28/01/2025
Chers parents,
Je n’ai pas l’habitude de faire étalage politique ou de demander une prise de partie quelconque. Mais aujourd’hui, le Gouvernement, certains syndicats et collectifs, sont en train de produire des projets de textes de loi, des décrets et des réglementations, modifiant fondamentalement le fonctionnement des micro-crèches.
En réponse aux livres « les ogres » qui fait état de situations alarmantes, nos dirigeants ont décidé de mettre un pied dans le domaine de la Petite Enfance, sans doute pour montrer qu’ils ont entendu et qu’ils sont capables de réagir face au regard de la population. Et ils ont raison. La Petite Enfance, nos enfants, doivent être protégés des malversations et des dérives. Mais aujourd’hui, ils s’en prennent à l’ensemble des micro crèches et des équipes de professionnels.
Ils créent une ambiance de doutes et de contraintes; ils créent une scission entre les professionnels de diplômes différents; ils dénigrent le travail des gestionnaires qui, comme moi, mettent tout leur cœur dans leur micro-crèche pour garantir un accueil de qualité; ils dénigrent le diplôme de certains professionnels (les titulaires du CAP Accompagnant Educatif Petite Enfance [AEPE] deviendraient des « non-diplômés », des personnes incompétentes à qui on ne peut plus faire confiance apparemment…), et plus largement ils dénigrent le travail de toute une branche professionnelle, et remettent même en question la qualité d’accueil par les équipes alors même qu’elles accomplissent leur travail avec tout leur dévouement et mettent au profit de vos enfants leurs compétences et leurs qualités respectives.
Si la qualité de l’accueil doit rester une priorité, elle ne doit pas pour autant compromettre le modèle des micro-crèches, largement plébiscité par les familles et les professionnels !
Nos micro-crèches Pirouette-Cacahuète et Picoti-Picota aujourd’hui:
• Capacité : 14 enfants maximum, encadrés par des professionnelles diplômées (CAP AEPE, auxiliaires de puériculture, BAC ASSP) et des alternantes CAP AEPE ET AP.
• Présence des professionnelles diplômées en nombre suffisant pour répondre aux exigences d’encadrement et même au-delà.
• Amplitude horaire flexible : 6h-20h, avec des possibilités d’horaires atypiques et de plannings variables.
• Gestion des ouvertures/fermetures : 1 professionnelle seule avec 3 enfants maximum (possible par 1 CAP AEPE pour le moment).
• Une 2e professionnelle dès l’accueil du 4e enfant (possible CAP AEPE également).
• Gestionnaire, directrice et référente technique: moi-même, sage-femme
-> une équipe pluridisciplinaire et complémentaire!
• Des possibilités d’évolution en fonction des profils, des compétences et des envies de chacune!
Ce que le projet de décret propose :
• Obligation d’un personnel diplômé d’État (auxiliaire de puériculture [AP]/éducatrice de jeunes enfants [EJE]/puéricultrice) pour 100 % de l’accompagnement des enfants.
• Suppression du poste de Référent technique, remplacé par une directrice, exclusivement occupée par une EJE ou une puéricultrice, supprimant ainsi toute perspective d’évolution pour les CAP/AP. Quid des autres diplômes comme celui des sages-femmes?
• Interdiction pour les CAP de gérer seules les ouvertures/fermetures avec 3 enfants.
Les conséquences préoccupantes :
• Pénurie de diplômés (AP/EJE/puéricultrices) sur le marché de l’emploi.
• Remplacement ou licenciement de personnels compétents actuels, entraînant des suppressions de postes sur le territoire et une hausse du chômage.
• Disparition des fonctions de Référent technique (direction) pour les CAP/AP, désormais accessibles uniquement via une VAE vers les diplômes d'état.
• À quoi sert le CAP AEPE pour l’avenir? Pourquoi forme-t-on nos apprenties?
• Sans oublier les modifications de fonctionnement interne: si obligation d’un professionnel diplômé auxiliaire de puériculture ou EJE pour les ouvertures/fermetures, l’ensemble des plannings doit être revu, imposant à ces professionnels de ne faire que des ouvertures et fermetures, et les titulaires du CAP AEPE obligés de faire des journées uniquement et des coupures.
Mais aussi risque de réduire les horaires d’accueil possible pour répondre aux exigences. Donc contraindre des familles qui ont besoin d’un planning en horaires atypiques à modifier leur mode de vie ou leur emploi. Il s’agit d’un remaniement complet du fonctionnement!
Pour comparer, lorsqu’un médecin est coupable de crime, il est incriminé en tant que personne et professionnel, ce n’est pas l’ensemble de la communauté médicale qui est remise en cause et en question!
En crèche, comme partout, il faut contrôler et condamner les abus et les crimes des personnes coupables!
Ce n’est pas le modèle des micro-crèches ni le diplôme des professionnels qu’il faut revoir, c’est plutôt donner les moyens d’améliorer encore et toujours la qualité d’accueil.
C’est prendre en considération qu’il y a des dérives dans les grandes crèches, les multi-accueil, les maisons d’assistantes maternelles, chez les assistantes maternelles, les micro-crèches et agir et y remédier par des contrôles et des aides.
Aujourd’hui on « tape » sur les micro crèches en oubliant tout ce qu’il se passe dans toutes les autres structures aussi, dans le but de prouver que le gouvernement réagi…
Nous lançons un appel pour préserver ce modèle d’accueil qui a fait ses preuves et pour protéger les professionnels investis dans cette mission essentielle.
Merci de votre soutien et de porter notre parole auprès du gouvernement! Si ce n'est pas encore fait, lisez et signez notre pétition, SVP - Merci : https://www.change.org/p/sauve-ma-micro-cr%C3%A8che?recruiter=1247440605&recruited_by_id=446b0b70-77d8-11ec-b6b2-59489bf9babe&utm_source=share_petition&utm_campaign=share_petition&utm_term=share_for_starters_page&utm_medium=copylink&utm_Regroupement des Entreprises de Micro-crèches REMi page publiqueGestionnaires, vous pouvez rejoindre notre association, ici : https://www.remi-asso.fr/ ou https://www.facebook.com/share/1EySZ3p9MX/
Texte inspiré et repris de Béatrice Berthod
Sauve ma Micro-crèche !