Fabienne G. Assistante maternelle

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16/06/2026
07/05/2026
04/03/2026

🍼 Quand une maman me dit : “Il adore être assis, il est tellement plus calme comme ça”, je comprends… mais je sais aussi que son corps, lui, n’est pas encore prêt.

La tentation est grande chez les parents d’asseoir bébé alors qu’il n’est pas encore capable d’acquérir cette position de lui-même. Les raisons sont très souvent légitimes et partent généralement d’une bonne intention. Mais asseoir un bébé avant qu’il ne soit prêt peut avoir des conséquences négatives sur son développement psychomoteur.

Il est crucial de respecter les étapes naturelles du développement moteur. Souvent, lorsque les bébés atteignent six, huit ou dix mois, et qu’ils n’ont pas encore acquis des compétences comme le retournement ou le rampement, asseoir l’enfant peut nuire à son développement global.

💡 Les risques de l’assise précoce :

Absence d’acquisition des étapes motrices : les bébés assis par leurs parents peuvent ne jamais apprendre à passer de la position allongée à la position assise de manière autonome, et parfois même ne jamais ramper.

Non-intégration des réflexes archaïques : rester trop longtemps assis limite le temps où l’enfant peut explorer le retournement, le rampement et le quatre-pattes, étapes essentielles pour intégrer ses réflexes.

💡 Pourquoi cette envie d’asseoir bébé ?
Les bébés peuvent être frustrés de rester longtemps sur le dos. Cette frustration incite souvent les parents à les asseoir, pensant leur faciliter la vie. Mais forcer cette posture avant que les muscles du cou et du dos soient prêts peut bloquer le développement moteur global.

💡 Comment accompagner bébé vers l’assise :

Encourager le retournement

Favoriser le rampement et le quatre-pattes

Soutenir le passage par toutes les étapes du développement moteur avant la position assise

💡 Je suis Capucine, ostéopathe depuis plus de 10 ans, j’ai formé plus de 350 professionnels et accompagné plus de 1000 parents dans la compréhension du développement moteur et émotionnel des enfants.

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11/02/2026

🎬Dans les coulisses d'une Assmat'
👩Quand le métier dépasse l'accueil

Etre assistante maternelle, c'est accueillir un enfant... mais parfois, sans l'avoir choisi, c'est aussi entrer dans l'histoire et les difficultés d'une famille.

Sans le vouloir, sans le demander, nous devenons témoins de moments de vie compliqués : fatigue, séparation, stress professionnel, inquiétudes financières, tensions familiales, maladies... .
Autant de réalités qui dépassent largement le cadre de l'accueil, mais qui impactent l'enfant - et donc notre travail.

Nous écoutons, nous observons, nous ressentons.
Nous portons parfois des silences lourds, des paroles confiées à demi-mot, des émotions qui ne sont pas les nôtres mais qui nous touchent malgré tout.

Il faut alors trouver la juste place.
Rester professionnelles, tout en étant humaines.
Accueillir l'enfant avec bienveillance, même quand le contexte familial est fragile.
Composer avec ce que l'on sait... et surtout avec ce que l'on ne peut pas résoudre.

Car notre rôle n'est pas de régler les problèmes des familles.
Mais nous faisons de notre mieux pour offrir à l'enfant un espace sécurisant, stable et rassurant, quoi qu'il traverse à l'extérieur.

C'est une charge émotionnelle invisible, souvent méconnue.
Un équilibre délicat entre empathie, respect, discrétion et professionnalisme.

Etre assistante maternelle, c'est aussi cela : porter, un peu, ce qui ne nous appartient pas... toujours dans l'intérêt de l'enfant.

Il ne faut pas oublier que nous sommes professionnelles, mais aussi humaines, certaines situations peuvent donc aussi nous toucher.

28/01/2026

Trouble de l'oralité sévère
Ce que ce n’est pas:

❌ Ce n’est pas un enfant “difficile” ou “capricieux”
❌ Ce n’est pas un simple manque d’appétit
❌ Ce n’est pas quelque chose qui se règle en “forçant”

Un gros trouble de l’oralité n’est ni un caprice ni un manque d’appétit.
C’est une difficulté importante et durable à manger, liée au fonctionnement de la bouche, aux sensations, aux gestes pour mâcher et avaler, et souvent à une peur très forte autour de l’alimentation.

La personne peut refuser beaucoup d’aliments, avoir des haut-de-cœur, une peur de s’étouffer ou vomir. Il peut aussi baver simplement en ayant un aliment sec dans la bouche ou juste en le voyant visuellement ou voire rien qu’en le touchant ou en le sentant. Ces réactions ne sont pas volontaires : le corps se met en mode défense.

👉 Forcer à manger ne sert à rien, car cela augmente le stress et la peur.
Au contraire, forcer peut provoquer des vomissements, renforcer le rejet de la nourriture et aggraver le trouble sur le long terme.

Donc, on s'adapte à l'enfant, à son alimentation et à ce que son corps accepte, tout en travaillant en douceur sans forcer les choses.

Adresse

Saint-Genis-Des-Fontaines
66740

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