Clémence Lataste

Clémence Lataste Formatrice certifiée du CNVC en Communication Non Violente®
Je me suis plongée dans la CNV à 24 ans, en 2013.

Dans cette page, j'ai à coeur de partager mon activité autour de la communication interpersonnelle et de la coopération, ainsi que tout ce qui m'inspire aussi bien dans ma pratique professionnelle que dans mes recherches personnelles. Je suis passionnée par l'infinie complexité et beauté de toutes les pensées, croyances, émotions, besoins...qui m'habitent et me traversent à chaque seconde ! Comme

si j'étais à moi toute seule un laboratoire en constante activité que j'observe alternativement avec les yeux d'une chercheuse qui veut comprendre puis d'une maman qui essaye de prendre soin de ce qu'elle voit en elle et chez les autres et qui la touche. Un art de vie qui m'inspire beaucoup pour explorer ce monde intérieur est la Communication NonViolente (CNV). Cela m'a aidé à me reconnecter à cette authenticité, à cette bienveillance, à cette capacité d'empathie qui en moi depuis toute petite ; et selon ma croyance en chacun de nous, et dont je m'étais éloignée en grandissant parce que de ce que je comprenais, le monde adulte m'invitait à contenir mes émotions. Alors pour moi aussi devenir "adulte", j'ai contenu, j'ai enfermé mon enfant intérieur, ma vie, ma spontanéité au fond d'un cachot ! C'est un cadeau précieux d'avoir rencontré la CNV à 24 ans ! Cela m'a aidé à ne pas mettre (complètement !) ce costume de "super woman" que je m'apprêtais à enfiler à la fin de mes études à Sciences Po, mais à tenter de rester au plus proche de ma vulnérabilité, sans armure, car je vois que c'est de là, de cette authenticité, de ce que je suis vraiment que je peux tirer ma singularité, ma force et ma puissance...et alors, que je peux être en lien avec les autres sur ce niveau de relation et de confiance. Parce qu'en me montrant dans ma vulnérabilité et dans ma force en même temps, j'invite l'Autre à en faire de même, comme si je disais "Baissons les armes, les masques, ici on est en sécurité, il y a de la bienveillance". Et c'est dans cette profondeur de lien que je sens la Vie, la vérité de l'être humaine en moi et de celui/celle en face de moi. C'est en osant me rapprocher de cet endroit à la fois vulnérable et incroyablement vibrant, que je me sens pleinement en lien avec la Vie ! Avec la CNV, j'ai trouvé un trésor, une clé pour ouvrir une porte qui m'aide à aller vers ma vérité et à trouver la force pour avancer un peu plus vers qui je suis mais aussi pour voir la beauté des gens au-delà de leurs actes et de leurs mots. Dans les stages, formations et conférences que je propose, j'ai tout simplement envie de transmettre ce trésor ! Je vous invite à explorer ensemble des façons nouvelles et en même temps innées d'être en relation avec vous-même et avec les autres. Je vous accompagne sur un bout de votre chemin pour que vous trouviez votre propre clé. Je vous invite à une expérience gustative avec tous vos sens ! Comme un apéritif d'authenticité, un apéritif de vérité, un apéritif d'empathie pour qu'ensuite chacun de notre côté, on continue à partager avec les personnes proches de nous le festin de la Vie, dans toutes ces facettes !

Culpabilité et culpabilisation, on en fait quoi ? -
16/01/2026

Culpabilité et culpabilisation, on en fait quoi ? -

👉​ Mes prochaines dates : les 3 modules de base en février, mars et mai + Immersions en juillet et août et les Approfondissements en mai et juin.

Il y a quelques années, je pensais que j’étais “pas assez CNV”. Alors que je suis formatrice en Communication NonViolent...
18/12/2025

Il y a quelques années, je pensais que j’étais “pas assez CNV”. Alors que je suis formatrice en Communication NonViolente.

Je me jugeais :

- de continuer à critiquer mon compagnon pour des détails
- de continuer à perdre mon énergie à m’énerver contre mon ex
- de juger les collègues qui ne pensent pas comme moi
- de ne pas être toujours capable d’écouter ma fille quand elle est frustrée
- de ne toujours pas arriver à vraiment respecter mes limites
- de crier encore sur ma fille quand je suis épuisée
- d’encore dire “oui” quand je pense “non”
- etc…

Je croyais qu’être légitime pour transmettre la CNV voulait dire être irréprochable à chaque instant de ma vie !

