19/08/2026
💜 L’histoire d’ImproDanse – Épisode 7
Avant de vouloir laisser une trace, j’ai failli laisser la danse derrière moi.
Depuis quelques semaines, je vous raconte comment ImproDanse est née, d’où viennent nos spectacles et pourquoi nous avons toujours cherché à raconter plus que de simples histoires.
Mais il manque encore une pièce au puzzle.
Pourquoi avais-je autant besoin de raconter, de transmettre… et peut-être de laisser une trace ?
Pour le comprendre, il faut revenir quelques années avant ImproDanse.
En mars 2009, j’étais avant tout danseuse.
Puis mon corps est venu bousculer cette évidence : une première poussée de sclérose en plaques.
À cet âge-là, on pense rarement à tout ce que l’on fait comme à quelque chose qui pourrait, un jour, ne plus être possible.
Moi, j’ai commencé à regarder le temps autrement.
Pourtant, quelques mois plus t**d, en juillet 2009, pendant mes premières vacances après cette annonce, je dansais encore sur une plage.
Comme je l’avais toujours fait. Presque naturellement. Comme si danser allait de soi.
Et pendant encore deux ans, j’ai continué.
Mais si je me suis ensuite éloignée de la danse, ce n’était pas seulement à cause de la maladie.
J’avais grandi dans ce milieu. J’en avais vu les belles choses, mais aussi les difficultés, l’investissement immense pour parfois si peu de reconnaissance. Et peu à peu, j’avais aussi vu la transmission glisser vers quelque chose qui me ressemblait moins : « je paie, donc je veux ».
La danse que j’avais tant aimée ne me faisait plus rêver de la même manière.
En juin 2011, je montais encore sur scène.
Sur ces photos, rien ne dit que ce sera mon dernier spectacle avant longtemps. Je danse, je suis pleinement là… et pourtant, après celui-ci, je m’arrête.
Entre 2011 et 2013, j’ai même complètement arrêté la danse.
Puis je suis revenue.
J’ai recommencé à danser, puis à donner des cours. Mais ouvrir ma propre école ?
Certainement pas.
En parallèle, la maladie s’est heureusement faite beaucoup plus discrète que ce que l’avenir pouvait laisser craindre.
Mais elle avait laissé derrière elle quelque chose d’invisible :
la conscience que le temps n’est jamais complètement acquis.
Quelques années plus t**d, des rencontres allaient me redonner ce que j’avais perdu : l’envie de créer pour des personnes qui avaient, elles aussi, envie de s’investir, de raconter quelque chose, de donner du sens à ce qu’elles dansaient.
Vous connaissez maintenant cette partie de l’histoire : les ouvertures de bal, les couples, puis cette envie d’aller plus loin…
ImproDanse n’est donc pas née de la maladie.
Elle n’est pas née non plus d’un rêve d’enfant d’avoir un jour ma propre école.
Elle est peut-être née de tout l’inverse.
Du moment où j’ai compris que la danse pouvait disparaître de ma vie… puis de toutes les raisons qui m’ont donné envie de lui redonner une place différente.
Une place pour créer.
Pour dire.
Pour transmettre.
Et, peut-être, pour laisser quelque chose derrière moi. 💜