18/10/2023
J'ai découvert la musique de Carla Bley à une époque où j'enregistrais tout concert - ou presque - qui passait à la télévision. À l’âge d’être au lycée en somme.
Ecrivant cela, je me demande si le magnétoscope n'a pas été mon meilleur ami durant mes jeunes années mais c'est un autre sujet.
De ce concert, je n’ai jamais oublié cet extraordinaire moment qui le clôturait. Parce qu’il est drôle et touchant, parce que la complicité avec Steve Swallow y est évidente et lumineuse, parce que Carla Bley y est belle et magnétique, fascinante et que sans même voir pleinement son regard, on sent son intelligence et sa profondeur. Ouais.
Et Steve Swallow n’est pas mal non plus. Tout sec, le sourcil autoritaire, vouté sur sa basse comme Marty Feldman en serviteur bossu dans Frankenstein Junior (Young Frankenstein de Mel Brooks).
Better keep it simple, better keep it slow… Que son solo l’illustre tellement bien, plus encore pour moi à une époque où j’écoutais encore beaucoup de guitaristes que ne s’expriment qu’en déluges de notes et pyrotechnies.
De la simplicité, de la finesse, de l’humour, l’élégance quoi !
Carla Bley est partie hier, c’est une malheureuse occasion de lui rendre hommage et de partager un peu de sa musique mais c’en est une. Ça aurait été encore plus triste de ne pas le faire.
Carla Bley - p / vocSteve Swallow - voc / eb (solo)A nice little ironic song, probabliy written by Carla Bley.I don't know the recording place, it might be B...