La bouche dâun enfant est une partie privĂ©e. Elle nâest pas intime.
Un mot qui nâest pas juste ne protĂšge pas, il embrouille.
PrivĂ© : tout le corps. Mon corps mâappartient. Lâenfant peut dire oui, il peut dire non et son non se respecte.
Intime : les parties gĂ©nitales et les fesses. Câest toujours non. Ni pour jouer, ni pour rire, ni parce quâon sâaime. Seules exceptions : le soin pour lâhygiĂšne et le mĂ©dical, doucement, avec un adulte de confiance.
Parfois voir souvent mĂȘme on insĂšre nos doigts dans la bouche de lâenfant sans avoir le temps de demander la permission pour enlever un jouet ou objet ou dĂ©chet qui peut ĂȘtre dangereux. MĂȘme si câest un enfant plus grand et quâon intervient peu ou pas sur sa bouche, il nous voit faire avec les plus petits. Un enfant dont la rĂšgle est dĂ©mentie en permanence apprend une seule chose, que les rĂšgles sur son intimitĂ© sont nĂ©gociables. Câest exactement ce dont un agresseur a besoin.
La bouche est privĂ©e et elle ne sâembrasse pas. Ni entre un adulte et un enfant, ni entre enfants. Ce nâest pas une question dâaccord.
On me dira âchez nous câest diffĂ©rent, câest maman.â Mais un enfant nâa pas un cerveau dâadulte. Il ne peut pas trier entre une exception affectueuse et une exception manipulatrice, parce que âavec moi câest spĂ©cial, câest parce quâon sâaimeâ est mot pour mot ce quâun agresseur lui dira. Une rĂšgle qui a une exception est une rĂšgle qui a une porte. Ă Ă©viter autant que possible, sauf quand on nâa pas le choix comme les soins.
Beaucoup de parents le font par pur amour, sans la moindre ambiguĂŻtĂ©. La recommandation ne dit rien de votre intention elle dit quelque chose du repĂšre quâon donne Ă lâenfant.
Joana Romba-Enfance Préservée
đâšOrganisme de Formation certifiĂ© Qualiopi
Formatrice et consultante en prévention des violences sexuelles faites aux enfants. instagram universducoeur
Je forme les parents et les professionels de lâenfance Ă savoir faire de la prĂ©vention đđČ
đ E-book đ de bienvenueđ
11/05/2026
Pour prĂ©venir, il ne suffit pas de parler Ă lâenfant. Il faut aussi parler son langage.
Quand les adultes abordent le corps, lâintimitĂ© ou la prĂ©vention avec trop de gravitĂ©, trop dâabstraction ou trop de peur, lâenfant peut se fermer, dĂ©crocher ou ne pas rĂ©ellement intĂ©grer ce quâon essaie de lui transmettre.
Or lâenfant nâapprend pas comme lâadulte.
Il apprend beaucoup Ă travers le jeu, les images, les histoires, les activitĂ©s et lâexpĂ©rience concrĂšte.
Câest pourquoi une prĂ©vention adĂ©quate du corps et de lâintimitĂ© est beaucoup plus efficace quand elle passe par une approche ludique, claire et respectueuse de son dĂ©veloppement.
Prévenir de maniÚre ludique ne veut pas dire minimiser la gravité des violences.
Cela veut dire transmettre des repĂšres importants sans alourdir lâenfant, sans le mettre mal Ă lâaise et sans lui faire peur inutilement.
đ Selon toi, quâest-ce qui aide le plus un enfant Ă intĂ©grer ces sujets de maniĂšre adĂ©quate ?
10/05/2026
Un enfant qui ne pose pas de questions sur lâintimitĂ© nâest pas forcĂ©ment un enfant qui nâen a pas.
Beaucoup dâadultes pensent encore :
âSâil ne demande rien, câest quâil nâen a pas besoin.â
âSâil ne pose pas de questions, câest quâil est trop petit.â
âSâil nâen parle pas, câest que ça ne lâintĂ©resse pas.â
Mais ce nâest pas si simple.
Un enfant peut ne pas poser de questions parce quâil ne sait pas comment formuler ses questions.
Parce quâil sent que le sujet gĂȘne lâadulte.
Parce quâil a peur de dĂ©ranger, dâĂȘtre puni ou dâavoir honte.
Ou parce quâil a dĂ©jĂ trouvĂ© ailleurs des rĂ©ponses⊠souvent floues, inadaptĂ©es ou distordues.
Le silence dâun enfant ne signifie donc pas toujours tranquillitĂ©, comprĂ©hension ou absence de curiositĂ©.