Et un jour, j’ai compris que c’était impossible. Et surtout que ce n’était pas ça pratiquer la CNV.

Pratiquer la CNV, c’est principalement être capable de se voir réagir, avoir l’humilité de reconnaitre ses erreurs sans se taper dessus et avec empathie. Puis, de savoir agir pour réparer.

Et au fur et à mesure, constater que nos réflexes changent car notre posture et notre regard ont changé.

Pratiquer la CNV, ce n’est pas rajouter un dictateur de plus à l’intérieur.

C’est faire la paix avec ses propres jugements (ceux que l’on a envers nous-même et envers les autres). Et accepter que la CNV ne les supprime pas.

Elle nous apprend à les reconnaître et à les transformer sans les laisser nous diriger.

Si ce message vous parle, c'est peut-être le moment de vous lancer.

Envoyez-moi un mail [email protected] pour m’expliquer quelles sont vos attentes avec la CNV, je vous dirai si la formation est adaptée à votre situation.

Dans ma dernière newsletter : découvrir la CNV en Drôme le 5 décembre et pratiquer l'auto-empathie ! 🤩 -
15/11/2025

Dans ma dernière newsletter : découvrir la CNV en Drôme le 5 décembre et pratiquer l'auto-empathie ! 🤩 -

✅ Et accepter que la CNV ne les supprime pas. Elle nous apprend à les reconnaître et à les transformer sans les laisser nous diriger.

Il y a quelques années, je pensais que j’étais “pas assez CNV”. Alors que je suis formatrice en Communication NonViolent...
09/11/2025

Il y a quelques années, je pensais que j’étais “pas assez CNV”. Alors que je suis formatrice en Communication NonViolente.

Je me jugeais :
❌ de continuer à critiquer mon compagnon pour des détails
❌ de continuer à perdre mon énergie à m’énerver contre mon ex
❌ de juger les collègues qui ne pensent pas comme moi
❌ de ne pas être toujours capable d’écouter ma fille quand elle est frustrée
❌ de ne toujours pas arriver à vraiment respecter mes limites
❌ de crier encore sur ma fille quand je suis épuisée
❌ d’encore dire “oui” quand je pense “non”
etc…

Je croyais qu’être légitime pour transmettre la CNV voulait dire être irréprochable à chaque instant de ma vie !

Et un jour, j’ai compris que c’était impossible. Et surtout que ce n’était pas ça pratiquer la CNV.

➡️ Pratiquer la CNV, c’est principalement être capable de se voir réagir, avoir l’humilité de reconnaitre ses erreurs sans se taper dessus et avec empathie. Puis, de savoir agir pour réparer.

Et au fur et à mesure, constater que nos réflexes changent car notre posture et notre regard ont changé.

Pratiquer la CNV, ce n’est pas rajouter un dictateur de plus à l’intérieur.

C’est faire la paix avec ses propres jugements (ceux que l’on a envers nous-même et envers les autres). Et accepter que la CNV ne les supprime pas.

Elle nous apprend à les reconnaître et à les transformer sans les laisser nous diriger.

Si ce message te parle, c'est peut-être le moment de te lancer en participant à cette Journée Découverte ?
Infos et inscriptions : https://forms.gle/CuB9EXB8i3CN38JZA

La Cartonnerie

La semaine dernière, une amie m’a confié avoir eu une grosse dispute avec son conjoint. Celle du genre où tu dis des cho...
07/11/2025

La semaine dernière, une amie m’a confié avoir eu une grosse dispute avec son conjoint. Celle du genre où tu dis des choses que tu regrettes déjà 1h après.
Celle du genre où tu réalises à la fin que vous vous êtes juste mal compris.

Et cette dispute, tout le monde la connaît. On a déjà toutes et tous regretté un conflit, au travail ou à la maison, parce qu’on s’est rendu compte qu’il était juste le fruit d’une mauvaise communication.

C’est l’une des choses qui me passionne dans la CNV : améliorer la communication pour pouvoir mieux vivre ses relations... voir l'inverse !

