17/08/2026
POST FORMATION/ CUMUL DE FORMATIONS/ AUTONOMIE/ CONNAISSANCE
Voilà (en partie) pourquoi nous ne proposons pas de véritable post-formation comme les écoles viniyoga le font habituellement dans des cursus classiques de 4 ans de formation + 3 ans de post-formation. Tout ça pour quoi ? On se demande, si on veut bien se questionner un peu.
Paradoxalement on a vu par le passé les stagiaires les plus impliqués et les plus autonomes renoncer aux post-formation, et hélas les plus dépendants et les moins impliqués s'y inscrire.
A ces raisons s'ajoutent un surcout pour les stagiaires, dont l'utilité reste à prouver, et un frein à l'autonomie (svatantra) qui est pourtant un but essentiel de toute formation.
C'est pourquoi nous faisons le choix d'une formation dense et travaillée dans les moindres détails, sans perte de temps, et ensuite de quelques ateliers proposés librement, toujours avec la même exigence de qualité.
Voici des extraits du texte qui accompagne cette publication trouvée au hasard, dont j'ai oublié le nom de l'auteur ( qu'il m'excuse et se manifeste, je le citerai) et que je trouve assez juste.
Cath
"Il existe aujourd’hui une étrange boulimie de connaissances.
Une formation terminée, une autre commence. … toujours quelque chose de plus à apprendre, un nouveau niveau à atteindre, une nouvelle certification à obtenir.
L’étude est précieuse. … Mais il arrive un moment où une question devient nécessaire : qu’est-ce que tout ce savoir a réellement changé dans ma manière de vivre ?
C’est peut-être l’un des pièges les plus subtils de l’étude : confondre accumulation et transformation. On peut posséder énormément de connaissances et rester prisonnier des mêmes peurs, des mêmes automatismes...
Alors comment mesurer le chemin parcouru ?
Probablement beaucoup moins au nombre d’heures de formation, de livres lus, de retraites effectuées ou à la durée de nos méditations qu’à la liberté acquise dans la vie ordinaire.
Sommes-nous moins réactifs ?
Plus capables de dire non ?
Plus libres du regard des autres ?
Plus attentifs à notre corps ?
Moins gouvernés par nos désirs et nos aversions ?
Savons-nous nous arrêter lorsque nous sommes fatigués ?
Manger lorsque nous avons faim et nous abstenir lorsque nous n’avons pas faim ?
Quitter ce qui nous abîme ?
Supporter le silence ?
Changer d’avis ?
Reconnaître que nous nous sommes trompés ?
Voilà des examens (à mon sens) autrement plus difficiles qu’une certification.
Alors oui, étudions. Longtemps. Profondément. Toute notre vie même. Mais laissons parfois un espace entre 2 formations…
Assez longtemps pour que ce que nous avons appris descende de la tête vers la vie. Je considère pour ma part qu’il existe un moment où apprendre davantage n’est plus nécessaire.
Il faut laisser infuser.
Observer ce qui résiste.
Mettre en pratique.
Et vérifier si notre connaissance nous rend effectivement plus libres.
Le progrès se mesure, à mon humble avis, moins à la quantité de savoir accumulé qu’à la liberté acquise dans la vie ordinaire."