Il peut simplement rĂ©vĂ©ler quâil nây a pas encore assez dâespace pour parler.
Câest pour cela que notre rĂŽle ne consiste pas seulement Ă rĂ©pondre quand lâenfant demande.
Il consiste aussi à rendre la parole possible en abordant ces sujets avec simplicité, calme et vérité.
Car les enfants parlent plus facilement de ce qui a déjà une place dans la relation.
Et lorsquâun enfant ne pose pas ses questions, il peut rester seul avec sa confusion, chercher ailleurs, dĂ©velopper une vision distordue de lâintimité⊠ou ne pas parler quand quelque chose lâinquiĂšte vraiment.
đ Les enfants nâont pas seulement besoin de rĂ©ponses.
Ils ont besoin dâun espace oĂč leurs questions peuvent exister.
Câest justement pour cela que jâai créé ma formation complĂšte : pour aider les parents et les professionnels Ă parler du corps, de lâintimitĂ© et de la prĂ©vention de maniĂšre adĂ©quate, ludique, avec plus de clartĂ©, de respect et de sĂ©curitĂ©.
Cette formation a dĂ©jĂ formĂ©e de nombreux parents et professionnels qui lâont validĂ©, qui appliquent ce quâils ont appris chez eux, en cabinet ou font des interventions auprĂšs dâenfants pour animer des ateliers de prĂ©vention et sensibilisation de maniĂšre ludique.
Ăcris-moi âFORMATIONâ si tu veux recevoir plus dâinformations.
03/05/2026
Confondre pudeur et tabou laisse lâenfant sans protection.
Beaucoup dâadultes pensent bien faire nâabordant pas certains sujets.
Ils veulent respecter lâintimitĂ©, prĂ©server lâinnocence, ne pas aller trop loin, ou disent ĂȘtre pudiques.
Mais la pudeur nâest pas le tabou.
La pudeur permet de parler de maniÚre adéquate, avec simplicité et respect.
Le silence, lui, laisse souvent lâenfant sans mots, sans repĂšres et sans espace pour poser ses questions ou parler, raconter une situation de danger ou violence subie.
Or un enfant nâa pas besoin quâon lui parle de tout en dĂ©tail.
Mais il a besoin de ne pas ĂȘtre laissĂ© seul face Ă ce quâil vit dans son corps, dans son intimitĂ© ou dans ses interrogations.
Préserver ne veut pas dire abandonner au flou.
Protéger ne veut pas dire se taire.
La vraie question est donc : comment transmettre avec pudeur, sans tabou et sans intrusion ?
đ Selon toi, quâest-ce qui fait le plus obstacle aujourdâhui : la pudeur, la gĂȘne, ou la peur de mal faire ?
29/04/2026
âIl faut laisser lâenfant dĂ©couvrir seul son intimitĂ©.â
Câest une phrase que jâai beaucoup lue.
Mais laisser un enfant dĂ©couvrir et apprendre seul ne signifie pas respecter son intimitĂ©. Cela signifie souvent le laisser sans mots, sans repĂšres et sans adulte capable dâaccompagner ce quâil vit.
Et dans ce vide, quelquâun dâautre parle Ă sa place : les copains, Internet, les rĂ©seaux, les blagues, ou des contenus qui ne respectent ni son Ăąge ni son dĂ©veloppement.
Le problĂšme nâest pas que lâenfant dĂ©couvre.
Le problĂšme, câest comment il dĂ©couvre, avec qui et dans quel cadre.
Parler du corps, de la pubertĂ©, de lâintimitĂ© et de prĂ©vention avec un enfant nâest pas une effraction quand cela est fait de maniĂšre ludique, adĂ©quate et adaptĂ©e au dĂ©veloppement de lâenfant.
Au contraire, câest une maniĂšre de lui Ă©viter la confusion, la honte et la solitude.
Respecter lâintimitĂ© de lâenfant, ce nâest pas se taire.
Câest savoir transmettre sans envahir.
đ Selon vous, quâest-ce qui est le plus risquĂ© : Ă©duquer sur lâintimitĂ© de maniĂšre adĂ©quate⊠ou laisser le hasard faire lâĂ©ducation ?
27/04/2026
Le silence Ă©duque aussi mais pas comme on lâespĂšre.
Quand un adulte choisit de ne pas parler du corps, de lâintimitĂ©, des limites ou de la pubertĂ©, il ne transmet pas ârienâ.
Il transmet souvent autre chose.
Du tabou, du flou, de la gĂȘne, ou lâidĂ©e que certains sujets ne doivent pas ĂȘtre abordĂ©s.