Tu es libre le 5 décembre ? Tu es dans la Drôme ? J’ai quelque chose à te proposer :
➡️ parce que la CNV est de plus en plus connue, mais parfois “mal” transmise, il est temps de t’en faire ta propre idée,
➡️ parce que la CNV est une pratique qui se vit plus qu’elle ne se comprend dans des livres,
➡️ parce que ce n’est pas toujours simple de se lancer les yeux fermés pour s’offrir (ou se faire financer !) 2, 4 ou 6 jours de formation…

Viens découvrir la CNV le temps d’une journée, et en plus le repas au resto bio est compris !

En une journée :
✅ On apprend à comprendre l’origine des conflits et comment les prévenir ou les dépasser
✅ On définit ce qu’on entend par “NonViolente” pour éviter tout quiproquo
✅ On fait le point sur tes compétences relationnelles et celles à acquérir
✅ On voit comment on peut prendre une critique autrement que “mal”
✅ On expérimente ce qu’est un “besoin” selon la CNV
✅ On traduit tes jugements en un message entendable !
✅ On pratique l’écoute de soi en 4 étapes

Découvre la CNV à mes côtés le 5 décembre au resto La Cartonnerie à Cléon-d'Andran (26).

Le nombre de places est limité, pour réserver la tienne, clique sur ce lien : https://forms.gle/FKxgnTkidtaQJMYo8

4 femmes sur 10 ne peuvent pas payer un loyer seule si elles quittent leur conjoint.En cas de violence, ces femmes sont ...
24/09/2025

4 femmes sur 10 ne peuvent pas payer un loyer seule si elles quittent leur conjoint.
En cas de violence, ces femmes sont donc condamnées à rester…quitte à en mourir.

Pourtant, des banques et assurances proposent différents dispositifs :
✅ des comptes spécifiques aux victimes (personnels, gratuits, non rattachés au domicile familial, avec découvert autorisé),
✅ un relogement d'urgence pour 7 jours,
✅ la prise en charge de certains frais liés au départ du domicile,
✅ une prise en charge juridique.

Ces dispositifs existent et pourtant on ne le sait pas.

Quand on est victime de violences conjugales, on est sidérée, en mode survie. On n’a pas l’énergie pour éplucher les contrats.

Quand j'ai moi-même quitté mon conjoint violent, j’aurais aimé savoir que je pouvais être aidée.
Alors je voudrais que tout le monde le sache : pour pouvoir y avoir recours ou pour en informer une victime.
Et ainsi faciliter son départ. Pour se protéger avant qu’il ne soit trop t**d.

Pour en bénéficier, il faut présenter une plainte ou le témoignage d’un travailleur social. Et parfois, il faut être accompagné.e par l’une des 81 associations de la Fédération nationale Solidarité femmes.

Merci à Axa, qui contrairement aux autres banques et assurances en a parlé.

Vous avez peut-être déjà vu ces affiches sur les arrêts de bus ou le spot publicitaire à la télé ?

Ces dispositifs s’inscrivent dans la continuité de la loi Lét**d qui, depuis novembre 2023, permet à toute victime de violences conjugales de demander une aide à la Caisse d’allocations familiales (Caf) ou à la MSA.

Une violence conjugale, ça peut être un conjoint qui frappe sa compagne. Mais ce n’est pas que ça. Les violences conjugales peuvent aussi être psychologiques, sexuelles, économiques, et administratives.

En 2023, ce n'est pas moins de 271 000 victimes de violences conjugales qui ont été recensées par la police et la gendarmerie (et encore ce ne sont que celles qui se sont déclarées). Soit 136 % d'augmentation entre 2017 et 2023.

Cette campagne est sortie au printemps. Mais, aujourd’hui encore, c’est important d’en parler.
Parce que partager cette campagne, liker ce post, l’envoyer à une amie qui en a besoin, c’est diffuser l’information. Et peut-être, sauver une vie.

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Si vous me découvrez par ce post, je suis Clémence Lataste, formatrice en communication interpersonnelle, certifiée en Communication NonViolente.
Mon histoire personnelle m'a amenée à m'intéresser particulièrement aux questions de violences dites "ordinaires", ces violences du quotidien et à me spécialiser dans la CNV comme moyen de prévention des violences, aussi bien dans la vie personnelle que professionnelle.
Retrouver moi sur ma page pour en savoir plus sur mes propositions d'accompagnements et de formations.

