels...
ce sera potentiellement exposé à des herbicides, fongicides, insecticides et autres produits biocides....
et le problème n'est pas nécessairement une molécule en particulier : nos chevaux peuvent être exposés au fil du temps, à une multitude de substances différentes, à faibles doses, de façon répétée....
et là on est sur une exposition chronique et cumulative.... avec l'effet cocktail : les effets combinés constituent aujourd'hui un véritable sujet de recherche toxicologique....
=> chez l'humain, de nombreuses études épidémiologiques ont déjà mis en évidence des associations entre certaines expositions professionnelles aux pesticides et différents cancers.... mais chez le cheval ?... et bien on ne dispose pas aujourd'hui de suffisamment d'études épidémiologiques permettant d'affirmer que manger du foin conventionnel augmente de X % le risque de cancer chez le cheval.... MAIS l'absence d'étude démontrant un risque chez le cheval ne signifie pas que l'exposition chronique est sans conséquence.
nous savons que les chevaux peuvent être exposés par leur alimentation
et une étude récente portant sur des aliments pour chevaux commercialisés en Europe a notamment retrouvé des résidus de pesticides ainsi que d'autres contaminants dans les aliments analysés (voir le lien)
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ON FAIT QUOI ?
=> le plus simple est de revenir à une question de prévention et de réduire l'exposition de nos chevaux à des contaminants chimiques
ça ne veut pas dire que tout doit devenir parfait... que chaque cheval doit être nourri exclusivement au "bio", ou que toute utilisation d'un produit phytosanitaire transforme automatiquement un aliment en poison... MAIS ça veut dire que nous pouvons réfléchir à la charge d'exposition globale
on favorisera une prairie permanente diversifiée plutôt qu'une culture simplifiée
on achètera un foin produit sans pesticides lorsque cela est possible (on produira comme ça chez soi)
on optera pour des fourrages issus de parcelles dont on connait l'historique.... on ira voir avec l'agri qui fait le foin...
on va préférer une alimentation basée sur le fourrage, avec des aliments complémentaires réellement nécessaires.... donc on fera analyser le foin
on mènera aussi une réflexion sérieuse sur les choix de conduite et de pilotage des parcelles afin d'utiliser moins d'intrants chimiques
ET cette réflexion on va la mener à l'échelle de notre écosystème équin-humain à l'échelle de toute la vie du cheval
En permaculture équine, nous parlons beaucoup de sols vivants, de biodiversité, d'autonomie alimentaire et de réduction des intrants : ce n'est pas "que" une question d'écologie.... mais c'est une question de santé ... de prévention
nous ne pouvons pas encore quantifier précisément l'impact de l'exposition chronique aux pesticides sur le risque de cancer chez le cheval
mais nous pouvons déjà choisir de ne pas multiplier inutilement les expositions lorsque nous avons la possibilité de les réduire car prendre soin de nos chevaux c'est aussi réfléchir à ce qu'ils respirent, ce qu'ils boivent… et à ce qu'ils mangent.... comme nous 🙂
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=> lien vers l'étude :

QUAND POMPON A VRAIMENT PEUR DE L'ORAGE=> cette nuit au Val de Vie on a eu un orage comme on en voit rarement ici..... c...
15/08/2026