Et cela a des conséquences.
Un enfant qui grandit sans mots, sans repĂšres et sans espace pour poser ses questions peut avoir plus de mal Ă comprendre son corps, Ă exprimer une gĂȘne, Ă raconter quelque chose clairement, parler dâune agression subie ou Ă demander de lâaide.
Ăduquer ne veut pas dire tout dire.
Prévenir ne veut pas dire faire peur.
Ăduquer et PrĂ©venir, câest transmettre ce qui est utile, avec des mots adaptĂ©s, au bon moment, dans une relation qui protĂšge.
đ Selon toi, quâest-ce que le silence transmet le plus souvent aux enfants : de la gĂȘne, de la honte, ou de la confusion ?
Si tu veux dĂ©passer le tabou sans tomber dans lâintrusion, la formation complĂšte est lĂ pour aider les parents et les professionnels Ă parler du corps, de lâintimitĂ© et des changements du corps de maniĂšre adĂ©quate avec plus de justesse.
25/04/2026
Quand on ne connaĂźt que le p***o ou le tabou, on ne peut pas comprendre le sens lâĂ©ducation intime de lâenfant.
Sâimaginer Ă©duquer les enfants sur ces reprĂ©sentation, câest logique quâaucun adulte protecteur ne veut Ă©duquer lâenfant à ça.
Câest une phrase forte, mais elle met le doigt sur une rĂ©alitĂ© essentielle.
Beaucoup dâadultes ont grandi soit dans le silence, la honte et le tabou, soit avec des reprĂ©sentations sexualisĂ©es distordues, parfois violentes, souvent p***ographiques, qui ont profondĂ©ment dĂ©formĂ© leur vision du corps, de lâintimitĂ© et de la sexualitĂ©.
Alors, lorsquâils entendent parler dâĂ©ducation intime ou corporelle pour les enfants, ils nâimaginent pas une parole progressive, contenante et respectueuse du dĂ©veloppement de lâenfant.
Ils projettent soit le tabou, soit un imaginaire dâadulte.
Or, une Ă©ducation corporelle, Ă©motionnelle et intime saine pour lâenfant nâest ni du p***o, ni une sexualisation prĂ©coce, ni une effraction psychique.
Elle consiste Ă transmettre des repĂšres sur le corps, lâintimitĂ©, les limites, les changements du dĂ©veloppement et la possibilitĂ© de parler sans honte.
Le problĂšme nâest donc pas quâon parle du corps aux enfants.
Le problĂšme, câest que beaucoup dâadultes nâont jamais reçu eux-mĂȘmes une vision saine, juste et non effractante de ce que cela peut ĂȘtre.
đ Si tu veut dĂ©passer le tabou sans tomber dans lâintrusion, jâai créé une formation complĂšte pour aider les parents et les professionnels Ă parler du corps, de lâintimitĂ© et de la pubertĂ© avec plus de justesse, de sĂ©curitĂ© et dâautonomie.
Ăcris-moi âFORMATIONâ en commentaire ou en message privĂ©.
23/04/2026
âEt si je ne sais pas comment en parler ou comment rĂ©pondre Ă lâenfant ?â
Câest une question lĂ©gitime.
Et elle revient sans cesse.
Beaucoup dâadultes, parents et professionnels veulent bien faire, mais se sentent bloquĂ©s entre la gĂȘne, le manque de repĂšres, la peur de mal dire ou dâaller trop loin.
Et je veux le redire clairement :
ne pas savoir tout de suite ne signifie pas quâil faut se taire.
Cela signifie souvent quâon a soi-mĂȘme besoin dâĂȘtre accompagnĂ© pour mieux accompagner Ă son tour.
Parler du corps, de lâintimitĂ© de lâenfant et faire de la prĂ©vention de maniĂšre adĂ©quate, positive, avec justesse ne sâimprovise pas totalement.
Cela sâapprend.
Lâenjeu nâest pas dâĂȘtre parfait.
Lâenjeu est de ne pas laisser le silence, le hasard ou des discours inadaptĂ©s prendre toute la place.
Câest justement pour cela que ma formation complĂšte existe :
pour aider les parents et les professionnels Ă devenir plus confiants, plus justes et plus autonomes dans leur maniĂšre dâaborder ces sujets.
Parce quâun livre, aussi utile soit-il, ne remplace pas un adulte qui sait.
đ Si vous voulez les informations, Ă©crivez-moi âFORMATIONâ.
22/04/2026
Depuis mon post sur la premiĂšre Ă©jaculation, jâai reçu plusieurs commentaires affirmant que ce sujet ne serait âpas une affaire de femmesâ autant de la part des hommes que des femmes.