Je suis formatrice en Communication NonViolente. Pourtant, il y a 3 semaines, je me suis énervée sur mon compagnon devan...
08/09/2025

Je suis formatrice en Communication NonViolente. Pourtant, il y a 3 semaines, je me suis énervée sur mon compagnon devant ma fille pour...pas grand chose.

Il avait vidé les 9 % restants de la batterie de mon téléphone.

On était au camping. J’avais pris toutes les affaires pour nous occuper tranquillement, entre deux baignades dans la piscine naturelle à quelques centaines de mètres de notre tente (et des prises électriques) : serviettes, maillots, gourde, coloriages, macramé.
Et mon téléphone pour regarder le tuto du macramé.

Sauf que mon mec l'a utilisé et vidé ma batterie restante. Mon téléphone s’est éteint. Mon plan de tuto macramé est tombé à l’eau.

Et moi, je me suis énervée sur lui devant ma fille.
Il m’a répondu que ma réaction n’était pas cool (j’avoue !).

Avant, j’aurais voulu faire comprendre à mon compagnon que c’est lui qui avait tort, que de toute façon, il n’avait pas à prendre mon téléphone sans me demander et que je n’avais pas à lui expliquer tout ce que j’avais imaginé faire avec (même avec 9 % de batterie).
Avant, j’aurais polémiqué pour prouver que j'avais raison et obtenir gain de cause.
Là, j’ai arrêté la conversation et je suis juste partie me baigner.

En barbotant dans l’eau, j’ai pris conscience que je reproduisais le comportement de mes parents, alors que ça m’avait profondément attristée en tant qu’enfant.

J’ai mesuré l’impact des mots sur la personne qui les reçoit. Et je me suis rappelée que je ne voulais faire subir ça à personne.

Parce que j’ai vu comment ces mots, ce ton abiment petit à petit le lien en profondeur. Et c’est l’inverse de ce que je veux construire avec mon compagnon.

Aujourd’hui, je veux vivre des relations saines et transmettre cela à ma fille. Je veux lui apprendre à s’affirmer en tant que fille et future femme oui, mais dans le respect de l’autre.

C’est pour tout ça, que je suis juste partie me baigner, pour éviter de reproduire le schéma, pour protéger ma fille et mon compagnon de mes réflexes.

Et pendant cette mise à distance, j’ai parlé avec ma violence (oui, c’en est une, même “petite”). Je l’ai vue, reconnue. J’ai baissé les armes. Je l’ai prise dans les bras.

Je suis revenue et j’ai dit à mon compagnon, devant ma fille (aussi pour qu’elle sache que ce comportement n’est pas acceptable et que les adultes peuvent faire des erreurs et les reconnaitre) :
« Oui tu as raison, c’est pas cool comment je t’ai parlé et je m’en excuse. Tu pouvais pas savoir pour le téléphone. »

La CNV ne vous apprend pas à être irréprochable dans vos relations.
Elle vous apprend notamment à savoir vous arrêter à temps, reconnaître vos erreurs et les réparer.

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Si vous me découvrez par ce post, je suis Clémence Lataste, formatrice en communication interpersonnelle, certifiée en Communication NonViolente.
J’accompagne les personnes et les groupes à améliorer leur santé relationnelle.
J’interviens lors de stages et accompagnements pour les particuliers ; mais aussi en milieu professionnel lors de formations, séminaires et réunions d’équipe.

A la rentrée, tout le monde liste les bonnes habitudes prises pendant les vacances.Moi, je liste tout ce que je n’ai pas...
01/09/2025

A la rentrée, tout le monde liste les bonnes habitudes prises pendant les vacances.
Moi, je liste tout ce que je n’ai pas fait pendant mes vacances.

✅ Je n’ai pas regardé les infos.
✅ Je n’ai pas lu un seul livre ou écouté un podcast sur la CNV, le militantisme.
✅ Je n’ai pas fait de programme de mille activités cool à faire.
✅ Je n’ai pas été happée par mon smartphone, LinkedIn, mes mails ou mes messages.
✅ Je n’ai pas fait (trop !) d’introspection pour comprendre pourquoi je réagissais comme ci ou comme ça.

Parfois, j’ai mal réagi.
Et je n’ai pas “suranalysé” d’où ça venait.
J’ai reconnu mes erreurs. Puis, je suis passée à autre chose.

