01/01/2022
Apprenez le français en vous amusant !
Become independent in your french lifestyle ! Enseignement de la langue française et de sa culture,
01/01/2022
Apprenez le français en vous amusant !
Le mois de septembre vole dans sa course f***e,
Les activités reprennent et les cours de FLE également.
Venez vous amuser autour du français !
Poème pour l'été : Sensation
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.
Arthur Rimbaud,
Poème du mois de Juin :
J’aime bien le mois de juin
C’est celui des cerises
Des longues journées sans fin
Aux douces soirées exquises
Très tôt dès le matin
Tous les oiseaux devisent
Et t**d quand la nuit vient
Certains encore s’avisent
C’est temps des examens
Où les sérieux révisent
Et leurs moments malsains
Des attentes indécises
C’est tendres gazons coussins
Où la rosée irise
Les beaux serments divins
Des amants qui se bisent
Et puis au mois de juin
On pense à ses valises
Car très bientôt revient
L’heure des vacances promises
De Robert Casanova
Poème du mois d'avril
Avril (la ronde des mois)
Le Printemps, encore bien fragile
S'étire en cet agitateur de mois d'avril.
Avril, débute avec un poisson dans le dos
Et, nous guide vers l'été crescendo.
Période de l'année, ou le temps versatile,
Passe, sans hésiter du soleil, au grésil.
Avril, se permet, nombre de fantaisies.
Confiant, il sait qu'on l'apprécie
Pour ses arbres couverts de fleurs
Qu'il peut cependant, dénuder, en une heure
En déclenchant, un méchant coup de vent.
Rien n'effraie, ce mois, qui poursuivant
Son chemin, accueille, les martinets,
Et de par, ses ondées, prépare les fleurs de Mai.
Dominique SAGNE
Poème du mois de Mars !
Il tombe encore des grêlons,
Mais on sait bien que c'est pour rire.
Quand les nuages se déchirent,
Le ciel écume de rayons.
Le vent caresse les bourgeons
Si longuement qu'il les fait luire.
Il tombe encore des grêlons,
Mais on sait bien que c'est pour rire.
Les fauvettes et les pinsons
Ont tant de choses à se dire
Que dans les jardins en délire
On oublie les premiers bourdons.
Il tombe encore des grêlons …
(Maurice Carême, La lanterne magique, 1947)
03/03/2021
Soyons positif !
Poème de février !
Aux pans du ciel l’hiver drape un nouveau décor ;
Au firmament l’azur de tons roses s’allume ;
Sur nos trottoirs un vent plus doux enfle la plume
Des petits moineaux gris qu’on y retrouve encor.
Maint coup sec retentit dans la forêt qui dort ;
Et, dans les ravins creux qui s’emplissent de brume,
Aux franges du brouillard malsain qui nous enrhume
L’Orient plus vermeil met une épingle d’or.
Folâtre, et secouant sa clochette argentine,
Le bruyant Carnaval fait sonner sa bottine
Sur le plancher rustique ou le tapis soyeux ;
Le spleen chassé s’en va chercher d’autres victimes ;
La gaîté vient s’asseoir à nos cercles intimes…
C’est le mois le plus court : passons-le plus joyeux !
Louis-Honoré FRÉCHETTE
Recueil : "Les Oiseaux de neige"
(1878)
Poème du mois de janvier : Promenade blanche de vieille France
L’écrasement de la neige sous les bottes
Les branches cassées sur le chemin
Le cliquetis régulier de quelques gouttes s’échappant des stalactites de glace
Des flocons perdus aux quatre vents tombent des arbres aplatis
Les cheminées dégagent des parfums de tarte de grand mère
Les chalets chauds au pied des pentes raides ou s’étirent jusqu’au firmament les grands sapins
Les luges qui glissent sans laisser place au silence de ce lieu la nuit
Des cris de joie,
Des boules de neige,
Le ciel et ses nuages blancs
Tout est ici comme l’enfance
comme un voyage du temps jadis
Tout est ici comme en vieille France
Images d’Epinal, simplicité, absence, magie
C’est la plus belle promenade blanche de ma vie
Elodie Santos, 2008
06/01/2021
NOËL
Le ciel est noir, la terre est blanche ;
– Cloches, carillonnez gaîment ! –
Jésus est né ; – la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid ;
Rien que les toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.
Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le boeuf soufflent dessus.
La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le choeur des anges
Chante aux bergers : « Noël ! Noël ! »
Théophile Gautier (1811-1872)
02/12/2020
Anne Sylvestre : les amis d'autrefois