Mais si lâon suit cette logique, alors il faudrait aussi dire que la gynĂ©cologie nâest pas une affaire dâhommes, que les recherches menĂ©es par des scientifiques hommes sur les rĂšgles, la grossesse ou lâaccouchement ne sont pas lĂ©gitimes et que tout ce qui touche Ă lâintimitĂ© fĂ©minine devrait ĂȘtre rĂ©servĂ© aux femmes.
On voit bien que le problĂšme nâest pas lĂ .
Le vrai enjeu nâest pas le sexe de lâadulte.
Le vrai enjeu, câest sa formation, sa justesse, sa capacitĂ© Ă respecter le dĂ©veloppement de lâenfant et Ă parler de ces sujets sans confusion, sans peur, sans intrusion et sans Ă©rotiser lâenfant avec un discours inadĂ©quat.
Et je comprends profondĂ©ment toutes les femmes qui mâĂ©crivent pour dire :
âJe ne sais pas comment en parler Ă mon fils.â
âJâai peur de mal faire.â
âJe ne veux pas franchir une limite.â
Certaines au point que des hommes de lâentourage ont fait effraction en disant mĂȘme Ă lâenfant quâil fallait se masturber.
Ces questions sont légitimes.
Mais elles montrent justement pourquoi nous avons besoin de mieux former les adultes, pas de les réduire au silence.
đ Selon vous, quâest-ce qui compte le plus, ĂȘtre un homme ou une femme⊠ou ĂȘtre bien formĂ© pour accompagner ces sujets ?
Si vous souhaitez aller plus loin, jâai une formation pour aider les adultes Ă parler du corps, de lâintimitĂ© et de la prĂ©vention des violences avec les enfants avec plus de clartĂ©, de respect et de sĂ©curitĂ©.
Cette formation a Ă©tĂ© validĂ© par de nombreux parents et professionnels, tels que des psychologues, mĂ©decins, Ă©ducateurs, force de lâordreâŠ
Pour en savoir plus Ăcrivez âFORMATIONâ.
21/04/2026
Beaucoup dâadultes donnent des surnoms aux parties intimes de lâenfant avec une intention tendre ou pudique.
Souvent, câest une maniĂšre de soulager une gĂȘne, ou de poser une diffĂ©rence entre le corps de lâenfant et celui de lâadulte.
Et cela peut se comprendre.
Mais certains mots prĂȘtent plus Ă confusion que dâautres.
Entre un surnom largement compris et un mot trĂšs flou, il y a une vraie diffĂ©rence. Plus le mot brouille la comprĂ©hension, plus il peut compliquer la façon dont lâenfant se repĂšre, pose ses questions ou raconte quelque chose clairement, mais aussi comment ce quâil dit va ĂȘtre compris. (Je peux vous donner lâexemple dâun enfant victime qui a racontĂ© que son tonton avait lĂ©chĂ© son biscuit sans que les adultes comprennent de quoi il sâagissait rĂ©ellement).
Le vrai enjeu nâest donc pas de juger les parents.
Câest de rĂ©flĂ©chir Ă ce que nous transmettons, parfois malgrĂ© nous, sur ces parties du corps.
Pourquoi avoir tant de mal Ă les nommer, alors que nous nommons naturellement les mains, les yeux, les jambes ou les oreilles.. ?
Pour lâenfant, au dĂ©part, ce nâest rien dâautre quâune partie de plus de son corps.
Si une gĂȘne, une honte ou une vision nĂ©gative sây attachent, elles viennent souvent du monde adulte.
Câest pour cela quâil est prĂ©fĂ©rable, peu Ă peu, dâaller vers des mots plus justes.
Pas dans la brutalité.
Pas dans le âil fautâ qui culpabilise.
Mais dans une progression qui donne Ă lâenfant plus de clartĂ©, plus de repĂšres et une relation plus paisible Ă son corps.
Pour cela vous pouvez nommer les vrais noms avec une chansonnette dans le bain par exemple.
Un enfant qui grandit avec moins de flou et moins de honte autour de son corps aura aussi plus de facilitĂ© Ă en parler, Ă poser ses limites et si besoin, Ă raconter une situation prĂ©occupante. Savoir que lâenfant sait nommer les choses et que ses parents lâĂ©duquent sur lâintimitĂ© et les limites corporelles, est trĂšs dissuasif pour un agresseur.
đ Et toi, quâest-ce qui te semble le plus difficile : trouver les mots justes, dĂ©passer la gĂȘne, ou changer des habitudes trĂšs ancrĂ©es ?
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