Plus on se forme à la CNV et à l’auto-empathie, plus on peut se retrouver à se poser 15 000 questions.
Pendant des années, je voulais comprendre chacune de mes réactions.

Certes, c’est un bon réflexe : ça permet de prendre ses responsabilités et de ne pas toujours accuser l'autre.

Mais, sur le long-terme, ça peut aussi créer une “sur-responsablisation”, une tendance à trop se remettre en question, à s’auto-flageller, et à tout psychologiser.

Alors, on passe plus de temps dans sa tête qu'à vivre.

Sauf que même dans l’objectif d’améliorer ses relations avec les autres et avec soi-même, tout est une question d’équilibre ;)

Il faut savoir quand plonger dans l'analyse... et quand simplement accepter d'être imparfaite et passer à autre chose.

Pendant mes vacances, je n’ai pas été une parfaite partenaire, mère ou entrepreneuse.

Et ça m’a permis d’être plus reposée mentalement, d’avoir plus de recul sur mon activité, sur ce qui est important et ce que je peux lâcher.

En bref, j’ai pris des vacances des exigences envers moi-même. Et ça, ce sont de vraies vacances !

On reproche souvent à la Communication NonViolente d’être un outil individuel, déconnecté des problèmes de fond de notre...
19/08/2025

On reproche souvent à la Communication NonViolente d’être un outil individuel, déconnecté des problèmes de fond de notre société.

Sophie Lewandowski, chercheure en socio-anthropologie et formatrice, nous montre comment la CNV peut permettre un engagement social et écologique basé sur du discernement, au service d’une action engagée et nonviolente.

Militante, scientifique et formatrice CNV certifiée, elle remarque que :
➡️ Dans les milieux militants, il y a souvent des actions engagées et de l’efficacité au service de la justice et de l’équité. Mais cela peut manquer de compassion et de discernement.
➡️ Dans les milieux scientifiques, il y a souvent un grand discernement et une richesse dans la complexité de pensée. Mais cela peut manquer d’engagement dans l’action et de compassion.
➡️ Dans le milieu CNV, il y a souvent beaucoup de compassion, ce qui permet une profondeur des liens. Mais, cela peut manquer d’actions engagées et de discernement à cause d’un manque d esprit critique.

Dans l’alliance des trois, il est plus facile de vivre un engagement social et écologique équilibré :
✅ Discernement : conscientiser nos biais de perception, déconstruire nos croyances limitantes individuelles et collectives, analyser les situations de manière concrète et complète…
✅ Compassion : pratiquer l’empathie profonde pour soi-même, pour l’autre, pour les groupes dans lesquels on évolue, pour ceux à qui l on appartient, ainsi que pour les groupes des autres…
✅ Action engagée : agir pour la justice, l’équité et la diversité au quotidien, auprès de nos proches et aussi dans les systèmes.

Il s’agit d’avancer en prenant en compte les différences sociales, spécistes et culturelles sans pour autant nous réduire à cela.
Accepter l’imperfection de nos tentatives et continuer à se relier.

Avoir un point de vue qui accepte le pluralisme permet de s’enrichir des forces d’approches différentes.
Et de passer de la théorie à la pratique, des idéaux à l’action et de l’individuel au collectif.

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Si vous me découvrez par ce post, je suis Clémence Lataste, formatrice en communication interpersonnelle, certifiée en Communication NonViolente.
J’accompagne les personnes et les groupes à améliorer leur santé relationnelle.
J’interviens lors de stages, formations, accompagnements ; mais aussi en milieu professionnel lors de séminaires et réunions d’équipe.

La bienveillance a tué Gautier. Et je le comprends.Gautier est bénévole et membre du Conseil d’Administration d’une asso...
12/08/2025

La bienveillance a tué Gautier. Et je le comprends.

Gautier est bénévole et membre du Conseil d’Administration d’une association de l’Economie Sociale et Solidaire. Il participe à ses premières réunions de CA. Il se sent mal à l’aise dans le cadre de ces réunions à la sauce “bienveillance”.
Il y a quelque chose qui sonne faux.

Pour lui, “la bienveillance est convoquée comme maître-outil et les conflits ne sont pas mis sur la table”.
Comme le dit Gautier, les “outils enseignés pour réguler, animer la parole et le débat peuvent facilement museler”.

