08/03/2026
Le Ciné-Club des Beaux Arts est joyeux·se·x de vous présenter au cinéma, Peaches Goes Bananas
le dernier film de la plasticienne et cinéaste Marie Losier. Une surprise vous attend dès l'ouverture !
Jeu 12 Mars. à 20h30
Cinéma Jacques Tati
Dans le cadre de
Pendant dix-sept ans, Marie Losier a suivi Merrill Beth Nisker alias Peaches, chanteuse rock canadienne, icône q***r et féministe, reine de l’electroclash – style musical mêlant electro des années 1980, new wave, techno des années 1990, electro pop rétro et dance – pour donner naissance au documentaire Peaches Goes Bananas. Ce troisième long, Prix du Jury à Chéries Chéris 2024, qui, comme ses 25 courts et moyens métrages (qui ont eu droit à des rétrospectives au MoMA à New York et au Jeu de Paume à Paris), dresse le portrait d’un artiste. La marque de fabrique de Marie Losier, même si rien ne la prédestinait à passer un jour derrière la caméra, en dépit de sa passion enfant pour le septième art. « J’aimais le cinéma car c’était le seul endroit où je me sentais libre, où je pouvais rêver, où je comprenais la vie. Mes parents n’avaient pas la télévision. Mais il y avait un ciné-club dans mon village. Et dès que j’allais voir ma tante russe à Paris, elle m’emmenait au Grand Action. Puis, plus t**d, pendant mes études de littérature, j’ai beaucoup séché les cours pour aller à la Cinémathèque française. Mais je pensais que ce n’était pas pour moi, que devenir un jour réalisatrice n’était pas possible. », raconte Marie Losier. Jusqu’à ce qu’elle parte étudier les Beaux-Arts au Hunter College de New York. New York où elle vivra pendant vingt-trois ans. « Je n’ai pas fait d’école de cinéma mais une fois sur place, je me suis retrouvée plongée dans le milieu de l’avant-garde où il n’existe aucune séparation vraiment claire entre le théâtre, la littérature, la musique, la danse et le cinéma. » C’est là qu’elle commence à rencontrer des artistes qu’elle va avoir envie de filmer. « Il y a en effet une obsession chez moi d’archiver, de documenter, de comprendre le mécanisme de pensée et le processus de création. Ce sont les artistes hors norme, hors du système commercial, qui m’intéressent le plus. Et ce seront quasiment toujours des rencontres amicales qui donneront naissance, après un long processus de travail, à ces portraits où, telle une petite détective, j’entre dans leur tête pour mieux les connaître, eux et leurs milieux. »
source CNC