21/03/2026
Vendredi 20 mars, 1ier jour du printemps 2026.
Exemple de l’un des sujets du programme d’un rucher amateur visant la "diminution des colonies à hiverner en fin de saison, puis la reconstitution du cheptel tôt en saison" :
Dans 1 colonie de plus de 100 000 ouvrières sur 2 corps superposés (3 corps en 2025), où je provoque les conditions d’essaimage, et où la reine de l’année précédente ne peut pas quitter la ruche,
récupération des 2 premières cellules royales naturelles de sauveté 2026.
Naissance de ces 2 premières reines le 19 et le 20 mars, l’une conditionnée en ruchette 6 cadres, l’autre en mini+.
Voir photos.
Les premiers mâles sont présents sur les cadres mais pas encore sur les planches d’envol.
Afin d’attendre la preuve des premières congrégations de mâles, les 2 jeunes reines sont protégées en cagettes, enfermées pendant 10 jours environ, sans dépasser le délai critique de 15 jours.
Elles seront alors libérées pour un vol de fécondation de meilleure qualité, en choisissant, si possible, une période chaude et ensoleillée.
Programme à venir :
- Orphelinage imminent de toutes les ruches de production,
- ne pas sacrifier les reines de qualité de l’année précédente, lesquelles seront préservées et utilisées en petits volumes,
- lancer les premiers élevages royaux naturels de la saison (sans greffage, pour les débutants),
- superposer la période de maturité des mâles avec la période de gestation des CR pour gain de temps dans la saison,
- composer les premier EA 2026,
pour constituer des petits volumes de production de miel modeste, dans lesquels les reines sont potentiellement associées (biruches et autres dispositifs…),
- garder en tête les calendriers de floraison dans son secteur géographique,
- savoir compter les jours (ex. 40 à 45 jours pour obtenir une butineuse depuis l’œuf pondu),
- gérer l’infestation de varroa, mois par mois, en privilégiant les méthodes qui limitent les intrants.
- En mars, poursuivre la lutte annuelle du FA, organisée depuis décembre (révision et adaptation perpétuelle du programme de lute, préparation de pièges, de harpes…).
- Prévoir dans la saison, les réserves de miel sur des cadres de corps (en plus des cadres de hausse) et les réserves de pollen pour limiter les frais importants d’achat de sirops, de pâtes…
C’EST TROP LONG, TROP COMPLIQUÉ ?
Ça s’appelle également "S’ADAPTER" aux nouvelles conditions naturelles et anthropiques, changer de modèle, réinventer…
Si l’on considère le nombre impressionnant de cessations d’activités d’amateurs, qui se bornent à s’inspirer de méthodes traditionnelles face aux nouvelles conditions, après avoir dépensé entre 500 et 1000 euros d’installation (vêtements de protection / outils / ruches / essaim qui meurt / essaim que l’on rachète / lutte anti-varroa / lutte anti-frelon / outils de miellerie etc etc,
peut être est-il plus avantageux d'apprendre à mieux connaître la colonie d’abeilles avant de se lancer dans cette belle activité aujourd’hui ?
Alain Prévost
PHOTOS :
- superposition équivalent à 2 corps Dadant (assemblage de 2 hausses pour intégrer aux cadres de corps supérieurs, 2 étages de cadrons mini+ assemblés) / volume technique.
- CR prélevée sur son cadre de corps puis soudée sur cadron mini+ (tentative sans contenu dans ce cas puisque rien d’autre n’était disponible sur le rucher ; les butineuses, après déplacement à 3km, ont assuré une rentrée de N suffisant. Dès la naissance de la reine, après cette observation, j’ai nourri exceptionnellement d’1 litre de sirop maison 50 x 50.
- La CR est ouverte, la reine vient de naître, les nettoyeuses travaillent
- Nourriture naturelle
- reine juste née sur cadre de corps prélevé dans la ruche souche (superposition de corps) et introduite dans ruchette ; 1 seul cadre couvert d’abeilles + cadres de réserve de miel.
- reine enfermée en bigoudi durant une dizaine de jours, jusqu’à la présence de congrégations de mâles.