03/10/2026
Il y a des lieux qui finissent par entrer dans les histoires.
Hier soir, nous sommes revenues au Trisk’L.
Il y a trois ans, c’est autour d’une table de cette crêperie que tout a commencé.
Rose était assise face à moi.
Elle avait une histoire.
Je ne savais pas encore qu’elle allait occuper trois années de ma vie.
Ce jour-là, elle a accepté de me la confier. Elle a surtout dit oui à cette drôle d’aventure qui consistait à remonter le temps, à retrouver les souvenirs, à chercher ce que les années avaient parfois effacé.
Et, peu à peu, derrière la femme assise face à moi, j’ai rencontré la petite fille qu’elle avait été.
Celle qui arrivait à Athez quelques mois avant que la guerre ne bouleverse son existence.
Alors Le Trisk’L est entré, lui aussi, dans le livre.
Parce que certains lieux cessent d’être de simples décors. Ils deviennent les témoins silencieux de ce qui s’y est dit, de ce qui s’y est transmis, de ce qui y est né.
Nous y étions revenues il y a environ un an, alors que le manuscrit touchait presque à sa fin. Hier soir, nous avons retrouvé une serveuse qui nous avait rencontrées ce jour-là.
Mais cette fois, quelque chose avait changé.
Nous avions le livre entre les mains.
Nous en avons dédicacé un exemplaire à l’équipe du Trisk’L, comme on laisse une petite trace de son passage dans un lieu qui a laissé, lui aussi, une trace dans notre histoire.
L’émotion était là.
Dans les souvenirs.
Dans les retrouvailles.
Dans ce livre posé sur une table où, trois ans plus tôt, il n’existait encore que dans les mots de Rose.
Je crois que les livres naissent aussi comme cela.
D’une rencontre.
D’une confiance accordée.
D’un lieu qui devient mémoire.
Et parfois, quelques années plus t**d, on revient exactement là où tout a commencé.
Avec l’histoire entre les mains. ❤️
Crêperie le Trisk'L