C’est selon lui, “la faute à la CNV”.
“Elle vise à favoriser des échanges apaisés et à dénouer des conflits qui paralysent parfois les collectifs de travail. Pourtant, un malaise s’est installé : ces techniques de bienveillance forcée empêchent les échanges d’avoir lieu.”

Il nous présente la CNV comme “une technique de bienveillance forcée” et comme “une méthode de communication”.
Déjà, ça commence mal.

❌ La CNV n’est pas uniquement “une méthode de communication” et encore moins “une technique de bienveillance forcée”.

✅ C’est une pratique, une posture relationnelle globale et comme toute pratique, ça se… pratique pour tendre vers cette posture ! Ça ne s’applique pas telle une méthode magique.

Mais si elle est appliquée froidement comme une technique, alors là oui, on se retrouve exactement face aux écueils que nomme Gautier.

⚠️ La bienveillance ça n’est pas une injonction de façade cachée derrière des outils, c’est une démarche sincère.

⚠️ La bienveillance ça ne s’impose pas, ça se vit… ou pas. On ne peut pas la provoquer par la simple volonté de l’inclure dans les valeurs de l’équipe comme un beau concept.

⚠️ La bienveillance sans honnêteté, c’est comme un vieux chewing gum mou, dégoulinant et collant.

Gautier rêve de “laisser s’installer et triompher paisiblement l’attitude qui consiste à regarder le conflit en face et voir ce qu’on peut en faire.”
✅ C’est précisément ce que la CNV propose.

La CNV, ce n’est pas juste de la bienveillance molle. C’est de la bienveillance ET de l’honnêteté dans les prises de position. Et l’honnêteté, même emprunte de bienveillance peut amener à des tensions voir des conflits.

On peut à la fois laisser s’exprimer la richesse des points de vue divergents (honnêteté) ET construire à partir de cette richesse (bienveillance).

⚠️ Si quelqu’un se sent mal à l’aise et n’ose pas s’exprimer dans une équipe qui prône les valeurs de la CNV, c’est précisément le signe que la CNV n’est pas vraiment comprise ni pratiquée, et qu’il y a peut être des enjeux de pouvoirs cachés.

Je suis une femme. Je suis une militante. Et je suis en colère.Je suis en colère notamment quand je vois ces exemples d’...
07/08/2025

Je suis une femme. Je suis une militante. Et je suis en colère.

Je suis en colère notamment quand je vois ces exemples d’extrêmes violences et le manque de prévention et de protection institutionnelle qui vont avec :

➡️ L’affaire Bétharram qui éclate début 2024. Une seule condamnation pour viol à la fin des années 90 et au moins 12 signalements et plaintes au début des années 2000, pour violences et agressions sexuelles classés sans suite pour prescription ou insuffisance de preuves. Aujourd'hui, 152 plaintes pour violences physiques ou abus sexuels.

➡️ En 2021, à la publication du livre La Familia Grande de Camille Kouchner, de multiples victimes ont dénoncé que, même en parlant tôt, elles n’étaient pas écoutées ni prises en charge.

➡️ Chahinez Daoud a été brûlée vive par son mari en septembre 2021 alors qu'elle avait déposé plusieurs plaintes sans qu'aucune protection n'ait été mise en place.

➡️ En mars 2024, la famille d'une victime de féminicide poursuit l’État pour "faute lourde" car elle a été assassinée par son ex-compagnon alors que ses demandes d’ordonnance de protection avaient été refusées.

➡️ En mai 2023, à Blois, la policière Chloé s’est vue dire par un agent : « revenez demain » pour déposer plainte — elle a été agressée violemment deux heures plus t**d, perdant un œil. Le policier n’a été ni sanctionné ni révoqué malgré l’agression.

➡️ Alors qu’une nouvelle vague de révélations de violences conjugales post-procès Mazan, Le Scouarnec et Depardieu inquiète, le département de la Drôme prévoit des coupes budgétaires pour les Centres de Santé Sexuelle.

Face à tant d'injustices (et ce n'en est malheureusement qu'un petit extrait), c’est normal d’être en colère.
Mais je ne veux pas laisser ma colère prendre toute la place et me faire agir de manière violente ou inappropriée.

