12/10/2026
J'ai reçu un appel cette semaine.
Une personne me contacte pour des renseignements sur mes ateliers. Elle hésite, se demande si ça va lui correspondre.
Je lui demande ses objectifs, ce qu'elle attend vraiment.
Elle me répond : « Je veux aider les autres. »
Vouloir aider l'autre est une noble tâche. C'est une belle intention, une excellente intention même.
Mais en l'écoutant, j'ai entendu quelque chose de plus subtil. Elle cherche des techniques pour aider les autres. Des outils, des méthodes, des façons de faire.
Ma démarche est l'inverse. J'enseigne des méthodes qui pourront bien sûr servir à accompagner les autres. Mais mon intention première, c'est que chacun commence par se sentir mieux dans sa propre vie. Et par effet de ricochet, son entourage en bénéficie.
Car vouloir aider l'autre est noble. Vouloir — vraiment, profondément, pour soi d'abord — est bien plus riche en répercussions.
Depuis plus de 30 ans, j'assiste à des formations. Et je rencontre régulièrement des personnes qui veulent aider les autres en omettant d'appliquer l'enseignement sur elles-mêmes.
Il y a deux types de formations.
Les premières vous apprennent à devenir praticien. Vous acquérez des techniques, un savoir-faire, une boîte à outils.
Les secondes vous apprennent à devenir la technique. Vous travaillez sur vous d'abord. Vous construisez une posture, une attitude, une compréhension qui vient de l'intérieur. Et c'est là que les méthodes prennent tout leur sens pour accompagner quelqu'un d'autre.
Les deux chemins existent. Les deux ont leur valeur.
Mais l'ordre compte. On ne donne pas ce qu'on n'a pas d'abord reçu pour soi.
Le chemin le plus fréquenté est celui où l'on cherche à faire pour l'autre. Le chemin le plus transformateur est celui où l'on commence par être pour soi.
Et vous, aujourd'hui, vous cherchez à faire ou vous cherchez à être ?