QUAND POMPON A VRAIMENT PEUR DE L'ORAGE
=> cette nuit au Val de Vie on a eu un orage comme on en voit rarement ici..... ce n'était pas le "simple" orage d’été qui passe au loin, avec quelques éclairs et deux ou trois coups de tonnerre... là, c’était autre chose : des éclairs en continu, des détonations extrêmement fortes, longues, profondes, avec un tonnerre qui semblait résonner partout à la fois.... la maison elle-même a vibré !.. je dis ça parce qu'ici c'est une structure bois installée dans un ancien hangar à foin avec encore de la tôle par endroit... autant vous dire que le bruit on ne l'a pas "que" entendu.... il était aussi transmis par la structure, avec cette sensation physique très particulière que tout le bâtiment résonne et vibre...
ET.. dehors, pour la première fois, les chevaux ont eu peur.... et ils ont appelé.. c'est vraiment important car ce n’est pas leur réaction habituelle aux orages....
--------------------------------------------------------------------------.. les témoignages nous racontent que certains chevaux ont peur de l’orage... mais aussi l'inverse et que certains s’en fichent : je crois que ce n'est pas si simple/binaire
un cheval ne réagit pas à un truc abstrait appelé l’orage
il réagit à un ensemble de stimuli sensoriels, dans un environnement donné, avec son propre historique d’expériences.. en gros et on le comprend vite en fait : un tonnerre très lointain n'est pas le même "événement" pour eux qu'une détonation qui fait vibrer des murs à quelques centaines de mètres.... quelques éclairs espacés ne produisent pas la même stimulation qu'un ciel constamment éclairé.... une pluie ordinaire n'est pas une pluie torrentielle accompagnée de vent, de claquements, de ruissellements et de vibrations... ET SURTOUT tous les chevaux n'ont pas le même vécu
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QUAND C'EST INHABITUEL.. ça peut surprendre davantage
=> ça on y pense assez peu.... par ici les très gros orages sont relativement rares... mes chevaux n'ont pas vraiment eu l'occasion de construire une expérience répétée de ce phénomène... en gros le tonnerre ils connaissent mais pas "ce" tonnerre là
C'est une nuance importante car les réactions de peur des chevaux montrent que la nouveauté et l'intensité d'un stimulus (comme ce qui se passe dans un orage) participent à la réponse comportementale... ça va induire des variations avec plus de vigilance, de déplacements et de vocalisations "pendant" et une chute "après"
=> vous l'avez sans doute remarqué : un cheval peut être parfaitement habitué à une situation et réagir fortement lorsqu'elle sort soudainement de ce qu'il connaît...
on va donc éviter de généraliser... car la réaction du cheval lors d'un orage ne nous dit pas comment il va réagir lors du prochain orage...
ça veut dire aussi qu'il ne faut pas non plus trop s'en vouloir...
LA REACTION DE POMPON ET CELLE DE PETIT TONNERRE : RIEN A VOIR !
=> c'est clair : tous les chevaux ne vont pas vivre le même orage de la même façon
certains vont continuer à brouter comme si de rien n'était
d'autres vont relever la tête et surveiller
certains vont chercher davantage la proximité du groupe
d'autres vont se déplacer, appeler, trotter, voire chercher une échappatoire
ET même la réaction d'un cheval peut elle-même évoluer au cours du même orage....
au début, il peut simplement observer
puis, si l'intensité augmente, son niveau d'activation peut monter
il peut ensuite retrouver progressivement son calme lorsque ça se calme
EN PLUS... on sait que ça va avoir des effets très variés physiologiquement... et c'est pour ça que c'est important aussi d'observer ce qui se passe "après"
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APRES L'ORAGE...
=> ce matin Cheyenne était physiquement éprouvée... ce qui me fait plaisir c'est qu'elle a retrouvé un sentiment de sécurité "chez elle" sur les pistes du PP2 : elle en a profité pour piquer un bon gros roupillon totalement vautrée de tout son long en mode sommeil profond ... clairement elle avait besoin de récupérer !
PS : je ne vais évidemment pas transformer cela en diagnostic et affirmer qu'elle était "traumatisée" par l'orage hein... c'est une simple observation.... riche quand même en informations...
ET c'est là que c'est utile pour vous car c'est exactement ce genre d'information que vous "devez" apprendre à faire