Alors, j’ai appris à différencier colère et violence.

Au lieu d’exprimer ma colère CONTRE quelque chose ou quelqu’un (ce qui peut renforcer la violence), je l’exprime POUR les valeurs que je veux faire respecter.

Pratiquer la CNV n’a pas fait de moi une bisounours qui voit le monde en rose.

Ça m’a permis de comprendre de quoi ma colère parle au fond : de mes valeurs mais aussi de mes propres blessures et des situations auxquelles je peux m’identifier, en tant que femme, en tant qu’enfant.

Mon projecteur n’est plus braqué sur “l’ennemi à abattre”.

Je me concentre sur les actes qui pourraient le plus contribuer à être entendue dans cette indignation à mon niveau. Et non pas seule, mais en collectif.

Ainsi, j’évite de reproduire un schéma de soumission où je n’ai plus de choix, et où cette impuissance me fait réagir par de la colère, voire de la rage.

C’est maintenant le désir de justice, de protection et de réparation qui me donne l’envie d’agir et de préserver mon énergie là où je pense qu’elle sera le plus utile.

💥 La colère est un très bon starter, mais un très mauvais carburant.

Après trente ans de mariage, Miren porte plainte pour viols conjugaux.Mais, il n’y a pas assez de preuves aux yeux de la...
30/07/2025

Après trente ans de mariage, Miren porte plainte pour viols conjugaux.
Mais, il n’y a pas assez de preuves aux yeux de la justice. Son mari est relaxé.

Alors ça renforce sa conviction à lui : il est bien innocent. "C’est forcément elle qui ment, elle qui est f***e."

Si l’un de ses fils l’accueille et la soutient, l’autre se range du côté du père. Il dit à sa mère : “Il te forçait physiquement ? non ? Bah alors c’est pas du vi*l !”

En 4 épisodes, cette série Arte nous plonge au cœur des violences conjugales. Elle nous montre tout ce qu’une victime peut vivre et subir de la part de son agresseur, sans que les autres ne le voient.

❌ Parce que c’est un “bon père de famille”.
❌ Parce qu’il agit uniquement quand il est seul avec elle.
❌ Parce que rien de ce qu’il fait ne laisse de traces matérielles.
❌ Parce qu’en conséquent, il est très difficile de prouver ce qu’elle vit pourtant au quotidien.

On pourrait croire qu’une fois l’affaire portée devant la justice, la victime va pouvoir enfin souffler.
Mais Querer nous montre l’injustice et les violences qui se perpétuent pendant et après le procès.

De la part du mari bien-sûr, mais aussi de son fils aîné.
Il reproduit le schéma violent du père avec sa propre conjointe, ne croit pas sa mère, coupe les ponts, l’empêche de voir son petit-fils.

Et évidemment, il y a les questions indécentes de l’avocat de l’agresseur lors de l’audition : "Mais alors si la vie avec votre mari était si terrible que ça, pourquoi ne pas être partie plus tôt ? Pourquoi avoir eu un 2ème enfant avec lui ?"
Invisibilisation des violences économiques et psychologiques.

On pourrait se dire que ce n’est qu’une série, que tout cela est romancé pour les besoins du scénario.

Mais aujourd’hui encore :
➡️ 1 femme sur 10 est victime de violences conjugales au cours de sa vie.
➡️ Quand les victimes de violences conjugales osent porter plainte (soit une sur 4), 80 % d’entre elles voient leur demande classée sans suite.
➡️ Chaque année, en moyenne, 120 femmes sont tuées dans le cadre de violences conjugales.

Ce sujet me touche profondément car je l’ai moi-même vécu.
Pas aussi longtemps, pas autant de violences en mêmes temps mais ce climat d’angoisse à la maison, je le connais.
C’est seulement 3 ans après la séparation et grâce à une association de prévention que j'ai compris que ce que j’avais vécu avec cet homme était de la violence psychologique.

Maintenant, je veux moi aussi contribuer à faire évoluer ce sujet de société.
Alors dès septembre, je formerai bénévolement les membres d’une association de prévention de violences conjugales à Die, aux bases de la CNV pour aborder ces violences de manière…nonviolente.

Parce que si on reste dans une vision binaire de ces situations, il y a des risques d’entretenir, à l’échelle sociétale, le cycle de la violence.

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