après un événement inhabituel : observez leur comportement pendant plusieurs heures : est-ce qu'ils retrouvent rapidement leur alimentation habituelle ? ils boivent normalement ? est-ce qu'ils se reposent ou ils restent particulièrement vigilants ? ils cherchent davantage les autres chevaux ? Est-ce qu'ils semblent simplement fatigués après avoir beaucoup bougé ?
=> le retour au comportement habituel est encore plus intéressant car un cheval peut avoir eu une vraie réaction de peur et revenir ensuite parfaitement à son équilibre... et c'est justement ce retour à l'équilibre que nous voulons favoriser
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ON FAIT QUOI ?
=> pas grand-chose…
on sécurise évidemment ce qui doit l'être : on vérifie les clôtures, les installations, les arbres ou les éléments qui auraient pu être endommagés par le vent ou la foudre
on regarde que tout le monde va bien (oui oui ça va de soit...)
ET VOILA... pas besoin de "tester" les chevaux, pas besoin non plus de considérer qu'on a un cheval "phobique de l'orage"...
on laisse simplement le calme revenir, on écoute éventuellement le rythme cardiaque si on en a repéré un très éprouvé
si un cheval a beaucoup bougé, beaucoup surveillé, beaucoup vocalisé ou simplement passé une longue période en état d'alerte, c'est simple... on le laisse se reposer
En permaculture équine les chevaux disposent d'un groupe stable : cet environnement social va participer à leur sécurité : c'est un objectif à rechercher si ce n'est pas le cas... et ça nous indique que ce n'est pas le moment pour isoler un cheval (attention donc aux chevaux en soin, ou en quarantaine par exemple)
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FAUT-IL "TRAVAILLER" LA PEUR DE L'ORAGE ?
=> ben non... pas forcément.
si un cheval vit régulièrement des épisodes orageux et que sa réaction devient problématique ou dangereuse, il peut évidemment être intéressant de travailler progressivement sur certains stimuli sonores, dans des conditions contrôlées...
mais lui faire subir volontairement des sons d'orage à pleine puissance pour "l'habituer"...
=> mon avis c'est que c'est pas l'idée du siècle... par contre choisir une technique très progressive de désensibilisation ou d'habituation ça sera plus efficace que l'exposition directe au stimulus
ET SURTOUT... vu que chaque "orage" reste unique... on ne sera jamais sur du 100% faut s'en souvenir : ça ne sera pas forcément un échec de l'habituation.... mais juste un événement "exceptionnel"
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LES EFFETS DE L'ORAGE SUR LE LIEU
=> cette nuit, l'orage n'a pas seulement été un événement pour les chevaux.... on a reçu plus de 10 mm en moins de vingt minutes, une petite pause de pluie fine... et encore environ 6 mm en dix minutes
après toute la période de sécheresse que nous venons de traverser on est pile dans ce qui sera intéressant à observer....
MAIS... (allez voir les dernières publis) : une pluie ne signifie pas automatiquement reprise d'un rythme habituel avec pâturage tournant... oh que non...
=> ce qui m'intéresse maintenant, c'est de regarder ce que vont faire les parcelles dans les prochains jours 🙂
c'est l'occasion d'observer le fonctionnement du système : les chevaux, eux, restent sur les pistes
=> prenez le temps et laissez aussi le temps à la Nature : la permaculture équine ne va pas chercher à trouver des cases faciles à cocher... .
- tel cheval n'est pas "un cheval qui a peur de l'orage" ou "un cheval qui n'a jamais peur"
- telle parcelle n'est pas "sèche" ou "bonne à pâturer" simplement parce qu'il vient de pleuvoir
=> on observe le contexte et on regarde les réactions et surtout on laisse le système nous montrer ce qui se passe avant d'intervenir :
là tous les chevaux sont revenus à leurs habitudes... sereins...
la poussière est tombée, il fait moite, ça a ruisselé sur les zones de sols imperméabilisés et par endroits sur les pistes très compactées... tout a déjà séché en surface... il fait 25° avec 71% d'humidité...
------------------------------------------------------------------------
=> à vous : comment "ont réagi" vos chevaux lors des orages que vous avez vécus avec eux ?
(tableau Carle Vernet)

Adresse

Parc De La Forge
Sainte-Foy-de-Montgommery
14140

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